Mesdames, Messieurs,

L’amoxicilline, seule ou en association à l’acide clavulanique, fait l’objet de fortes tensions d’approvisionnement en France. Les formes de ces antibiotiques les plus impactées sont principalement les suspensions buvables en flacon, qui sont majoritairement prescrites en ville chez les enfants.

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) met tout en œuvre pour sécuriser au mieux la situation et garantir la couverture des besoins des patients, en lien avec les associations de patients et les professionnels de santé.

Dans ce contexte, la prescription comme l’utilisation à bon escient de ces antibiotiques sont essentielles. Nous rappelons que les antibiotiques n’ont aucune efficacité contre les infections virales, dont les bronchiolites, la grippe, le Covid-19, les rhinopharyngites et la grande majorité des angines et des otites.

Ces tensions concernent toute l’Europe, ainsi que d’autres marchés internationaux. Les formes les plus concernées sont :

●      Clamoxyl (amoxicilline) et génériques (dosages 125 mg/5ml, 250 mg/5 ml et 500 mg/5 ml) ;

●      Augmentin (amoxicilline/acide clavulanique) et génériques (dosage 100 mg/12,5 mg/ml).

Ce sont les antibiotiques les plus prescrits chez l’enfant. D’autres formes orales, plutôt destinées à l’adulte (comprimés, gélules, etc.), font également l’objet de tensions.

Les laboratoires expliquent ces tensions en amoxicilline par l’augmentation très importante de la consommation en antibiotiques couplée à des difficultés sur les lignes de production industrielle. Lors de la pandémie de Covid-19, la demande en amoxicilline avait très fortement diminué, conduisant à une réduction voire un arrêt de certaines lignes de production, qui n’ont pas retrouvé leur capacité de production d’avant la pandémie.

L’ANSM a demandé aux laboratoires d’augmenter leur capacité de production. Des investigations sont également en cours pour identifier des pistes d’importation de ces antibiotiques depuis l’étranger.

Recommandations pour les médecins

Ces recommandations ont été élaborées en lien avec le groupe de pathologie infectieuse pédiatrique (GPIP) de la Société française de pédiatrie (SFP), l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA), et la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF).

1.     Nous rappelons que les antibiotiques ne doivent pas être prescrits dans des situations qui ne le nécessitent pas (infections dont l’origine est très majoritairement virale), à savoir :

  • Rhinopharyngite, laryngite ;
  • Otite congestive, otite séreuse et otite de diagnostic incertain ;
  • Bronchiolite, bronchite aiguë ;
  • Angine aiguë chez l’adulte :

Sauf si vous avez réalisé un test rapide d’orientation diagnostique (Trod) à streptocoque bêta-hémolytique du groupe A (sga), et que le résultat est positif;

Si le Trod ne peut pas être réalisé lors de la consultation, vous pouvez recourir à une ordonnance de dispensation conditionnelle pour les antibiotiques : inscrivez sur l’ordonnance « Si Trod angine positif, sous x jours calendaires ». Ainsi, le pharmacien ne délivrera l’antibiotique que si le résultat du Trod réalisé à l’officine est positif ;

  • Angine aiguë chez un enfant âgé de moins de 3 ans ;
  • Grippe et Covid-19 ;
  • Crise d’asthme fébrile ;
  • Suspicion de pneumonie sans examen de confirmation (radiographie ou échographie, dosage de la CRP sérique) ;
  • Infections cutanées superficielles (impétigo) et dermatoses impétiginisées ;
  • Fièvre non expliquée.

Si votre patient présente une infection virale, ne nécessitant pas d’antibiotiques, remettez-lui une ordonnance de non-prescription.

