RAPPEL: Projet d’accueil individualisé (PAI)

Nous sommes de plus en plus souvent, et surtout en cette période de rentrée, confrontés à des prescriptions multiples pour un PAI pour raison de santé (projet d’accueil individualisé).

Les pharmaciens sont confrontés à des prescriptions de PAI pour un même enfant dans le cadre de la vie en collectivité.

Il avait été précisé en CPL 2024 qu’il n’existe pas de texte règlementaire en la matière autre que l’article D. 351-9 du Code de l’éducation et la Circulaire MENJS / DGESCO C2‑CT du 10.02.2021.

La commission paritaire locale avait décidé:

L’ordonnance doit mentionner « PAI ». 

Concernant les trousses d’urgence, celles-ci :

– ne doivent comporter que des médicaments nécessaires pour l’urgence allergique (adrénaline, salbutamol, corticoïdes, …) et ne pas comporter les traitements habituels (chronique ou aigus saisonnier) de l’enfant.

– peuvent être prises en charge dans la limite maximale de 4 trousses par an mais ne doivent pas être renouvelées systématiquement (par exemple à chaque rentrée scolaire, changement d’école, déplacement), mais renouvelées uniquement à la fin de la date de péremption des médicaments et individuellement pour chaque médicament.

La CPAM13 a rappelé en 2024 que la facturation à l’Assurance Maladie pour les 4 trousses pouvait se faire en une fois.

Dr Valérie OLLIER

Présidente du syndicat général des pharmaciens des Bouches du Rhône


Qu’est-ce qu’un projet d’accueil individualisé (PAI) ? service public gouvernement

IMPORTANT: Le PAI concerne une pathologie ou un trouble constaté pendant l’année scolaire. Sa durée de validité peut donc varier.

Il peut être reconduit d’une année sur l’autre.

Le PAI peut aussi être revu et adapté en cas d’évolution de la pathologie ou en prévision d’un voyage ou d’une sortie scolaire.

Covid-19 : mise à jour de nos foires aux questions


En février 2025, nous vous informions de l’abrogation de plusieurs mesures exceptionnelles de gestion de la crise sanitaire liée au Covid-19 prises dans le cadre de l’état d’urgence, à compter du 1er mars 2025.

Depuis, un nouvel arrêté publié au Journal officiel du 26 décembre 2025 est intervenu et a mis fin à plusieurs mesures exceptionnelles prises durant l’état d’urgence notamment :

  • la suppression de la formation à la vaccination dispensée par les pharmaciens d’officine entre pairs ;
  • la fin de l’autorisation permettant aux étudiants en pharmacie de deuxième cycle d’administrer les vaccins contre la grippe et la Covid-19 ;
  • la fin de la participation des pharmaciens d’officine retraités aux campagnes de vaccination contre la Covid-19 et la grippe.

Afin de tenir compte de ces différentes évolutions, nous avons actualisé nos foires aux questions (FAQ) dédiées à la vaccination contre le covid-19, aux autotests et aux tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) antigéniques, ainsi que notre tableau récapitulatif des mesures exceptionnelles de gestion de la crise sanitaire liée au covid-19.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– Site internet de la FSPF – Covid-19 : Fin des mesures exceptionnelles, mobilisons-nous pour la prise en charge du dépistage !

– Arrêté du 13 février 2025 portant abrogation de diverses mesures de gestion de la crise sanitaire ;

– Arrêté du 1er juin 2021 relatif aux mesures d’organisation et de fonctionnement du système de santé maintenues en matière de lutte contre la covid-19 ;

Mars Bleu : informez, sensibilisez, proposez le dépistage du cancer colorectal !


Deuxième cause de mortalité par cancer en France, le cancer colorectal est pourtant guéri dans 9 cas sur 10 s’il est détecté tôt. Son dépistage précoce illustre donc l’importance et l’intérêt des démarches préventives en santé publique.

Depuis l’entrée en vigueur de la convention pharmaceutique de 2022, le pharmacien d’officine est pleinement reconnu comme un acteur de proximité du dépistage organisé du cancer colorectal. À ce titre, il peut remettre aux personnes éligibles, âgées de 50 à 74 ans, des kits de dépistage pris en charge par l’Assurance maladie.

Chaque année au mois de mars, l’Institut national du cancer lance l’opération de sensibilisation et de promotion du dépistage intitulée « Mars Bleu ». Au-delà des campagnes de communication nationale menées par l’institut, l’opération est déclinée territorialement via les Agences régionales de santé.

Dans ce contexte, les pharmaciens ont un rôle déterminant à jouer pour informer, sensibiliser et accompagner les patients dans cette démarche de prévention. Leur proximité avec la population en fait des relais essentiels pour renforcer la participation au dépistage organisé.

La Fédération vous encourage donc à participer activement aux opérations de promotion du dépistage proposées par votre Agence régionale de santé, et à l’amélioration de l’accès à la prévention, au bénéfice de la santé des Français.

