RAPPEL: Évolution des modalités de renouvellement des produits à usage ophtalmique


Deux arrêtés publiés au Journal officiel du 12 février 2026
 ont modifié les modalités de renouvellement des deux produits à usage ophtalmique suivants :

  • HYLOVIS GEL MULTI, commercialisé par la société TRB CHEMEDICA ;
  • VISMED GEL MULTI, commercialisé par la société HORUS PHARMA.

Pour ces produits, une première prescription doit obligatoirement être établie par un médecin ophtalmologiste, à l’issue d’un diagnostic préalable. Cette prescription initiale ne peut excéder une durée maximale de six mois.

À l’issue de cette période, le renouvellement pourra désormais être effectué par tout médecin, sous réserve qu’il procède préalablement à une évaluation de l’état du patient. En conséquence, le renouvellement de ces produits n’est plus réservé au seul médecin ophtalmologiste.

Deux arrêtés publiés en octobre 2025 appliquent les mêmes conditions à NEOVIS TOTAL MULTI (flacon de 10 ml), commercialisé par la société HORUS PHARMA et HYLOVIS LIPO MULTI, commercialisé par la société TRB CHEMEDICA.

Collyres d’atropine : appel à la vigilance pour les enfants de moins de 3 ans

Dans une communication actualisée en date du 24 février 2026, l’ANSM rappelle que la spécialité Atropine 0,3 % collyre du laboratoire ALCON n’est plus disponible sur le marché depuis décembre 2025. Cet arrêt de commercialisation fait suite à la présence de dérivés de mercure utilisés comme conservateurs dans les collyres du laboratoire ALCON.

Conformément aux recommandations du Conseil national professionnel d’ophtalmologie et de la Société française d’ophtalmologie, la spécialité Atropine Alcon 0,3 % utilisée chez les nourrissons et les enfants de moins de 3 ans est remplacée par le collyre COLIROFTA ATROPINA® 5 mg/ml correspondant à l’atropine 0,5 % (importé d’Espagne).

L’ANSM attire toutefois l’attention des pharmaciens d’officine sur le risque de confusion de cette spécialité avec COLIROFTA ATROPINA® 10 mg/ml, correspondant à l’atropine 1 % dans la mesure où leurs conditionnements sont très proches.

En conséquence, avant toute délivrance destinée à un enfant de moins de 3 ans, il vous est demandé de :

  • Vérifier avec la plus grande attention la concentration mentionnée sur l’emballage afin de prévenir tout risque d’erreur médicamenteuse (COLIROFTA ATROPINA® 5 mg/ml pour eux) ;
  • Rappeler aux représentants légaux de l’enfant de ne pas dépasser une goutte par œil et par jour.

Tout effet indésirable grave et/ou inattendu devra faire l’objet d’un signalement : signalement.social-sante.gouv.fr

Indisponibilité de la télémise à jour des cartes Vitale 

Mise à jour : planning des opérations prévues modifié

Fin novembre 2025 puis, en tout début d’année, nous avons relayé, à la demande de la CNAM, l’information selon laquelle des opérations techniques seraient réalisées sur le système d’information de l’Assurance maladie certains vendredis, entre le 28 novembre 2025 et le 20 mars 2026.

Des modifications sont intervenues concernant les dernières opérations programmées. Les informations actualisées sont les suivantes :

  • Opérations prévues le 6 mars 2026

Maintenance concernant les régimes CAVIMAC, CANSSM, CAMIEG et CRPCEN

  • Opération prévue le 20 mars 2026

Maintenance concernant la CNMSS (initiallement prévue de 13 mars 2026)

  • Opérations prévues le 27 mars 2026

Maintenance concernant la CNMSS, les régions Bretagne et Pays de la Loire (soit les CPAM des Côtes d’Armor, du Finistère, d’Ille-et-Vilaine, de Loire-Atlantique, de Maine-et-Loire, de Mayenne, du Morbihan, de la Sarthe et de Vendée).

Nous rappelons que pour les assurés rattachés aux CPAM ou régimes concernés, la télémise à jour des cartes Vitale sera indisponible entre 12h et 20h aux dates prévues.

Vous trouverez le planning détaillant les dates concernées ainsi que les CPAM et régimes impactés en cliquant ICI.

La certification périodique

Selon l’ordonnance n° 2021-961 du 19 juillet 2021, la certification est une obligation applicable aux sept professions de santé dotées d’un ordre, dont celle de pharmacien. Ce dispositif vise à garantir le maintien des compétences, la qualité des pratiques ainsi que l’actualisation et le niveau des connaissances des pharmaciens inscrits à l’Ordre. L’ordonnance précise que ce dispositif s’applique dès le 1er janvier 2023, toutefois plusieurs textes d’application n’étant pas encore publiés à ce jour, le dispositif n’est pas pleinement opérationnel.