2.     Si un antibiotique est nécessaire, suivez les recommandations de bonne pratique élaborées par la Haute Autorité de santé en considérant ces adaptations :

  • Limitez à 5 joursla durée d’un traitement par antibiotiques oraux dans la plupart des pathologies infectieuses courantes (angines bactériennes, otites, pneumonies…) ;
  • En cas d’otite moyenne aiguë purulente du nourrisson et de l’enfant, vous pouvez initier une antibiothérapie :

○ d’emblée, chez le nourrisson âgé de moins de 6 mois ; ou si otite compliquée (fièvre élevée, otalgie intense et otorrhée) ;

○ si absence d’amélioration en 36-48 heures sous antipyrétique, chez le nourrisson de plus de 6 mois et l’enfant.

Recommandations pour les pharmaciens

Un contingentement quantitatif est déjà mis en place en ville et à l’hôpital pour gérer au mieux les stocks disponibles.

Dans ce contexte de fortes tensions en amoxicilline et amoxicilline-acide clavulanique par voie orale, vous devez tenir compte :

●      Prise en charge des angines aiguës

○      Devant toute prescription d’amoxicilline, vérifiez la présence du résultat du Trod. En cas de doute, contactez le médecin ; vous pouvez si nécessaire effectuer vous-même le Trod (à partir de 10 ans) ;

○      Si un patient se présente à vous avec les symptômes d’une angine et sans consultation médicale préalable, effectuez un Trod angine ;

●      Dispensation des antibiotiques

○      Dispensez autant que possible ces antibiotiques dans des conditionnements adaptés à une durée de traitement de 5 jours recommandée dans la plupart des pathologies infectieuses courantes (angines bactériennes, otites, pneumonies…) ;

○     Priorisez la dispensation à l’unité des spécialités dès que cela est possible.

Toutes ces recommandations sont également disponibles sur le lien suivant : https://ansm.sante.fr/actualites/amoxicilline-des-recommandations-pour-contribuer-a-garantir-la-couverture-des-besoins-des-patients. Et seront complétées dans les semaines à venir au fur et à mesure de l’avancée des travaux avec nos parties prenantes.

Dr Grégory EMERY

Directeur Général adjoint de la Santé

Signé


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.

Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VS

Vaccination: Rappel simple pour celles et ceux qui n’ont pas bien compris.

Certains adhérents nous contactent parce qu’ils n’ont pas bien compris les nouveautés sur la vaccination. Concrètement, les officinaux sont, à partir du 7 novembre, autorisés à injecter les vaccins de la liste ci-dessous, en facturant l’acte via le code RVA, pour une rémunération de 7,50 euros.

ATTENTION: Il faudra attendre un nouvel arrêté vers le 1er janvier 2023 pour que la prescription officinale de l’ensemble des vaccins du calendrier soit également possible. En attendant, la prescription médicale est obligatoire (sauf renouvellement annuel grippe).

La LISTE:

Arrêté du 21 avril 2022 fixant la liste des vaccins que les pharmaciens d’officine sont autorisés à administrer en application du 9° de l’article L. 5125-1-1 A du code de la santé publique et la liste des personnes pouvant en bénéficier

En application du 9° de l’article L. 5125-1-1 A du code de la santé publique, les pharmaciens d’officine, des pharmacies mutualistes et de secours minières sont autorisés à administrer les vaccinations suivantes :
1° Vaccination contre la grippe saisonnière ;
2° Vaccination contre la diphtérie ;
3° Vaccination contre le tétanos ;
4° Vaccination contre la poliomyélite ;
5° Vaccination contre la coqueluche ;
6° Vaccination contre les papillomavirus humains ;
7° Vaccination contre les infections invasives à pneumocoque ;
8° Vaccination contre le virus de l’hépatite A ;
9° Vaccination contre le virus de l’hépatite B ;
10° Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe A ;
11° Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe B ;
12° Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe C ;
13° Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe Y ;
14° Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe W ;
15° Vaccination contre la rage.
Pour ces vaccinations, ils utilisent des vaccins monovalents ou associés.


