Centres de vaccination internationale sur le 13

Centres de vaccination internationale pour les Bouches-du-Rhône (13)

  • Hôpital d’instruction des armées Alphonse Laveran4, boulevard Alphonse Laveran – 13°, 13384, Marseille Cedex 1304 91 61 73 5404 91 61 71 13
  • Service communal d’hygiène et de santé Ville d’Aix en ProvenceCentre de Vaccinations Internationales, 3 Avenue Paul Cézanne, 13100, Aix-en-Provencevaccinations@mairie-aixenprovence.fr04 42 91 93 77
  • Service Communal d’Hygiène et de santé23 rue Louis Astruc, 13005, Marseillevaccinsetvoyages@mairie-marseille.fr04 91 55 32 8204 91 14 56 22
  • Service communal d’hygiène et de santé Ville d’Arles12, Boulevard Émile Zola, 13200, Arles04 90 49 35 0004 90 93 46 16
  • Hôpital Européen Marseille (nouvel hôpital Ambroise Paré Marseille)Fondation Hôpital Ambroise Paré, 106 boulevard de Paris, 13003, Marseillecontact@hopital-europeen.fr04 13 42 74 27
  • Centre de Vaccination SCHS de Salon de Provence123 rue de Bucarest, 13300, Salon de Provence04 90 45 06 30
  • Centre hospitalier d’Aubagne – Edmond GarcinCentre de vaccinations internationales et consultations du voyageur, Rez-de-chaussée service des consultations externes, porte 17 179 avenue des sœurs Gastine, 13400, Aubagnecvi@ch-aubagne.fr04 42 84 75 38
  • Assistance Publique – Hôpitaux de MarseilleInstitut hospitalo-universitaire – Méditerranée infections, 19-21 boulevard Jean Moulin, 13005, Marseille

Certains vaccins sont recommandés, voire obligatoires, pour partir dans certains pays étrangers mais l’Assurance Maladie ne les prend pas en charge. Les vaccinations peuvent être dispensées gratuitement dans les centres de vaccination publics.

La vaccination par le vaccin tétravalent (A, C, Y, W-135) est exigée par l’Arabie saoudite pour les pèlerins qui vont à La Mecque, qu’il s’agisse du pèlerinage annuel (Hadj) ou non (Umrah).

Information amelipro: Sécurisons la dispensation du tramadol et de la codéine

Madame, Monsieur,

Les médicaments opioïdes tels que le tramadol et la codéine nécessitent une attention collective accrue en raison des risques importants de dépendance, d’abus et de surdosage.

Pour rappel, sur décision de l’ANSM, deux nouvelles dispositions entreront en vigueur le 1er mars 2025 : la prescription sur ordonnance sécurisée et la limitation de la durée maximale de prescription des médicaments opioïdes.

A compter du 1er mars 2025, comment dispenser le tramadol et la codéine ?

  • Seule une ordonnance sécurisée pourra conduire à la dispensation de médicaments opioïdes. Celle-ci peut désormais se présenter soit :
    • Sous format papier sécurisé classique (papier répondant à la norme de l’Association Française de Normalisation (AFNOR) NF 280)
    • Sous la forme d’une ordonnance numérique (ordonnance imprimée comprenant un QR code unique).
  • Vérifiez sur l’ordonnance sécurisée si le dosage, la posologie et la durée du traitement sont inscrits en toutes lettres. Si l’ordonnance sécurisée ne comporte pas les mentions obligatoires, la délivrance ne sera pas possible.
  • Au-delà de la durée maximale de prescription des médicaments contenant de la codéine (12 semaines), une nouvelle ordonnance sécurisée sera requise pour poursuivre le traitement.
  • Pour sécuriser la dispensation, vous devrez impérativement utiliser un Logiciel de Gestion à l’Officine (LGO) qui permet de lire le QR code de l’ordonnance numérique.

A noter :
Si vous n’êtes pas en mesure de lire le QR code de l’ordonnance numérique, vous devrez orienter le patient vers une pharmacie équipée.

