Prévoyance et santé des salariés de la pharmacie d’officine

Réunis les 18 octobre et 18 novembre en CPPNI de la Pharmacie d’officine, les partenaires sociaux ont signé quatre avenants relatifs aux régimes de prévoyance et de frais de soins de santé des salariés de la Pharmacie d’officine.

Hormis la prise en compte de mesures entrées en vigueur courant 2024 (suppression des trois jours de carence en cas d’interruption de grossesse spontanée ou pour motif médical) et l’ajout de dispositions spécifiques à la Pharmacie d’officine (suppression de la dégressivité de la quote-part salariée de la cotisation forfaitaire de frais de soins de santé des salariés multi-employeurs, relèvement des cotisations des anciens salariés…), nous appelons plus particulièrement votre attention sur l’avenant du 18 octobre 2024 relatif à la détermination des catégories objectives de bénéficiaires desdits régimes.

Cet avenant, en ce qu’il supprime la référence aux dispositions de la convention collective nationale de retraite et de prévoyance des cadres du 14 mars 1947 pour déterminer les bénéficiaires des régimes de prévoyance et de frais de soins de santé du personnel cadres et assimilés de la Pharmacie d’officine, permet à l’ensemble des régimes de la Pharmacie d’officine de conserver leur caractère collectif et, par voie de conséquence, de continuer à faire bénéficier des exonérations de cotisations sociales les contributions patronales destinées à leur financement.



Réunis les 18 octobre et 18 novembre en CPPNI de la Pharmacie d’officine, les partenaires sociaux ont signé quatre avenants relatifs aux régimes de prévoyance et de frais de soins de santé des salariés de la Pharmacie d’officine.

Hormis la prise en compte de mesures entrées en vigueur courant 2024 (suppression des trois jours de carence en cas d’interruption de grossesse spontanée ou pour motif médical) et l’ajout de dispositions spécifiques à la Pharmacie d’officine (suppression de la dégressivité de la quote-part salariée de la cotisation forfaitaire de frais de soins de santé des salariés multi-employeurs, relèvement des cotisations des anciens salariés…), nous appelons plus particulièrement votre attention sur l’avenant du 18 octobre 2024 relatif à la détermination des catégories objectives de bénéficiaires desdits régimes.

Cet avenant, en ce qu’il supprime la référence aux dispositions de la convention collective nationale de retraite et de prévoyance des cadres du 14 mars 1947 pour déterminer les bénéficiaires des régimes de prévoyance et de frais de soins de santé du personnel cadres et assimilés de la Pharmacie d’officine, permet à l’ensemble des régimes de la Pharmacie d’officine de conserver leur caractère collectif et, par voie de conséquence, de continuer à faire bénéficier des exonérations de cotisations sociales les contributions patronales destinées à leur financement.

I/ Présentation de l’avenant du 18 octobre 2024 relatif à la détermination des catégories objectives de bénéficiaires des régimes de prévoyance et de frais de soins de santé de la Pharmacie d’officine

Depuis leur origine, les catégories de bénéficiaires des régimes de prévoyance et de frais de soins de santé de la Pharmacie d’officine étaient déterminées par renvoi aux dispositions de la convention collective nationale (CCN) étendue et élargie de retraite et de prévoyance des cadres du 14 mars 1947.

Ainsi, quatre catégories de bénéficiaires étaient identifiées en Pharmacie d’officine :

  • les salariés cadres (coefficient 400 et supérieurs), visés par l’article 4 de la CCN de 1947 ;
  • les salariés assimilés-cadres (coefficient 330 inclus à 400 exclu), visés par l’article 4 bis de la CCN de 1947 ;
  • les salariés pouvant se voir appliquer le régime de prévoyance et de frais de soins de santé des cadres et assimilés-cadres, sur décision de l’entreprise au moyen d’une convention individuelle conclue avec l’Agirc (coefficient 200 inclus à 330 exclu), visés à l’article 36 de l’annexe I de la CCN de 1947 ;
  • les salariés non-cadres (coefficient 100 à 330 exclu) relevant des régimes de prévoyance et de frais de soins de santé du personnel non-cadre de la Pharmacie d’officine.

