Médicaments à base de pseudoéphédrine

Notre présidente locale, Valérie OLLIER, a été interviewée sur les radios EUROPE 1 et SUD RADIO et a précisé aux auditeurs qu’il fallait faire confiance aux pharmaciens qui ont toujours été les gardiens des drogues. Valérie a aussi rappelé que les pharmacies avaient d’autres alternatives que l’eau de mer pour déboucher le nez. 🙂

Plus de dispensation sans prescription à compter du 11 décembre 

Utilisés pour le traitement des symptômes du rhume, les médicaments à base de pseudoéphédrine (vasoconstricteurs) exposent les consommateurs à un risque d’effets indésirables. Depuis de nombreuses années, l’ANSM est particulièrement vigilante quant à la consommation de ces médicaments par le grand public.

Par une décision du 9 décembre 2024, l’ANSM a classé sur la liste I des substances vénéneuses l’ensemble des médicaments contenant de la pseudoéphédrine, quelle que soit leur forme. Les spécialités sous forme nasale (sprays) sont radiées de la liste II et sont donc inscrites sur la liste I. 

En conséquence, à compter de mercredi 11 décembre, les médicaments à base de pseudoéphédrine ne pourront plus être dispensés sans prescription médicale.

Sont concernés les formes orales suivantes :

  • Actifed Rhume
  • Actifed Rhume jour et nuit
  • Dolirhume Paracétamol et Pseudoéphédrine
  • Dolirhumepro Paracétamol Pseudoéphédrine et Doxylamine
  • Humex Rhume
  • Nurofen Rhume
  • Rhinadvil Rhume Ibuprofène/ Pseudoéphédrine
  • Rhinadvilcaps Rhume Ibuprofène/ Pseudoéphédrine

Dans une communication publiée ce jour, l’ANSM annonce qu’une fiche d’information permettant de sensibiliser les patients aux risques associés à l’utilisation de ces médicaments sera mise à la disposition des professionnels de santé afin qu’ils la remettent aux patients lors de la prescription ou de la dispensation de ces médicaments.

Si cette décision répond à un objectif de santé publique en application du principe de précaution, la FSPF a depuis longtemps alerté les autorités sanitaires sur le fait que le listage des vasoconstricteurs oraux ne permettrait pas de faire obstacle aux effets indésirables recensés ainsi qu’aux accidents liés à l’utilisation de ces médicaments, alors que la plupart des Etats membres de l’Union européenne ont fait le choix de maintenir l’accès à ces médicaments en dehors de toute prescription.

Vaccination à l’officine : du nouveau pour les préparateurs en pharmacie !

Publiés au Journal officiel du 5 décembre 2024, deux arrêtés confirment l’inscription dans le droit commun de l’extension des compétences des préparateurs en pharmacie en matière d’administration des vaccins et fixent les conditions de leur intervention en termes de formation requise.

Pour rappel, jusqu’à présent, et conformément aux dispositions de l’arrêté du 1er juin 2021, les préparateurs en pharmacie pouvaient seulement administrer les vaccins contre la grippe saisonnière et le Covid-19. Ils devaient avoir suivi une formation spécifique, dispensée et attestée par un professionnel de santé formé à l’administration des vaccins et intervenir sous la supervision d’un pharmacien formé à l’administration des vaccins ou ayant suivi une formation spécifique à la vaccination contre le Covid-19 et ayant procédé à la déclaration d’activité vaccinale auprès de l’Ordre des pharmaciens.

Depuis le 6 décembre 2024, les préparateurs en pharmacie sont désormais autorisés, toujours sous la supervision d’un pharmacien formé à l’administration ou à la prescription des vaccins ou ayant suivi une formation spécifique à la vaccination contre le Covid-19, à administrer les vaccins mentionnés dans le calendrier des vaccinations en vigueur aux personnes âgées d’au moins 11 ans, selon les recommandations figurant dans ce même calendrier.

