Vaccination: Rappel simple pour celles et ceux qui n’ont pas bien compris.

Certains adhérents nous contactent parce qu’ils n’ont pas bien compris les nouveautés sur la vaccination. Concrètement, les officinaux sont, à partir du 7 novembre, autorisés à injecter les vaccins de la liste ci-dessous, en facturant l’acte via le code RVA, pour une rémunération de 7,50 euros.

ATTENTION: Il faudra attendre un nouvel arrêté vers le 1er janvier 2023 pour que la prescription officinale de l’ensemble des vaccins du calendrier soit également possible. En attendant, la prescription médicale est obligatoire (sauf renouvellement annuel grippe).

La LISTE:

Arrêté du 21 avril 2022 fixant la liste des vaccins que les pharmaciens d’officine sont autorisés à administrer en application du 9° de l’article L. 5125-1-1 A du code de la santé publique et la liste des personnes pouvant en bénéficier

En application du 9° de l’article L. 5125-1-1 A du code de la santé publique, les pharmaciens d’officine, des pharmacies mutualistes et de secours minières sont autorisés à administrer les vaccinations suivantes :
1° Vaccination contre la grippe saisonnière ;
2° Vaccination contre la diphtérie ;
3° Vaccination contre le tétanos ;
4° Vaccination contre la poliomyélite ;
5° Vaccination contre la coqueluche ;
6° Vaccination contre les papillomavirus humains ;
7° Vaccination contre les infections invasives à pneumocoque ;
8° Vaccination contre le virus de l’hépatite A ;
9° Vaccination contre le virus de l’hépatite B ;
10° Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe A ;
11° Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe B ;
12° Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe C ;
13° Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe Y ;
14° Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe W ;
15° Vaccination contre la rage.
Pour ces vaccinations, ils utilisent des vaccins monovalents ou associés.


RAPPEL de l’article 4 de la convention nationale des pharmaciens titulaires d’une officine pour la vaccination:

ARTICLE IV
PRÉVENTION
I – Vaccination


Afin d’améliorer la couverture vaccinale en France et de faciliter le parcours patient souhaitant se faire vacciner, le pharmacien peut, en application de l’article L. 5125-1-1 A du code de la santé publique, vacciner sous certaines conditions. Dans cas, il est éligible à une rémunération dans les conditions prévues au 14° de l’article L. 162-16-1 du code de la sécurité sociale.


A. – Mission du pharmacien

Pour percevoir les honoraires de vaccination, le pharmacien doit conserver les éléments attestant avoir satisfait aux conditions prévues par les textes pris en application de l’article L. 5125-1-1 A du code de la santé publique qui doivent être transmis par le pharmacien aux organismes d’assurance maladie qui le demandent.
Dans le cadre de cette mission, le pharmacien doit notamment s’assurer de :


– l’identification des personnes éligibles à la vaccination ;
– la vérification de l’éligibilité du patient à la vaccination ;
– la vérification de l’absence de problème physique, psychique ou cognitif qui nécessiterait d’orienter le patient vers le médecin traitant ;
– l’explication aux patients des recommandations sur la vaccination ;
– l’information du patient sur les éventuels effets indésirables ;
– la vérification des contre-indications par analyse des ordonnances à disposition et des dispensations antérieures de médicaments dès lors que cela est possible et notamment par consultation de l’espace numérique en santé ou par interrogation du patient ;
– la mise en œuvre du protocole de vaccination tel que défini par les textes ;
– la gestion des éventuels signes évocateurs d’une réaction anaphylactique post-vaccinale ;
– l’élimination des déchets d’activités de soins à risque infectieux produits dans le cadre de la vaccination, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur ;
– la transcription de la vaccination dans les conditions prévues aux articles R. 5132-9 et R. 5132-10 du code de la santé publique en y ajoutant les mentions relatives à la date d’administration du vaccin et à son numéro de lot ;
– la transmission de l’information sur la réalisation de la vaccination au médecin traitant, sauf opposition du patient ;
– l’inscription dans le carnet de vaccination de l’espace numérique en santé de la personne vaccinée du nom et du numéro de lot du vaccin administré ainsi que la date d’administration du vaccin.

