CAVP: Thierry Desruelles nous informe

Dr Thierry Desruelles
Trésorier CAVP et URPS Pharmaciens PACA
Administrateur FSPF13, MADP
Conseiller Maitre de Stage Université Aix Marseille
Pharmacie Desruelles
106 Avenue de la Capelette
13010 Marseille

Voici un résumé des principaux changements , issus de la demande UNAPL d’aligner la CSG CRDS des indépendants sur celle des salariés: 

1/ nouvelle assiette sociale , applicable à partir de juillet 206 sur le régime vieillesse de base des libéraux : Une seule assiette pour les cotisations sociales et la CSG-CRDS : le revenu brut abattu de 26 % ; Les cotisations sociales ne sont plus intégrées pour le calcul de l’assiette de la CSG-CRDS ; L’abattement forfaitaire de 26 % remplace la déduction des cotisations. il est plafonné à 61230€

2/ cotisation maladie :   Les taux restent progressifs selon les revenus. Le nouveau taux « plein » est fixé à 8,5 % pour au lieu de 6,5 % ; dés janvier 2026

3/cotisations de retraite :

  • retraite de base , augmentation de 0.5 point de la tranche T1 qui passe à 8.73% à partir de Juillet 2026
  • complémentaire : – majoration de 5.4% du taux d’appel de cotisation de la part complémentaire par répartition, dés janvier 2026
  • Retraite Complémentaire par Capitalisation : pas de changement. choix de la réversion au départ en retraite, versement non soumis à condition de ressources. c’est le seul régime qui fasse mieux que l’inflation !

Bref, aucune économie en perspective ; ne pas oublier que la cotisation retraite est un salaire différé, donc un investissement dans le temps et pas une charge ! plus on l’anticipe, plus facile sera sa construction. Pour les nombreux confrères assujettis à l’impôt sur les sociétés, ne perdez pas de vue que si vos dividendes ne sont pas taxés, ils ne génèreront pas de pension pour votre retraite future. Pensez-y.

Informations annexes : la CAVP consacre 300 000 €/an pour l’aide sociale aux confrères en difficulté, tant retraités que ceux actifs, qui viennent à voir leur exploitation interrompue ; cette aide , nominative est versée au confrère (jusqu’à 15k€) afin de lui permettre de faire la soudure avec les indemnités des assurances professionnelles , toujours longues à mette en place ; elle est versée sous quinzaine.

La CAVP verse également une indemnité en cas de décès du pharmacien en activité ( 25000€ ) , à son conjoint si veuf de moins de 60 ans ( au delà, pension de réversion) . il y a également une rente éducation (16700€/an ) pour les enfants jusqu à 21 ans, 25 ans si poursuite d’études. cette rente éducation concerne les enfants d’un pharmacien en activité, invalidité ou même en retraite.

Vos administrateurs CAVP dont je fais parti, élus par vos soins sont à votre disposition. Outre nos responsabilité de pilotage du régime, nous sommes vos porte voix auprès de l’administration de la CAVP

Enfin nous aidons les jeunes confrères à démarrer leur carrière libérale à travers le booster Interpharmaciens : financement de l’apport , jusqu à 3 fois les fonds , remboursement des intérêts sur 12 ans puis du capital les 3 dernières années, une fois que la dette principale bancaire est soldée; pas de garanties, taux modéré ( environ 4%). nous avons ainsi financé plus de 350 primo installations . le fonds V , portera notre aide à 100milions d’euros investis dans l’avenir de notre profession ; plus de détails sur interpharmaciens.fr

Toutes ces information sont disponibles sur le site CAVP.fr

HDA: nouveau tarif à 1,68€

Le HDA a obtenu une augmentation pour 2026 que tous les LGO n’ont pas appliqué.

Le HDA est l’honoraire à l’ordonnance pour des enfants de moins de 3 ans et des patients âgés de plus de 70 ans.

Cet honoraire est passé de 1,58€ TTC à 1,68€ TTC au 1er janvier 2026.

N’hésitez pas à vérifier si la modification a bien eu lieu.

C’est peu mais c’est à prendre. La FSPF est au travail pour de nouvelles négociations vu le contexte professionnel difficile.

Rappel de la réglementation applicable en cas d’ouverture pendant un service de garde et/ou d’urgence

Docteurs, chères consoeurs, chers confrères,

La réception de plusieurs signalements faisant état d’une mauvaise application de la législation en vigueur m’amène à vous rappeler que si la réglementation permet à un titulaire d’ouvrir son officine pendant un service de garde et/ou d’urgence alors qu’il n’est pas de service, l’officine doit être tenue ouverte durant toute la durée du service considéré (article L 5125-17 du code de la santé publique).