La CCN de 1947 ayant été abrogée et remplacée par l’accord collectif national interprofessionnel étendu du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres, la réglementation a donné jusqu’au 31 décembre 2024[1] aux branches professionnelles pour se mettre en conformité et définir, autrement que par référence à la CCN de 1947, les catégories objectives de salariés bénéficiaires des régimes de protection sociale complémentaire.

A défaut, les régimes de branches retardataires n’auraient pu être qualifiés de régimes « collectifs », ce qui aurait fait perdre, aux employeurs des branches concernées, le bénéfice des exonérations de cotisations sociales applicables aux contributions patronales destinées au financement des régimes de protection sociale complémentaires.

Par avenant du 18 octobre 2024, la branche professionnelle de la Pharmacie d’officine s’est mise en conformité avec la réglementation.

Ainsi, les contributions patronales destinées au financement des régimes de prévoyance et de frais de soins de santé de la Pharmacie d’officine continueront de bénéficier des exonérations de cotisations sociales prévues par la réglementation.

Cet avenant, dont l’entrée en vigueur est fixée au 1er janvier 2025, prévoit, à périmètre constant, les catégories de salariés suivantes :

  • les salariés cadres (coefficient 400 et supérieurs), visés par l’article 2.1 de l’accord collectif national interprofessionnel du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres ;
  • les salariés assimilés-cadres (coefficient 330 inclus à 400 exclu), visés par l’article 2.2 de l’accord collectif national interprofessionnel du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres ;
  • les salariés pouvant se voir appliquer le régime de prévoyance et de frais de soins de santé des cadres et assimilés-cadres, sur décision expresse de l’entreprise (coefficient 200 inclus à 330 exclu), en application des dispositions de l’article R. 242-1-1 du code de la sécurité sociale ;
  • les salariés non-cadres (coefficient 100 à 330 exclu) relevant des régimes de prévoyance et de frais de soins de santé du personnel non-cadre de la Pharmacie.

II/ Présentation de l’avenant du 16 octobre 2023 portant révision de l’Annexe IV de la convention collective

Bien que daté du 16 octobre 2023, cet avenant n’a été signé qu’à la suite de la réunion de la Commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation (CPPNI) de la Pharmacie d’officine du 18 novembre 2024.

Entré en vigueur au 1er janvier 2024, cet avenant prévoit principalement les mesures suivantes :

  • l’indemnisation par les régimes de prévoyance, dès le premier jour d’arrêt de travail, en cas d’incapacité de travail faisant suite à une interruption spontanée de grossesse ayant eu lieu avant la vingt-deuxième semaine d’aménorrhée ou à une interruption de grossesse pratiquée pour motif médical[2];
  • le relèvement des cotisations des « anciens salariés » (= anciens assurés retraités, anciens salariés licenciés…) pour l’année 2024 ;
  • la définition du critère de « cécité » ouvrant droit à une prise en charge plus importante des prothèses auditives hors « 100 % santé » par les régimes de frais de soins de santé.

III/ Présentation de l’avenant du 18 novembre 2024 portant révision de l’Annexe IV de la convention collective

Cet avenant prévoit principalement les mesures suivantes :

  • à effet du 1erjanvier 2025 :

⇒ le relèvement des cotisations des « anciens salariés » (= anciens assurés retraités, anciens salariés licenciés…) pour l’année 2025 et, pour les années suivantes, leur indexation sur l’évolution du plafond mensuel de la sécurité sociale ;

  • à effet du premier jour du trimestre qui suivra la publication au Journal officiel de son arrêté d’extension :

⇒ la formulation, en euros, de la quote-part forfaitaire « frais de soins de santé » assise sur le plafond mensuel de la sécurité sociale, et son indexation sur l’évolution de ce plafond ;