Nous vous remercions de votre engagement à nos côtés dans la sécurisation de l’usage des antalgiques opioïdes et de votre vigilance face aux risques d’abus et de dépendance liés à ces médicaments.

Cordialement,
Votre correspondant de l’Assurance Maladie

DGS-URGENT N°2025_06 : Augmentation des infections invasives à méningocoque en France

Mesdames, Messieurs,

Nous souhaitons vous alerter sur l’augmentation des cas d’infections invasives à méningocoque (IIM) observée depuis le mois de novembre avec un niveau exceptionnellement élevé pour le mois de janvier 2025. Avec 90 cas survenus en janvier 2025 (données non consolidées), la saison 2024/25 se démarque par des niveaux d’incidence élevés, comparativement aux saisons passées.

En janvier 2025, les IIM du sérogroupe B étaient majoritaires (45% des cas), suivies des sérogroupes W (30%) et Y (25%). Depuis le mois de juillet 2024, 50 décès ont été déclarés soit une létalité de 13,7%. Les souches du sérogroupe W restent à l’origine de formes plus sévères, avec une létalité de 19,8% pour ce début de saison 2024/25.

Plusieurs études ont montré la relation temporelle entre les épidémies de grippe et les IIM, les infections grippales augmentant leur risque de survenue.

Ce DGS-Urgent appelle à votre vigilance sur le risque accru de survenue d’infections invasives à méningocoque dans le contexte épidémiologique actuel, et sur l’importance de la vaccination. Outre la prise en charge des IIM et la prophylaxie autour d’un cas, vous trouverez ci-dessous le rappel des recommandations vaccinales récentes.

1.     Rappel des caractéristiques cliniques

Les IIM sont dominées par les méningites et les méningococcémies (bactériémies à méningocoque) aiguës, dont le purpura fulminans. Les signes de méningite bactérienne chez l’enfant et l’adulte associent classiquement un syndrome infectieux et un syndrome méningé (fièvre élevée, céphalées, vomissements, raideur de la nuque, photophobies, troubles de conscience, purpura, convulsions). Des formes cliniques non méningées sont aussi décrites comme les arthrites et les formes abdominales. Le tableau clinique peut être atypique chez le nourrisson et le petit enfant et les signes d’alerte peuvent varier en fonction de l’âge du patient. Toute suspicion clinique d’IIM nécessite une prise en charge médicale urgente avec appel systématique du SAMU-Centre 15. La rapidité de prise en charge est essentielle pour le pronostic.

En cas de suspicion clinique de purpura fulminans, une antibiothérapie appropriée faisant appel à la classe des céphalosporines de 3ème génération injectables (ceftriaxone ou céfotaxime) doit être mise en route en urgence en préhospitalier. Cette antibiothérapie doit s’accompagner d’une prise en charge globale de sepsis grave associant pose de voie d’abord, remplissage vasculaire, surveillance continue des constantes vitales et transfert médicalisé (avec un appel au SAMU centre 15) vers une unité de réanimation.

2.     Circuit de signalement des cas (instruction n°DGS/SP/2018/163)

Tout cas suspect doit faire l’objet d’une confirmation par examen biologique afin d’identifier les méningocoques par culture et/ou PCR. Certains cas peuvent être considérés comme des IIM en l’absence de confirmation biologique lorsqu’ils sont caractérisés par des symptômes cliniques fortement évocateurs d’IIM.

Tout cas doit être notifié sans délai et par téléphone à l’Agence régionale de santé puis une fiche de déclaration obligatoire doit être remplie.

L’envoi au Centre national de référence (CNR) des méningocoques et Haemophilus influenzae de toute souche ou de tout matériel positif pour le méningocoque (échantillon clinique ou extrait d’ADN) est indispensable pour typage complet. Un résultat positif de la PCR ne doit pas dispenser de la mise en culture, qui seule permet d’obtenir la souche bactérienne en vue d’analyses ultérieures par le CNR et l’obtention de l’antibiogramme.

Les mesures de prophylaxie à appliquer autour d’un ou plusieurs cas d’IIM sont présentées en annexe 1.