Ce mois-ci, mais également tout au long de l’année, sensibilisez vos patients et proposez leur un kit de dépistage !

Vous retrouverez les conditions d’éligibilité et les modalités de formation, de facturation et de rémunération dans l’e-book de la nouvelle convention pharmaceutique mis à votre disposition par la FSPF en cliquant ICI et ICI (accès réservé aux adhérents).

Collyres d’atropine : appel à la vigilance pour les enfants de moins de 3 ans

Dans une communication actualisée en date du 24 février 2026, l’ANSM rappelle que la spécialité Atropine 0,3 % collyre du laboratoire ALCON n’est plus disponible sur le marché depuis décembre 2025. Cet arrêt de commercialisation fait suite à la présence de dérivés de mercure utilisés comme conservateurs dans les collyres du laboratoire ALCON.

Conformément aux recommandations du Conseil national professionnel d’ophtalmologie et de la Société française d’ophtalmologie, la spécialité Atropine Alcon 0,3 % utilisée chez les nourrissons et les enfants de moins de 3 ans est remplacée par le collyre COLIROFTA ATROPINA® 5 mg/ml correspondant à l’atropine 0,5 % (importé d’Espagne).

L’ANSM attire toutefois l’attention des pharmaciens d’officine sur le risque de confusion de cette spécialité avec COLIROFTA ATROPINA® 10 mg/ml, correspondant à l’atropine 1 % dans la mesure où leurs conditionnements sont très proches.

En conséquence, avant toute délivrance destinée à un enfant de moins de 3 ans, il vous est demandé de :

  • Vérifier avec la plus grande attention la concentration mentionnée sur l’emballage afin de prévenir tout risque d’erreur médicamenteuse (COLIROFTA ATROPINA® 5 mg/ml pour eux) ;
  • Rappeler aux représentants légaux de l’enfant de ne pas dépasser une goutte par œil et par jour.

Tout effet indésirable grave et/ou inattendu devra faire l’objet d’un signalement : signalement.social-sante.gouv.fr

Info Asssurance Maladie : Lutter contre la iatrogénie médicamenteuse

La iatrogénie médicamenteuse constitue une cause fréquente de complications évitables chez les personnes âgées, en particulier dans les situations de polymédication (au moins 5 médicaments) voire d’hyperpolymédication (au moins 10 médicaments). Afin de renforcer la prévention et la prise en charge de ces situations complexes, l’Assurance Maladie se mobilise aux côtés des professionnels de santé, prescripteurs comme pharmaciens.

Dans ce cadre, la Convention nationale des pharmaciens titulaires a inscrit les bilans partagés de médication (BPM)au cœur des missions officinales. Ces bilans constituent un outil essentiel de repérage, d’analyse et d’optimisation des traitements, en lien étroit avec le médecin traitant, et représentent le premier niveau de prise en charge de la iatrogénie médicamenteuse en ville.

Toutefois, certaines situations particulièrement complexes peuvent dépasser le champ d’intervention des BPM, notamment en cas d’hyperpolymédication, d’événements indésirables médicamenteux répétés, de défaut d’adhésion thérapeutique ou de difficultés majeures d’adaptation thérapeutique.

C’est dans ce contexte que, depuis janvier 2025, des Centres Experts de Prévention et de Prise en charge de l’Iatrogénie Médicamenteuse (CEPPIM) se déploient en régions PACA et Corse. Ces centres interviennent en second recours, en appui des professionnels de ville dont les pharmaciens officinaux, pour la prise en charge de patients présentant un risque iatrogène élevé nécessitant une expertise spécialisée.

Les CEPPIM reposent sur une approche pluridisciplinaire, associant a minima un médecin et un pharmacien clinicien hospitalier. Selon les besoins du patient, d’autres professionnels tels que des infirmiers, diététiciens, psychologues, assistantes sociales, peuvent être mobilisés. À l’issue de la prise en charge, une synthèse pluridisciplinaire est partagée avec l’ensemble des professionnels impliqués dans le suivi du patient, notamment avec le pharmacien d’officine, par messagerie sécurisée et via le DMP.

Ces structures ont pour objectifs de :

  • contribuer à la réduction des événements indésirables médicamenteux tout au long du parcours de soins,
  • optimiser la prise en charge médicamenteuse des patients complexes grâce à une collaboration renforcée entre la ville et l’hôpital,
  • soutenir let compléter les pratiques interdisciplinaires existantes, en particulier celles mises en œuvre en officine.

Dans la continuité des bilans partagés de médication, vous pouvez, en tant que pharmacien, orienter les patients âgés complexes vers un CEPPIM, lorsque la situation le nécessite.

Un mémo pratique vous est proposé afin de préciser les critères d’éligibilité et les modalités d’orientation vers ces centres.

L’Assurance Maladie se tient à vos côtés pour soutenir une prise en charge graduée, coordonnée et sécurisée, au bénéfice des patients âgés.

Votre correspondant de l’Assurance Maladie

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