Pour ce faire, le préparateur en pharmacie doit :

– avoir suivi l’enseignement relatif à l’administration des vaccins dans le cadre de sa formation initiale ;

– à défaut, avoir suivi une formation délivrée par un organisme ou une structure de formation respectant des objectifs pédagogiques fixés par arrêté.

Le préparateur doit communiquer au pharmacien titulaire de l’officine une attestation de suivi délivrée par l’organisme ou la structure de formation concernée.

Le préparateur en pharmacie est dispensé du suivi de cette formation lorsqu’il a déjà suivi la formation spécifique à la vaccination contre le Covid-19, dispensée et attestée par un professionnel de santé formé à l’administration des vaccins, dès lors qu’il n’administre que les vaccins contre la grippe saisonnière et le Covid-19.

Le préparateur en pharmacie doit alors communiquer au pharmacien titulaire de l’officine une attestation de suivi de cette formation spécifique.

Dès lors, les préparateurs en pharmacie n’ayant pas suivi l’enseignement à l’administration vaccinale dans le cadre de leur formation initiale et ceux déjà formés à l’administration des vaccins contre la grippe saisonnière et le Covid-19 devront suivre une formation complémentaire pour pouvoir administrer l’ensemble des vaccins inscrits dans le calendrier vaccinal, dans les conditions précitées.

Afin de vous aider dans la mise en œuvre de ces mesures, en vigueur depuis le 6 décembre 2024, nous avons conçu, pour vous, un tableau synthétique.

Le pharmacien d’officine est habilité à percevoir des honoraires de vaccination en contrepartie de la supervision des préparateurs en pharmacie durant l’administration des vaccins.

Enfin, la compétence vaccinale des préparateurs en pharmacie en matière de vaccination étant désormais pérennisée et élargie, nous estimons que cette activité s’inscrit dorénavant, au même titre que la délivrance des médicaments, parmi les tâches inhérentes au métier de préparateur en pharmacie. A ce titre, les pharmaciens titulaires qui souhaitent mettre en place ou développer l’activité vaccinale dans leur officine peuvent demander à leurs préparateurs en pharmacie de réaliser cette mission, le cas échéant en les envoyant préalablement en formation dans le cadre du plan de développement des compétences (PDC, ex plan de formation).

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– Arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 8 août 2023 fixant la liste des vaccins que certains professionnels de santé et étudiants sont autorisés à prescrire ou administrer et la liste des personnes pouvant en bénéficier en application des articles L. 4151-2, L. 4311-1, L. 5125-1-1 A, L. 5126-1, L. 6153-5, L. 6212-3 du code de la santé publique ;

– Arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 8 août 2023 fixant le cahier des charges relatif aux conditions techniques à respecter pour exercer l’activité de vaccination et les objectifs pédagogiques de la formation à suivre par certains professionnels de santé en application des articles R. 4311-5-1, R. 5125-33-8, R. 5126-9-1 et R. 6212-2 du code de la santé publique ;
– Site internet du ministère de la Santé et de l’Accès aux soins – Le calendrier des vaccinations

Les préparateurs autorisés à administrer les vaccins du calendrier vaccinal

Le texte, attendu depuis plus d’un an, vient d’être publié au lendemain de la censure du gouvernement Barnier. Un arrêté paru au Journal officiel ce 5 décembre autorise les préparateurs en pharmacie à administrer tous les vaccins du calendrier vaccinal, aux patients âgés de 11 ans et plus.

Un acte qui devra se faire « sous la supervision d’un pharmacien formé à l’administration ou à la prescription de vaccins », rappelle l’arrêté.

Le texte rend par ailleurs pérenne la possibilité pour les préparateurs d’administrer le vaccin Covid ou celui « contre la grippe saisonnière aux personnes âgées de onze ans et plus, ciblées ou non ciblées par les recommandations vaccinales ». Une possibilité jusqu’alors accordée de manière dérogatoire.

Dépistage du VIH en pharmacie : c’est parti !