3.     Stratégie de vaccination contre les IIM : les nouvelles recommandations en vigueur depuis le 1er janvier 2025

Face à l’augmentation des cas d’IIM sur le territoire, la stratégie la plus efficace reste la vaccination, telles que le prévoient les nouvelles recommandations du calendrier vaccinal :

  •        Concernant la vaccination contre les sérogroupes A, C, W et Y :

         – Chez les nourrissons, la vaccination tétravalente est obligatoire selon un schéma vaccinal à deux doses : une dose à l’âge de 6 mois (Nimenrix®) suivie d’une dose de rappel à l’âge de 12 mois (Nimenrix® ou MenQuadfi®) [1];

         – Chez les adolescents, la vaccination est recommandée :

–  De 11 à 14 ans selon un schéma une dose quel que soit leur vaccination antérieure (Nimenrix® ou MenQuadfi® ou Menveo®) ;

–  De 15 à 24 ans dans le cadre du rattrapage vaccinal avec un schéma une dose (Nimenrix® ou MenQuadfi® ou Menveo®).

  •         Concernant le sérogroupe B :

         –  La vaccination par le vaccin Bexsero® est obligatoire chez l’ensemble des nourrissons à partir du 1er janvier 2025 selon un schéma à trois doses (M3, M5, M12).

Un rattrapage jusqu’à 24 mois est prévu pour les nourrissons jamais vaccinés ou au statut vaccinal incomplet ou inconnu (cf. annexe 2).

Des recommandations vaccinales particulières viennent compléter l’approche du calendrier vaccinal particulier chez les personnes à risque élevé d’IIM (personnes immunodéprimées et leur entourage familial) ainsi qu’en milieu professionnel et chez les voyageurs[2].

Nous invitons les professionnels de santé à s’assurer de la vaccination de leurs patients conformément à ces recommandations.

La DGS a saisi la Haute autorité de santé pour identifier si la stratégie vaccinale contre les méningocoques notamment les recommandations concernant le rattrapage doit être révisée au regard de la situation épidémique actuelle. Les conclusions de la HAS seront rendues sous un mois.

Le détail des vaccins disponibles (avec les précisions sur le schéma vaccinal, l’interchangeabilité et les associations vaccinales) est disponible dans le calendrier vaccinal sur le site du Ministère chargé de la Santé et un tableau récapitulatif présenté en annexe 3.

Les vaccins sont disponibles en pharmacie et doivent être conservés au réfrigérateur entre + 2°C et + 8°C. Ils ne doivent pas être congelés. La vaccination peut être réalisée en cabinet libéral, en pharmacie, à l’hôpital ou en PMI (pour les enfants jusqu’à 6 ans), ou dans un laboratoire de biologie médicale (cf. tableau 1). Elle peut également être réalisée dans un centre de vaccination public. Dans ce cas, la prescription, la délivrance du vaccin et la vaccination s’effectuent sur place.

Tableau 1 : Compétences vaccinales des professionnels de santé pour la vaccination contre les infections invasives à méningocoques telles que précisées dans le calendrier vaccinal.

*sur prescription de l’acte d’injection par un médecin

*sur prescription de l’acte d’injection par un médecin

L’injection du vaccin est prise en charge par l’Assurance Maladie et les complémentaires santé dans les conditions habituelles. Il n’y a pas d’avance de frais pour la consultation dans les centres de vaccination publics et en services de Protection maternelle et infantile (PMI). Le vaccin est administré par voie intramusculaire uniquement. La vaccination doit être inscrite dans le carnet de santé ou de vaccination, et sur le carnet de vaccination électronique inclus dans l’espace numérique en santé « Mon espace santé ».

Nous vous remercions de la bonne prise en compte de ces informations et de votre mobilisation.

 
Dr Grégory EMERY

Directeur Général de la Santé

Original signé

[1] Le vaccin Neisvac n’est plus recommandé et est remplacé par l’un des vaccins quadrivalents ACWY utilisables selon l’âge.

[2] En milieu professionnel :

  •     Chez les personnels de laboratoire travaillant sur le méningocoque.

