Communiqué de presse du Ministère de la Santé

Journée européenne de lutte contre la violence dans les soins de santé

Des actions concrètes pour une tolérance zéro vis-à-vis des violences faîtes aux professionnels de santé

publié le12.03.25

Dans le cadre de la Journée européenne de lutte contre la violence dans les soins de santé, Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles et Yannick Neuder, ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, réaffirment leur engagement absolu pour assurer la sécurité de tous les professionnels de santé, qu’ils exercent en ville, à l’hôpital ou en établissement médico-social. Aucune violence, qu’elle soit physique, verbale ou numérique, n’est tolérable à l’égard de celles et ceux qui consacrent leur vie à soigner.

L’actualité récente rappelle avec force que les violences contre les soignants se multiplient. Médecins agressés dans leur cabinet, infirmiers et aides-soignants confrontés à des actes de violence au sein des établissements, cyberharcèlement ciblant des professionnels de santé… La peur ne doit jamais dicter la manière dont on soigne. L’État prendra ses responsabilités.
D’ici septembre 2025, plusieurs mesures concrètes seront mises en œuvre pour protéger les soignants.

Ces actions s’inscrivent dans la continuité du plan ministériel pour la sécurité des professionnels de santé lancé en septembre 2023 et renforcé après une concertation approfondie avec les acteurs du secteur. Le Ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins l’a rappelé lors du comité de suivi du 30 janvier dernier qu’il a présidé : ces actions doivent marquer un tournant décisif dans la lutte contre ces violences.

Parmi ces mesures

  • Une mobilisation accrue contre la cyberviolence, en sensibilisant et en formant les soignants à ces nouveaux risques, en lien avec les autorités compétentes. Les agressions ne sont plus seulement physiques, elles se digitalisent : l’État accompagnera les soignants pour qu’ils puissent mieux se protéger.
  • Une sécurisation de l’exercice en ville, en accompagnant les collectivités territoriales dans le déploiement de dispositifs de protection adaptés. Les soignants isolés ne doivent plus être vulnérables.
  • Un meilleur encadrement de la prise en charge des patients souffrant de troubles du comportement en lien avec des affections psychiques ou neurologiques, en associant les professionnels de santé mentale et les experts du secteur médico-social. Protéger les soignants tout en garantissant un parcours de soins adapté est une priorité.
  • Un renforcement du suivi et de l’objectivation des violences  : l’Observatoire National des Violences en Santé (ONVS) aura un rôle clé dans l’amélioration du signalement des agressions et dans le pilotage des mesures de protection. Chaque acte de violence doit être signalé, chaque signalement doit déboucher sur une action.
  • La création d’un réseau national des « référents sécurité » au sein de chaque Agence Régionale de Santé (ARS), pour coordonner et structurer les actions de prévention et d’alerte au plus près du terrain. Un maillage territorial plus efficace, chargé de coordonner les actions de prévention, d’accompagnement et de signalement sur le terrain. Une réponse adaptée ne peut être efficace que si elle est au plus près des réalités locales et qu’elle s’appuie sur les référents locaux.

Tolérance zéro : la loi va évoluer

Au-delà de ces mesures, le ministère reprendra en mai 2025 au Sénat les débats parlementaires sur la proposition de loi « visant à renforcer la sécurité des professionnels de santé ».

Ce texte prévoit des avancées majeures pour durcir la réponse pénale face aux violences :

  • Des peines aggravées en cas d’agression ou de vol dans un établissement de soins.
  • La création d’un délit d’outrage sur les professionnels de santé, pour sanctionner plus sévèrement les insultes et menaces à leur encontre.
  • Une procédure de dépôt de plainte facilitée, permettant aux employeurs de porter plainte au nom du soignant et de protéger son adresse personnelle.

« Le gouvernement tient à réaffirmer son soutien indéfectible aux professionnels de santé. Nous sommes déterminés à garantir un exercice en toute sécurité pour celles et ceux qui s’engagent pour soigner les autres. Protéger ceux qui soignent, c’est protéger notre système de santé. Notre ligne est claire : tolérance zéro face aux violences »

déclarent Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles et Yannick Neuder, ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins.

Le 13:45 de Philippe Besset du 14 mars 2025

00:00 – Introduction

00:36 – Sommaire

01:03 – Réunion du CLO au ministère de la santé

03:51 – Éco à l’officine : Les médicaments substituables et leur apport

07:34 – Biosimilaires : perspectives économiques

11:41 – Récapitulatif de la marge en Janvier

15:45 – Perspectives économiques en 2025

17:34 – Question vidéo : nos outils pour la sécurité en officine

19:33 – Les questions des internautes

23:16 – Conclusion

Sécurité des PS, une journée bien médiatisée

Grace à votre mobilisation , la couverture médiatique pour la journée du 12 mars  « STOP aux violences envers les soignants » a été très bonne.

Nous avons été reçus à 14H00 le mercredi 12 mars 2025 en préfecture avec la directrice de cabinet du Préfet des BDR, le directeur de cabinet du Préfet de Police et des membres de l’ARS responsables de la sécurité.

Nous avons expliqué notre quotidien : incivilités , agressions verbales et physiques, vol. Nous avons exprimé notre désarroi vers un manque d’interlocuteurs auprès de la police et un manque de sévérité de la justice.
Nous demandons que la loi PRADAL, votée à l’Assemblée nationale en 2024 et actuellement bloquée au Sénat, reprenne son parcours institutionnel afin d’élargir le délit d’outrage ( actuellement réservé aux policiers) à l’ensemble des professionnels de santé agressés dans l’exercice de leurs fonctions.  Nous demandons la mise en place d’une procédure simplifiée pour l’enregistrement de nos plaintes auprès de policiers formés et mandatés pour le faire.

Les préfectures (Départementale et Police) nous ont affirmé prendre cette problématique très à cœur et convenir d’y travailler ensemble.

Sachez que votre Syndicat reste mobiliser sur la suite qui sera donnée à cette réunion.

Valérie OLLIER

Présidente du syndicat général des pharmaciens des Bouches du Rhône

Valérie Ollier sur TF1: le lien

Résultats du sondage national sur la sécurité

Dans le cadre de notre campagne pour la sécurité à l’officine, nous avons mis en forme les résultats de notre enquête nationale qui a recueilli plus de 1300 réponses.

Afin de vous permettre d’en prendre connaissance sans attendre, vous trouverez, ci-joint, ces résultats. Ils apportent un témoignage éclairant sur les atteintes aux biens et aux personnes subies par nos consœurs et confrères, partout en France métropolitaine.

Guide de la sécurité à l’officine

80 % des 1 300 pharmaciens titulaires répondants à notre enquête nationale de sécurité ont déclaré avoir été agressés au cours des deux dernières années. La FSPF lance son guide de la sécurité à l’officine ainsi que des affiches et une grille d’évaluation.

Les Pharmaciens du Sud

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