Les horaires des services de garde et d’urgence sont déterminés par les syndicats organisateurs et varient selon les secteurs. Par exemple, sur le secteur de Marseille, le service de garde débute à 08h00 et finit à 20h00, le service d’urgence débute à 20h00 et finit à 08h00. Tous les titulaires dont les horaires des officines empiéteraient sur ces horaires doivent donc tenir l’officine ouverte durant la durée du service. Par exemple, sur le secteur de Marseille, une officine qui resterait ouverte après 20h00 doit donc rester ouverte jusqu’au lendemain matin 08h00.


Cette réglementation ne prévoit aucune dérogation concernant les horaires et s’applique donc aussi aux officines situées dans les centres commerciaux, ces officines faisant partie intégrante du maillage officinal. Par exemple, sur le secteur de Marseille, une officine qui souhaiterait ouvrir le dimanche doit ouvrir l’officine dès 08h00 et fermer à 20h00. Aux titulaires concernés de se rapprocher des gestionnaires du centre commercial afin de prévoir un accompagnement des patients entre 08h00 et l’horaire d’ouverture dudit centre commercial.

En ce qui concerne les Alpes-Maritimes, je vous rappelle qu’en vertu des dispositions du code du travail, le préfet a interdit l’ouverture des officines le dimanche par arrêté préfectoral du 31 octobre 2001 (à l’exception de la pharmacie située dans l’enceinte de l’aéroport de Nice). Les récentes dispositions du code du travail qui dérogent aux règles relatives au repos dominical pour les établissements de vente au détail situés dans une zone touristique internationale n’ont pas eu pour effet de rendre caduque cet arrêté préfectoral. Le pourvoi en cassation d’un confrère n’a pas été admis par décision du Conseil d’Etat du 23 décembre 2025. L’arrêté préfectoral de 2001 est donc toujours applicable.

En ce qui concerne la Haute-Corsele préfet a interdit l’ouverture des officines le dimanche par arrêté préfectoral du 29 juillet 2025.

Des sanctions disciplinaires prononcées par la Chambre de Discipline du Conseil régional à l’encontre de confrères ayant ouvert leur officine le dimanche alors qu’ils n’étaient pas de garde ont été confirmées par la Chambre de Discipline du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens.

Je tenais donc à vous rappeler la réglementation en vigueur.

Recevez, chères consœurs et chers confrères, mes sentiments les plus confraternels.

Dr Stéphane PICHON

Président du CROP Paca-Corse
Le Grand Prado – 20 Allées Turcat Méry – 13008 MARSEILLE

Tel : 04 96 10 13 60 – Fax : 04 96 10 13 61 – Courriel : crop-paca-corse@ordre.pharmacien.fr

Économie de l’officine : 2025 est conforme aux prévisions

L’analyse des données issues de Pharmastat pour l’année 2025 met en évidence une progression de 2,17 % de la rémunération de l’officine, évolution conforme à la trajectoire prévisionnelle de l’avenant n°1 à la convention nationale pharmaceutique signé par la FSPF.

Malgré une forte baisse des honoraires au conditionnement (HD), la revalorisation conventionnelle des honoraires à l’ordonnance (HDR), progression de 21 %, contribue significativement à la hausse de 1,4 % des honoraires de dispensation, à laquelle s’ajoute une augmentation de près de 6 % de la marge règlementée.

Le déremboursement des tests covid, qui ampute de plus de 70 millions d’euros la rémunération du réseau officinal par rapport à 2024, est en partie compensé par la forte évolution des honoraires de vaccination (+ 46 millions d’euros) et des dépistages et accompagnements de patients chroniques (+ 5 millions d’euros).

Au total, le réseau officinal a bénéficié de 135 millions d’euros de rémunérations supplémentaires en 2025, essentiellement en raison de l’effet structure du marché du médicament. Cet apport sera à mettre en regard des charges supplémentaires au moment de la clôture des comptes annuels. La lenteur de la mise en œuvre du dispositif de soutien aux pharmacies en territoires fragiles et les mécanismes économiques de négociations tarifaires sur les génériques vont probablement, cette année encore, accentuer les différences de résultat selon la taille des officines.

Malgré les effets positifs du maintien des plafonds de remises et un effet structure qui devrait perdurer, la LFSS 2026 apporte son lot de baisses de prix qui ne permet pas d’espérer mieux que les 2 % d’augmentation prévus en 2026.

C’est la raison pour laquelle la FSPF demande l’ouverture de négociations conventionnelles avec l’Assurance maladie afin d’inscrire l’exercice officinal dans une dynamique économique jusqu’en 2030. Fidèle à sa ligne de conduite, elle sera force de proposition dans le cadre de ces négociations qui pourront s’appuyer sur les recommandations attendues de l’IGAS-IGF relatives à l’évolution de la rémunération officinale.

Dans l’intérêt des populations, l’Etat doit investir massivement dans le réseau officinal pour la pérennité des entreprises officinales et la FSPF sera vigilante à ce qu’aucune pharmacie d’officine ne reste sur le bord de la route.

par Benoît Thelliez -Le 09 janvier 2026 – Le Pharmacien de France

Les Pharmaciens du Sud

GRATUIT
VOIR