Attention:

En mars ou avril de cette année , plusieurs pharmacies nous ont alerté sur le paiement partiel des honoraires ( HDE HDA ..) pour des contrats non responsables c’est à dire quand les patients n’avaient pas une prise en charge mutuelle à 100% mais souvent à 90%.

Les mutuelles concernées étaient Almerys et Harmonie.

Le syndicat 13 a alerté Resopharma avec différents exemples qui, malgré le peu de réponse de ces organismes, a obtenu la régularisation des dossiers, c’est à dire le paiement des honoraires à 30% comme prévu dans les textes .

J’incite donc les confrères à bien vérifier que les dossiers partiellement réglés ou invalidés au départ ont obtenu le règlement des honoraires en totalité.

Valérie de Lécluse 
Présidente 

Prescriptions provenant de l’étranger – modalités de délivrance et de facturation

Vous êtes nombreux à nous interroger sur les modalités de délivrance et de facturation des ordonnances rédigées par des prescripteurs établis à l’étranger pour des assurés sociaux.  

Si les règles de délivrance de ces prescriptions sont fixées depuis plusieurs années, leurs modalités de facturation méritaient d’être éclaircies. La FSPF a donc saisi la CNAM. La conduite à tenir en présence de ces prescriptions peut se résumer de la manière suivante :

  • Vous devez exécuter l’ordonnance établie par un prescripteur installé dans un pays membre de l’UE lorsqu’elle comporte toutes les mentions obligatoires. Les produits dispensés sont alors pris en charge par l’assurance maladie mais le patient doit faire l’avance des frais. Vous ne pouvez pas accorder le tiers payant.
  • Vous avez la possibilité d’exécuter une ordonnance établie par un prescripteur installé dans un pays tiers à l’UE si celle-ci vous paraît authentique et intelligible. Les produits ne sont en principe pas pris en charge par l’assurance maladie française. Vous ne pouvez pas accorder le tiers payant à ces patients.

Cliquez sur: Circulaire FSPF Prescriptions provenant de l’étranger

La Loi de Santé renforce le rôle du pharmacien d’officine dans la coordination des soins

La loi relative à l’organisation et à la transformation du système de santé, dite loi de Santé, est publiée ce jour au Journal officiel. Cette loi réforme les études de santé, améliore les soins de proximité et leur coordination, accompagne le virage numérique, élargit le rôle et les missions du pharmacien d’officine au-delà de la dispensation des médicaments. 

Convaincus que le pharmacien est un acteur de santé de proximité incontournable, pouvoirs publics et autorités de santé ont encouragé le développement de nouveaux services dispensés par le pharmacien. C’est ainsi que la loi de Santé entérine de nouvelles évolutions pour la pratique officinale, notamment en matière de prévention ou de dispensation.

Cette diversification d’activités souhaitée par les pharmaciens, permet de répondre aux défis que constituent les inégalités dans l’accès aux soins, le vieillissement de la population ou la prévalence des maladies chroniques. Le pharmacien, en tant qu’acteur de premier plan dans la coordination des soins, voit son métier se transformer. 

Les actions de la FSPF ont été entendues et un bon nombre de ses demandes en faveur de l’évolution du métier figurent dans cette loi « Ma santé 2022 ».

Dispensation protocolisée

Le pharmacien d’officine pourra, dès le 1er janvier 2020, dans le cadre de protocoles inscrits au sein d’un exercice coordonné, délivrer des médicaments sans prescription.

Demandée à de multiples reprises par la FSPF, cette disposition permettra de réduire les engorgements des services d’urgence. Pour la Fédération, il s’agit d’une avancée majeure pour la profession, dans l’intérêt de la santé publique.

Pharmacien correspondant

Le pharmacien d’officine pourra être désigné comme correspondant par le patient, dans le cadre d’un exercice coordonné et avec l’accord du médecin, afin de renouveler des traitements chroniques et d’en ajuster la posologie.

Cette disposition renforce le rôle du pharmacien correspondant dans la coordination des soins.

Prescription de vaccins

Le pharmacien d’officine aura la possibilité de prescrire certains vaccins (dont la liste sera établie par arrêté après avis de l’ANSM).

Après avoir obtenu la généralisation de la vaccination antigrippale à l’officine, cette disposition concrétise l’importance du pharmacien dans la prévention.

Ruptures de stocks

Le pharmacien pourra, en cas de rupture de stock d’un médicament d’intérêt thérapeutique majeur, substituer le médicament prescrit par un autre médicament.

Sur demande de la FSPF, le pharmacien aura désormais une marge d’autonomie dans l’adaptation du traitement en cas de rupture, ce qui permettra de limiter les effets des pénuries de médicaments.

Télésoin

Les activités de télésoin prises en charge par l’assurance maladie mettront en relation un pharmacien et un patient et seront effectuées par vidéotransmission.

La FSPF sera vigilante aux conditions de mise en œuvre et de rémunération de ces nouvelles activités.

Prescription électronique

La loi prévoit la généralisation de la prescription électronique.

Cette mesure permettra aux pharmaciens de dispenser un médicament issu d’une ordonnance électronique en toute sécurité.

La FSPF accompagnera la mise en place de ces nouvelles dispositions. En effet, l’essai devra être transformé au moment du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2020, qui traduira concrètement les évolutions des missions des pharmaciens en envisageant leur rémunération.

ÉDITO d’ Alexandra Schwartzbrod dans Libération du 31/07/19

Les témoignages que nous publions dans ces pages font froid dans le dos.

En 2019, il arrive encore que des femmes subissent une leçon de morale quand elles réclament la pilule du lendemain à leur pharmacien. Voire pire, qu’elles se fassent traiter de tous les noms et virer malproprement de l’officine. Bien sûr, et heureusement, les pharmaciens font dans leur grande majorité leur boulot avec efficacité et sans porter de jugement moral. Mais que certains renâclent encore – ou à nouveau – montre que le retour des idées rétrogrades ne concerne pas seulement des pays comme les Etats-Unis ou le Brésil.

Préféreraient-ils les avortements clandestins d’autrefois, avec les charcutages et les morts que cela entraînait ? Le drame, c’est que cette évolution croise une crainte de plus en plus ancrée chez les jeunes filles et les jeunes femmes des effets nocifs de la pilule. Le même genre de crainte que suscitent les vaccins, avec les conséquences dramatiques que ces fantasmes entraînent en termes de santé publique.

Dans les deux cas, un vrai travail de pédagogie reste à mener. Avec les pharmaciens d’abord, et là, le conseil de l’ordre a un rôle important à jouer. Après tout, les pharmaciens sont les premiers à revendiquer désormais un rôle d’agent de santé publique. Ce qui suppose hospitalité, empathie et professionnalisme. Et avec les jeunes femmes, que la flopée d’informations parfois contradictoires et même biaisées sur leur sexualité (les «antichoix» restent très actifs et imaginatifs) finit par perturber plus qu’éduquer.

C’est un drôle de hasard qui fait que notre star du cahier été ce jeudi est l’actrice Delphine Seyrig. Elle est justement de celles qui, dans les années 60 et 70, se sont battues pour que les femmes puissent disposer de leur corps comme elles l’entendent. Pour qu’elles soient libres de choisir. Et pour que leur avis soit entendu et respecté.

Les Pharmaciens du 13

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