B. – Modalités de rémunération
1. Vaccination contre la grippe


Le pharmacien peut vacciner les personnes majeures les plus exposées au virus de la grippe, telles que définies par les recommandations vaccinales en vigueur. L’honoraire de vaccination est facturé par le pharmacien, sur production du bon de prise en charge prévu à cet effet par l’assurance maladie. Dans l’hypothèse où la personne éligible ne dispose pas du bon de prise en charge, un téléservice accessible depuis le portail internet de l’assurance maladie dédié aux professionnels de santé, permet aux pharmaciens de procéder à l’édition papier d’un bon de prise en charge vierge. Dans ce cas, la vaccination et la facturation de l’honoraire de vaccination sont conditionnées à la vérification par le pharmacien de l’éligibilité de l’assuré à la vaccination antigrippale. Il incombe au pharmacien dans ce cadre de s’assurer qu’il exerce sa mission dans le respect des textes qui la régissent et des recommandations vaccinales en vigueur.
Pour la réalisation des missions de vaccination le pharmacien perçoit un honoraire de vaccination contre la grippe de 7,5 € TTC. Ce tarif est majoré d’un coefficient de 1,05 dans les départements et collectivités d’outre-mer.


2. Vaccination à l’exception de la vaccination contre la grippe


L’honoraire de vaccination ne peut être facturé que pour l’un des vaccins mentionnés par l’arrêté pris en application du 14° de l’article L. 162-16-1 du code de la sécurité sociale.
Sous réserve que la réglementation le permette, le pharmacien peut vacciner après avoir renseigné un bon de prise en charge accessible depuis le portail internet de l’assurance maladie dédié aux professionnels de santé qui vaut prescription pour les vaccins à prescription obligatoire si la personne ne dispose pas d’une prescription préalable établie par un autre professionnel de santé.
Le tarif des honoraires liés à la vaccination est fixé comme suit :


– 7,5 € TTC lorsque la personne dispose pour la vaccination en officine d’une prescription préalable établie par un professionnel de santé autre que le pharmacien ou que la délivrance du vaccin ne nécessite pas de prescription ;
– 9,6 € TTC lorsque la personne ne dispose pas d’une prescription préalable établie par un autre professionnel de santé.


Ces tarifs sont majorés d’un coefficient de 1,05 dans les départements et collectivités d’outre-mer.
En application de l’article L. 162-16-1 du code de la sécurité sociale, ces dispositions s’appliquent à l’expiration d’un délai de six mois à compter de l’approbation de la convention.

Vaccination: les nouveautés au 7 novembre 2022

  • Objectif : améliorer la couverture vaccinale en France et faciliter le parcours du patient souhaitant se faire vacciner.
  • La convention prévoit, pour le 7 novembre, la création d’un honoraire pour l’administration de vaccins prescrits par d’autres professionnels de santé ou lorsque le vaccin ne nécessite pas de prescription.
  • En addition des vaccins contre la grippe saisonnière qu’ils administrent déjà, les pharmaciens habilités sont autorisés à administrer, sur prescription médicale du produit, les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, les papillomavirus humains, les infections invasives à pneumocoque, les virus de l’hépatite A et B, les méningocoques de sérogroupes A, B, C, Y et W et contre la rage aux :
  • Conditions : les pharmaciens doivent être formés et déclarés à l’agence régionale de santé (ARS) selon la réglementation de droit commun.

À ce jour et en dehors du vaccin contre la grippe, la réglementation n’autorise pas les pharmaciens à prescrire les vaccins. 

À savoir : le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2023 comporte notamment une mesure de nature à permettre la prescription de certains vaccins par les pharmaciens

source CNOP

Une belle opportunité pour la profession – Le bilan partagé de médication : l’accompagnement pharmaceutique des patients âgés polymédiqués

Le bilan partagé de médication s’adresse aux patients de plus de 65 ans souffrant d’une ou plusieurs pathologies chroniques et présentant au moins cinq molécules ou principes actifs prescrits pour une durée supérieure ou égale à 6 mois.


COMMENT ACCOMPAGNER UN PATIENT ÂGÉ POLYMÉDIQUÉ ?