    Chez les voyageurs (Recommandations sanitaires 2024 aux voyageurs) :

  •     Se rendant dans « la ceinture de la méningite » en Afrique subsaharienne ou dans tout autre zone où sévit une épidémie (en cas de résidence ou de séjour en contact étroit avec la population) :

o          Pour les personnes de plus de 6 semaines (vaccins ACWY)

o          Pour les nourrissons âgés de 2 à 12 mois en cas d’épidémie (vaccins ACWY)

o          Pour les personnes exerçant une activité dans le secteur de la santé ou auprès des réfugiés dans les zones fortement touchées (vaccins ACWY)

o          Chez les pèlerins se rendant à La Mecque (Hadj ou Omra) :

La vaccination contre les IIM avec un vaccin méningococcique tétravalent A, C, W, Y, datant de plus de 10 jours et de moins de 3 ans, est obligatoire pour l’obtention des visas pour le pèlerinage en Arabie saoudite ; elle doit être attestée par le certificat international de vaccination, sur lequel sera collée l’étiquette du vaccin indiquant le nom du vaccin et le numéro de lot (cf. Annexe 6 du Règlement sanitaire international).


NDLR: L’injection du vaccin est prise en charge par l’Assurance Maladie et les complémentaires santé dans les conditions habituelles. Il n’y a pas d’avance de frais pour la consultation dans les centres de vaccination publics et en services de Protection maternelle et infantile (PMI). Le vaccin est administré par voie intramusculaire uniquement. La vaccination doit être inscrite dans le carnet de santé ou de vaccination, et sur le carnet de vaccination électronique inclus dans l’espace numérique en santé « Mon espace santé ». 

Préparations magistrales de quétiapine : les documents supports de l’ANSM à la loupe

Annoncé par la direction générale de la Santé (DGS) début février 2025 [1], le recours aux préparations magistrales de quétiapine est possible depuis le 17 février 2025 dans un contexte de fortes tensions d’approvisionnement des spécialités de quétiapine à libération prolongée (LP – XEROQUEL LP et génériques).

En charge d’encadrer ce dispositif, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a mis en ligne les documents sur lesquels les pharmaciens doivent s’appuyer [2].

« Les préparations magistrales ne permettront pas de couvrir l’ensemble des besoins, elles doivent être utilisées uniquement pour les patients nécessitant un traitement par quétiapine sans autre alternative », prévient néanmoins l’ANSM.

Une fabrication harmonisée sur l’ensemble du territoire français

Les préparations magistrales de quétiapine se présentent en gélule à libération immédiate (LI). Deux dosages sont autorisés :

  • quétiapine 100 mg en gélule LI ;
  • quétiapine 150 mg en gélule LI.

Une monographie [3] a été élaborée pour harmoniser et sécuriser la réalisation de ces préparations magistrales sur l’ensemble du territoire. Elle décrit la matière première, la formulation, les étapes de production, les articles de conditionnement et l’étiquetage. 

Ces préparations magistrales sont réalisées par les pharmacies préparatoires volontaires (pharmacies autorisées à la sous-traitance de préparations magistrales par les Agences régionales de santé [ARS]).

Selon les informations recueillies par VIDAL auprès de l’association des Pharmaciens des préparatoires de France (Pref), une commande globale de quétiapine a été effectuée au niveau national puis répartie (fin de semaine 7) auprès des pharmacies préparatoires engagées dans la fabrication des préparations magistrales de quétiapine.

Les pharmaciens d’officine autorisés à remplacer la spécialité prescrite par une préparation magistrale

L’ANSM a émis une recommandation autorisant les pharmaciens d’officine à délivrer ces préparations magistrales en remplacement de la spécialité de quétiapine LP prescrite lorsque celle-ci est indisponible [4]. 

Dans ces conditions, il n’est pas nécessaire de présenter une nouvelle ordonnance. Le prescripteur doit être informé de ce changement au moment de l’initiation de la forme LI, par tous les moyens possibles.

Pour remplacer une spécialité de quétiapine LP par une forme LI, le pharmacien doit se référer au tableau d’équivalence posologique suivant : 

Tableau – Équivalence posologique quétiapine LP – quétiapine LI

Pour les doses de 100 à 300 mg par jour, le traitement est administré en 1 prise par jour, le soir au coucher.

