Rosp bon usage des produits de santé : dernier jour!

Il ne reste que ce jour pour effectuer les démarches conditionnant le versement de la Rosp Bups.

Avant de profiter des fêtes de fin d’année, les officinaux qui ne l’auraient pas encore fait – et les retardataires sont nombreux à en croire Philippe Besset – doivent vite se mettre à jour sur la démarche qualité mise en place par le Haut Comité Qualité Officine. Il s’agit en effet d’un des deux indicateurs socles incontournables pour prétendre à la Rosp pour développer le bon usage des produits de santé (Bups). Concrètement, il faut « avoir rempli son autoévaluation annuelle sur la démarche qualité, et aussi s’être abonné à la newsletter du Haut Comité Qualité Officine », résume Philippe Besset qui promet un rappel imminent envoyé à tous les adhérents de la FSPF. Concernant le second indicateur socle (réaliser un taux de substitution minimum de 85 %), le président de la FSPF précise qu’il ne devrait pas poser de problèmes pusique, de fait, « la plupart des pharmaciens sont déjà à 85 % de taux de substitution ». En principe donc, pour la plupart des officinaux, c’est la mise à jour sur la qualité, qui « ne prend que vingt minutes », qui presse. « Il serait dommage de ne pas effectuer cette démarche qui, d’une part, est rémunérée 100 euros, et d’autre part, permet d’accéder à la Rosp Bups dans son ensemble, tout en aidant les pharmaciens dans leur exercice quotidien », note-t-il.

La Rosp Bups vient de connaître des aménagements positifs à la faveur de la signature de l’avenant n° 1 à la convention nationale pharmaceutique le 10 juin dernier, ces évolutions entrant en vigueur dès 2024 pour un paiement en 2025. Deux nouveaux indicateurs ont été créés, le premier étant celui relatif à l’utilisation d’Asafo, le téléservice contribuant à détecter les fausses ordonnances et donc à lutter contre la fraude. Il convient de rappeler que se connecter à la plateforme Asafo au moins une fois par semaine durant le mois de décembre, puis le déclarer parmi les indicateurs de la Rosp Bups suffit pour percevoir la rémunération exceptionnelle de 100 euros au titre de l’année 2024. L’autre indicateur créé est celui valorisant les pharmaciens qui s’inscrivent dans une démarche écoresponsable à travers la mise en place d’actions au sein de leur officine (200 euros par an). En outre, l’avenant a étendu l’indicateur relatif à la pénétration des médicaments génériques aux médicaments hybrides et biosimilaires (rémunération annuelle variable), et mis à jour la liste des médicaments génériques visés par le principe de stabilité de la dispensation pour les patients de 75 ans et plus (rémunération annuelle variable dans la limite de 400 euros par an).

Par Hélène Bry – le Pharmacien de France

Rémunérations sur objectifs de santé publique – Déclarez vos indicateurs ROSP jusqu’au 28 février 2025 !


Depuis le 9 décembre 2024 et jusqu’au 25 février 2025 inclus, vous pouvez déclarer sur le téléservice amelipro vos indicateurs pour les ROSP 2024.

Comment procéder à la déclaration de vos indicateurs ?

1/ Depuis votre poste de travail, rendez-vous à la rubrique « Ma Convention » de votre compte amelipro.

2/ Trois onglets, pour chaque ROSP, sont disponibles :

– Développement du numérique en santé et amélioration de l’accès aux soins (REMU NUM)

– Bon usage des produits de santé (ROSP BUPS)

– Dispositif exceptionnel

Il convient de compléter les indicateurs de ces trois onglets et de bien valider chacune des trois déclarations en cochant la mention située en bas de chaque page, puis de cliquer sur « TRANSMETTRE » :

Jusqu’à la fin de la période de déclaration, vous pouvez modifier chacun des items, même après l’avoir validé.

Quels indicateurs devez-vous déclarer ?

Vous trouverez ci-après une synthèse des indicateurs que vous devez déclarer pour bénéficier du paiement de votre rémunération.

Pour chaque indicateur, vous pouvez obtenir des précisions en positionnant le curseur de votre souris sur le « ? » situé à droite, en face de chaque item.

13:45 Live – Le Replay du 20 décembre 2024

00:00 – Introduction

00:08 – Sommaire

00:40 – Solidarité avec Mayotte

05:54 – Perspectives financières pour la Sécurité sociale en 2025

08:49 – Focus sur les prochaines revalorisations conventionnelles

10:34 – Campagne d’attractivité de notre branche professionnelle

13:13 – Questions des internautes

17:40 – Conclusion

Assurance Maladie : Rappel concernant à la délivrance de Clozapine

Docteur, Chère Consœur, Cher Confrère,

L’Assurance Maladie tient à vous rappeler que la clozapine, Leponex® et génériques, est un médicament à prescription initiale hospitalière annuelle, à prescription réservée à certains spécialistes et à surveillance particulière pendant le traitement.

