Expérimentation RECYPEN : extension nationale sans concertation !

Le 26 novembre dernier, l’éco-organisme DASTRI a annoncé que l’expérimentation RECYPEN mise en œuvre en 2024 dans quatre régions pilotes serait étendue à l’ensemble du territoire national dès 2026.

Pour rappel, l’expérimentation RECYPEN a pour objectif de réintroduire la matière qui compose les stylos injecteurs d’insuline des laboratoires LILLY et SANOFI dans le circuit de production d’autres objets, afin de réduire la quantité de déchets générés par l’usage de ces dispositifs médicaux par les patients.

Réalisable sur la base du volontariat, l’expérimentation RECYPEN s’inscrit dans un cadre dérogatoire au dispositif d’élimination des médicaments non utilisés (MNU) et s’appuie sur le circuit existant des boîtes violettes dédiées à la collecte des déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI) électroniques déjà mises à disposition des patients via les pharmacies d’officine.

Si la FSPF salue cette initiative écoresponsable en faveur du recyclage de dispositifs médicaux autrefois éliminés, elle regrette toutefois l’absence de concertation de DASTRI dans l’élaboration et la mise en œuvre de l’expérimentation.

En effet, préalablement au lancement de ce dispositif expérimental et en amont de son extension à l’échelle nationale, la FSPF a alerté DASTRI sur :

  • l’absence de rémunération des pharmaciens d’officine pour ce nouveau travail chronophage en termes de logistique (déclarations d’enlèvement) et d’explications aux patients ;
  • la contrainte de devoir accorder toujours plus d’espace aux cartons DASTRI, compte tenu d’une fréquence d’enlèvement moindre que pour les MNU et de l’augmentation des volumes de stylos injecteurs d’insuline usagés attendue, dès lors que DASTRI prévoit d’intégrer de nouveaux laboratoires à l’expérimentation RECYPEN ;
  • et le risque majoré d’accident d’exposition au sang des équipes officinales par manipulation de cartons pouvant potentiellement contenir des stylos avec aiguille.

En dépit de nos alertes répétées, DASTRI n’a pas tenu compte des contraintes des pharmaciens d’officine et a décidé unilatéralement de déployer l’expérimentation RECYPEN sur l’ensemble du territoire national.

La FSPF déplore l’absence de recherche d’un consensus par DASTRI et son manque de considération à l’égard des pharmaciens d’officine et de leurs équipes. Ces derniers sont pourtant les principaux acteurs de ce projet expérimental et sont déjà largement impliqués dans la collecte des MNU ainsi que des DASRI.

Dans ce contexte, la FSPF réaffirme son opposition à l’expérimentation RECYPENd’autant plus que les conditions de sécurité minimales ne sont toujours pas respectées.

Pour l’ensemble des raisons précitées, la FSPF :

  • demande à nouveau à DASTRI de revoir les conditions de mise en œuvre de l’expérimentation RECYPEN et cela en concertation avec les représentants des pharmaciens d’officine ;
  • vous recommande de ne pas vous engager dans cette expérimentation, tant que les conditions optimales de sécurité ne seront pas satisfaites.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– Expérimentation RECYPEN : recycler oui, mais pas à n’importe quel prix !

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président FSPF

Vitamines A Dulcis et Blache : rappel des modalités de dispensation

A la suite de plusieurs alertes de patients et de professionnels de santé faisant état de difficultés d’approvisionnement en pommade ophtalmique, l’ANSM a procédé à un rappel des modalités de dispensation des Vitamines A Dulcis et Blache.

D’une part, l’ANSM rappelle que la prescription de ces pommades ophtalmiques doit être réservée aux patients présentant les indications prioritaires suivantes :

·         syndromes secs sévères

·         cicatrisations résistantes ou compliquées de la cornée ;

·         ulcères neurotrophiques ;

·         anomalies de conformation des paupières.

Toutefois, les pharmaciens d’officine ne sont pas tenus de vérifier le respect de ces indications prioritaires.

D’autre part, l’ANSM demande aux pharmaciens d’officine de réserver la délivrance de ces produits aux patients disposant d’une ordonnance de moins d’un an et de dispenser la juste quantité nécessaire.