RAPPEL de l’article 4 de la convention nationale des pharmaciens titulaires d’une officine pour la vaccination:

ARTICLE IV
PRÉVENTION
I – Vaccination


Afin d’améliorer la couverture vaccinale en France et de faciliter le parcours patient souhaitant se faire vacciner, le pharmacien peut, en application de l’article L. 5125-1-1 A du code de la santé publique, vacciner sous certaines conditions. Dans cas, il est éligible à une rémunération dans les conditions prévues au 14° de l’article L. 162-16-1 du code de la sécurité sociale.


A. – Mission du pharmacien

Pour percevoir les honoraires de vaccination, le pharmacien doit conserver les éléments attestant avoir satisfait aux conditions prévues par les textes pris en application de l’article L. 5125-1-1 A du code de la santé publique qui doivent être transmis par le pharmacien aux organismes d’assurance maladie qui le demandent.
Dans le cadre de cette mission, le pharmacien doit notamment s’assurer de :


– l’identification des personnes éligibles à la vaccination ;
– la vérification de l’éligibilité du patient à la vaccination ;
– la vérification de l’absence de problème physique, psychique ou cognitif qui nécessiterait d’orienter le patient vers le médecin traitant ;
– l’explication aux patients des recommandations sur la vaccination ;
– l’information du patient sur les éventuels effets indésirables ;
– la vérification des contre-indications par analyse des ordonnances à disposition et des dispensations antérieures de médicaments dès lors que cela est possible et notamment par consultation de l’espace numérique en santé ou par interrogation du patient ;
– la mise en œuvre du protocole de vaccination tel que défini par les textes ;
– la gestion des éventuels signes évocateurs d’une réaction anaphylactique post-vaccinale ;
– l’élimination des déchets d’activités de soins à risque infectieux produits dans le cadre de la vaccination, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur ;
– la transcription de la vaccination dans les conditions prévues aux articles R. 5132-9 et R. 5132-10 du code de la santé publique en y ajoutant les mentions relatives à la date d’administration du vaccin et à son numéro de lot ;
– la transmission de l’information sur la réalisation de la vaccination au médecin traitant, sauf opposition du patient ;
– l’inscription dans le carnet de vaccination de l’espace numérique en santé de la personne vaccinée du nom et du numéro de lot du vaccin administré ainsi que la date d’administration du vaccin.

B. – Modalités de rémunération
1. Vaccination contre la grippe


Le pharmacien peut vacciner les personnes majeures les plus exposées au virus de la grippe, telles que définies par les recommandations vaccinales en vigueur. L’honoraire de vaccination est facturé par le pharmacien, sur production du bon de prise en charge prévu à cet effet par l’assurance maladie. Dans l’hypothèse où la personne éligible ne dispose pas du bon de prise en charge, un téléservice accessible depuis le portail internet de l’assurance maladie dédié aux professionnels de santé, permet aux pharmaciens de procéder à l’édition papier d’un bon de prise en charge vierge. Dans ce cas, la vaccination et la facturation de l’honoraire de vaccination sont conditionnées à la vérification par le pharmacien de l’éligibilité de l’assuré à la vaccination antigrippale. Il incombe au pharmacien dans ce cadre de s’assurer qu’il exerce sa mission dans le respect des textes qui la régissent et des recommandations vaccinales en vigueur.
Pour la réalisation des missions de vaccination le pharmacien perçoit un honoraire de vaccination contre la grippe de 7,5 € TTC. Ce tarif est majoré d’un coefficient de 1,05 dans les départements et collectivités d’outre-mer.


2. Vaccination à l’exception de la vaccination contre la grippe


L’honoraire de vaccination ne peut être facturé que pour l’un des vaccins mentionnés par l’arrêté pris en application du 14° de l’article L. 162-16-1 du code de la sécurité sociale.
Sous réserve que la réglementation le permette, le pharmacien peut vacciner après avoir renseigné un bon de prise en charge accessible depuis le portail internet de l’assurance maladie dédié aux professionnels de santé qui vaut prescription pour les vaccins à prescription obligatoire si la personne ne dispose pas d’une prescription préalable établie par un autre professionnel de santé.
Le tarif des honoraires liés à la vaccination est fixé comme suit :


– 7,5 € TTC lorsque la personne dispose pour la vaccination en officine d’une prescription préalable établie par un professionnel de santé autre que le pharmacien ou que la délivrance du vaccin ne nécessite pas de prescription ;
– 9,6 € TTC lorsque la personne ne dispose pas d’une prescription préalable établie par un autre professionnel de santé.


