PAXLOVID


La FSPF ne se soumet pas à la décision du Gouvernement sur la rémunération

Chère Consœur, Cher Confrère,

Par un arrêté « état d’urgence » publié ce matin, le Gouvernement a modifié les conditions de prescription, de délivrance et, de façon unilatérale, de rémunération des pharmaciens d’officine concernant la spécialité PAXLOVID (stock Etat).

En termes simples, la rémunération revenant au pharmacien pour la dispensation de cette spécialité passe de 9,22 € à 3,57 € TTC, soit une baisse de 60 %. Si nous étions rémunérés selon les règles habituelles, nous percevrions 36 € environ par délivrance.

Avec 3,57 € TTC, c’est donc moins de 10 % de cette somme qui nous sera versée alors que l’Etat achète cette spécialité plusieurs centaines d’euros. S’agissant d’un médicament qui nécessite une attention toute particulière en raison de nombreuses interactions, contre-indications et conditions d’utilisation, la FSPF n’accepte pas cette baisse d’un tarif qui était à l’origine déjà insuffisant.

En cette période d’inflation où nous devons prendre garde au maintien du pouvoir d’achat de nos équipes (équipes dont nous faisons partie intégrante), il est inadmissible de subir une baisse de rémunération de notre acte principal de dispensation du médicament, celui-ci devant au contraire être revalorisé.

La FSPF demande donc la mise à disposition de la spécialité PAXLOVID selon le circuit de distribution habituel (fin du stock Etat) ainsi que l’application des règles de droit commun de rémunération des pharmaciens d’officine.

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Congrès National des Pharmaciens 2017 à Montpellier les 21 et 22 octobre.

Syndiqué ou non, si vous n’êtes libre que le dimanche, inscrivez vous pour la journée et la soirée du dimanche afin que nous nous retrouvions tous ensemble le 22 octobre 2017 à MONTPELLIER pour une journée inoubliable (en plus, DPC possible) !!!

Si vous êtes libre le WE, n’hésitez pas à vous inscrire sur les deux journées, vous ne le regretterez pas.

Inscription en ligne

 

Pour toutes vos questions :

Nathalie BOICHE
Association Congrès des Pharmaciens
Secrétariat : 24, rue de Vintimille – 75009 PARIS
Tél. : 01.85.08.15.19

PROGRAMME

Samedi 21 octobre

8h30 Accueil congressistes

9h00 Rétrospective et inauguration

9h45 Conférence : Convention nationale pharmaceutique

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11h00 Pause

11h30 Ateliers proposés par nos partenaires

– Objectif asthme contrôlé (Sandoz et Novartis Pharmaceuticals)

– Diabète et observance : le rôle clé du pharmacien d’officine dans la prise en charge du patient diabétique sous insuline basale et/ou comprimés (LifeScan)

– Délivrance d’un traitement biologique à un patient atteint d’une maladie inflammatoire chronique (Abbvie)

– L’observance (Biogaran)

12h15 Pause déjeuner

14h30 Ateliers (en parallèle)

– La vaccination (atelier UTIP)

– Communication à l’officine : la pharmacie digitale

– Osez votre première installation !

15h30 Pause

16h00 Conférence : Les nouvelles technologies au service de la santé : télémédecine et e-santé

Dimanche 22 octobre

8h30 Accueil des congressistes

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9h30 Ateliers (en parallèle)

– Transition générationnelle : comment la réussir (atelier APR)

– Pharmacien, chef d’entreprise

10h30 Pause

11h00 Conférence : La pharmacie de demain, évolutions et perspectives

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12h15 Pause déjeuner

13h45 – 17h45 Session UTIP/DPC

 Thérapies ciblées en cancérologie et accompagnement officinal

Cliquez ici pour découvrir le déroulé du programme et les intervenants de la session UTIP 


 

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE L’USPO par Philippe GAERTNER

Monsieur le Président,

Par communiqué de presse en date du 1er août, vous avez une nouvelle fois diffusé à l’ensemble de la profession un grand nombre de mensonges auxquels vous nous avez habitués. Ce texte est un contre-feu malhabile visant à détourner l’attention de nos confrères de votre signature de l’avenant conventionnel.

A ce propos, je me permets de vous rappeler que lors des dernières élections aux URPS, vous aviez affirmé votre engagement à ne jamais signer seul une convention. Pourtant, vous venez de le faire après me l’avoir tant reproché. Je comprends mieux aujourd’hui toute l’énergie que vous déployez en tant que syndicat minoritaire pour éviter que les règles du droit d’opposition ne s’appliquent à notre profession contrairement à toutes les autres. Vous aviez manifestement déjà envisagé de signer seul alors que vous représentez 25,84 % des pharmaciens syndiqués (journal officiel du 1 août 2017).

Je regrette que vous n’ayez pas tenu la position commune décidée ensemble en avril et envoyée de façon concertée à l’assurance maladie. Par cette attitude, vous avez rompu l’unité syndicale.

