Avalanche de baisses de prix

Tout au long du mois de décembre 2025, les avis de baisse de prix sur les médicaments se sont succédé au Journal officiel. Les premières sont entrées en vigueur le 2 janvier.

Le 18 septembre 2025, le jour même de la mobilisation nationale des pharmaciens, le comité de suivi des génériques avait annoncé des baisses de prix d’une ampleur inégalée. La FSPF avait alors pointé, molécule par molécule, la non-pertinence du projet. Dès le lendemain, le Comité économique des produits de santé (CEPS) avait rendu son verdict : 52 groupes génériques impactés pour une économie de plus de 177 millions d’euros en année pleine pour l’Assurance maladie, soit, selon la FSPF, une perte de 70 à 75 millions d’euros pour le réseau. Deux avis avaient été publiés dans la foulée, entérinant notamment la baisse des TFR (de 4 à 23 %) de 33 groupes génériques (16 molécules, 67 présentations), pour une mise en œuvre le 1er octobre… mais annulés par le CEPS le 14 octobre pour des raisons réglementaires. Aucune information n’a filtré les semaines suivantes, jusqu’à la découverte, dans le Journal officiel (JO) du 11 décembre, d’un avis quasi similaire à celui du 25 septembre, ratifiant la baisse des TFR de 32 groupes génériques (15 molécules, 64 présentations) au 2 janvier 2026. Sont concernés : amlodipine, bisoprolol + hydrochloro­thiazide, bisoprolol, cétirizine, déférasirox, entécavir, ésoméprazole, évérolimus, fluoxétine, metformine, rabéprazole, rasagiline, rilménidine, ténofovir disoproxil et zolmitriptan.

Décisions unilatérales

Selon un relevé d’APMnews, ces baisses sont plus fortes, de 0,5 à 7 %, par rapport à la première décision du CEPS. Cinq jours plus tard, la chute de 32 % sur les tarifs du rivaroxaban paraissait au JO, effective dès le 20 décembre. D’autres avis de baisse de prix sont attendus en début d’année, une première salve ayant été publiée le 8 janvier pour une entrée en vigueur le 12. « Ces baisses de prix sur le générique vont impacter le réseau pharmaceutique de près de 100 millions d’euros en 2026 en marges et remises », évalue Philippe Besset, président de la FSPF.
Ces décisions unilatérales ne sont pas sans rappeler celle intervenue fin novembre sur les compresses non tissées stériles et de gaze hydrophile stériles, actant une baisse de prix en deux temps, au 15 décembre 2025, puis un an plus tard. Le Syndicat national de l’industrie des technologies médicales (Snitem) a dénoncé la « régulation menée en solitaire par l’administration » et entamé un recours gracieux. À cela s’ajoutent les très nombreuses baisses de prix de princeps (plus d’une centaine) publiées en décembre, pour une entrée en vigueur dès le 2 janvier dans la majorité des cas. Pour citer quelques exemples, le JO du 2 décembre a entériné les baisses de prix de 15 médicaments tels que Strensiq ou Pradaxa ; celui du 5 décembre s’est penché sur les antiasthmatiques Serevent, Becotide et Flixotide ; celui du 9 décembre sur 6 princeps tels que Monoprost ou Stagid ; celui du 16 décembre en vise une douzaine (Janumet, Lyrica, Neorecormon…) ; idem dans les JO des 19, 23, 24 et 26 décembre (Humira, Dupixent, Stilnox, Inipomp, Exforge…) ; quand celui du 6 janvier s’attaque à Lucentis et ses biosimilaires.

par Mélanie Mazière – Le 16 janvier 2026 – Le Pharmacien de France

48 fiches pratiques pour améliorer la démarche qualité à l’officine

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Vaccination contre le HPV : le bilan 2024-2025 confirme de nouveau la sécurité du vaccin Gardasil 9 mais …

Comme indiqué dans la notice et le résumé des caractéristiques du produit Gardasil 9, les personnes recevant le vaccin doivent être surveillées pendant 15 minutes après l’injection du vaccin en raison d’un risque de malaise et de syncope, parfois sans symptômes pré-syncopaux, en particulier chez les adolescents.

Cet effet indésirable, peu fréquent et rapidement résolutif, peut parfois s’accompagner de tremblements ou raideurs.

En conséquence :

  • Interrogez l’adolescent sur une potentielle inquiétude ou anxiété concernant cette vaccination et apportez-lui les informations nécessaires  pour le rassurer ;
  • Indiquez-lui l’importance de signaler rapidement s’il ne se sent pas bien après la vaccination ;
  • Surveillez-le attentivement pendant la période de surveillance post-vaccinale ;
  • Prévenez les risques de blessure en cas de chute pendant la surveillance : l’adolescent doit rester préférentiellement allongé sur un tapis de sol ou une couverture, ou assis par terre adossé à un mur, dans un espace dégagé.

Dans de cas rares, une réaction anaphylactique peut survenir comme avec tous les vaccins injectables. Veillez toujours disposer d’un traitement médical approprié.

source https://ansm.sante.fr/actualites/vaccination-contre-le-hpv-le-bilan-2024-2025-confirme-de-nouveau-la-securite-du-vaccin-gardasil-9


Efficacité du formulaire de dispensation des aGLP-1 : la preuve par les chiffres.

Selon les chiffres de la CNAM, 86 % des assurés bénéficiant d’un remboursement d’un médicament analogue du GLP-1 présentent désormais un formulaire conforme en pharmacie. La mesure a permis de faire chuter le taux de mésusage de l’Ozempic® à seulement 0,2 % aujourd’hui

Ce taux était, selon la CNAM, 10 fois plus élevé avant la mise en place. Ce taux de mésusage reste pourtant plus élevé (2,4 %) chez les femmes de moins de 40 ans.

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