Nous souhaitons attirer votre attention sur une problématique récurrente liée à la désactivation des boîtes de médicaments en officine. En effet, de nombreux utilisateurs désactivent les boîtes une première fois lors de leur réception, puis une seconde fois lors de leur dispensation aux patients. Cette double désactivation génère un nombre important d’alertes dans le système, entraînant des impacts négatifs à plusieurs niveaux :
• Rappel de la période de stabilisation : La période transitoire décidée par la DGS, actuellement en cours et permettant la dispensation des médicaments malgré les alertes, prendra fin prochainement. Une fois cette période terminée, toute boîte générant une alerte ne pourra plus être dispensée au patient et devra être mise en quarantaine pour investigation.
• Problème d’annulation des désactivations : Le délai pour annuler une désactivation est limité à 10 jours après la date de première désactivation. Cette pratique empêche donc l’annulation voire le retour des boîtes chez leur fournisseur.
Par ailleurs, un grand nombre d’officines génèrent de manière répétitive et en quantité importante des « fausses alertes ». Ces alertes peuvent être causées par :
• Des problèmes techniques liés à vos lecteurs optiques, qui interprètent mal les informations encodées dans le Data Matrix.
• Une incompatibilité entre vos lecteurs optiques et votre LGO. Après la période de stabilisation, les boîtes ayant généré de « fausses alertes » ne pourront pas être dispensées, ce qui pourrait avoir un impact sur vos ventes et votre gestion en officine.
Recommandations pour optimiser le processus de sérialisation
Afin de réduire le nombre d’alertes et d’optimiser le processus, nous vous recommandons :
Désactivation uniquement lors de la dispensation conformément aux exigences du Règlement Délégué : Effectuer la désactivation uniquement au moment de la dispensation des boîtes. Cela évitera les scans inutiles et assurera une gestion plus fluide des alertes au niveau France MVO.
Vérification simple à la réception (optionnel) : Réaliser une vérification du statut des boîtes à leur réception, sans procéder à une désactivation. Cela permet de contrôler le statut des boîtes et de garantir leur conformité tout en évitant des désactivations prématurées.
Adaptation de vos lecteurs optiques : Vérifier que vos lecteurs optiques sont compatibles avec votre LGO, conformément aux recommandations de votre éditeur.
Nous vous encourageons à contacter votre éditeur de LGO pour reparamétrer ou remplacer, si nécessaire, vos équipements. Ces ajustements permettront de :
• Identifier efficacement les véritables alertes, notamment celles liées à des falsifications, et ainsi renforcer la sécurité des patients.
• Faciliter l’utilisation des nouveaux services prévus dans le cadre du numérique en santé.
Nous vous remercions pour l’attention portée à ce message et restons disponibles pour toute question ou demande de clarification. A bientôt pour de nouvelles recommandations.
L’équipe France MVO France Medicines Verification Organisation www.france-mvo.fr
Messages clés concernant la prise en charge d’un patient avec syndrome grippal avec notion d’exposition à des animaux :
– Interroger tout patient avec syndrome grippal sur la notion d’exposition à des animaux, notamment les volailles et les porcs, mais d’autres mammifères peuvent être concernés (cf. annexe).
– Devant tout cas possible de grippe aviaire ou porcine (cf. définitions en annexe), réaliser un prélèvement naso-pharyngé (et conjonctival en cas de symptômes oculaires) pour une recherche de grippe par RT-PCR. La recherche doit obligatoirement cibler le type (type A ou B) et le sous-type saisonnier (H1 et H3). Ce prélèvement peut être réalisé, si besoin, par une infirmière.
– L’arrêté du 6 décembre 2024 étend la prise en charge du diagnostic de grippe (type et sous-type) et du SARS-CoV-2 par RT-PCR sur prélèvement respiratoire chez des personnes symptomatiques exposées à un virus influenza zoonotique et cela toute l’année[1].
