OSyS : vers la généralisation du dispositif

Publié au Journal official du 28 décembre 2025, un arrêté ouvre une période transitoire pour le dispositif « Orientation dans le système de soins » (OSyS) d’une durée d’un an à compter du 1er janvier 2026, prolongeable jusqu’à dix-huit mois.

Expérimenté dans les régions Bretagne, Centre-Val de Loire, Corse et Occitanie, le dispositif OSyS a pour objectif de remédier aux difficultés d’accès à un médecin généraliste en permettant au pharmacien d’officine de prendre en charge les affections bénignes de premiers recours telles que les plaies simples, les piqûres de tiques, les conjonctivites, les brûlures du premier degré, les douleurs pharyngées et les cystites. Ces deux dernières affections étant à présent inscrites dans le droit commun, l’expérimentation se concentre donc sur les quatre prises en charge restantes.

Fruit du travail de l’association Pharma Santé Qualité (PhSQ) et des URPS pharmaciens des régions expérimentatrices, en premier lieu celle de Bretagne, l’expérimentation OSyS contribue à la montée en compétence du pharmacien d’officine dans le parcours de soins et favorise l’ancrage de notre profession dans les politiques de santé territoriales.

Au cours de la période transitoire, les pharmacies d’officine déjà incluses dans l’expérimentation pourront poursuivre leurs activités d’orientation et de prise en charge des pathologies, dans les conditions prévues par le cahier des charges publié sur le site internet du ministère de la Santé.

Si cette période transitoire ne permet malheureusement pas d’étendre l’expérimentation à de nouvelles régions, ni à de nouvelles pharmacies d’officine (sauf en cas de retrait d’une pharmacie d’officine du dispositif), la FSPF se félicite de la mise en œuvre de cette période transitoire pour le dispositif OSyS, laquelle constitue une nouvelle étape vers l’inscription dans le droit commun des quatre prises en charge en cours d’expérimentation. La FSPF estime toutefois qu’OSyS demeure perfectible au regard du rapport final d’évaluation.

L’ouverture de la période transitoire présente l’avantage de maintenir l’expérimentation en conditions opérationnelles jusqu’à l’entrée en vigueur de l’évaluation et de la prise en charge des situations cliniques par les pharmaciens d’officine, prévus l’article 63 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, que la FSPF a porté auprès des pouvoirs publics.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– Arrêté du 24 décembre 2025 relatif à l’ouverture d’une période transitoire pour l’innovation « Orientation dans le système de soins (OSyS) » ;

– Cahier des charges période transitoire post-expérimentation « Orientation dans le système de soins (OSyS) » ;

 Avis du Comité technique de l’innovation en santé sur l’ouverture d’une période transitoire de l’expérimentation « Orientation dans le système de soins (OSyS) » ;

– Avis du Comité technique et du Comité stratégique de l’innovation en santé sur l’opportunité de généraliser l’expérimentation « Orientation dans le système de soins (OSyS) » portant sur la restructuration du parcours de soins et la dispensation pharmaceutique encadrée ;

– OSyS -Orientation dans le Système de Soins – Rapport final d’évaluation.

source FSPF

Préservatifs pris en charge pour les moins de 26 ans : une boîte par dispensation

Un décret du 18 février 2026 confirme le nombre et les catégories de préservatifs internes et externes délivrés par les pharmaciens d’officine et pris en charge par l’Assurance Maladie, pour les assurés de moins de 26 ans.

Pris en application de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024, l’accès à titre gratuit et sans ordonnance de préservatifs pour les moins de 26 ans s’inscrit dans les politiques publiques de prévention en santé sexuelle et de renforcement de l’accès à la contraception.

Ce que disent les textes

Gratuité pour les moins de 26 ans : la suppression de la participation du patient est assurée pour ces produits, dans ce cadre spécifique.

Encadrement des produits concernés : seuls les préservatifs internes et externes inscrits sur la liste des produits remboursables (pages 737 à 746) peuvent bénéficier de la prise en charge.

Limitation par délivrance : la prise en charge est limitée à un conditionnement par délivrance et par assuré.

Modalités de délivrance

Pour rappel, afin d’en bénéficier, la personne doit être un assuré social et présenter sa carte Vitale ou une attestation de droits (ou à défaut, sa pièce d’identité). Les titulaires de l’aide médicale d’État (AME) peuvent également en bénéficier, en présentant leur carte AME, de même que les ressortissants de l’Union européenne en présentant leur carte européenne d’assurance maladie.

Pour les personnes mineures, une simple déclaration sur l’honneur suffit à justifier l’âge de la personne et sa qualité d’assuré social (ou de bénéficiaire de l’AME). Si la personne mineure le demande, le secret de la facturation peut être mis en place (utilisation du NIR fictif).