De plus, l’ANSM rappelle que la Vitamine A Dulcis demeure disponible, avec une date de péremption repoussée au 31 janvier 2026 inclus et doit être commandée en priorité, directement auprès du laboratoire AbbVie, par courrier électronique à l’adresse suivante : france.vitamineA@abbvie.com. A cet effet, le courriel doit mentionner le nom et les coordonnées de votre officine ainsi que la quantité de tubes souhaitée.

Par ailleurs, l’ANSM annonce la disponibilité progressive de la Vitamine A Blache chez les grossistes-répartiteurs.

Enfin, l’ANSM a demandé au laboratoire Chauvin de réserver la distribution de la Vitamine A au circuit ville, dans le but de faciliter sa mise à disposition.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– Vitamine A Dulcis : les solutions transitoires mises en place suite à l’arrêt de commercialisation ;

 Arrêt de commercialisation de Vitamine A Dulcis (pommade ophtalmique) : recommandations et alternatives.

Le 13:45 du 19/12/2025 de Philippe Besset

Au programme du 13h45

Résultats de la grande consultation des pharmaciens sur la rémunération

La FSPF reçue par le conseiller Santé du Premier ministre

La lutte contre les fraudes fiscales et sociales bientôt au Sénat

Le timing:

00:00 – Introduction

00:33 – Sommaire

01:03 – Résultats de la grande consultation des pharmaciens sur la rémunération

03:54 – La FSPF reçue par le conseiller Santé du Premier ministre

11:00 – Question vidéo de l’Ariège

14:30 – Les questions des internautes

16:13 – Conclusion

2026 s’approche, soyez des nôtres!

L’année 2025 a été marquée par notre mobilisation réussie, très reconnue par l’opinion publique et les politiques. La Journée du 18 septembre 2025 a été l’occasion de nombreux échanges avec les parlementaires qui ont conduit à l’annulation des menaces qui pesaient sur nous.

C’est grâce à vos nombreuses adhésions que nous sommes un syndicat fort qui a la capacité de se faire entendre. Notre métier évolue et 2026 doit concrétiser le pharmacien premier acteur de santé de proximité. La grande consultation de 2025 doit ouvrir les chantiers de 2026.

Le syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône est toujours dans l’action.

A savoir: Dispositifs auto-injectables d’adrénaline et infirmières scolaires

Ne refusons pas les prescriptions d’infirmières scolaires dans le cadre de délivrance de dispositifs auto-injectables d’adrénaline

La note ministérielle du 17/09/2019(voir en bas de l’article) prévoit que chaque établissement du second degré s’équipe d’un ou plusieurs stylos auto-injecteurs d’adrénaline. Cette obligation vise à permettre une réaction rapide face à une réaction anaphylactique, notamment lorsqu’un élève est exposé pour la première fois à un allergène et qu’il n’était pas connu comme allergique : il s’agit alors d’une réaction inaugurale.

  • Le chef d’établissement est directement responsable de la mise en conformité avec la législation. Cela inclut l’achat, la gestion et le renouvellement des stylos autoinjecteurs, ainsi que l’organisation de la formation du personnel.
  • L’infirmière scolaire : en tant que professionnelle de santé dans l’établissement, elle a un rôle pivot. Elle doit :
    • Vérifier la disponibilité des stylos, leur date de péremption, s’assurer que le matériel est fonctionnel et qu’il est stocké dans des conditions appropriées.
    • Proposer une formation du personnel à la reconnaissance des signes d’anaphylaxie et à l’utilisation du stylo.
    • Sensibiliser à l’organisation des urgences, et veiller à ce que les protocoles soient bien compris et appliqués par l’ensemble de la communauté éducative.

Comment se fournir en stylo autoinjecteur ?
En tant qu’infirmière diplômée d’état, vous avez la possibilité de prescrire l’adrénaline injectable.
C’est l’arrêté du 23 décembre 2013 qui le prévoit, fixant la liste des médicaments prévue au dernier alinéa de l’article R. 5132-6 du code de la santé publique que les pharmaciens délivrent sur commande à usage professionnel d’un infirmier.

Le financement de cet achat relève de la responsabilité du chef d’établissement.

Les Pharmaciens du Sud

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