⇒ la suppression de la dégressivité de la quote-part salariée de la cotisation forfaitaire de frais de soins de santé des salariés multi-employeurs. Rappelons toutefois que les salariés employés à temps partiel dont l’affiliation les conduirait à s’acquitter d’une cotisation « Frais de soins de santé » au moins égale à 10 % de leur rémunération brute bénéficient d’une possibilité de dispense d’adhésion au régime de frais de soins de santé. Ce cas de dispense peut être invoqué à tout moment et pas uniquement lors de l’embauche. Chaque salarié multi-employeurs devra donc s’acquitter de l’intégralité de la quote-part forfaitaire de cotisation « frais de soins de santé » assise sur le plafond de la sécurité sociale mais pourra, si les cotisations « frais de soins de santé » (= cotisation forfaitaire + cotisations sur salaire) dont il s’acquitte chez l’un de ses employeurs représente au moins 10 % de sa rémunération brute, demander à être dispensé d’adhésion au régime de frais de soins de santé au titre de son emploi chez cet employeur.

IV/ Présentation de l’avenant du 18 novembre 2024 portant révision de l’accord collectif national étendu du 16 janvier 2023 instituant le dispositif de haut degré de solidarité (HDS) de la Pharmacie d’officine

Cet avenant, qui porte sur les taux des cotisations de HDS, transpose, dans le dispositif HDS, les règles fixées par l’avenant du 18 novembre 2024 portant révision de l’Annexe IV de la convention collective (cf. III) au sujet de la quote-part forfaitaire de cotisation « frais de soins de santé », à savoir :

  • la formulation, en euros, de la quote-part forfaitaire « frais de soins de santé » assise sur le plafond mensuel de la sécurité sociale, et son indexation sur l’évolution de ce plafond ;
  • la suppression de la dégressivité de la quote-part salariée de la cotisation forfaitaire de frais de soins de santé des salariés multi-employeurs.

[1] Cf. décret n° 2021-1002 du 31 juillet 2021 relatif aux critères objectifs de définition des catégories de salariés bénéficiaires d’une couverture de protection sociale complémentaire collective (Journal officiel du 31 juillet 2021).

[2] Cf. notre circulaire n° 2024-05 du 12 janvier 2024.

Prévention du zona : remboursement du vaccin SHINGRIX


Commercialisé par les laboratoires GLAXOSMITHKINE (GSK) et inscrit dans le calendrier vaccinal depuis le 26 avril 2024 en remplacement de ZOSTAVAX, le vaccin contre le zona SHINGRIX vient d’obtenir son remboursement par l’Assurance maladie, par arrêté du 5 décembre 2024 publié au Journal officiel du 10 décembre 2024.

Depuis le 15 décembre 2024, le vaccin SHINGRIX (CIP n° 3400930141861) est proposé au tarif de 188,37 euros TTC et pris en charge par l’Assurance maladie à hauteur de 65 %, pour les personnes ciblées par les recommandations vaccinales de la Haute Autorité de Santé (HAS) du 29 février 2024.

C’est ainsi que le vaccin SHINGRIX est remboursé dans le cadre de la prévention du zona et des névralgies post-zostériennes chez :

  • les personnes immunocompétentes âgées d’au moins 65 ans ;
  • les personnes âgées d’au moins 18 ans dont le système immunitaire est défaillant, en raison des pathologies innées, acquises ou résultant de traitements immunodépresseurs.

Conformément à la réglementation en vigueur, le vaccin SHINGRIX peut être prescrit et administré par un pharmacien d’officine formé et ayant déclaré son activité de vaccination à l’Ordre des pharmaciens. Ce vaccin pourra également être administré par un préparateur en pharmacie formé, sous la supervision d’un pharmacien d’officine.

Pour rappel, le schéma de primovaccination par SHINGRIX consiste en l’administration de deux doses, avec un intervalle de deux mois entre chaque dose. Si besoin, cet intervalle d’injection peut être compris entre deux et six mois. En cas de dépassement du délai de six mois, il n’est pas nécessaire de recommencer la série vaccinale.

S’agissant des personnes ciblées ayant déjà contracté un zona ou ayant déjà été vaccinées avec ZOSTAVAX, la HAS recommande la mise en œuvre d’un schéma complet avec le vaccin SHINGRIX, après un délai d’au moins un an.