La prescription de clozapine, en initiation comme en renouvellement, est réservée aux spécialistes en psychiatrie, en neurologie, et en gériatrie.

Ainsi un médecin généraliste ne peut pas prescrire ce traitement.

Selon l’article R.5121-78 du Code de la Santé Publique, « lors de la présentation d’une ordonnance prescrivant un médicament classé dans une des catégories de médicaments soumis à prescription restreinte, le pharmacien s’assure, selon les règles de la présente section, de l’habilitation du prescripteur à le prescrire et, le cas échéant, de la présence, sur l’ordonnance, des mentions obligatoires et de la présentation simultanée de l’ordonnance initiale. »

De même, selon l’arrêté du 28 novembre 2016 relatif aux bonnes pratiques de dispensation des médicaments dans les pharmacies d’officine, « En présence d’une ordonnance, le pharmacien doit vérifier : la qualification du prescripteur selon les médicaments prescrits (prescription initiale hospitalière, prescription réservée à certains spécialistes, médicaments autorisés à être prescrits notamment dans l’exercice de l’art dentaire, aux sages-femmes, aux pédicures-podologues) ».

Vous devez également vérifier avant de délivrer le médicament que le médecin a bien mentionné sur l’ordonnance que la numération formule leucocytaire a été réalisée et que les valeurs observées sont dans la limite des valeurs usuelles.

Lors de la dispensation vous devez inscrire la date, la quantité dispensée sur le carnet de suivi clozapine et y apposer votre tampon et votre signature.Sachant pouvoir compter sur votre implication et votre vigilance, nous vous remercions de l’attention que vous porterez à ces informations.

Nous vous prions de croire, Docteur, Cher Confrère, Chère Consœur, en l’assurance de notre parfaite considération.

Nathalie QUILLON, Médecin Conseil Chef Responsable de l’Échelon Local du Service Médical.

Gérard BERTUCCELLI, Directeur Général de la CPCAM des Bouches-du-Rhône.

Mayotte, une tragédie silencieuse oubliée de tous

NDLR: Nous tenions à vous transmettre ce mot de notre confrère Pierre-Emmanuel ANCENYS, pharmacien titulaire dans la commune de Mamoudzou, préfecture du département de Mayotte. Pierre-Emmanuel est marseillais et a fait ses études dans notre faculté. Sur les 25 pharmacies de l’île, 13 sont restées intactes dont celle de Pierre-Emmanuel qui ne ménage pas sa peine et fait des journées à rallonge en ce moment.


Petit coup de moins bien, hier soir, mais ça ira mieux… Ça va déjà mieux ! Je vous partage quand même…

Mayotte, une tragédie silencieuse oubliée de tous

Mayotte traverse une crise sans précédent, une catastrophe naturelle d’une ampleur telle qu’elle pourrait être la plus dévastatrice qu’ait connue la France. Les jours passent, les semaines défilent, mais rien ne change. Les bidonvilles, arrachés par la violence des éléments, se reconstruisent péniblement, fragiles et précaires, prêts à s’effondrer de nouveau au prochain souffle du destin.

L’actualité, quant à elle, évolue. Les caméras se détournent, les micros se taisent, les pages des journaux se tournent vers d’autres récits. Le temps médiatique est éphémère, et avec lui s’efface lentement la mémoire collective. La société, de son côté, avance, indifférente ou impuissante face à cette détresse insulaire.

En métropole, les rues s’illuminent, les marchés de Noël battent leur plein, les familles se retrouvent, et les rires des enfants résonnent sous les guirlandes scintillantes. Pendant ce temps, à Mayotte, le silence est lourd. Ici, la faim creuse les ventres, la soif assèche les lèvres, la maladie s’immisce dans chaque recoin, et la détresse étouffe les derniers souffles d’espoir.

Les repères s’effondrent, les voix s’éteignent, et la mort rôde, discrète mais omniprésente. Les enfants, trop jeunes pour comprendre, mais trop vieux pour ignorer, fixent l’horizon, espérant peut-être qu’un bateau, un avion, ou simplement un miracle vienne briser ce cycle infernal.

Il ne suffit pas de quelques gestes symboliques ou de promesses lancées au vent pour panser les plaies d’une île meurtrie. Mayotte ne doit pas être un simple titre dans les archives de l’actualité, une ligne oubliée dans un discours politique. Car pendant que certains s’apprêtent à célébrer les fêtes dans le confort de leurs foyers, d’autres, ici, luttent pour survivre, un jour après l’autre.

N’oublions pas Mayotte. N’oublions pas ces vies suspendues entre l’indifférence et le désespoir.

Pierre-Emmanuel ANCENYS

Pharmacien titulaire à Mamoudzou (Mayotte).

Les Pharmaciens du Sud

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