Complémentaire santé : indemnisation des factures rejetées à tort

Vous connaissiez le principe de l’indemnité de 3 centimes par FSE mis en place dans la plupart des anciennes conventions de tiers payant que la FSPF avait signées avec les organismes complémentaires santé.

Dans le cadre des nouvelles conventions signées avec les complémentaires santé, en raison des travaux d’amélioration des échanges, notamment avec la norme Visiodroits®, l’indemnité de 3 centimes a été remplacée par un nouveau dispositif. Désormais, l’organisme complémentaire verse au pharmacien la somme de 1 € TTC au titre de chaque facture rejetée bien qu’elle ait bénéficié d’une accréditation. Cette disposition engage fortement les complémentaires à améliorer leurs process et sécurise les pharmaciens au quotidien.

C’est dans ce cadre que le CETIP, opérateur de tiers payant pour les marques iSanté et SP Santé, a communiqué début octobre vers les pharmaciens. Cette démarche démontre un fort engagement envers les pharmaciens d’officine dont nous nous réjouissons.

L’indemnité de 1€ pour rejets malgré une accréditation Visiodroits® a été mise en place par plusieurs complémentaires ou opérateurs de tiers-payant : depuis le 1er janvier 2023 par ACTIL et Viamedis, depuis le 1er avril 2023 par iSanté et depuis le 1er janvier 2024 par SP Santé.

Comment obtenir le paiement de vos indemnités au titre des factures rejetées à tort ?

Conformément aux dernières instructions diffusées par SP santé et iSanté, il convient d’adresser à l’organisme complémentaire concerné votre relevé de factures pour obtenir le paiement de vos indemnités.

Ce relevé devra faire figurer les éléments suivants :

  • le nombre de factures Visiodroits accréditées et rejetées,
  • le prix unitaire de 0,83 € HT (correspond au montant d’une facture rejetée 0,83 € HT, soit 1 € TTC)
  • le montant total HT des factures rejetées,
  • le montant total TTC des factures rejetées.

Ainsi, pour la période révolue de 2023, vous pouvez d’ores et déjà envoyer à iSanté, ACTIL et Viamedis, les factures de défraiements correspondantes. Nous vous recommandons de ne facturer que les années échues, soit une facture par an.

Pour SP Santé, l’ancien dispositif de 3 centimes par FSE s’applique toujours pour la période de 2023. Si le courrier que SP Santé a envoyé aux pharmaciens début octobre est juste, il sera préférable d’envoyer votre relevé de factures rejetées à tort en 2024 au début de l’année 2025.

Comment obtenir le relevé de factures ?

Dans un souci d’efficacité, la FSPF a travaillé depuis plusieurs mois avec R+/Resopharma, partenaire historique de votre syndicat, à la mise en place d’un module de génération de factures, capable de produire automatiquement les factures en question.

Pour obtenir votre relevé il convient de suivre les étapes suivantes :

1 – Connectez-vous au portail Résopharma

Le module est disponible dans l’onglet des défraiements conventionnels

2 – Cliquez sur « Mon Compte » une fois connecté à votre portail

3 – Cliquez ensuite sur le lien à droite « Défraiements conventionnels – Accès au service »

4 – puis sur « Constituer vos factures »

5 – En bas de page, se trouve le module intitulé « INDEMNITES DES REJETS INJUSTIFIES D’ACCREDITATION VISIODROITS »

6 – Vous pouvez ensuite générer vos propres factures et les envoyer à l’organisme concerné.

Remarque : 

Les indemnités de rejets Visiodroits® des clients IndiviPlus pour l’année 2023 n’ont pas pu être générées automatiquement. Elles le seront en 2025 pour les indemnités 2024.
Nous vous invitons donc à générer vos factures en utilisant le module et à les envoyer aux complémentaires concernées.

Où envoyer vos factures ?

Vous devez les envoyer par courrier postal aux adresses suivantes :

source FSPF

Actes gratuits en officine : évaluons les activités officinales non rémunérées !

L’accès aux soins représente l’un des enjeux fondamentaux de notre système de santé.

Au quotidien, nous rendons un grand nombre de services pour lesquels nous ne sommes pas rémunérés. Ils peuvent représenter un temps non négligeable alors que nous sommes confrontés au manque de disponibilité de nos équipes et à des difficultés de recrutement.

Dans ce contexte, la FSPF souhaite identifier les prestations que vous réalisez sans contrepartie financière. Afin de nous permettre de disposer d’une vision réaliste de votre quotidien, il vous est demandé de déclarer, dans le cadre d’un questionnaire en ligne, le nombre d’actes réalisés sur la semaine du 7 au 13 octobre 2024.

A cet effet, nous vous invitons à :

 1 – Consigner quotidiennement les actes que vous réalisez sur la semaine du 7 au 13 octobre 2024 dans un tableau de suivi mis à votre disposition.

 

2–  Répondre au questionnaire en ligne  d’ici le lundi 14 octobre 2024 au plus tard.

Il sera préférable de renseigner le questionnaire à la fin de votre semaine, soit le lundi 14 octobre au plus tard.

