L’Ordre des pharmaciens a reporté au 30 juin la déclaration des actions de formation réalisées dans le cadre du développement professionnel continu
Les pharmaciens ont deux mois de plus pour déclarer leurs actions réalisées dans le cadre du développement professionnel continu (DPC) pour la période 2023-2025. Dans une communication datée du 23 avril, l’Ordre des pharmaciens indique en effet que la date limite de dépôt sur le site de l’Agence nationale du DPC (ANDPC) a été décalée. Initialement prévue le 30 avril, elle est désormais fixée au 30 juin, afin de « laisser plus de temps à ceux qui auraient rencontré des difficultés techniques ». La déclaration de ces actions de formation auprès de l’ANDPC permet à l’instance ordinale de contrôler le respect, par les confrères, de leur obligation de maintien et de développement de leurs compétences.
Contrôle des actions déposées
Les pharmaciens sont donc invités à enregistrer sur le site de l’ANDPC, dans le document de traçabilité « Mon DPC », au plus tard le 29 juin, toutes les actions de formation menées dans le cadre du DPC pour la période 2023-2025. C’est également à cet endroit que les attestations et justificatifs doivent être déposés et conservés. Pour plus de détails sur les modalités de déclaration, et notamment la distinction entre les actions de DPC référencées par l’ANDPC et celles qui ne le sont pas, l’Ordre renvoie vers sa fiche pratique publiée en février « DPC 2023-2025 : comment enregistrer vos actions en vue du contrôle par l’Ordre ? ». C’est à partir de ces données centralisées que l’Ordre tirera, au cours de l’année 2026, une synthèse des actions qui justifieront de la démarche de DPC pour la période 2023-2025.
Importance du compte e-POP
Pour ce faire, il est nécessaire que les titulaires, toujours dans leur profil ANDPC, aient autorisé la transmission à l’Ordre de l’ensemble des données. Ils doivent également activer leur compte e-POP depuis le site de l’Ordre en s’aidant du tutoriel qu’il a mis en ligne, afin que la synthèse y soit automatiquement déposée. Les pharmaciens n’ont donc aucune transmission manuelle à faire pour alimenter leur compte e-POP, dès lors qu’ils ont suivi les consignes précédemment énoncées.
Médicament indiqué dans la prévention des nausées et vomissements induits par certaines chimiothérapies chez les enfants et nourrissons âgés de 6 mois à moins de 12 ans, EMEND 125 mg, poudre pour suspension buvable (aprépitant) n’est plus disponible depuis la fin du mois de mars 2026.
Cette situation de rupture d’approvisionnement est consécutive à l’arrêt de commercialisation de cette spécialité par le laboratoire MSD.
Afin d’assurer la continuité de la prise en charge des patients concernés, les autorités sanitaires ont mis en place le dispositif temporaire de remplacement suivant :
1) Remplacement par une alternative adaptée
A la demande de l’ANSM, le laboratoire procède à l’importation des spécialités suivantes :
IVEMEND 150 mg, poudre pour solution pour perfusion (fosaprépitant), mis à disposition dans les hôpitaux depuis la fin du mois de mars 2026 ;
EMEND 125 mg, poudre pour suspension buvable, dont une mise à disposition est prévue à compter du mois de juin 2026, tant en ville qu’à l’hôpital. Il convient de noter que les quantités disponibles permettront de couvrir une durée estimée à trois mois de traitement (non renouvelable dans le contexte d’arrêt de commercialisation).
Dans l’hypothèse où ces spécialités ne seraient pas disponibles, il est permis de recourir à une préparation magistrale.
2) Délivrance d’une préparation magistrale
Modalités de mise en œuvre
En application de la recommandation de remplacement émise par l’ANSM, en cas d’indisponibilité de la spécialité EMEND 125 mg, poudre pour suspension buvable, ou d’une alternative adaptée, le pharmacien est autorisé, à titre exceptionnel et temporaire, à délivrer une préparation magistrale d’aprépitant sous forme de suspension buvable, réalisée à partir de gélules d’aprépitant.
Ce remplacement peut être effectué sans que le patient ne vous présente une nouvelle ordonnance.
Monographie
Les préparations magistrales sont réalisées sous forme de suspension buvable dosée à 20 mg/mL, prête à l’emploi, conformément à la monographie communiquée par l’ANSM. Elles sont délivrées accompagnées de trois seringues orales de volume adapté (une pour chaque administration).