Pour des doses de 400 mg et plus par jour, le traitement est réparti en 2 prises par jour, le matin et le soir au coucher. 

Mentions à faire figurer sur l’ordonnance par le pharmacien

Le pharmacien inscrit sur l’ordonnance :

  • la mention « préparation magistrale n° (numéro d’ordonnancier) à base de quétiapine en remplacement de la spécialité à base quétiapine prescrite selon la recommandation de l’ANSM » ;
  • la posologie correspondante.

Lors de chaque délivrance, il doit remettre au patient la fiche d’utilisation de préparation magistrale [56] dans laquelle sont notamment décrites les consignes de prise.

La durée de conservation des gélules de quétiapine 100 et 150 mg est de 6 semaines, à température ambiante (15 à 25 °C). Une date de péremption figure sur le conditionnement.

Les préparations magistrales de quétiapine sont prises en charge par l’Assurance maladie.

Des délais et des précautions à prendre en compte

La première dose de la formulation LI doit être prise environ 24 heures après la dernière dose de la formulation LP.

Lorsque la dose de quétiapine LI doit être prise en 2 fois (matin et soir – pour des doses de 400 mg et plus), un délai de 8 à 12 heures doit être respecté entre les prises. Le patient doit être informé :

  • du risque de somnolence après la prise matinale du traitement : il faut déconseiller la conduite de véhicules avant de connaître sa sensibilité individuelle à ce risque ;
  • du risque d’hypotension.

Chez certains patients, notamment les personnes âgées, ceux à risque de présenter une hypotension orthostatique, une sédation, ou ceux traités par des médicaments agissant sur le système cardiovasculaire ou des médicaments dépresseurs du système nerveux central, la répartition des prises dans la journée pourra être ajustée. 
Le pharmacien peut consulter le médecin prescripteur pour obtenir des recommandations spécifiques ou des ajustements de la prescription ou équivalent.

Motifs d’orientation vers le prescripteur

En raison de la variation pharmacocinétique entre les formes LP et LI, une vigilance accrue est recommandée durant la période de transition. Le pharmacien doit conseiller au patient de voir son médecin en cas d’effet indésirable ou de symptôme clinique qu’il jugerait inhabituel lié à ce changement de médicament.

Pour en savoir plus

[1] DGS-Urgent n°2025_05 : Mise en place de la dispensation à l’unité et des préparations magistrales dans un contexte de fortes tensions en quétiapine (DGS, 11 février 2025)]

[2] Fortes tensions d’approvisionnement en quétiapine (Xeroquel LP et génériques) : nouvelles conduites à tenir (ANSM, mise à jour du 14 février 2025)

[3] Monographie pour les préparations magistrales de quétiapine (ANSM, février 2025)

[4] Recommandation pour le remplacement d’une spécialité de quétiapine LP par une préparation magistrale de quétiapine LI (ANSM, février 2025)

[5] Fiche d’utilisation de préparation magistrale – Quétiapine 100 mg gélule à libération immédiate (ANSM, février 2025)

[6] Fiche d’utilisation de préparation magistrale – Quétiapine 150 mg gélule à libération immédiate (ANSM, février 2025)

source Vidal


Le conseil du syndicat: Imposer aux médecins de faire une ordonnance spéciale avec la mention  » PMR en l’absence d’équivalent thérapeutique ».

Classement des salariés vaccinateurs en suivi individuel renforcé de leur état de santé 2025-09

L’essentiel

Fréquemment interrogés sur le classement des salariés vaccinateurs en suivi individuel de leur état de santé par le médecin du travail, la présente circulaire revient sur les raisons qui peuvent justifier un tel classement et vous présente les marges de manœuvre dont dispose l’employeur pour tenter de l’éviter.


Fréquemment interrogés sur le classement des salariés vaccinateurs en suivi individuel de leur état de santé par le médecin du travail, il nous semble opportun d’expliciter les raisons qui peuvent justifier un tel classement (I) et de vous présenter les marges de manœuvre dont dispose l’employeur pour tenter de l’éviter (II).