– En cas de résultat du test positif pour un virus influenza A et négatif ou non conclusif pour un sous-type H1 ou H3, le patient correspond à la définition de cas probable de grippe zoonotique. Un signalement à l’ARS doit être réalisé sans délai.
– Dans l’attente du résultat, afin de réduire le risque de transmission de l’agent pathogène en cause à son entourage, des consignes d’hygiène et de prévention devront être données au patient (limitation des contacts, port du masque et adoption des gestes barrières, limiter les contacts avec les animaux). Un dépliant d’information sur les bons réflexes face aux grippes aviaire et porcine est disponible sur le site de Santé publique France.
– Si le patient nécessite une prise en charge hospitalière, il doit être orienté vers le Samu/Centre 15.
La large circulation mondiale depuis quelques années du virus influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) H5N1 chez les oiseaux sauvages et captifs, puis chez de nombreuses espèces de mammifères carnivores et marins et chez des bovins fait craindre une possible adaptation du virus à l’homme et amène les autorités sanitaires à renforcer leur anticipation à ce risque.
Cette situation appelle à une vigilance renforcée vis-à-vis de ces virus, pour assurer leur surveillance et leur détection chez l’être humain afin de mettre en œuvre les mesures de prévention nécessaires. Aussi, il est important d’interroger tout patient avec syndrome grippal sur la notion d’exposition à des animaux.
Selon la conduite à tenir actualisée par Santé publique France, la suspicion de grippe liée à un virus influenza d’origine animale doit être évoquée pour toute personne répondant à la définition de cas possible et le patient doit se voir prescrire sans délai :
– Un prélèvement naso-pharyngé ;
– En cas de symptômes oculaires, il convient de réaliser, en plus d’un prélèvement respiratoire (à réaliser même en l’absence de symptômes respiratoires), un prélèvement conjonctival à l’aide d’un écouvillon adapté à la recherche d’une infection virale de l’œil.
Une recherche de grippe par RT-PCR doit être réalisée sur le(s) prélèvement(s) réalisé(s) et doit obligatoirement cibler le type (type A et B) et le sous-type grippal saisonnier (H1 et H3).
Un patient vu en ville pourra être envoyé en laboratoire de biologie médicale de proximité pour réaliser les analyses. Le médecin renseigne alors les parties le concernant de la fiche de renseignements grippe zoonotique, et confie cette fiche au patient, pour que celle-ci soit remise au laboratoire de biologie médicale qui réalisera le prélèvement et complètera le document. Si le sous-typage n’est pas possible auprès du laboratoire de proximité, le prélèvement doit être envoyé sans délai au Centre National de Référence des virus des infections respiratoires (CNR VIR), pour caractérisation virologique et séquençage. Dans le cas où le prélèvement n’est plus disponible, un nouveau prélèvement respiratoire doit être effectué.
En cas de résultat du test positif pour un virus influenza de type A et négatif ou non conclusif pour un sous-type H1 ou H3, le patient correspond à la définition de cas probable de grippe zoonotique. Il doit être signalé sans délai au point focal de l’ARS par le médecin prenant en charge le patient, ou le biologiste en lien avec le clinicien.
Si le patient présente des signes de gravité nécessitant une prise en charge hospitalière, le clinicien le prenant en charge devra l’orienter vers le Samu/Centre 15.
Dans l’attente du résultat, des consignes de mesures d’hygiène et de prévention devront être données au patient par le clinicien le prenant en charge, afin de réduire le risque de transmission de l’agent pathogène en cause à son entourage(limitation au strict minimum des contacts, port du masque et adoption des gestes barrières, limiter les contacts avec les animaux). Un dépliant d’information sur les bons réflexes face aux grippes aviaire et porcine est disponible sur le site de Santé publique France.
En cas de confirmation de l’infection par un virus influenza zoonotique, une concertation entre la Direction générale de la santé, l’Agence régionale de santé, Santé publique France, un infectiologue référent et le CNR sera réalisée afin de définir précisément les modalités les plus adaptées pour la prise en charge du cas confirmé et de ses contacts.