Vous remerciant par avance pour votre participation.

Smic : une revalorisation au 1er novembre

Le Smic mensuel brut augmentera d’environ 35 € au 1er novembre pour s’établir à 1 801 € pour une durée mensuelle de travail de 151,67 heures.

Dans son discours de politique générale du 1er octobre, le Premier ministre, Michel Barnier, a annoncé une revalorisation du Smic de 2 % prenant effet au 1er novembre, soit avec 2 mois d’avance sur la revalorisation légale du 1er janvier.

Actuellement fixé à 11,65 €, le Smic horaire brut s’établira donc à 11,88 € à compter du 1er novembre. Son montant mensuel brut passera, quant à lui, de 1 766,92 € à 1 801,80 € pour une durée mensuelle de travail de 151,67 heures (temps complet correspondant à la durée légale de travail de 35 heures par semaine).

Important : cette revalorisation doit encore être confirmée par un décret publié au Journal officiel.

Enquête trésorerie de l’officine 2024 : encore 10 jours pour participer

Avec pour objectif de continuer à défendre vos intérêts auprès du nouveau gouvernement et de l’Assurance maladie, la FSPF a lancé le 12 septembre une enquête nationale sur la trésorerie des pharmacies d’officine.

L’intérêt de cette enquête est double :

  • dresser un état des lieux objectif de la situation financière des officines ;
  • établir un baromètre annuel à la rentrée de septembre avant la discussion par le Parlement du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, rendez-vous annuel essentiel pour l’équilibre économique des entreprises officinales.

Vous êtes déjà nombreux à avoir répondu à notre enquête et nous vous en remercions. Pour celles et ceux qui n’ont pas encore participé, nous nous rappelons que vos réponses nous permettront de présenter un état actualisé de la situation financière du réseau officinal lors d’un prochain entretien avec le cabinet du Premier ministre.

Vous pouvez participer à cette enquête nationale jusqu’au 30 septembre 2024.

Les résultats vous seront transmis dans une prochaine newsletter.

Je participe à l’enquête

Le bilan de prévention: une chance à saisir pour le patient comme pour le pharmacien.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les maladies chroniques représentent la première cause de mortalité mondiale. En Europe, elles concourent à près de 86 % des décès.

De plus, en 2030, 1 Français sur 3 aura plus de 60 ans et les plus de 65 ans seront plus nombreux que les moins de 15 ans. Cette augmentation de la part des personnes âgées ne sera pas sans conséquences sur les problématiques de santé et sur les occurrences des maladies, notamment des maladies chroniques, et des handicaps. Or une partie importante des maladies chroniques est liée à des facteurs de risque évitables ou modifiables. La prévention est donc essentielle.

Mon bilan prévention a pour ambition de favoriser le repérage de ces facteurs de risque, d’inciter les patients à devenir acteurs de leur santé, en adaptant leur comportement en conséquence.

En tant que professionnel de santé, la relation privilégiée que vous entretenez avec vos patients vous confère un rôle primordial pour les inciter à réaliser leurs bilans de prévention.

Quels professionnels de santé peuvent effectuer les bilans de prévention ?

Les bilans de prévention peuvent être réalisés par différents professionnels de santé effecteurs :

  • les médecins ;
  • les infirmiers ;
  • les pharmaciens ;
  • les sages-femmes.

Pour réaliser ces bilans, les pharmaciens doivent disposer d’un espace de confidentialité. 

Pour faciliter l’appropriation de ce nouveau dispositif, différents outils sont mis à disposition et téléchargeables en bas, dans la section Documents utiles :

  • un livret d’accompagnement précisant les contenus des bilans de prévention, ainsi que des précisions sur les champs thématiques couverts par le bilan ;
  • des fiches thématiques ;
  • des autoquestionnaires par tranche d’âge à destination des patients ;
  • des fiches d’aide au repérage des risques par tranches d’âge et un plan personnalisé de prévention (PPP) à compléter avec la personne lors du bilan de prévention ;
  • le replay du webinaire de présentation du dispositif diffusé le 12 octobre 2023.

Aucune formation complémentaire n’est obligatoire afin de pouvoir réaliser ces bilans en tant qu’effecteur.
Différents modules de formation et de remise à niveau des connaissances dans le domaine de la prévention, des techniques de l’entretien motivationnel et d’interventions brèves sont disponibles en ligne sur la plateforme formation.bilan-prevention.ehesp.fr.

Aucun enregistrement requis pour réaliser des bilans de prévention. Mais le professionnel de santé qui le souhaite peut s’enregistrer via santé.fr :

  • en se connectant avec sa carte CPS ou e-CPS sur le site sante.fr/professionnel/connexion ;
  • puis en choisissant « Bilan prévention » et en renseignant les informations nécessaires.

Il apparaîtra alors dans l’annuaire des professionnels de santé réalisant des bilans de prévention mis en ligne sur le site sante.fr/annuaire-mon-bilan-prevention.

Tous les renseignements sur la mise en place du bilan de prévention dans votre officine en cliquant ici.

Les Pharmaciens du Sud

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