I/ Le classement des salariés vaccinateurs en suivi individuel de leur état de santé

Avant de s’interroger sur les marges de manœuvre dont dispose l’employeur face à une proposition de classement des salariés vaccinateurs en suivi individuel de leur état de santé (SIR) (II), il convient de comprendre les raisons qui motivent les services de santé au travail (SST) à proposer un tel classement (A) et de rappeler ses conséquences concrètes (B).

A/ De nouvelles missions qui impliquent de nouveaux risques

Depuis plusieurs années, pharmaciens et préparateurs en pharmacie se voient confier des « nouvelles missions » par les pouvoirs publics : vaccination, tests de dépistage…

Ces nouvelles missions peuvent également faire peser de nouveaux risques sur le personnel officinal. C’est principalement le cas de la vaccination, avec le risque d’accident exposant au sang (AES).

Nombreux sont nos adhérents à nous indiquer que leur service de santé au travail motive le classement des salariés vaccinateurs en SIR motif pris de leur exposition à la grippe ou à la covid-19. Or, une telle motivation n’est pas pertinente puisque la manipulation d’un vaccin n’est pas, en soi, susceptible de transmettre la maladie. Quant au risque d’une contamination aéroportée, les salariés vaccinateurs n’y sont pas plus exposés que les salariés affectés à la délivrance des médicaments au comptoir, voire même que les salariés des autres commerces, qui sont au contact de clients malades, ou porteurs de maladies non déclarées.

D’autres adhérents nous ont fait part de cas de classement en SIR en raison de l’exposition des salariés vaccinateurs aux agents biologiques pathogènes des groupes 3 et 4[1]. Une telle motivation du classement en SIR des salariés vaccinateurs est plus pertinente. En effet, si la contamination par certains de ces agents biologiques peut être évitée grâce à la vaccination (Covid-19, hépatite B, grippe[2]…), les groupes 3 et 4 des agents biologiques pathogènes recensent également des maladies transmissibles par un contact au sang, et contre lesquelles il n’existe aucun vaccin (VIH notamment).

Dès lors, le risque ne pouvant être totalement être écarté, le classement des salariés en SIR peut se justifier.

B/ Les conséquences d’un classement en suivi individuel renforcé

Les salariés classés en SIR bénéficient d’une surveillance accrue de la part du service de santé au travail qui passe par un examen médical tous les quatre ans (tous les cinq ans en cas de suivi individuel classique) par le médecin du travail (par un professionnel de santé du travail : interne en médecine du travail, infirmier…, en suivi individuel classique) et une visite intermédiaire (au plus tard deux ans après l’examen médical) par un professionnel de santé du travail.

Hormis l’aptitude du salarié à occuper son poste, ces examens sont aussi l’occasion de sensibiliser le salarié aux risques encourus ainsi qu’aux moyens de prévention à mettre en œuvre, voire de proposer des adaptations de son poste de travail.

Le classement en SIR des salariés implique également, pour l’employeur, une augmentation de la tarification de sa cotisation au service de santé au travail.

Les missions des services de santé au travail ne se résumant pas qu’aux seuls examens médicaux des salariés, les employeurs dont certains salariés sont classés en SIR ne doivent pas hésiter à solliciter l’expertise de leur service de santé au travail pour obtenir des conseils et un accompagnement dans la mise en place de mesures de prévention de nature à minimiser les risques.

II/ De quelles marges de manœuvre dispose l’employeur ?

Si l’évaluation des risques et la mise en œuvre de dispositifs de prévention sont autant d’outils dont dispose l’employeur pour tenter de limiter la réalisation du risque (A), le risque zéro n’existe pas. A ce titre, le médecin du travail demeure seul compétent pour décider du suivi de l’état de santé des salariés et l’employeur a l’obligation de tenir compte de ses recommandations sous peine de manquer à son obligation de santé et de sécurité (B).

A/ Evaluation des risques et dispositifs de prévention : diminuer le risque le plus possible

Bien que le risque de contamination à des agents biologiques pathogènes des groupes 3 et 4 contre lesquels il n’existe aucun vaccin ne puisse être totalement écarté, l’employeur dispose de plusieurs moyens, qu’il doit mettre en œuvre, pour diminuer la probabilité de réalisation de ce risque.