Pour plus d’informations sur les modalités de prise en charge d’un cas confirmé de grippe zoonotique (mesures d’hygiène, traitement, désinfection du matériel, etc.), se référer à aux documents cités plus haut (HCSP et COREB).
Nous vous remercions de votre mobilisation.
Dr Grégory EMERY
Directeur général de la Santé
Original signé
ANNEXE : Critères pour le classement de cas possible et indications pour les tests
Critères pour le classement en cas possible
Critère clinique : Signes cliniques d’infection respiratoire aiguë (fièvre ou sensation de fièvre d’apparition brutale et signes respiratoires) et/ou d’infection oculaire (notamment conjonctivite) quel que soit le niveau de gravité des symptômes. Une présentation clinique atypique peut être observée à la suite d’une exposition à un virus influenzae zoonotique notamment une atteinte du système nerveux central (encéphalite, méningo-encéphalite) ou digestive.
Critère épidémiologique : Exposition à risque dans les 10 jours précédant l’apparition des signes cliniques, par contact direct (ex : manipulation d’animaux vivants ou morts, de matériels ou de prélèvements contaminés, contact avec un cas confirmé de grippe zoonotique) ou indirect (ex : fréquentation d’un lieu contaminé) avec :
– Des oiseaux domestiques (volailles), indépendamment de leur état de santé ;
– Des oiseaux sauvages ou des mammifères sauvages (terrestres ou marins), malades ou trouvés morts ;
– Des porcs ou sangliers, indépendamment de leur état de santé ;
– Des carnivores domestiques (chat, chien…) ou d’élevage (vison…), suspectés (exposition de l’animal à un foyer confirmé d’IAHP et signes cliniques compatibles) ou confirmés d’infection par un virus influenza aviaire ;
– Des bovins ou tous autres ruminants suspectés (exposition des animaux à un foyer confirmé d’IAHP et signes cliniques compatibles) ou confirmés d’infection par un virus influenza aviaire ;
– Un environnement contaminé dans un foyer animal d’influenza aviaire / influenza porcin suspecté ou confirmé (air, litière, déjections, etc.) ;
– Des animaux d’expérimentation infectés par un virus influenza aviaire / influenza porcin, quelle que soit l’espèce et indépendamment de leur état de santé ;
– Des prélèvements ou des matériels biologiques contaminés par un virus influenza aviaire / influenza porcin, en laboratoire de recherche ou de diagnostic par exemple ;
– Un cas humain d’infection à virus influenza aviaire / influenza porcin confirmé biologiquement (cf. définition d’une personne-contact).
Logigramme décisionnel de classement des cas
Algorithme décisionnel devant tout cas possible de grippe zoonotique en fonction du résultat du test RT-PCR grippe
[1] Arrêté du 6 décembre 2024 portant modification de la liste des actes et prestations mentionnée à l’article L. 162-1-7 du code de la sécurité sociale – Légifrance
Dans le cadre d’une alerte ou d’une crise sanitaire, la Direction Générale de Santé (DGS), par l’intermédiaire du Centre Opérationnel de Régulation et de Réponse aux Urgences Sanitaires et Sociales (CORRUSS), diffuse pour information des messages de sécurité sanitaire (avis, recommandations et conduites à tenir), via l’envoi de DGS-Urgent, à l’ensemble des professionnels de santé inscrits au conseil de l’ordre compétent, en conformité avec l’article L. 4001-2 de la LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.
1re édition du dictionnaire de l’Académie Française (1694)
QUI PRO QUO.
■ Termes latins dont on ne fait qu’un mot, & dont on se sert pour marquer la méprise d’un Apothicaire qui donne mal à propos une drogue pour l’autre, ou qui donne la doze plus forte qu’il ne devoit, ou n’avoit intention de la donner. Dieu nous garde d’un quiproquo d’Apothicaire. il est mort d’un quiproquo.
