Un scandale de plus dans la « libre entreprise »:

MIACALCIC : depuis son déremboursement, le prix du princeps a fortement augmenté, passant de 7,62 à 195 euros. 

Les répartiteurs appliquant à leur tour une marge libre, le prix pharmacien hors taxes est actuellement souvent constaté à plus de 210 € mais ses génériques restent remboursables avec un prix public TTC réglementé de 10,27€

MSS – LAD

MSS/LAD : En attendant la certification des logiciels, cette année uniquement  200 € par an si connecté à une messagerie de santé ;  total 2018 : 3 millions d’euros pour notre réseau officinal. Encore faut il s’inscrire à la messagerie!
 Soit 68 % des pharmaciens connectés à une MSS. (32% se privent de recevoir 200€ sans effort particulier).

Si vous êtes adhérent et sans MSS, CONTACTEZ NOUS PAR EMAIL.

P.L

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MSS: messagerie securisée de santé

LAD: logiciel d’aide à la dispensation

Intervention de la FSPF à la Commission des Comptes de la Sécurité sociale

La Commission des Comptes de la Sécurité sociale s’est réunie hier. A la suite de la présentation du PLFSS pour 2020 par Agnès BUZYN, ministre des Solidarités et de la Santé et Gérald DARMANIN, ministre de l’Action et des Comptes publics, la FSPF présente à cette réunion a adressé la contribution suivante :

En 2019 comme en 2018, c’est environ 1 milliard d’euros d’économies qui a été réalisé uniquement par l’effet des mesures tarifaires sur les médicaments. Les économies de l’année à venir ne dérogent pas à la règle avec une nouvelle baisse de 920 millions d’euros, sans compter les effets des mesures de maîtrise médicalisée.

En 2019, l’impact de ces mesures tarifaires sur l’économie des officines est de 125 millions d’euros. En 2018, il était de 175 millions d’euros. Les mêmes causes produiront les mêmes effets alarmants : le nombre de fermetures d’officines augmente continuellement. 217 pharmacies ont ainsi fermé leurs portes au cours des douze derniers mois, soit plus de 500 postes de travail supprimés. Les petites pharmacies, acteurs essentiels de l’accès aux soins dans de nombreux territoires, sont les premières victimes, d’autant que les mauvaises nouvelles s’accumulent.

Plusieurs sources, jusqu’alors stables et sûres, de la rémunération des pharmaciens d’officine se tarissent, en raison, notamment, des baisses de prix successives des princeps, ou bien encore de la mesure prévue par l’article 66 de la LFSS pour 2019. L’économie du générique dans son ensemble est en danger. La rémunération sur objectifs de santé publique pour la substitution de génériques est, elle aussi, en forte baisse.

La convention pharmaceutique et son avenant n°11 devaient apporter une réponse à ces baisses de prix en transformant la rémunération du pharmacien. Mais ce que l’Etat donne d’une main, environ 300 millions d’euros sur trois ans, il le reprend de l’autre : sur la même période, les mesures tarifaires ont réduit la rémunération règlementée de 500 millions d’euros. Le solde est donc largement négatif pour l’économie de l’officine, la rémunération totale du réseau étant amputée de 200 millions d’euros. Les craintes qui ont poussé la FSPF à ne pas signer cet avenant n°11 se sont donc avérées fondées.

La loi relative à l’organisation et à la transformation du système de santé, promulguée en juillet dernier, confie de nouvelles missions au pharmacien d’officine : vaccination antigrippale, dépistage de l’angine bactérienne, dispensation protocolisée… Ceci dans le respect d’une nécessaire coordination des soins avec nos confrères médecins et infirmiers. Autant de missions susceptibles de diversifier le mode de rémunération du pharmacien et de renforcer son rôle de professionnel de santé. Mais leur mise en pratique ne peut intervenir qu’après des investissements préalables, indispensables pour de nombreuses officines. En outre, le temps officinal étant précieux, se pose également la question des ressources humaines. De nombreux pharmaciens auront besoin des services d’un adjoint pour maintenir leur activité traditionnelle de dispensation tout en répondant aux nouvelles demandes des patients. Une évolution de la formation des préparateurs devient urgente.

Ces nouvelles inquiétantes pour la profession le sont donc aussi pour les patients. Oui, les baisses de prix des médicaments leur sont, dans un premier temps, bénéfiques, autant qu’elles le sont pour les comptes de la Sécurité sociale. Mais le modèle français de la pharmacie d’officine en souffre.

