Les avenants « vaccination » et « télémédecine » publiés au Journal officiel Les pharmaciens vont pouvoir être rémunérés

Deux arrêtés d’approbation des avenants n°15 et n°16 à la convention nationale pharmaceutique ont été publiés ce matin au Journal officiel.

En pratique, la parution de ces textes permet la rémunération des pharmaciens d’officine en contrepartie de l’accompagnement d’actes de téléconsultation (avenant n°15) et de la vaccination contre la grippe saisonnière (avenant n°16).

Concrètement, la rémunération conventionnelle versée aux pharmaciens organisant des téléconsultations à l’officine comprend deux volets :

  • une participation forfaitaire pour l’équipement afin d’aider les pharmaciens d’officine à financer le matériel nécessaire aux téléconsultations.

Pour la première année correspondant à l’achat des équipements, ce montant est fixé à 1 225 €. Pour les années suivantes, ce montant est fixé à 350 €.

  • une participation forfaitaire relative au temps passé : le montant de cette rémunération varie selon le nombre de téléconsultations (facturables et remboursées par l’assurance maladie) réalisées à l’officine durant l’année, de la manière suivante :
    • de 1 à 20 téléconsultations : 200 € / officine
    • de 21 à 30 consultations : 300 € / officine
    • au-dessus de 30 téléconsultations : 400 € / officine.

En ce qui concerne la vaccination contre la grippe, chaque pharmacien de métropole qui s’est formé et déclaré auprès de son ARS, percevra 6,30 € hors taxes par vaccination effectuée. Ce montant sera de 6,60 € hors taxes pour les départements et collectivités d’Outre-Mer. La facture devra porter le code acte VGP pour « vaccination grippe pharmacie ».

Nous nous félicitons de la publication de ces arrêtés qui donnent le coup d’envoi à la vaccination contre la grippe par les pharmaciens dès la prochaine campagne et à la réalisation de téléconsultations à l’officine dans le cadre d’un exercice coordonné avec les médecins, deux évolutions professionnelles souhaitées par la FSPF.

Toutefois, un point reste encore à préciser avant de pouvoir se lancer dans l’accompagnement de la téléconsultation : le code traceur permettant d’identifier les téléconsultations remboursables n’est pas encore connu.

Quoi qu’il en soit, grâce à la proximité que le réseau officinal offre à la population, les pharmaciens vont pouvoir participer à l’augmentation de la couverture vaccinale en France et à l’amélioration de l’accès des citoyens aux soins sur l’ensemble du territoire, notamment des soins non programmés, y compris dans les endroits où l’offre de santé est insuffisante. La télémédecine permet en outre d’éviter aux patients des déplacements inutiles, ou le recours aux services d’urgence.

Cordialement, 

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Attention:

En mars ou avril de cette année , plusieurs pharmacies nous ont alerté sur le paiement partiel des honoraires ( HDE HDA ..) pour des contrats non responsables c’est à dire quand les patients n’avaient pas une prise en charge mutuelle à 100% mais souvent à 90%.

Les mutuelles concernées étaient Almerys et Harmonie.

Le syndicat 13 a alerté Resopharma avec différents exemples qui, malgré le peu de réponse de ces organismes, a obtenu la régularisation des dossiers, c’est à dire le paiement des honoraires à 30% comme prévu dans les textes .

J’incite donc les confrères à bien vérifier que les dossiers partiellement réglés ou invalidés au départ ont obtenu le règlement des honoraires en totalité.

Valérie de Lécluse 
Présidente 

Prescriptions provenant de l’étranger – modalités de délivrance et de facturation

Vous êtes nombreux à nous interroger sur les modalités de délivrance et de facturation des ordonnances rédigées par des prescripteurs établis à l’étranger pour des assurés sociaux.  

Si les règles de délivrance de ces prescriptions sont fixées depuis plusieurs années, leurs modalités de facturation méritaient d’être éclaircies. La FSPF a donc saisi la CNAM. La conduite à tenir en présence de ces prescriptions peut se résumer de la manière suivante :

  • Vous devez exécuter l’ordonnance établie par un prescripteur installé dans un pays membre de l’UE lorsqu’elle comporte toutes les mentions obligatoires. Les produits dispensés sont alors pris en charge par l’assurance maladie mais le patient doit faire l’avance des frais. Vous ne pouvez pas accorder le tiers payant.
  • Vous avez la possibilité d’exécuter une ordonnance établie par un prescripteur installé dans un pays tiers à l’UE si celle-ci vous paraît authentique et intelligible. Les produits ne sont en principe pas pris en charge par l’assurance maladie française. Vous ne pouvez pas accorder le tiers payant à ces patients.

Cliquez sur: Circulaire FSPF Prescriptions provenant de l’étranger

INFORMATION RESOPHARMA

***ATTENTION INCIDENT FRONTAL CNAM***
   
   
   SUITE A UN INCIDENT TECHNIQUE, LES FRONTAUX DE LA CNAM SUBISSENT
ACTUELLEMENT DES PERTURBATIONS. IL Y A DU RETARD DANS L'ENVOI DES ARL POUR LES SERVICES
DE
  FACTURATION SESAM-VITALE ET DE SCOR :
   
   A COMPTER DU 23 JUILLET 2019 MATIN, LES ARL DES FSE REGIME 01 ET REGIMES
  PARTENAIRES (CAMIEG, CNMSS, MGP, MFP/HFP, MNH, CAVIMAC, MINES, CRPCEN, ENIM,
 INTERIAL) NE NOUS SONT PAS ENCORE PARVENUS.
   
   LES LOTS DE FSE CORRESPONDANTS A CES ARL NE SONT PAS ENCORE ARRIVES DANS LES
  CAISSES ET NOUS NE RECEVONS PAS NON PLUS LES RETOURS DES JOURNEES
PRECEDENTES.
   
   VOUS N'AVEZ AUCUNE ACTION A REALISER DE VOTRE COTE ET LA SITUATION EST EN
  COURS DE REGULARISATION.

Complémentation nutritionnelle orale Nouvelles conditions de délivrance et modification des prix

Les modalités de délivrance des produits pour complémentation nutritionnelle orale destinés aux adultes inscrits sur la LPPR sont modifiées depuis le 1er juin 2019. 

Des modifications tarifaires successives sont également prévues à compter des 1er juin 2019, 1er janvier 2020 et 1er janvier 2021. 

  • Prescription 

Les modalités de prescription restent inchangées : la prescription initiale est limitée à un mois au maximum ; le médecin peut ensuite effectuer des renouvellements de trois mois au maximum après une réévaluation de la situation du patient.

  •  Délivrance 

La première délivrance est désormais limitée à dix jours de traitement. A l’issue de cette période, le pharmacien d’officine doit évaluer l’observance de la complémentation nutritionnelle orale par le patient, en le questionnant notamment sur ses habitudes. Il adapte, si nécessaire, dans les limites des apports prévus par la prescription, le complément prescrit pour la suite de la délivrance. 

  • Conditionnements pris en charge 

La nouvelle nomenclature prévoit la suppression de la prise en charge de certains conditionnements, remplacés par d’autres. 

Les Pharmaciens du 13

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