Ces tarifs sont majorés d’un coefficient de 1,05 dans les départements et collectivités d’outre-mer.
En application de l’article L. 162-16-1 du code de la sécurité sociale, ces dispositions s’appliquent à l’expiration d’un délai de six mois à compter de l’approbation de la convention.

Une belle opportunité pour la profession – Le bilan partagé de médication : l’accompagnement pharmaceutique des patients âgés polymédiqués

Le bilan partagé de médication s’adresse aux patients de plus de 65 ans souffrant d’une ou plusieurs pathologies chroniques et présentant au moins cinq molécules ou principes actifs prescrits pour une durée supérieure ou égale à 6 mois.


COMMENT ACCOMPAGNER UN PATIENT ÂGÉ POLYMÉDIQUÉ ?

La polymédication des personnes âgées, si elle se justifie par l’incidence plus importante des pathologies à partir d’un certain âge, pose un certain nombre de difficultés du fait du risque iatrogénique accru par la vulnérabilité plus aigüe de cette population aux effets indésirables des médicaments.

Le bilan partagé de médication (BPM) est un processus continu fondamental dans la lutte contre la iatrogénie en coordination avec le médecin traitant pour :

  • évaluer l’observance et la tolérance du traitement ;
  • identifier les interactions médicamenteuses ;
  • vérifier les conditions de prise et le bon usage des médicaments.

Téléchargez le formulaire d’adhésion (PDF) destiné au pharmacien et au patient adhérent.

Le bilan partagé de médication vise aussi à répondre aux interrogations des patients sur leurs médicaments et leurs effets, à améliorer leur appropriation et leur adhésion aux traitements, et à optimiser la prise de leurs médicaments.

Téléchargez la brochure du bilan partagé de médication (PDF) pour expliquer votre démarche à votre patient.

Bon à savoir

Le patient est libre d’accepter ou non votre accompagnement. Demandez-lui d’apporter pour l’entretien de recueil :

  • ses ordonnances ou traitements en cours ;
  • ses analyses biologiques ;
  • tous les médicaments qu’il prend avec ou sans prescription.

Les étapes de l’accompagnement

La constitution du bilan partagé de médication comprend plusieurs étapes  :;

  • un entretien de recueil des traitements pouvant s’appuyer sur le Dossier Médical Partagé (DMP) ;
  • une analyse des traitements du patient avec transmission de votre conclusion au médecin traitant puis enregistrement dans le DMP ;
  • un entretien-conseil au cours duquel vous ferez part au patient de vos conclusions et de vos échanges éventuels avec son médecin traitant ; vous lui délivrerez ensuite vos recommandations sous forme de plan d’accompagnement pour le bon usage de ses médicaments ;
  • des entretiens de suivi d’observance ;
  • un bilan des entretiens réalisés.

Téléchargez la liste des éléments (PDF) que votre patient doit apporter pour l’entretien de recueil.


Le bilan partagé de médication en Ehpad

Les patients résidant en Ehpad ne sont pas autonomes dans la prise de leur traitement, ils ne sont donc pas éligibles au BPM. Cependant, cette population étant très sensible au risque iatrogénique du fait de son âge et de la forte proportion de patients polymédiqués, une adaptation du BPM a été réalisée afin de leur en faire bénéficier. Les supports à utiliser sont ceux du BPM, certaines adaptations sont néanmoins nécessaires. Pour en savoir plus, téléchargez le mémo sur le BPM en Ehpad (PDF).