Ce sont autant d’effets, plus ou moins directs, que nous ne pouvons souvent constater qu’a posteriori. Il est pourtant indispensable, tant pour le maintien de l’équilibre d’un pan entier de notre économie que pour la pertinence des politiques de santé publique, de connaître ces effets précisément et préalablement. C’est une nécessité pour notre profession comme pour les ministres qui décident de ces baisses de prix, pour les députés et sénateurs qui les votent, et surtout pour le système conventionnel avec l’assurance maladie qui a la charge déléguée par le législateur de suivre l’économie de l’officine. Pour ce faire, et offrir aux acteurs cette indispensable visibilité, il est nécessaire que les prochains projets de loi de financement de la sécurité sociale intègrent une étude d’impact des mesures relatives aux prix des médicaments sur les pharmacies et leur économie. Seules des prévisions fiables nous permettront d’anticiper ces effets à venir et de prendre les bonnes décisions avec les administrations compétentes, et avec l’UNCAM, au bénéfice des 150 000 professionnels du secteur, des patients et des comptes sociaux.

Cordialement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

PREVOYANCE ET SANTE DES SALARIES de la pharmacie d’officine

Harmonisation des garanties cadres / non cadres, création du RSF+, mise en conformité « 100 % santé » pour les officines assurées à l’APGIS à compter du 1er janvier 2020

Après avoir amélioré les garanties Frais de soins de santé de l’ensemble des salariés à effet du 1er janvier 2019, les partenaires sociaux ont décidé, par avenant du 20 mai 2019, d’aligner les garanties santé des salariés non cadres sur celles des salariés cadres et assimilés.

Les partenaires sociaux ont également créé, pour ce qui concerne le régime de prévoyance des salariés cadres et assimilés, le régime RSF+, qui permet à l’employeur de bénéficier d’une intervention de l’APGIS dès le 4ème jour en cas d’arrêt de travail d’un cadre ou d’un assimilé cadre de plus d’un an d’ancienneté. Enfin, les partenaires sociaux ont anticipé les évolutions légales et réglementaires à venir en mettant en conformité les garanties santé avec le dispositif dit du « 100 % santé ».

Ces trois mesures entreront en vigueur le 1er janvier 2020.

Seule l’APGIS étant tenue par les dispositions de l’avenant du 20 mai 2019, les officines assurés auprès d’autres organismes assureurs devront veiller à mettre leurs contrats en conformité au plus vite afin que leurs salariés puissent bénéficier d’un niveau de couverture conforme à celui prévu par la convention collective.

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Confraternellement,

Philippe BESSET

Président FSPF

Une amélioration financière sous la menace de nouvelles ponctions

Une amélioration financière sous la menace de nouvelles ponctions

La présence de deux jours ouvrables supplémentaires en juillet a profité à quasiment toute l’économie officinale. Sur ce mois, le chiffre d’affaires hors taxes du réseau a enregistré une croissance de 5,8 %, portée par la dispensation de dispositifs médicaux remboursables (+ 8,4 %) et de spécialités remboursables (+ 6,4 %). Le seul secteur en décroissance est celui des médicaments non remboursables, avec une diminution de 3,7 %.

Sur les 12 derniers mois, le chiffre d’affaires total est en croissance de 2,1 %, du fait du dynamisme de la LPP (+ 3,8 %) et des médicaments remboursables (+2,8 %). Cependant, ces hausses n’ont pas la même cause. Si pour les dispositifs médicaux, cette évolution résulte principalement du développement du maintien à domicile, la hausse du chiffre d’affaires sur le poste des médicaments remboursables s’explique par un effet structure. Les données GERS soulignent que sur les 12 derniers mois, les volumes sont en baisse de près de 2 %, tandis que le chiffre d’affaires industriel suit une croissance de 3 %. Les données sur les ventes confirment un tel constat : les ventes de médicaments chers ont augmenté de 117 241 unités, pour une hausse du chiffre d’affaires prix public de plus de 409 millions d’euros. 

Cet effet structure a un effet positif sur la rémunération de la dispensation : sur les 68,37 millions d’euros supplémentaires observés sur les sept premiers mois de 2019, près de 11,5 millions proviennent de cet effet structure. Le volume d’ordonnances donnant droit à l’honoraire HDA, plus élevé que prévu du fait du vieillissement de la population, représente un apport de 2,65 millions d’euros. Les ordonnances donnant droit aux honoraires HDE (plus de 42 % des ordonnances remboursables contre 36 % prévu initialement) sont le principal motif de cette hausse de la rémunération du réseau. Selon nos calculs, sur les sept premiers mois de l’année, cela fait plus de 20 millions d’ordonnances en plus, soit un apport de 40 millions d’euros.

Ces apports ne sont pas superflus. Ils sont nécessaires pour permettre au réseau d’évoluer et de proposer des services de prévention. C’est pourquoi la Fédération s’oppose avec la plus grande vigueur à toute ponction financière.

Philippe BESSET

Président

Les Pharmaciens du Sud

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