 

Pour en revenir à votre communiqué de presse rempli d’erreurs et de mensonges, je souhaite rétablir l’exactitude des faits :

  • Il n’y a pas de cotisation obligatoire de 0,15 % qui s’ajoute. Vous avez probablement confondu avec la branche des artisans. Seule une cotisation de 0,04 % est prévue pour les professionnels libéraux pour le développement et le financement du paritarisme ;
  • Il n’y a pas un surcoût de 300 euros en moyenne par officine. D’ailleurs, si le taux avait été de 0,15 % comme vous l’évoquez, le coût aurait été en moyenne de 185 euros par officine et par an et non 300 euros. Pour une pharmacie de 5 salariés la cotisation sera de moins de 50 € par an. Je comprends mieux, avec vos méthodes de calcul, que vous considériez l’avenant signé par l’Assurance maladie et vous-même gagnant pour l’officine. Vous ne pouvez pas, Monsieur le Président, multiplier la réalité par six ;
  • La cotisation de 0,04 % ne sert pas à financer mon organisation, ni des indemnités à ses dirigeants. Cette affirmation est diffamatoire. Cette cotisation permet la mise en place de commissions paritaires régionales des professions libérales afin de défendre les intérêts spécifiques des professionnels libéraux dans le cadre de conflits portant sur la législation du travail ;
  • Il n’y a pas de rapport entre la loi travail et l’adhésion à l’U2P. Celle-ci a été décidée en assemblée générale de l’UNAPL à l’unanimité moins une voix par les 66 organisations membres et non en catimini comme vous l’affirmez. L’adhésion à l’U2P permet aujourd’hui aux professions libérales de participer au dialogue social duquel elles étaient exclues de fait.

 

Monsieur le Président, je vous invite donc à revoir vos sources d’information, vos analyses chiffrées et votre analyse du code du travail. Ceci vous permettra notamment de percevoir la différence entre l’interprofessionnalité (assimilable à la première division) et la multiprofessionnalité (assimilable à la deuxième division).

Je me réserve bien entendu le droit de faire valoir les droits de la FSPF, si vous persistez dans le dénigrement, le mensonge et la mauvaise foi.

 

Philippe GAERTNER

Président

Philippe Gaertner, Président de la FSPF.

Editorial par Philippe LANCE: Pourquoi nous nous sommes faits avoir jusqu’au trognon?

L’USPO a signé et a engagé la profession sur 5 années.

C’est une victoire pour Gilles BONNEFOND, un échec pour Philippe GAERTNER et une catastrophe pour Philippe LANCE.

Pour la faire simple (l’explication), je vais rapporter cette signature de l’USPO à une comparaison de la « pharmacie moyenne » au médecin généraliste moyen. Evidemment la pharmacie moyenne est un échantillon assez restreint de nos officines et représente le juste milieu de tous calculs. Certains seront mieux lotis, d’autres moins.

Quelques chiffres:

280 millions: c’est le chiffre donné par la CNAM et l’USPO. C’est à la fois vrai et faux. Si nous enlevons la partie qui correspond à de nouvelles activités forcément rémunérées (« tout travail mérite salaire ») et si nous tenons compte de la perte irrémédiable d’une partie de la ROSP génériques, nous arrivons rapidement au chiffre de 200 millions.

Des éléments de comparaison: 200 millions atteints sur 3 années de conventionnement vont faire (théoriquement) un peu plus de 600 millions sur 5 années cumulées. A titre indicatif, les 75.000 médecins généralistes vont toucher 400 millions entre mai 2017 et décembre 2017 soit 8 mois et, dans l’hypothèse haute, 3.685.000.000 euros sur 5 années cumulées pour tous les médecins libéraux de France.

Pour la pharmacie moyenne et tout à fait théoriquement, cela représente 5500 euros/an mais cette somme sera très vite dégrevée par les LFSS à venir sur 5 années avec baisse des prix des médicaments et baisse des prescriptions (les médecins vont améliorer l’efficience de leurs ordonnances) mais, heureusement, moins vite à la fin quand la bascule de nos rémunérations du remboursable sera faite à 75% sur de l’honoraire. 5.500 euros/an pour notre entreprise (investissements + masse salariales de nos employés + charges de fonctionnement + nous) à comparer au 16.000 euros/an du médecin en gardant à l’esprit que ces 5.500 euros auront certainement disparus avant de les toucher dans le premier Plan de Financement de la Sécurité Sociale de 2018 alors que les 16.000 euros du médecin ne disparaissent pas dans les LFSS successifs. Sur 5 années, à mon avis, la pharmacie moyenne aura réellement touché 3 à 5000 euros de marge en cumulé et en étant très optimiste alors qu’un médecin moyen aura touché 80.000 euros d’activité professionnelle.