Par ailleurs, le vaccin SHINGRIX peut être administré de façon simultanée avec :

  • un vaccin inactivé contre la grippe saisonnière sans adjuvant ;
  • un vaccin contre les pneumocoques ;
  • un vaccin dTp (diphtérie, tétanos, poliomyélite) ;
  • un vaccin dTcaP (diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite) ;
  • un vaccin ARN contre le Covid-19.

Dans ce cas de figure, les vaccins doivent être administrés sur des sites d’injection différents et il n’existe pas de délai minimal à respecter entre l’administration d’un de ces vaccins et SHINGRIX.

Par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser SHINGRIX pendant la grossesse.

Enfin, s’agissant des femmes allaitantes, l’administration du vaccin SHINGRIX doit être évaluée au cas par cas, dans le cadre d’une décision médicale partagée avec l’équipe soignante.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– Arrêté du 5 décembre 2024 modifiant la liste des spécialités remboursables
aux assurés sociaux
 ;
– Avis relatif au prix d’une spécialité pharmaceutique ;
– Site internet de la Haute Autorité de Santé – Recommandations vaccinales contre le zona. Place du vaccin SHINGRIX ;
– Résumé des caractéristiques du vaccin SHINGRIX

Présentation des indicateurs des rémunérations sur objectifs des pharmaciens

Les indicateurs socles de la rémunération « Numérique et accès aux soins » ou « REMU NUM »

IndicateursType d’indicateursRémunération
Participer à un exercice coordonnéDéclaration sur l’honneur820 € par an
Disposer d’un logiciel référencé SégurDéclaration sur l’honneurGratuité de la mise en conformité des logiciels pour les pharmaciens
Disposer d’un LAD certifié HAS
(lorsque la certification des LAD par la HAS sera possible)
Déclaration sur l’honneur200 € par an pendant les deux premières années civiles
Ne pas avoir été condamné pour fraudeAutomatisé
Utilisation de l’ordonnance numérique pour 70 % des délivrances sur prescription réalisée par un professionnel de santé exerçant en ville
(indicateur effectif à compter 2024)
Automatisé 

Les indicateurs complémentaires de la rémunération « Numérique et accès aux soins » ou « REMU NUM » complémentaires visant à développer les échanges numériques

IndicateursType d’indicateursRémunération
Taux de FSE transmises en SESAM-VitaleAutomatiséRémunération :
0,064 € par FSE si Taux < 95 %
0,07 € par FSE si Taux ≥ 95 %
SCOR
Dématérialisation des PJ
AutomatiséQualité des PJ transmises au moins égale à 99 %.Rémunération 2022 : 418,60 €Rémunération 2023 : 200 €Rémunération à partir de 2024 : 100 €
Utilisation DMPAutomatisé90 % des accompagnements et bilans finalisés (c’est-à-dire avec une fiche bilan) donnant lieu à une alimentation du DMP/dossier médical de Mon espace santé
Rémunération : 100 € 
Utilisation MSS et le cas échéant d’une boîte aux lettres (BAL) organisationnelleAutomatisé5 % des délivrances qui donnent lieu à des échanges mail avec usage de la  messagerie de santé MSSanté – prise en compte des échanges entre professionnels et avec les patients  via la messagerie de santé de Mon espace santé
Rémunération : 240 €
DéclaratifEn cas d’atteinte de l’indicateur ci-dessus et si le pharmacien déclare utiliser une BAL organisationnelle, il peut percevoir une rémunération supplémentaire de 50 €
Utilisation de l’ordonnance numériqueAutomatisé35 % des prescription exécutées via le processus  e-prescription : 250 €
Actualisation de la carte Vitale
(voir détail ci-après)
AutomatiséÉquipement en matériels de mise à jour
Qualité de la facturation
(voir détail ci-après)
AutomatiséIndicateur composé des 3 sous-indicateurs suivants :Taux de FSE sécuriséeTaux de rejets IRISTaux de double paiementApplication d’un malus de 10 % à 30 % sur l’ensemble de la rémunération sur objectif