Périodes de certification

La certification devra être validée tous les six ans, à compter de la date d’inscription à l’Ordre. À titre dérogatoire pour les professionnels inscrits à l’Ordre avant le 1er janvier 2023, la première période de certification sera de 9 ans. La période de certification se terminera si le professionnel interrompt son activité pour une durée cumulée supérieure à trois ans.

Lorsqu’un professionnel de santé change de profession de santé, une nouvelle période de six ans commencera.

S’il change d’activité au sein de la même profession au cours des six ans, il devra mettre en œuvre les actions restant à réaliser en tenant compte du référentiel de sa nouvelle activité, si elles n’avaient pas été réalisées dans son ancien référentiel.

Référentiels

Après avis du Conseil national professionnel compétent, le ministre chargé de la santé arrête le référentiel de chaque profession ou spécialité (en attente de publication au Journal Officiel pour les pharmaciens et les biologistes médicaux).

Les référentiels proposeront des actions pour chacun des 4 axes de la certification périodique :

  • Axe 1 – actualiser les connaissances et les compétences
  • Axe 2 – renforcer la qualité des pratiques professionnelles
  • Axe 3 – améliorer les relations avec leurs patients
  • Axe 4 – mieux prendre en compte sa santé personnelle

Pour satisfaire leur obligation de certification, les professionnels de santé concernés devront réaliser, pour chaque période, des actions dans chacun des axes (au minimum deux par axe), selon les préconisations des référentiels à paraître.

Cas d’exonération

Certains professionnels pourront être exonérés de certains axes selon les modalités décrites aux articles R. 4022-12 et R. 4022-13 du CSP.

Les professionnels soumis à des formations obligatoires spécifiques conditionnant l’exercice de leur pratique seront exonérés de l’axe 2 : “Renforcer la qualité de leurs pratiques professionnelles”.

Les professionnels n’exerçant pas d’activités de soin directement auprès des patients seront exonérés de l’axe 3 : “Améliorer la relation avec leurs patients”.

Les modalités de mise en place de ces exonérations seront précisées dans une prochaine instruction.

Contrôle

Les ordres professionnels compétents devront s’assurer du bon déroulement général de la procédure de certification périodique, et seront chargés de contrôler le respect par les professionnels de santé de leur obligation de certification périodique. Les instances ordinales pourront, si elles constatent un risque de non-réalisation de la certification, alerter le professionnel intéressé et son employeur.

Dans un délai de six mois à compter de l’échéance de la période de certification du professionnel, l’Ordre contrôle la réalisation du programme minimal d’actions.

Si le professionnel a réalisé son obligation de certification périodique, l’instance ordinale compétente le lui fait savoir. À l’inverse, si son obligation n’est pas satisfaite, l’Ordre communique au pharmacien  tous les éléments utiles fondant son appréciation, le met à même de présenter ses observations écrites sur la mise en œuvre de son obligation et organise un entretien visant à identifier les conditions selon lesquelles l’intéressé pourrait satisfaire à son obligation dans les plus brefs délais.

Le fait pour un professionnel de santé de ne pas satisfaire à cette obligation constitue une faute susceptible d’entraîner une sanction disciplinaire. La procédure disciplinaire peut être engagée par l’instance ordinale, ou par d’autres autorités habilitées à saisir la juridiction disciplinaire. Une procédure disciplinaire ne fait pas obstacle à l’application, le cas échéant, de la procédure de suspension temporaire d’exercice pour insuffisance professionnelle (Art. L. 4022-9  et Art. R. 4022-18 à R. 4022-21 du CSP).

source Ordre National des Pharmaciens

La FSPF et la DSS passent en revue les chantiers 2026

Reçue par la Direction de la Sécurité sociale le 24 février, la FSPF a mis sur la table l’ensemble des dossiers en attente d’arbitrage.

Des vaccins antigrippaux à la représentation professionnelle, en passant par la négociation conventionnelle ou encore le très attendu rapport Igas-IGF, les sujets qui nécessitent un arbitrage, des précisions ou encore un texte d’application ont été au cœur des discussions entre l’organisation professionnelle et l’une des trois directions attachées au ministère de la Santé. Rappelant que la Direction de la Sécurité sociale (DSS) est notamment « habilitée à préparer le projet de loi de financement de la Sécurité sociale » chaque année et n’est autre que « la tutelle des caisses de retraite et de la Caisse nationale de l’Assurance maladie », le président de la FSPF, Philippe Besset, est revenu, lors de son Live hebdomadaire, sur les thèmes abordés durant cette réunion qui s’est tenue le 23 février.