La polymédication des personnes âgées, si elle se justifie par l’incidence plus importante des pathologies à partir d’un certain âge, pose un certain nombre de difficultés du fait du risque iatrogénique accru par la vulnérabilité plus aigüe de cette population aux effets indésirables des médicaments.

Le bilan partagé de médication (BPM) est un processus continu fondamental dans la lutte contre la iatrogénie en coordination avec le médecin traitant pour :

  • évaluer l’observance et la tolérance du traitement ;
  • identifier les interactions médicamenteuses ;
  • vérifier les conditions de prise et le bon usage des médicaments.

Téléchargez le formulaire d’adhésion (PDF) destiné au pharmacien et au patient adhérent.

Le bilan partagé de médication vise aussi à répondre aux interrogations des patients sur leurs médicaments et leurs effets, à améliorer leur appropriation et leur adhésion aux traitements, et à optimiser la prise de leurs médicaments.

Téléchargez la brochure du bilan partagé de médication (PDF) pour expliquer votre démarche à votre patient.

Bon à savoir

Le patient est libre d’accepter ou non votre accompagnement. Demandez-lui d’apporter pour l’entretien de recueil :

  • ses ordonnances ou traitements en cours ;
  • ses analyses biologiques ;
  • tous les médicaments qu’il prend avec ou sans prescription.

Les étapes de l’accompagnement

La constitution du bilan partagé de médication comprend plusieurs étapes  :;

  • un entretien de recueil des traitements pouvant s’appuyer sur le Dossier Médical Partagé (DMP) ;
  • une analyse des traitements du patient avec transmission de votre conclusion au médecin traitant puis enregistrement dans le DMP ;
  • un entretien-conseil au cours duquel vous ferez part au patient de vos conclusions et de vos échanges éventuels avec son médecin traitant ; vous lui délivrerez ensuite vos recommandations sous forme de plan d’accompagnement pour le bon usage de ses médicaments ;
  • des entretiens de suivi d’observance ;
  • un bilan des entretiens réalisés.

Téléchargez la liste des éléments (PDF) que votre patient doit apporter pour l’entretien de recueil.


Le bilan partagé de médication en Ehpad

Les patients résidant en Ehpad ne sont pas autonomes dans la prise de leur traitement, ils ne sont donc pas éligibles au BPM. Cependant, cette population étant très sensible au risque iatrogénique du fait de son âge et de la forte proportion de patients polymédiqués, une adaptation du BPM a été réalisée afin de leur en faire bénéficier. Les supports à utiliser sont ceux du BPM, certaines adaptations sont néanmoins nécessaires. Pour en savoir plus, téléchargez le mémo sur le BPM en Ehpad (PDF).


L’ENTRETIEN DE RECUEIL D’INFORMATION

L’entretien de recueil d’information vise à : 

  • expliquer au patient les objectifs du bilan de médication et son déroulement ;
  • recueillir les informations générales sur le patient mais aussi ses habitudes de vie et son état physiologique ;
  • recenser l’ensemble des traitements pris par le patient ainsi que leur connaissance par le patient.

Lors de cet entretien, les informations recueillies concernent : 

  • les habitudes de vie du patient ;
  • son état physiologique ;
  • l’ensemble de ses médicaments prescrits ou non, et la connaissance qu’il en a ;
  • l’analyse des prises de médicaments.

Téléchargez le formulaire d’entretien de recueil d’information (PDF).


L’ANALYSE DES TRAITEMENTS DU PATIENT

Dans un premier temps, il s’agit de vérifier sur la base des éléments en votre possession les posologies et les contre-indications de chaque médicament

Dans un second temps, votre logiciel métier vous permettra de vérifier toutes les interactions médicamenteuses en indiquant tous les médicaments que prend le patient (prescrits ou non).

Au vu des éléments de l’entretien de recueil et de votre analyse, vous pourrez : 

  • préconiser des changements de forme galénique,
  • ou alerter le médecin traitant d’une rupture de consommation de traitement, d’une mauvaise observance, de la survenue d’effets indésirables, d’interactions médicamenteuses…

Enfin, vous compléterez la fiche de transmission avant de l’envoyer au médecin traitant, si possible via la messagerie sécurisée, et de l’enregistrer dans le DMP. Le cas échéant, vous échangerez avec le médecin traitant sur les éléments du bilan partagé de médication.