Détail de l’indicateur « Actualisation carte Vitale »

Le montant versé par an et par officine dépend de l’équipement :

  • si le pharmacien n’est pas équipé d’une borne de télémise à jour : 250 € par lecteur de carte, dans la limite de 4 lecteurs équipant l’officine – soit un montant maximum de 1 000 € ;
  • si le pharmacien est équipé d’au moins une borne de télémise à jour :
    • 689 € pour la ou les bornes ;
    • 939 € pour la ou les bornes et un lecteur de carte ;
    • 1 189 € pour la ou les bornes et au moins 2 lecteurs de carte.

Détail de l’indicateur « Qualité de la facturation »

L’indicateur de qualité de la facturation est constitué de 3 sous-indicateurs. Ces sous-indicateurs sont calculés sur les données du 4e trimestre de l’année N-1 jusqu’au 3e trimestre de l’année N pour un effet sur la rémunération calculée au titre de l’année N. Pour qu’il soit tenu compte des sous-indicateurs, un seuil minimal d’activité équivalent à 100 factures doit être atteint sur la période de calcul des sous-indicateurs.

Selon le score agrégé de ces 3 sous-indicateurs, un malus peut être appliqué sur la rémunération numériques et accès aux soins préalablement calculée :

  • pour un score compris entre 3 et 9 points, il est appliqué un malus de 10 % ;
  • pour un score compris entre 10 et 18 points : il est appliqué un malus de 20 % ;
  • pour un score supérieur à 18 points : il est appliqué un malus de 30 %.
Sous-indicateursCible minimalePoints obtenus
Taux de FSE sécurisées Vitale transmises rapporté à l’ensemble de l’activité de la pharmacie67 % (2023)
69 % (2024)
71 % (2025)
73 % (2026)
pour un taux de 0 à 5 points de pourcentage à la cible minimale : 4 pointspour un taux inférieur de plus de 6 points de pourcentage à la cible minimale : 12 points
Taux de rejets IRISSans objetpour un taux compris entre 2 et 3 % : 3 pointspour un taux supérieur à 3 % : 9 points
Taux de double paiementSans objetpour un taux compris entre 0,06 et 0,01 % : 3 points
pour un taux supérieur à 0,1 % : 9 points

Les indicateurs complémentaires de la rémunération « Numérique et accès aux soins » ou « REMU NUM » complémentaires visant à améliorer l’accès aux soins des patients

IndicateursType d’indicateursRémunération
TéléconsultationAutomatiséForfait équipement la 1re année : 1 225 €Rémunération : 25 € par tranche de 5 téléconsultations, plafonnée à 750 €
Pharmacien correspondant en ZAC et ZIPAutomatiséDe 1 à 100 patients : 2 € par patientAu-delà de 100 patients : 1 € par patientPlafond annuel de 500 €

Les indicateurs de la Rosp  « Bon usage des produits de santé » ou Rosp BUPS

IndicateursIndicateurs socleObjectifType d’indicateursRémunération
Adhésion à la démarche qualité mise en place par le « Haut Comité qualité officine »ouiAutoquestionnaire
Newsletter
Programme
d’amélioration
Attestation d’autoévaluation à fournir100 € par an
Pénétration des médicaments génériques dans l’ensemble du répertoire des groupes génériquesouiTaux supérieur ou égal à 85 %AutomatiséAucune
Pénétration des médicaments génériques, hybrides ou biosimilairesnon100 %AutomatiséEn fonction de
l’économie globale
(dans la limite de 10 M€) répartie
entre chaque
officine selon le
volume de ces
molécules délivré
Stabilité de la délivrance pour les patients de 75 ans ou plus lors de la délivrance de médicaments
génériques
non90 % ou 95 %Automatisé400 € au maximum par an
Taux de recours du motif urgence de
substitution sur le répertoire des
génériques
nonTaux inférieur au taux constaté en 2019 par l’officineAutomatiséEn cas de non-respect : malus de 20 % sur la Rosp BUPS
Taux de connexion de l’outil Asafo-Pharma au moyen d’un téléservice accessible depuis le portail internet de l’Assurance Maladie dédié aux professionnels de santénonConsultation de l’outil Asafo-Pharma une fois par semaine au minimum pendant 46 semaines au cours de l’année civile (environ 90 % de connexions hebdomadaires sur l’année civile)Automatisé100 € par an
Atteinte d’un niveau de démarche écoresponsablenonRéaliser un programme de développement durable annuel à partir du modèle mis à disposition du pharmacienAtteindre un niveau défini dans le tableau ci-dessous. Un niveau est atteint dès lors qu’au moins deux des trois items sont remplis dans le niveau concerné et que le niveau précédent a été réussi une année précédente (sauf pour le niveau 1). Ainsi, pour atteindre le niveau 2 en 2025, le niveau 1 doit avoir été validé en 2024Déclaratif200 € par an