L’ENTRETIEN DE RECUEIL D’INFORMATION

L’entretien de recueil d’information vise à : 

  • expliquer au patient les objectifs du bilan de médication et son déroulement ;
  • recueillir les informations générales sur le patient mais aussi ses habitudes de vie et son état physiologique ;
  • recenser l’ensemble des traitements pris par le patient ainsi que leur connaissance par le patient.

Lors de cet entretien, les informations recueillies concernent : 

  • les habitudes de vie du patient ;
  • son état physiologique ;
  • l’ensemble de ses médicaments prescrits ou non, et la connaissance qu’il en a ;
  • l’analyse des prises de médicaments.

Téléchargez le formulaire d’entretien de recueil d’information (PDF).


L’ANALYSE DES TRAITEMENTS DU PATIENT

Dans un premier temps, il s’agit de vérifier sur la base des éléments en votre possession les posologies et les contre-indications de chaque médicament

Dans un second temps, votre logiciel métier vous permettra de vérifier toutes les interactions médicamenteuses en indiquant tous les médicaments que prend le patient (prescrits ou non).

Au vu des éléments de l’entretien de recueil et de votre analyse, vous pourrez : 

  • préconiser des changements de forme galénique,
  • ou alerter le médecin traitant d’une rupture de consommation de traitement, d’une mauvaise observance, de la survenue d’effets indésirables, d’interactions médicamenteuses…

Enfin, vous compléterez la fiche de transmission avant de l’envoyer au médecin traitant, si possible via la messagerie sécurisée, et de l’enregistrer dans le DMP. Le cas échéant, vous échangerez avec le médecin traitant sur les éléments du bilan partagé de médication.

Téléchargez le formulaire d’analyse des traitements du patient (PDF).


ENTRETIEN-CONSEIL AVEC LE PATIENT

L’entretien-conseil vise à : 

  • expliquer au patient votre analyse ;
  • lui remettre son plan de posologie et lui prodiguer les conseils associés ;
  • répondre à ses questions ou ses inquiétudes ;
  • fixer une date d’entretien de suivi d’observance.

Téléchargez le formulaire d’entretien-conseil (PDF).

Bon à savoir

Améliorer les connaissances du patient sur son traitement contribue à améliorer son observance, le motiver dans la gestion de ses médicaments, l’aider à faire face à sa maladie. La communication autour des traitements entre vous, votre patient, et son médecin est essentielle pour optimiser l’observance de votre patient.

Découvrez les stratégies efficaces pour améliorer l’observance thérapeutique d’un patient âgé (PDF).


ENTRETIEN D’OBSERVANCE

L’entretien de suivi d’observance vise à : 

  • faire le bilan des stratégies mises en place avec le patient ;
  • réévaluer son adhésion au traitement et son niveau d’observance. 

Téléchargez le formulaire d’entretien d’observance (PDF).

Bon à savoir

La communication autour des traitements entre vous, votre patient, et son médecin est essentielle dans l’adhésion et l’observance des traitements.

BILAN ET SYNTHÈSE DES CONCLUSIONS

Le bilan est l’occasion d’offrir une vision d’ensemble de la situation du patient au regard de l’accompagnement.

Cette vision d’ensemble doit être mise à jour au fur et à mesure de l’accompagnement.

Téléchargez le formulaire d’entretien de conclusions (PDF).


DOCUMENTS UTILES

Cancer du sein: Connaitre les notices roses et les faire connaitre

Tout le monde connaît les notices de médicaments. Elles servent à aider le patient dans la gestion de son traitement et sont indispensables à son bon usage. Mais en plus du traitement, tout un panel de soins de support existe pour aider à faire face à la maladie. C’est pourquoi il a été créé les « Notices Roses », des notices qui se veulent complémentaires des notices habituelles.

INTRODUCTION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ

Après une première édition en 2021 qui a accompagné un grand nombre de patientes atteintes d’un cancer du sein afin de les sensibiliser à différents sujets comme le sport, la sexualité, l’alimentation, la méditation, Lilly France, en partenariat avec des professionnels de santé et des associations, est de retour en 2022 avec une 2ème édition des Notices Roses.