Téléchargez le formulaire d’analyse des traitements du patient (PDF).


ENTRETIEN-CONSEIL AVEC LE PATIENT

L’entretien-conseil vise à : 

  • expliquer au patient votre analyse ;
  • lui remettre son plan de posologie et lui prodiguer les conseils associés ;
  • répondre à ses questions ou ses inquiétudes ;
  • fixer une date d’entretien de suivi d’observance.

Téléchargez le formulaire d’entretien-conseil (PDF).

Bon à savoir

Améliorer les connaissances du patient sur son traitement contribue à améliorer son observance, le motiver dans la gestion de ses médicaments, l’aider à faire face à sa maladie. La communication autour des traitements entre vous, votre patient, et son médecin est essentielle pour optimiser l’observance de votre patient.

Découvrez les stratégies efficaces pour améliorer l’observance thérapeutique d’un patient âgé (PDF).


ENTRETIEN D’OBSERVANCE

L’entretien de suivi d’observance vise à : 

  • faire le bilan des stratégies mises en place avec le patient ;
  • réévaluer son adhésion au traitement et son niveau d’observance. 

Téléchargez le formulaire d’entretien d’observance (PDF).

Bon à savoir

La communication autour des traitements entre vous, votre patient, et son médecin est essentielle dans l’adhésion et l’observance des traitements.

BILAN ET SYNTHÈSE DES CONCLUSIONS

Le bilan est l’occasion d’offrir une vision d’ensemble de la situation du patient au regard de l’accompagnement.

Cette vision d’ensemble doit être mise à jour au fur et à mesure de l’accompagnement.

Téléchargez le formulaire d’entretien de conclusions (PDF).


DOCUMENTS UTILES

Sérialisation : objectif 100 % d’officines connectées au 31 décembre 2022

Le ministère de la Santé nous a confirmé que la Commission européenne menaçait d’engager très prochainement un contentieux devant la Cour de justice de l’Union européenne si des efforts significatifs ne sont pas réalisés par la France pour que la totalité des officines soient connectées au répertoire national de vérification des médicaments (NMVS).

Afin d’éviter une amende de l’Europe, des objectifs ont été fixés par le ministère, en accord avec les représentants de la profession.

80 % connectées mi-novembre ;

100 % d’officines connectées à la fin décembre 2022.

Pour rappel, la sérialisation est un dispositif obligatoire, qui repose sur la désactivation, au sein du NMVS, de l’identifiant unique apposé sur chaque boîte de médicaments. Son objectif est de prévenir l’introduction de médicaments falsifiés dans l’Union européenne. A ce jour, la France n’a jamais été concernée par l’introduction de médicaments contrefaits en officine, grâce à l’organisation de notre chaîne d’approvisionnement. La sérialisation vient donc s’ajouter à un arsenal déjà très efficace et protecteur.

Si elle peut donc apparaître aux pharmaciens d’officine comme un dispositif chronophage sans valeur ajoutée, nous vous rappelons que l’inscription auprès de France MVO et la connexion au NMVS sont très simples et que le décommissionnement est transparent au quotidien, lors des délivrances de médicaments.

La FSPF ne souhaite pas que la France fasse l’objet de sanctions ni que celles-ci entraînent des conséquences financières sur les officines. Nous vous invitons donc à vous lancer activement dans la sérialisation, c’est-à-dire à :

  • engager les démarches de souscription auprès du CNOP ou d’enregistrement en direct sur le site de France MVO ;
  • vous connecter effectivement au répertoire de vérification des médicaments ;
  • désactiver les identifiants uniques.

N’hésitez pas à vous rapprocher de votre éditeur de logiciel pour tout accompagnement technique. Pour rappel, de nombreux éditeurs adaptent gratuitement leurs logiciels métier pour permettre la sérialisation sans coût supplémentaire pour les pharmaciens. 

Ayant constamment réclamé la gratuité du dispositif, en conformité avec la réglementation européenne, la FSPF s’en félicite et continue à œuvrer pour que des solutions sans surcoût soient déployées largement.

Les Pharmaciens du Sud

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