Vaccins antigrippaux

Si les réponses obtenues concernant les vaccins contre la grippe manquent de précision, la FSPF peut néanmoins lever un doute quant à leur mise à disposition chez d’autres professionnels de santé. Celle-ci, prévue par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2026, ne sera pas encore en application à l’automne prochain. Autrement dit, « cela ne doit pas être un frein pour la campagne 2026-2027. Les confrères doivent donc commander les vaccins contre la grippe car on va en avoir besoin et sans quoi nous risquons des pénuries », prévient Philippe Besset.
En revanche, le syndicat n’a pas obtenu d’informations nouvelles sur le projet du gouvernement d’égaliser les marges des vaccins antigrippaux. « Il n’y a pas encore eu l’arbitrage du ministère, mais je rappelle que nous y sommes très défavorables et je le ferai savoir lundi 2 mars, à l’occasion d’un rendez-vous au cabinet de la ministre de la Santé », ajoute son président.

Biosimilaires et hybrides

Les dernières mesures gouvernementales en faveur du déploiement des biosimilaires et des hybrides sont « d’application directe », rappelle Philippe Besset. Cela signifie qu’elles ne nécessitent aucun arrêté ou décret d’application pour entrer en vigueur. « Nous allons nous rapprocher de l’Assurance maladie pour nous assurer qu’il n’y ait pas des adaptations à faire pour certains dispositifs, par exemple pour l’encadrement de la mention « Non substituable » ». D’après la FSPF, l’entrée en vigueur de ces nouvelles mesures, en particulier du tiers payant contre biosimilaires, sera donc effective au 1er septembre 2026.

Négociations conventionnelles

C’est devenu une antienne pour la profession : les prochaines négociations conventionnelles doivent se mettre en place rapidement, dès le printemps, qu’elles aboutissent à un avenant conventionnel ou à une nouvelle convention pharmaceutique. « J’ai eu confirmation que le rapport Igas-IGF sur le modèle de rémunération de l’officine est bien sur le bureau des ministres. Je vais donc faire le siège du ministère de la Santé pour l’obtenir au plus vite et pouvoir démarrer les négociations avec l’Assurance maladie », annonce Philippe Besset. Mais, remarque-t-il, le gouvernement ne s’est toujours pas positionné sur la date de l’entrée en négociations, et rien ne permet de penser qu’il va soutenir la demande de la FSPF. Toutefois, le syndicat se félicite d’avoir obtenu l’assurance qu’un « avenant flash dévolu aux pharmacies fragiles » sera négocié en mars.

Représentativité syndicale

Rappelant que les élections aux URPS initialement prévues cette année ont été annulées après la décision de s’orienter vers une nouvelle manière de légitimer les représentants syndicaux professionnels, Philippe Besset indique que les futures élections par scrutin départemental se tiendront à l’automne 2027. « Une proposition de loi doit être présentée au Sénat en mars de façon à fixer les modalités de cette élection. Ce scrutin est important pour réasseoir notre légitimité à représenter nos confrères », précise-t-il.

Expérimentation Osys

Le succès du dispositif Orientation dans le système de soins (Osys) lui ouvre la voie de la généralisation. L’expérimentation est ainsi entrée dans une période transitoire d’un an au 1er janvier 2026, qui permet, rappelle la FSPF, aux « officines déjà incluses dans l’expérimentation de poursuivre leurs activités d’orientation et de prise en charge des pathologies », mais pas d’étendre le dispositif « ni à de nouvelles régions, ni à de nouvelles pharmacies ». Or, reconnaît Philippe Besset, « nous piaffons d’impatience ! » L’article 63 de la LFSS 2026 « nous donne une habilitation à faire bien plus large que l’expérimentation Osys », ce qui devrait permettre d’avancer plus rapidement sur ce dossier et surtout « d’aller plus loin ». Un dossier qui fera pleinement partie des négociations conventionnelles à venir, promet-il.

Marge réglementée des dispositifs médicaux

Prévue par l’article 58 de la LFSS 2023, la mise en place d’une marge réglementée pour les dispositifs médicaux (DM) n’est toujours pas devenue réalité. « Les textes réglementaires sont sur le bureau ministériel, en attente de publication », indique le président de la FSPF. Si Philippe Besset ne cache pas qu’une marge réglementée et fixe permettrait enfin de ne plus avoir à négocier les prix produit par produit avec le CEPS, il aimerait néanmoins être éclairé sur le ou les taux de marge envisagé(s). Pour l’heure, rien n’a filtré.

par Mélanie Mazière – Le Pharmacien de France

Le 27 février 2026

Les Pharmaciens du Sud

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