L’accompagnement physique, social et moral est nécessaire au quotidien, mois après mois et année après année. C’est pour cela que Lilly France poursuit son engagement auprès des patientes à l’occasion d’Octobre Rose 2022.
Cette année, un nouveau groupe d’experts, pluridisciplinaire et complémentaire, s’est réuni et a abordé quatre nouvelles thématiques aussi bien médicales, sociales, qu’intimes et personnelles. Les patientes se sont elles aussi impliquées pour partager leur quotidien, leur ressenti et leur manière d’appréhender la maladie.


Vie au travail, changements physiques, bénéfices de la socio-esthétique et parcours de soins sont autant de thématiques importantes à partager. Cette oncologie, que nous souhaitons humaniste, associe aux traitements spécifiques des soins de support indispensables pour mieux gérer le quotidien.

Vous avez un grand rôle à jouer auprès des patientes et nous espérons que ces notices vous apporteront de précieux conseils et seront ainsi un guide que vous aurez plaisir à leur remettre.

  • Mme Cécile Bartolini-Grosjean, Socio-esthéticienne spécialisée en oncologie Centre Antoine Lacassagne
  • Mme Véronique Bernad, Secrétaire générale adjointe de l’association Patients en Réseau et Co-responsable de Mon Réseau Cancer du Sein
  • Mme Annie Brousse, Présidente de l’association Vivre Comme Avant
    Mr Thierry Calvat, Président de l’association Juris Santé
  • Dr Stephen Ellis, Oncologue médical radiothérapeute au Centre Catalan d’Oncologie à Perpignan et Président de l’Institut de Communication et d’Information sur le Cancer
  • Dr Christophe Guidoni, Pharmacien à Marseille
  • Mme Nathalie Kaïd, Présidente fondatrice de l’association Sœurs d’Encre
  • Dr Lionel Uwer, Oncologue médical à l’Institut de Cancérologie de Lorraine, à Nancy

Des premiers écrits jusqu’aux tableaux de maître, en passant par la photographie, le sein et sa symbolique nous ont toujours accompagnées. Connaître la symbolique du sein peut aider les femmes à mieux comprendre leurs émotions et l’intensité de leurs réactions face à un cancer du sein. Les femmes la perçoivent, sans l’exprimer nettement. Mais lorsqu’on leur explique, elles se sentent mieux. Elles comprennent leur mal-être, leurs pensées.


Le sein est le symbole de la féminité, de la maternité, de la sexualité : il confirme l’identité du sexe féminin. Il est, pour la femme, le signe extérieur de sa féminité. Il est aussi lié à la maternité : « le sein nourricier » symbolise la nourriture en référence à l’allaitement mais aussi la protection, la tendresse, la douceur. Et enfin, le sein est lié à la séduction, à la sexualité, au plaisir charnel.
Alors, quand le sein est touché, ce n’est pas juste un organe qui l’est. C’est tout un symbole, toute une vision de soi qui est à reconstruire. Et si tout cancer a des
répercussions sur le psychisme des malades, celui du sein occupe une place
importante. Alors souvent, ces retentissements tant physiques que psychologiques touchent à l’identité même.


Les femmes en témoignent : « Je ne suis plus une femme », « Je ne ressemble plus à rien ». Les mères également « On vient de m’enlever le sein. C’était celui qui donnait le plus de lait », « Je voulais allaiter ! C’était primordial pour moi d’allaiter mon bébé : je ne pouvais pas être mère sans allaiter ». Tout comme les amantes, la crainte de ne plus plaire : « Mon mari ne voudra plus de moi », « Je ne vais jamais pouvoir refaire ma vie comme ça ».


Des questionnements, des doutes qui surviendront peut-être et qu’il ne faut pas
prendre à la légère : si vous ressentez ces troubles, s’ils persistent et impactent votre qualité de vie, il est conseillé de vous faire aider. Vous n’êtes pas obligée de traverser ces moments toute seule. Vous pouvez bénéficier d’une prise en charge psychologique.