Il s’employe aussi fig. pour marquer d’autres mesprises. Le laquais a fait un qui pro quo, & a donné une lettre pour l’autre.
NDLR: Pour information, voici ce qu’ameli.fr communique aux médecins:
Le dispositif d’accompagnement en pratique
L’accompagnement à la prescription est réalisé de manière dématérialisée dans le téléservice dédié mis à disposition par l’Assurance Maladie sur amelipro, par tous les prescripteurs y ayant accès.
Lors de la prescription d’antidiabétiques analogues du GLP-1 (AGLP-1), le prescripteur renseigne un rapide formulaire numérique reprenant les principaux critères de l’AMM ou de l’ITR. Il s’agit de quelques critères simples permettant de le guider pour vérifier les critères clés et s’assurer que le médicament est bien prescrit dans son ITR/AMM.
Un mémo pas à pas pour vous guider dans l’utilisation du téléservice est en cours d’élaboration.
Sur la base des critères relatifs au patient renseignés, le téléservice vous propose un résultat « dans l’ITR/l’AMM » ou « en dehors de l’ITR/AMM », basé sur le logigramme décisionnel relatif au médicament concerné, que vous devez confirmer.
Ensuite, il vous faut imprimer le justificatif d’accompagnement à la prescription. Celui-ci doit être remis au patient en même temps que l’ordonnance pour que le patient le présente au pharmacien lors de la dispensation du médicament concerné.
Le formulaire papier composé de 3 volets
Les prescripteurs n’ayant pas accès au téléservice (lorsque leur équipement ne le permet pas) doivent recourir au format papier. Ce formulaire sera disponible, dans les prochaines semaines, en téléchargement sur amelipro ou en passant une commande sur amelipro.
Les volets 1 et 2 du formulaire doivent être transmis à l’adresse dédiée à votre région, au médecin conseil placé près de la caisse d’assurance maladie pour les assurés relevant du régime général ou d’un régime particulier ou spécial de sécurité sociale et de la caisse de mutualité sociale agricole pour les exploitants et les salarié agricoles.
Le volet 3 du formulaire tient lieu de justificatif d’accompagnement à la prescription. De la même manière que pour l’accompagnement dématérialisé, celui-ci doit être remis au patient en même temps que l’ordonnance pour être présenté au pharmacien.
Informer le patient de l’importance de garder le justificatif d’accompagnement à la prescription
Votre patient doit conserver le justificatif d’accompagnement à la prescription pour le présenter à chaque dispensation. Vous pouvez lui rappeler qu’il peut l’enregistrer dans son espace santé. Vous pouvez l’enregistrer dans le DMP de votre patient afin que celui-ci puisse le retrouver dans Mon Espace Santé à chaque fois qu’il se présentera en officine ou lui conseiller de l’enregistrer.
Le pharmacien ne peut facturer le médicament concerné à l’Assurance Maladie que lorsqu’il est prescrit dans ses indications thérapeutiques remboursables.
Si la prescription est en dehors de l’ITR/AMM, le prescripteur peut la maintenir en portant la mention « non remboursable » ou « NR » sur l’ordonnance et en informant son patient que le traitement ne sera pas pris en charge par l’Assurance Maladie.
Le prescripteur doit renseigner le formulaire d’accompagnement à la prescription une seule fois par patient.
En l’absence de formulaire, le pharmacien peut dispenser le médicament mais le patient ne sera pas remboursé.
Quels sont les médicaments concernés ?
À ce jour, seuls les antidiabétiques analogues du GLP-1 (AGLP-1) sont concernés :
Il est constaté sur cette classe de produits beaucoup de prise en charge (un tiers) hors des indications remboursables alors même que des tensions d’approvisionnement existent. Ce dispositif a donc été créé pour s’assurer que les prescriptions de certaines classes de médicaments sont conformes aux indications thérapeutiques remboursables (ITR) et à l’autorisationde mise sur le marché (AMM).