5 500 hommes et femmes ont découvert leur séropositivité sur le sol français l’an dernier. C’est un millier de plus qu’en 2022 rapportait Santé Publique France le 11 octobre 2024.

En 2023, le délai médian entre la contamination et le diagnostic reste trop long : 1,9 ans.

Plus de 10 000 personnes vivent encore avec le VIH en 2023 …sans le savoir ! « Une part de la population ne se dépiste pas suffisamment » selon Santé Publique France. Un dépistage plus précoce permet en effet de limiter les contaminations car une personne qui se sait infectée limitera ses occasions de transmettre le virus.

L’objectif de la Stratégie Nationale de Santé Sexuelle est d’éradiquer l’épidémie de VIH d’ici 2030. Dans cette perspective, il est désormais possible de se faire dépister chez son pharmacien !

Les syndicats de pharmaciens USPO et FSPF se sont associés à la Société Française de Lutte contre le Sida et ont travaillé de concert ces deux dernières années pour initier désormais cette nouvelle offre de dépistage de proximité.

Ainsi six pharmacies des Alpes Maritimes de la CPTS de la Riviera Française en lien avec le COREVIH PACA Est se sont formées à la réalisation du test rapide qui ne prend qu’une minute ainsi qu’à l’approche globale en santé sexuelle permettant une pris en charge efficiente. Elles sont les premières en France à pouvoir désormais dépister le VIH dans leur officine.

Le test rapide du VIH en pharmacie se réalise sans ordonnance, il est anonyme, confidentiel, gratuit et son résultat fiable est immédiat.

D’autres régions françaises (Guyane, Martinique, Ile-de-France, Grand-Est) travaillent actuellement à l’élargissement de cette offre avec l’objectif de la voir s’étendre à des centaines de pharmacies en 2025.

Premiers acteurs de proximité dans le champ de la santé, les pharmaciens qui accompagnent les patients tout au long du parcours de soins, voient leurs missions s’étoffer depuis quelques années en particulier en matière de prévention (vaccination, dépistage).

L’accessibilité et le maillage national des officines offrent potentiellement des milliers de lieux de dépistage additionnels pour le VIH et les autres infections sexuellement transmissibles.

Philippe Besset, Président – FSPF

Pierre-Olivier Variot, Président – USPO

Automesure de la tension: nouveau protocole 2024

L’automesure consiste à mesurer sa tension à domicile le matin et le soir pendant 3 jours de suite, avec un tensiomètre automatique.

Protocole de mesure de la pression artérielle à domicile (automesure)

selon la recommandation ESC 2024

La mesure de la pression artérielle du matin doit être effectuée au moment du petit déjeuner et pas immédiatement après le réveil. La mesure du soir doit être effectuée avant le coucher en position assise. 

  1. Mesure après 5 min, assis confortablement dans un environnement calme.
  2. Utiliser un appareil de mesure de la pression artérielle validé avec un brassard de taille appropriée en fonction de la circonférence du bras.
  3. Mesurer la PA dans une pièce calme après 5 minutes de repos, le bras et le dos soutenus.
    1. Obtenir deux mesures consécutives, à 1 minute d’intervalle maximum sans changer de bras.
  4. Le report de la fréquence cardiaque (PULSE sur les tensiomètres automatique) n’est pas indispensable car il n’existe pas de relation entre les valeurs de la tension et le chiffre de fréquence cardiaque. De plus les tensiomètres automatiques ne sont pas des appareils ayant été validés pour la mesure de la fréquence cardiaque. La valeur affichée est indicative et parfois non valide (en cas d’arythmie cardiaque en particulier) .
  5. Faire sur 12 mesures au minimum le calcul de la moyenne de la SYS et de la DIA. Des applications peuvent réaliser automatiquement le calcul de la moyenne. La FRHTA comme de nombreuses sociétés savantes recommande d’utiliser suiviHTA l’application gratuite et validée par des experts de l’HTA.
Les Pharmaciens du Sud

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