Les salariés rejettent la proposition de revalorisation salariale de la FSPF 

Lors d’une réunion de la CPPNI qui s’est tenue ce jour, la FSPF a proposé aux organisations syndicales de salariés de procéder à une augmentation différenciée des salaires.

La Fédération a ainsi proposé deux revalorisations du point de salaire :

  • une augmentation de 2 % pour les salariés non-cadres ;
  • une revalorisation de 1 % pour les salariés cadres.

L’objectif de cette proposition, inédite en Pharmacie d’officine, était de pouvoir améliorer plus fortement le pouvoir d’achat des salariés non-cadres dont les niveaux de rémunération les exposent davantage aux effets de l’inflation.

A titre d’exemple, sur la base d’un coefficient 250 de préparateur et d’un coefficient 500 de pharmacien, cette augmentation différenciée aurait permis d’octroyer, dans les deux cas, une revalorisation identique de 38 euros bruts par mois.

Aucun accord n’ayant été trouvé autour de cette proposition, la FSPF a proposé une revalorisation de la valeur du point conventionnel de salaire de 1,2 % pour l’ensemble des salariés, tout en rappelant également ses propositions en matière d’accélération des débuts de carrière pour les emplois de préparateur en pharmacie et de pharmacien adjoint dans le cadre des négociations relatives aux classifications.

Les organisations syndicales de salariés ont également rejeté cette proposition qu’ils ont jugée insuffisante.

Alors qu’en juillet 2023, la précédente revalorisation des salaires s’élevait à 3 %, la FSPF tient à rappeler que, dans un contexte politique et social incertain, et alors que l’INSEE annonce une inflation ramenée à 1,8 % sur un an, une telle proposition représente un effort conciliant les intérêts des salariés et l’impératif de soutenabilité économique pour les entreprises officinales.

La FSPF regrette le choix des organisations syndicales de salariés de poursuivre le blocage du dialogue social de la branche et de pénaliser ainsi employeurs comme salariés, sur l’ensemble des sujets de négociation mis ainsi en suspens.

Vous n’êtes pas encore adhérent(e) de la FSPF et souhaitez bénéficier d’un accompagnement en droit du travail ? Une seule bonne idée, adhérez !

DGS – URGENT N°2024_16 RIFAMPICINE : RAPPEL DE LA CONDUITE A TENIR DANS LE CONTEXTE DE FORTES TENSIONS

Mesdames, Messieurs,

Pour rappel, face à de fortes tensions de plusieurs médicaments à base de rifampicine seule ou associée (Rifadine 2% suspension buvable ; Rifadine 300 mg gélule ; Rifinah 300 mg/150 mg, comprimé enrobé ; Rifater comprimé enrobé et Rimactan 300mg gélule), un contingentement qualitatif très strict a été mis en place afin d’assurer la couverture des besoins des patients sans alternative médicamenteuse.

Pour information, un fabricant de matières premières à usage pharmaceutique avait dû suspendre la fabrication de rifampicine à la suite de défaillances du contrôle qualité. Bien que ce site ait obtenu une autorisation pour reprendre la production, la date exacte de libération des premiers lots conformes reste incertaine (estimée par le laboratoire pour la fin de l’année 2024). L’ANSM poursuit ses échanges pour assurer une reprise normale de la distribution.

Dès lors, l’ANSM recommande de maintenir les mesures et recommandations mises en place afin d’optimiser l’utilisation des stocks disponibles, dans l’attente d’une reprise des approvisionnements.

Par ailleurs, depuis la semaine 31, le laboratoire exploitant Sanofi fait face à une augmentation du temps de traitements des demandes en raison de contraintes d’effectifs et d’une augmentation de la demande sur les mois de juillet et août.

L’ANSM veille, en lien avec les laboratoires, à raccourcir autant que possible les délais d’approvisionnement en engageant notamment les actions suivantes :

1.      Pour les officines : mise en place d’un nouveau processus de traitement des formulaires au niveau de Sanofi permettant de réduire les délais de mise à disposition des médicaments ;

2.     Pour les établissements de santé : le laboratoire Sanofi propose depuis le 03/09/2024, en lien avec l’ANSM, une dotation exceptionnelle d’un mois de stock calculé sur la base des consommations des mois précédents.

Sur la base de l’ensemble de ces éléments, l’ANSM réitère l’importance de remplir le formulaire à adresser aux laboratoires Sanofi[1] et Sandoz en respectant l’ensemble des champs et conditions tels que précisés dans le MINSANTE 2024_07 ou dans les conduites à tenir sur le site de l’ANSM .

En effet, tout formulaire ou ordonnance incomplet oblige le laboratoire à revenir vers le prescripteur et/ou le pharmacien et entraîne ainsi un retard de livraison et de délivrance au patient.

Nous vous tiendrons informés de toute évolution de la situation et des recommandations.

Je vous remercie de la bonne prise en compte de ces informations et de votre mobilisation.