Ces moyens sont :

  • l’évaluation des risques, au moyen de la mise à jour du document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP)[3];
  • au vu de cette évaluation, la mise en place de dispositifs de prévention:
    • équipement de protection individuelle des salariés vaccinateurs : blouse, charlotte, masque, lunettes de protection, utilisation de gants anti-piqûre ;
    • affectation à la vaccination des seuls salariés vaccinés contre l’hépatite B (voire contre la grippe et la covid-19) ;
    • procédures de prise en charge des accident d’exposition au sang : formation des salariés pour connaître les premiers soins à prodiguer (cf. la fiche pratique de l’INRS « conduite à tenir en cas d’accident avec exposition au sang » jointe à la présente circulaire).

La mise en place de ces mesures peut permettre de minimiser les risques et de démontrer au service de santé au travail que le classement en SIR des salariés vaccinateurs n’est peut-être pas nécessaire.

B/ L’employeur doit tenir compte des recommandations du médecin du travail

Quels que soient les moyens de prévention mis en place par l’employeur, et dans la mesure où la réalisation du risque ne peut être totalement écartée, le médecin du travail demeure seul compétent pour apprécier l’opportunité de classer les salariés en SIR.

Cette appréciation s’effectue en fonction du poste occupé, mais également de l’état de santé de chaque salarié, ce dernier élément n’étant pas nécessairement connu de l’employeur (exemple des facteurs aggravants en cas de contamination à la covid-19).

L’employeur étant seul compétent pour modifier le type de suivi de l’état de santé de ses salariés, le service de santé au travail ne peut formuler que des propositions. Ces propositions ne doivent toutefois pas être prises à la légère.

En effet, face à une recommandation de son service de santé au travail de classer ses salariés vaccinateurs en SIR, l’employeur peut faire valoir qu’il n’y est pas favorable, compte tenu des moyens de prévention mis en place dans son officine. Toutefois, à défaut de réussir à convaincre son service de santé au travail de revenir sur sa proposition, l’employeur est tenu, en vertu des dispositions du code du travail, d’en tenir compte[4]

A défaut, l’employeur manque à son obligation de santé et de sécurité de ses salariés et pourrait voir sa responsabilité engagée, pour faute inexcusable, avec ce que cela implique en termes d’indemnisation de son salarié, dans l’hypothèse où l’un de ses salariés serait contaminé à la suite d’un accident avec exposition au sang.

Pour conclure, si malgré les mesures de prévention mises en place par l’employeur, le service de santé au travail considère qu’un ou plusieurs salariés doivent être classés en suivi individuel renforcé de leur état de santé, en raison notamment de leur activité de vaccination ou autre, l’employeur a l’obligation de s’y conformer.

L’employeur pourra, s’il estime que la recommandation de son service de santé au travail n’est pas justifiée, saisir le conseil de prud’hommes d’une demande de contestation de la proposition du médecin du travail, en application de l’article L. 4624-7 du code du travail, afin de faire trancher le différend.

[1] Selon les dispositions de l’article R. 4624-23 du code du travail, l’exposition aux agents biologiques des groupes 3 et 4 mentionnés par l’arrêté du 16 novembre 2021 fixant la liste des agents biologiques pathogènes justifie un classement en SIR.

[2] A toutes fins utiles, précisons que la grippe saisonnière relève du groupe 2 des agents biologiques pathogènes et qu’à ce titre, le risque de contamination par la grippe ne peut, à lui seul, constituer un motif pertinent de classement des salariés en SIR. La recommandation d’un classement en SIR par un service de santé au travail motivée exclusivement par l’exposition au virus de la grippe peut donc être écartée. La Covid-19, quant à elle, relève du groupe 3.

[3] La FSPF a mis au point, en partenariat avec l’INRS, un outil en ligne d’aide à la rédaction du DUERP (cf. notre circulaire n° 2023-22 du 11 mai 2023).

[4] Cf. article L. 4624-6 du code du travail.

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