Parlez-en à votre médecin, votre oncologue, chirurgien, gynécologue.

Annie Brousse – Vivre Comme Avant

LILLY France 24 boulevard Vital Bouhot – CS 50004 – 92521 Neuilly-sur-Seine Cedex www.lilly.fr 01 55 49 34 34 01 41 44 02 47 SAS au capital de 375 713 701 € –
609 849 153 RCS Nanterre – Document réalisé par Dr Lionel Uwer et Dr Steve Ellis avec le laboratoire Lilly – PP-ON-FR-0561 Septembre 2022 © Lilly – tous droits de reproduction réservés

DGS-Urgent n°2022_79 : Lancement de la campagne automnale de vaccination contre le Covid-19

Mesdames, Messieurs,

La Haute Autorité de santé (HAS) a rendu, le 19 septembre dernier, des avis relatifs à la stratégie vaccinale de rappel contre le Covid-19 à l’automne, ainsi qu’à la place des vaccins bivalents Pfizer-BioNTech et Moderna dans la stratégie vaccinale.

Dans ce contexte, une nouvelle campagne de vaccination contre le Covid-19, à destination des populations les plus fragiles, est lancée. Elle s’inscrit dans la continuité de la campagne de deuxième rappel lancée en mars 2022 et s’articule avec la campagne de vaccination antigrippale.

I-       Stratégie vaccinale

1.   Public ciblé par la vaccination automnale contre le Covid-19 :

La population éligible au rappel automnal comprend :

  • Les résidents d’EHPAD et USLD quel que soit leur âge ;
  • Les personnes de 60 ans et plus ;
  • Les personnes immunodéprimées quel que soit leur âge ;
  • Les personnes souffrant d’une ou plusieurs comorbidités ;
  • Les femmes enceintes, dès le premier trimestre de grossesse ;
  • Les personnes vivant dans l’entourage ou en contact régulier avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables, dont les professionnels des secteurs sanitaires et médico-social. Les personnes vulnérables sont celles figurant dans les catégories listées ci-dessus.

2.  Modalités d’injection

La dose de rappel doit être administrée :

  • Dès 3 mois après la dernière injection ou infection pour les personnes âgées de 80 ans et plus, ainsi que pour les résidents en EHPAD et en USLD et les personnes sévèrement immunodéprimées, quel que soit leur âge ;
  • Dès 6 mois après la dernière injection pour toutes les autres personnes éligibles. En cas d’infection récente au SARS-Cov2, le rappel est recommandé dès 3 mois après l’infection, en respectant un délai minimal de 6 mois après la dernière injection.

Le rappel devra être réalisé préférentiellement avec un vaccin adapté, quel que soit le ou les vaccins utilisés précédemment. Pour les personnes de moins de 30 ans, il est recommandé d’utiliser le vaccin adapté Pfizer.

3.  Concomitance de la vaccination COVID/grippe

Compte tenu de la reprise épidémique, la campagne de vaccination automnale contre le Covid-19 doit débuter sans attendre, alors que la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière débutera le 18 octobre prochain. La vaccination contre la grippe sera réservée aux seules personnes ciblées par les recommandations durant les quatre premières semaines de la campagne grippe.

A compter du 18 octobre, conformément à la recommandation de la HAS, la co-vaccination contre le Covid-19 et contre la grippe doit être encouragée. Les deux injections peuvent être pratiquées le même jour, sur deux sites d’injection distincts. Si les deux vaccins ne sont pas administrés au même moment, il n’y a pas de délai à respecter entre les deux vaccinations, comme le précise la HAS. L’important est que les populations éligibles, vulnérables vis-à-vis des deux maladies, reçoivent bien les deux vaccinations. Nous vous invitons à relayer massivement ce message.