En savoir plus :

source Ordre National des Pharmaciens

Info Asssurance Maladie : Lutter contre la iatrogénie médicamenteuse

La iatrogénie médicamenteuse constitue une cause fréquente de complications évitables chez les personnes âgées, en particulier dans les situations de polymédication (au moins 5 médicaments) voire d’hyperpolymédication (au moins 10 médicaments). Afin de renforcer la prévention et la prise en charge de ces situations complexes, l’Assurance Maladie se mobilise aux côtés des professionnels de santé, prescripteurs comme pharmaciens.

Dans ce cadre, la Convention nationale des pharmaciens titulaires a inscrit les bilans partagés de médication (BPM)au cœur des missions officinales. Ces bilans constituent un outil essentiel de repérage, d’analyse et d’optimisation des traitements, en lien étroit avec le médecin traitant, et représentent le premier niveau de prise en charge de la iatrogénie médicamenteuse en ville.

Toutefois, certaines situations particulièrement complexes peuvent dépasser le champ d’intervention des BPM, notamment en cas d’hyperpolymédication, d’événements indésirables médicamenteux répétés, de défaut d’adhésion thérapeutique ou de difficultés majeures d’adaptation thérapeutique.

C’est dans ce contexte que, depuis janvier 2025, des Centres Experts de Prévention et de Prise en charge de l’Iatrogénie Médicamenteuse (CEPPIM) se déploient en régions PACA et Corse. Ces centres interviennent en second recours, en appui des professionnels de ville dont les pharmaciens officinaux, pour la prise en charge de patients présentant un risque iatrogène élevé nécessitant une expertise spécialisée.

Les CEPPIM reposent sur une approche pluridisciplinaire, associant a minima un médecin et un pharmacien clinicien hospitalier. Selon les besoins du patient, d’autres professionnels tels que des infirmiers, diététiciens, psychologues, assistantes sociales, peuvent être mobilisés. À l’issue de la prise en charge, une synthèse pluridisciplinaire est partagée avec l’ensemble des professionnels impliqués dans le suivi du patient, notamment avec le pharmacien d’officine, par messagerie sécurisée et via le DMP.

Ces structures ont pour objectifs de :

  • contribuer à la réduction des événements indésirables médicamenteux tout au long du parcours de soins,
  • optimiser la prise en charge médicamenteuse des patients complexes grâce à une collaboration renforcée entre la ville et l’hôpital,
  • soutenir let compléter les pratiques interdisciplinaires existantes, en particulier celles mises en œuvre en officine.

Dans la continuité des bilans partagés de médication, vous pouvez, en tant que pharmacien, orienter les patients âgés complexes vers un CEPPIM, lorsque la situation le nécessite.

Un mémo pratique vous est proposé afin de préciser les critères d’éligibilité et les modalités d’orientation vers ces centres.

L’Assurance Maladie se tient à vos côtés pour soutenir une prise en charge graduée, coordonnée et sécurisée, au bénéfice des patients âgés.

Votre correspondant de l’Assurance Maladie

info CPAM – Entretiens opioïdes : vérifiez l’éligibilité de vos patients

Madame, Monsieur,

Depuis janvier 2025, vous pouvez réaliser des entretiens « opioïdes » pour accompagner vos patients sous antalgiques de palier II. Ces entretiens vous permettent de les informer sur les risques liés à une prise prolongée, de rappeler les règles de bon usage et d’évaluer leur dépendance via le questionnaire POMI.

Or, près de 30 % des entretiens opioïdes déjà réalisés concernaient des patients non éligibles.
Pour éviter ces situations, voici un rappel des critères d’éligibilité et des bonnes pratiques :

Qui sont les patients éligibles ?
Pour bénéficier de l’entretien, le patient doit :

  • avoir 18 ans ou plus,
  • prendre un traitement antalgique de palier II (tramadol, poudre d’opium, codéine, dihydrocodéine),
  • avoir déjà bénéficié d’au moins une délivrance du traitement.

Sont donc exclus notamment :

  • les patients sous opioïdes de palier I ou III,
  • les patients n’ayant pas encore démarré le traitement concerné.

Pourquoi ces critères sont-ils importants ?

  • pour éviter les erreurs de facturation : seuls les entretiens pour les patients éligibles sont pris en charge.
  • pour cibler les patients à risque : le questionnaire POMI est conçu pour évaluer une dépendance existante, pas un risque potentiel.
  • pour optimiser votre temps, en ciblant les bons patients.

Cordialement,
Votre correspondant de l’Assurance Maladie.

La CPAM 13 confirme avoir retraité tous les dossiers en attente 

Tous les dossiers impayés avec le message  » cette facture est en cours de traitement …………… » ont été régularisés, mis en paiement le 24 ou 25 février et valider le 26/02.

Conseil : faites une télétransmission pour avoir les retours paiement . Si, ensuite, des dossiers restent non payés, il faut les retraiter car le problème est ailleurs.

Votre syndicat au plus proche de votre quotidien.  

Valérie OLLIER

Présidente du syndicat général des pharmaciens des Bouches du Rhône

Les Pharmaciens du Sud

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