Question d’un adhérent du 13:

Pour des produits dont le princeps est au même prix que le générique (Ventoline® …) faut il faire payer le client comme pour ceux qui sont plus chers que leurs génériques ?
La sécu nous compte des points statistique de substitution de moins à cause de ces produits , du coup on se demande…

Réponse: Si c’est le même prix , on peut faire le TP car la « sécu » ne perd pas d’argent. Se rappeler cependant que la marge sur le générique est plus importante que sur le princeps.

 

Une synthèse de ce qui arrive en 2020

  • Au 1er janvier 2020, modification des marges et honoraires (avenant 19 signé par l’USPO).
  • Au 1er janvier 2020, nouvelles mentions obligatoires (manuscrites ou pas) du prescripteur pour éviter la substitution génériques aux patients: NS MTE – NS CIF – NS EFG.
  • Au 1er janvier 2020, relèvement du SMIC et conséquence sur la grille des salaires.
  • Au 15 janvier 2020, fin de l’accès libre pour l’alpha-amylase, le paracétamol et les AINS.
  • Au 24 janvier 2020, Adancor®10mg et 20mg déremboursé, les génériques restent rembourser à 65%.
  • Au 11 février 2020, Forlax®10g déremboursé, les génériques restent rembourser à 30%.
  • 2020: Réforme des retraites: les avocats manifestent mais pas les pharmaciens: silence radio (?).
  • 2020: Report de la rémunération des TROD Angine à l’officine pour le printemps 2020 en raison du retard dans la rédaction des textes.

RAPPEL: Modifications de marge et d’honoraires au 1er janvier 2020

Dans le prolongement des négociations conventionnelles ayant donné lieu à la signature, notamment, de l’avenant n° 11 à la convention nationale pharmaceutique, les paramètres de la rémunération réglementée évoluent à compter du 1er janvier 2020 qu’il s’agisse de la marge sur chaque conditionnement dispensé comme de certains honoraires conventionnels

Parmi ces changements, nous appelons votre attention sur la baisse à 31 centimes TTC de l’honoraire HC (ordonnances complexes) dont l’application est programmée au 1er janvier 2020 par les signataires de l’avenant n° 19 à la convention nationale pharmaceutique, revenant ainsi sur le passage de cet honoraire à 1,02 € TTC qui devait s’appliquer à la même date. 

Alors même que l’arrêté d’approbation de l’avenant n° 19 à la convention nationale pharmaceutique est, à ce jour, inopposable aux pharmaciens d’officine à défaut d’être publié au Journal Officiel, force est de constater que nos logiciels de facturation ne nous permettront pas de facturer l’honoraire HC à hauteur de 1,02 € TTC, comme nous aurions pourtant été autorisés à le faire dès demain. 

Vous trouverez, ci-après, un lien vers la fiche d’évolution réglementaire mise en ligne par le GIE SESAM Vitale à l’attention notamment des éditeurs de logiciels de gestion officinale qui matérialise cette modification tarifaire.

https://www.sesam-vitale.fr/documents/20195/20692/Fiche+n%C2%B0+170+Draft/dd6b9871-0dfe-4c19-bd5c-db0da57455f7

Nous en prenons acte et ne manquerons pas de demander à la CNAM une régularisation de ce manque à gagner entre le 1er janvier 2020 et l’entrée en vigueur de l’arrêté d’approbation de l’avenant n° 19, soit le lendemain de sa publication au Journal Officiel. 

Enfin, nous vous rappelons que vous avez l’obligation d’informer les consommateurs sur le prix de tous les produits que vous délivrez et de toutes les prestations que vous réalisez, en ce compris les honoraires de dispensation des médicaments que vous dispensez. 

La FSPF recommande d’apposer systématiquement une affiche spécifique mentionnant le montant des honoraires de dispensation afin d’informer le consommateur souhaitant acheter un médicament exposé à la vue du public. 

Nous vous adresserons, à la suite de la publication au Journal Officiel de l’arrêté d’approbation de l’avenant n° 19 à la convention nationale pharmaceutique, un lien de téléchargement vers un modèle d’affiche relative au montant des honoraires. 

I – Evolution de la marge dégressive lissée (MDL) 

Pour mémoire, un arrêté du 12 novembre 2018 modifiant l’arrêté du 4 août 1987 relatif aux prix et aux marges des médicaments remboursables avait été publié au Journal Officiel le 15 novembre 2018. 

Ce dernier n’ayant pas fait l’objet de modification depuis, les paramètres de la MDL à compter du 1er janvier 2020 sont: 

Pour la partie du prix fabricant HT (PFHT) inférieure à 1,91 €10 %
Pour la partie du PFHT comprise entre 1,92 et 22,90 €7 %
Pour la partie du PFHT comprise entre 22,91 et 150,00 €5,5 %
Pour la partie du PFHT comprise entre 150,01 et 1 930,00 €5 %
Pour la partie du PFHT supérieure à 1 930,00 €0 %

Ainsi, la marge maximale (sans honoraire de dispensation), qui était de 97,55 euros en 2019, passera à 97,65 euros en 2020. 

Afin d’être le plus précis possible, vous trouverez en annexe à cette circulaire, plusieurs exemples de calcul de marge pour cinq spécialités remboursables, avec différents niveaux de PFHT. 