II-       Commande en ville des vaccins contre le Covid-19

Deux vaccins adaptés seront utilisés dans le cadre de cette campagne, le vaccin Moderna adapté et le vaccin Pfizer adapté. Ces deux vaccins ne sont autorisés que pour des rappels. Nous vous invitons :

     –   A commander un nombre raisonnable de flacons, correspondant aux               injections que vous estimez pouvoir réaliser sur une semaine. En effet, de           nouvelles doses de vaccins adaptés seront disponibles chaque semaine ;

     –   A utiliser les vaccins adaptés en priorité pour les publics les plus                     fragiles.

La HAS indique par ailleurs, tant que les vaccins adaptés ne sont pas disponibles, qu’il est préférable de vacciner les personnes les plus vulnérables avec les vaccins à ARNm classiques plutôt que d’attendre.

1.      Spikevax Original/Omicron BA.1 (Moderna bivalent adapté)

Le vaccin bivalent Moderna est disponible à la commande via l’outil de commande Fluid-E depuis le 26 septembre 2022. Les livraisons auront lieu les 29 et 30 septembre.

2.       Comirnaty Original/Omicron BA.4-5 (Pfizer-BioNTech bivalent adapté)

Le vaccin bivalent Pfizer-BioNTech sera disponible à la commande via le portail Fluid-E le 3 octobre 2022. Les flacons commandés les 3 et 4 octobre seront livrés entre le jeudi 6 octobre et le vendredi 7 octobre. Toutefois, en fonction des volumes de doses commandées, les livraisons pourraient s’échelonner jusqu’au mardi 11 octobre.

Le vaccin Pfizer-BioNTech bivalent est autorisé en rappel pour les personnes âgées de 12 ans et plus. Il se présente sous forme de flacon prêt à l’emploi de 6 doses (capsule amovible grise), sans nécessité de reconstitution préalable. Les flacons livrés en officine se conservent à 2-8°C, à l’abri de la lumière.

Seule la date limite d’utilisation mentionnée sur l’étiquette fournie par le grossiste-répartiteur avec chaque flacon livré fait foi. A chaque commande, il est recommandé de vérifier les libellés des produits (vaccins et dispositifs médicaux). Pour rappel, la commande se fait par flacon.

D’ici fin octobre, plusieurs millions de doses de vaccins adaptés seront livrées en stock national par les laboratoires. Nous vous invitons à commander des volumes raisonnables pour éviter soit des sur-stockages, soit des retards de livraison au cours des premières semaines.

3.       Autres vaccins disponibles à la commande

Les vaccins suivants restent disponibles à la commande sur le portail Fluid-E :

        –   Vaccins Pfizer-BioNTech monovalents (souche Wuhan), prêts à l’emploi,               pour la primo-vaccination de personnes âgées de 12 ans et plus ;

        –   Vaccins Pfizer-BioNTech, forme pédiatrique, pour la vaccination des                     enfants âgés de 5 à 11 ans ;

         –  Vaccins Novavax pour la primo-vaccination de personnes adultes                          allergiques ou réticentes à l’ARNm.

III-      Importance de la saisie dans Vaccin Covid

La traçabilité du rappel vaccinal automnal doit être assurée dans le système d’information « Vaccin Covid ». A la saisie d’une nouvelle injection pour une personne dont le cycle vaccinal initial est enregistré comme terminé, les professionnels sélectionneront le motif « rappel ou rappel concomitant grippe » dans la liste déroulante prévue à cet effet.

Le nom du vaccin devra être sélectionné dans le menu déroulant : SPIKEVAX BIVALENT ORIGINAL/OMICRON BA.1 ou COMIRNATY ORIGINAL/OMICRON BA.5.

Nous vous remercions pour votre mobilisation sans relâche dans l’intérêt de la santé publique et de la protection de la santé de nos concitoyens les plus fragiles.

                    Bernard CELLI                            Pr. Jérôme SALOMON                                Directeur de la Task Force              Directeur Général de la Santé                                    Vaccination


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)
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