Posologie
La concentration de cette préparation (20 mg/mL) est plus faible que la spécialité EMEND 125 mg reconstituée (25 mg/mL). En conséquence, il convient de vous référer au tableau d’équivalence pour indiquer aux parents ou aidants le volume à administrer selon le poids de l’enfant.
Modalités de dispensation des préparations magistrales
Lors de la première dispensation d’une préparation magistrale d’aprépitant pour un patient, vous devez obligatoirement informer le prescripteur de ce remplacement par tous moyens appropriés.
Lors de la délivrance de cette préparation magistrale, vous êtes tenus de :
Informer le parent ou l’aidant du remplacement effectué et lui expliquer de manière claire les modalités de prise de la préparation magistrale, selon le tableau de recommandation de remplacement.
Conseiller au parent ou à l’aidant de consulter le médecin ou de contacter le pharmacien en cas de survenue d’effets indésirables ou de symptômes jugés inhabituels, ou encore si le traitement n’agit pas comme d’habitude.
Inscrire sur l’ordonnance la mention suivante : « préparation magistrale n° (numéro d’ordonnancier) à base d’aprépitant en remplacement de Emend 125 mg, poudre pour suspension buvable, selon la recommandation de l’ANSM » ainsi que le volume de médicament à prélever et à donner à l’enfant.
Les préparations magistrales d’aprépitant seront facturées à l’Assurance maladie au moyen d’un code acte « PMR » et seront remboursées à hauteur de 65 %.
Le prix de vente au public de ces préparations magistrales est fixé dans les conditions suivantes :
Lors de la dispensation, il convient de dispenser la quantité de principe actif compatible avec la prescription, dans la limite d’un mois de traitement.
Chaque année au printemps, l’Ordre national des Pharmaciens publie un bilan des actions de l’Ordre pour la sécurité des pharmaciens.
Le bilan pour l’année 2025 sera prochainement publié.
C’est l’occasion pour moi de vous rappeler qu’il est fondamental que vous vous saisissiez des outils mis à disposition sur le site de l’Ordre des pharmaciens afin de déclarer les agressions physiques mais aussi verbales dont vous êtes les victimes.
Ces déclarations sont essentielles : elles permettent non seulement de vous apporter une réponse immédiate, mais aussi de disposer de données quantitatives et descriptives permettant de renforcer la coordination avec les autorités publiques.
Vous trouverez ci-dessous le lien vers la page dédiée du site de l’Ordre :
Certains dirigeants d’entreprises ont reçu un courrier mettant en garde contre le défaut de mise en place ou d’actualisation du document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP). Il s’agit d’une arnaque.
Ce document indique qu’en souscrivant à une offre payante avant une date butoir, l’entreprise échapperait à des sanctions.
L’utilisation d’un logo bleu, blanc et rouge, la référence au système d’inspection du travail ainsi que le ton comminatoire employé peuvent laisser penser que ce courrier émane des services de l’État.
Stelara® rejoint les 10 groupes biologiques déjà éligibles à la substitution dans le respect de la réglementation en vigueur (adalimumab, aflibercept, enoxaparine, étanercept, époétine, filgrastim, follitropine, pegfilgrastim, ranibizumab, et tériparatide).
Les biosimilaires de Stelara® disponibles au 1er avril 2026 : Imuldosa®, Otulfi®, Pyzchiva®, Steqeyma®, Uzpruvo®, Wezenla® et Yesintek®. Cette liste sera mise à jour au fil des commercialisations.
Quel est l’intérêt des biosimilaires ?
Les biosimilaires offrent une qualité, une sécurité et une efficacité clinique équivalentes au médicament biologique de référence. Ils élargissent l’offre thérapeutique disponible et génèrent des économies significatives : la délivrance d’un biosimilaire d’ustékinumab représente environ 347 euros d’économie par injection pour l’Assurance Maladie.
Les bons réflexes à adopter lors d’une substitution :
informer le patient de la substitution et des informations utiles associées, comme les règles de conservation,
l’accompagner, si besoin, dans l’utilisation du nouveau dispositif,
indiquer sur l’ordonnance le nom du médicament délivré, afin d’en faciliter l’identification par le patient,
enregistrer le nom du médicament délivré et le numéro de lot, conformément aux exigences de traçabilité applicables aux médicaments biologiques,
informer le prescripteur de cette substitution,
assurer la continuité de la dispensation du même médicament lors des dispensations suivantes.
Nous vous remercions de votre engagement en faveur du développement des médicaments biosimilaires, enjeu majeur de maîtrise des dépenses de santé et d’accès équitable des patients à l’innovation thérapeutique.
Cordialement, votre correspondant de l’Assurance Maladie