Le détail de l’indicateur « Atteinte d’un niveau de démarche écoresponsable »

Item A : DécarbonerItem B : Santé environnementaleItem C : Adaptation
Niveau 1 – La structure s’engage à :
Réaliser une évaluation carbone de la structureRéduire sa consommation d’énergie ou maintenir une consommation basse d’énergie (chauffage, éclairage, impressions, etc.)Mettre en place une politique de gestion des déchetsUtiliser des produits d’entretien à faible impact environnementalEngager une démarche de sensibilisation et de formation du personnel de l’officine
L’Assurance Maladie mettra à disposition des informations sur ameli.fr
Niveau 2 – La structure s’engage à :
Si le titulaire est propriétaire des locaux de l’officine, il doit avoir réalisé des travaux de rénovation du bâtiment pour réduire la consommation d’énergieDiminuer les livraisons, en optimisant les commandesIntégrer une politique d’achat responsable consistant à privilégier des fournisseurs choisissant des emballages mono-matériaux et recyclables et des fournisseurs locaux s’ils existentChoisir des produits dont la composition est exempte de perturbateurs endocriniensConseiller les patients sur les liens entre environnement et santé et afficher des informations à leur attentionMettre en place des formations spécifiques du personnel de l’officine
L’Assurance Maladie mettra à disposition des informations sur ameli.fr
Niveau 3 – La structure s’engage à :
Lutter contre le gaspillage en délivrant les justes quantités de médicaments, en s’assurant que les patients ne les stockent pas inutilementLimiter l’impact carbone des produits vendus dans l’officine (utilisation des données d’évaluation carbone des produits)Participer à des actions spécifiques d’accompagnement des patients en matière de santé environnementaleSensibiliser les patients à l’impact environnemental des produits délivrés (antibiotiques, anticancéreux, perturbateurs endocriniens…)Contribuer aux réflexions sur l’adaptation du territoire à l’environnement avec les acteurs locaux (CPTS ou collectivités locales)

ROSP Bon usage des produits de santé

De nombreux pharmaciens ont rejoint la démarche qualité. Et vous ? Y avez-vous pensé ?

En pratique, comment faire ?

  1. Vous inscrire à la newsletter « Démarche qualité officine » en cliquant sur le lien suivant : https://www.demarchequaliteofficine.fr/

En bas de la page, saisissez votre adresse électronique, cochez la case pour accepter de recevoir les informations et cliquez sur « Envoyer ».

  1. Réaliser votre auto-évaluation (20 minutes environ) à l’adresse ci-dessous : https://www.demarchequaliteofficine.fr/je-m-evalue-connexion

Pensez à télécharger votre attestation à la fin de la procédure. Celle-ci pourra vous être demandée par l’Assurance maladie.

>> Attention ! Vous devez réaliser le questionnaire d’autoévaluation tous les ans afin de mesurer l’amélioration des pratiques et mettre en place de nouveaux outils en fonction des résultats.

  1. Démarrer une démarche qualité en lançant au moins une procédure dans votre officine.
Bénéficiez de votre ROSP « Bon usage des produits de santé » en intégrant le processus qualité avant le 31 décembre 2024
Les Pharmaciens du Sud

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