 
Sarah Sauneron

Directrice Général Adjointe de la Santé

  Original signé


[1] La plateforme d’appels est disponible 5 jours sur 7 aux numéros suivants :    0 800 394 000 (Métropole)/ 0 200 626 626 (DROM COM)  


Dans le cadre d’une alerte ou d’une crise sanitaire, la Direction Générale de Santé (DGS), par l’intermédiaire du Centre Opérationnel de Régulation et de Réponse aux Urgences Sanitaires et Sociales (CORRUSS), diffuse pour information des messages de sécurité sanitaire (avis, recommandations et conduites à tenir), via l’envoi de DGS-Urgent, à l’ensemble des professionnels de santé inscrits au conseil de l’ordre compétent, en conformité avec l’article L. 4001-2 de la LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

Publication du “Guide pratique de l’activité officinale”

Proposé par la section A de l’Ordre national des pharmaciens, représentant les titulaires d’officines, cet outil pratique permet aux pharmaciens de s’approprier l’encadrement juridique des activités officinales.

Ce guide a pour objectif d’accompagner les pharmaciens d’officine dans la mise en œuvre pratique des principales activités de l’officine en complément de la dispensation courante des médicaments et autres produits autorisés en pharmacie.

Il comporte les missions confiées aux pharmaciens d’officine par l’article L5125-1-1 A du code de la santé publique mais également les dispositions applicables à la télésanté, l’encadrement des activités spécialisées et le rôle environnemental du pharmacien d’officine.

Il s’agit d’un outil pratique permettant d’avoir facilement accès aux règles relatives à ces différentes activités. Il est constitué de fiches thématiques synthétisant l’encadrement juridique de chacune d’elles (ex : locaux, matériel, formation, populations cibles, etc.) mais également d’éléments complémentaires illustrant les principales requêtes dont la section A est destinataire ainsi que des liens utiles de référence.

Il précise par ailleurs, les activités pour lesquelles des mesures dérogatoires au droit commun en matière de lutte contre la Covid-19 sont toujours en vigueur.

Un outil évolutif conçu par et pour les pharmaciens d’officine

Ce guide a été élaboré par un groupe de travail constitué de conseillers ordinaux et de collaborateurs de la section A, au regard des questions fréquemment posées par les pharmaciens titulaires d’officine aux Conseils régionaux et au Conseil central de la section A de l’Ordre des pharmaciens.

Évolutif, il sera périodiquement mis à jour selon les besoins et les évolutions juridiques impactant l’exercice professionnel officinal.

Ce guide est complémentaire des outils mis à disposition sur les sites de la Démarche Qualité à Officine (DQO) et du Cespharm, comportant par ailleurs de nombreux documents permettant aux pharmaciens d’officine de déployer ces missions dans des conditions optimales.

Le bilan de prévention: une chance à saisir pour le patient comme pour le pharmacien.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les maladies chroniques représentent la première cause de mortalité mondiale. En Europe, elles concourent à près de 86 % des décès.

De plus, en 2030, 1 Français sur 3 aura plus de 60 ans et les plus de 65 ans seront plus nombreux que les moins de 15 ans. Cette augmentation de la part des personnes âgées ne sera pas sans conséquences sur les problématiques de santé et sur les occurrences des maladies, notamment des maladies chroniques, et des handicaps. Or une partie importante des maladies chroniques est liée à des facteurs de risque évitables ou modifiables. La prévention est donc essentielle.

Mon bilan prévention a pour ambition de favoriser le repérage de ces facteurs de risque, d’inciter les patients à devenir acteurs de leur santé, en adaptant leur comportement en conséquence.

En tant que professionnel de santé, la relation privilégiée que vous entretenez avec vos patients vous confère un rôle primordial pour les inciter à réaliser leurs bilans de prévention.

Quels professionnels de santé peuvent effectuer les bilans de prévention ?

Les bilans de prévention peuvent être réalisés par différents professionnels de santé effecteurs :

  • les médecins ;
  • les infirmiers ;
  • les pharmaciens ;
  • les sages-femmes.

Pour réaliser ces bilans, les pharmaciens doivent disposer d’un espace de confidentialité. 

Pour faciliter l’appropriation de ce nouveau dispositif, différents outils sont mis à disposition et téléchargeables en bas, dans la section Documents utiles :

  • un livret d’accompagnement précisant les contenus des bilans de prévention, ainsi que des précisions sur les champs thématiques couverts par le bilan ;
  • des fiches thématiques ;
  • des autoquestionnaires par tranche d’âge à destination des patients ;
  • des fiches d’aide au repérage des risques par tranches d’âge et un plan personnalisé de prévention (PPP) à compléter avec la personne lors du bilan de prévention ;
  • le replay du webinaire de présentation du dispositif diffusé le 12 octobre 2023.

Aucune formation complémentaire n’est obligatoire afin de pouvoir réaliser ces bilans en tant qu’effecteur.
Différents modules de formation et de remise à niveau des connaissances dans le domaine de la prévention, des techniques de l’entretien motivationnel et d’interventions brèves sont disponibles en ligne sur la plateforme formation.bilan-prevention.ehesp.fr.

Aucun enregistrement requis pour réaliser des bilans de prévention. Mais le professionnel de santé qui le souhaite peut s’enregistrer via santé.fr :

  • en se connectant avec sa carte CPS ou e-CPS sur le site sante.fr/professionnel/connexion ;
  • puis en choisissant « Bilan prévention » et en renseignant les informations nécessaires.

Il apparaîtra alors dans l’annuaire des professionnels de santé réalisant des bilans de prévention mis en ligne sur le site sante.fr/annuaire-mon-bilan-prevention.

Tous les renseignements sur la mise en place du bilan de prévention dans votre officine en cliquant ici.

Les Pharmaciens du Sud

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