II – Evolution des honoraires conventionnels

Aux termes des avenants n° 14 et n° 19 à la convention nationale pharmaceutique, certains honoraires conventionnels sont également modifiés à compter du 1er janvier 2020. 

Honoraires dont les montants sont modifiés en 2020 

 Montant TTC
Honoraire de dispensation pour l’exécution d’une ordonnance de médicaments remboursables « spécifiques » (HDE)3,57 €
Honoraire de dispensation pour l’exécution d’une ordonnance de médicaments remboursables pour des enfants jusqu’à 3 ans et des personnes de plus de 70 ans (HDA)1,58 €
Honoraire de dispensation d’ordonnance dite complexe (avec au moins 5 spécialités pharmaceutiques) (HC)0,31 €

Honoraires dont les montants restent inchangés par rapport à 2019 

 Montant TTC
Honoraire par boîte de médicaments (HD)1,02 €
Honoraire par boîte trimestrielle de médicaments (HG)2,76 €
Honoraire par ordonnance de médicaments remboursables (HDR)0,51 €

Pour quelques exemples concrets, cliquez sur le lien hypertexte: Exemples de rémunération mixte applicables au 1er janvier 2020

Hippolyte BLANCARD: Un hommage photographique pour ce pharmacien parisien.

Notre pays fête les 130 ans de la Tour Eiffel et cet événement met aussi en valeur un confrère parisien de la fin du XIX et début du XXème siècle: Marie-Hippolyte BLANCARD.

Marie-Hippolyte BLANCARD a eu la chance de reprendre la pharmacie de son père (prénommé aussi Hippolyte) au 40 rue Bonaparte à Paris (6ème) ou se trouve actuellement un magasin de vêtements. C’est dans cette officine qu’il continuait la fabrication des pilules de son papa, les redoutables pilules BLANCARD à base d’iodure de fer stabilisé par un brevet maison. Ces pilules et l’activité officinale lui ont conféré une aisance car exportées en Amérique et aussi à Saint-Pétersbourg chez le Tsar Nicolas et, par conséquent, une grande liberté qu’il a consacré pleinement à la photographie.

Si Hippolyte était connu pour les pilules familiales, il est connu de nos jours pour les photographies qu’il a laissé dans plusieurs fonds.

Ses premières photos sur plaque de verre gelatino-bromure au collodion sec concernent deux désastres parisiens: la guerre et le siège de 1870 par les Prussiens et la Commune en 1871. je vous conseille de visionner ces photos tragiques.

Rue Royale vue de La Madeleine
Reproduction réservée à un usage strictement privé.
Source
Ville de Paris / BHVP
Caisse des Dépôts et Consignations lors de la Commune par Hippolyte Blancard – Reproduction réservée à un usage strictement privé.
Source
Ville de Paris / BHVP

Moins connues sont les photos de la collection du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens: L’Album de platinotypies constitué en 1900 des deux recueils suivants : Tableaux de la salle des Actes de l’école supérieure de pharmacie de Paris et Collection de pots de pharmacie. Il est bon de savoir qu’il photographia aussi en 1900 la collection de faïences de la Pharmacie Centrale des Hôpitaux de Paris avec la technique de la platinotypie ainsi que les Tableaux de la salle des Actes de l’école supérieure de pharmacie de Paris.

Ses photos très remarquées à son époque sont tombées dans l’oubli car il n’était que photographe amateur et sont revenus en recensement et inventaire national qu’à la fin des années 1960.

Construction de la Tour Eiffel 1888 par Hippolyte BLANCARD
source BNF

Marie-Hippolyte BLANCARD revient sur le devant de la scène aujourd’hui grâce à la mise en réseau par Gallica-BNF de ses photos de la construction de la Tour Eiffel pour l’anniversaire des 130 ans de la Vieille Dame.

La netteté et la qualité des photographies d’Hippolyte Blancard s’expliquent par une grande maîtrise de la platinotypie, procédé en vogue à la fin du XIXè siècle, qui tire son nom des papiers de platine utilisés pour le tirage des photos.

Hippolyte Blancard utilisait les plaques de verre comme négatif et le procédé platine ou palladium pour les tirages. Le collodion, employé pour les plaques de verre, est un produit disponible en officine, ce qui explique le nombre exceptionnel de photographies qu’a pu réaliser ce pharmacien en tant que photographe amateur.
Par ailleurs, cette technique permettait de réduire les temps de pose et révélait la finesse d’un cliché. On découvre ainsi tous les détails d’un portrait, les vues sont plus précises, les paysages plus nets, les contours davantage marqués, tandis que le tirage au platine permet d’obtenir des clichés contrastés, sans reflet et avec un aspect mat.

Ce procédé bien qu’assez répandu à la fin du XIXè siècle et au début du XXè, n’a pas perduré au-delà de la Première Guerre mondiale. En effet, ce métal rare et donc cher était souvent importé de Russie, d’Amérique ou d’Australie.

Environ 8 000 clichés ont été réalisés entre 1885 et le début du XXe siècle. Ces photographies et plaques de verres sont conservées à la Bibliothèque nationale de France et à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris.

source Ville de Meudon

P.L

Les Pharmaciens du 13

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