Loin de moi de critiquer la nouvelle convention des médecins qui leur donnera un ballon d’oxygène (d’euros en fait) qu’ils méritent bien mais cette comparaison vous permet de comprendre ce qu’a signé l’USPO. Evidemment, on peut justifier la signature en disant qu’on ne pouvait pas obtenir davantage et c’est tout à fait vrai s’il n’y a aucun plan B. J’ai proposé un plan B au conseil d’administration national de la FSPF dont je suis membre et à certains conseillers nationaux de l’USPO mais personne n’a donné suite. seul l’UNPF non représentatif et exclu des négociations a eu (ou a repris l’idée) d’un honoraire supplémentaire déconnecté des assurances sociales.

En quoi est ce un sacrilège? Il ne faut pas oublier que la hausse de 23 à 25 euros (30 euros pour les enfants jusqu’à 6 ans, 46 euros pour les « cas exigeants », 60 euros pour les « consultations émotionnelles » comme l’annonce d’un cancer   et 50 euros à venir au liue de 46 pour les spécialistes) soit 2 euros coûtera aux assurés sociaux sans couverture complémentaire la somme de 0.60€ (et aux mutualistes une augmentation de la cotisation annuelle), que le remboursement de la visite chez le médecin est amputée de 1 euro par la Sécu et que chaque boite de médicament fait l’objet, lors du remboursement, d’un prélèvement de 0.50€ auprès de l’assuré social.

L’ironie du sort est qu’une des raisons invoquées par le Gouvernement précédent concernant l’augmentation de la visite médicale est celle d’éviter les dépassement d’honoraires!!! Mettre en place un honoraire dissocié des prestations sociales devient à la fois une bouée de sauvetage pour les vrais pharmaciens mais aussi un moyen de défense professionnel.

Et, si on pousse le raisonnement un peu plus loin, pourquoi ne pas créer un honoraire remboursable à 15% par le RO et 85% par les mutuelles? La gamme des possibilités pour sauver le réseau sans pénaliser le financement des assurances sociales obligatoires est immense mais a t’on vraiment envie de garder le réseau que nous connaissons? En regardant la manière dont notre profession se bat, je me pose la question.

Tout est possible, même le pire.

C’est le pire qui s’est réalisé avec la signature de Gilles BONNEFOND (USPO) et Nicolas REVEL (CNAM-TS).

Philippe LANCE

Président

La FSPF ne signera pas la baisse des ressources de l’officine

L’Assurance maladie propose aujourd’hui une diminution des ressources de l’officine pour les 5 années à venir.

L’enjeu n’est pas simplement la rémunération du pharmacien, mais le maintien de la pharmacie de proximité, la poursuite du développement de la qualité de l’acte pharmaceutique et la préservation de 120 000 emplois non délocalisables.

En proposant, lors de l’ultime séance de négociation d’hier, une enveloppe de 215 millions d’euros pour faire évoluer les honoraires et 65 millions d’euros pour de nouvelles missions, l’Assurance maladie n’a pas voulu répondre aux besoins vitaux de la pharmacie d’officine. Pire, cette proposition est inférieure à la base de travail avancée par elle début avril.

Pour faire face à près de 370 millions d’euros de perte de ressources liée aux baisses de prix sur la période 2017-2021, à 255 millions d’euros d’augmentation de charges salariales (sans tenir compte de l’augmentation naturelle des autres charges), c’est un soutien bien supérieur dont avaient impérativement besoin notre réseau et nos TPE.

Au final, l’Etat va reprendre d’une main avec les baisses de prix, plus que ce que l’Assurance maladie donne de l’autre. 

La proposition présentée intègre des missions nouvelles qui s’avèreront chronophages, ne seront pas à la portée de toutes les officines et demanderont du travail supplémentaire. Les entretiens relatifs aux AVK et à l’asthme ont apporté sur la précédente convention 2 millions d’euros sur les 30 millions programmés.

Aucune profession ne pourrait accepter de signer en faveur d’une baisse de sa rémunération assortie d’une augmentation de sa charge de travail.

Après 5 mois de négociations, les présidents des syndicats départementaux de France et d’Outre-mer se sont exprimés, ce matin, à 90 % contre la signature des avenants conventionnels.

L’assemblée générale de la FSPF a jugé les propositions de l’Assurance maladie définitivement INACCEPTABLES et n’engagera pas la profession dans un marché de dupes. La pharmacie d’officine avait besoin d’un investissement sécurisé : l’Assurance maladie a proposé des mesures économiques insuffisantes, des garanties illusoires et tardives (la clause de sauvegarde n’intervient pas avant 2021 et les mesures compensatoires ne bénéficieront aux officines perdantes qu’en 2019 et 2020) et des objectifs difficilement atteignables notamment sur les missions.

Signer cet avenant conventionnel revient à accepter une perte de ressources de plus de 345 millions d’euros pour le réseau, alors même que la précédente convention, jugée par certains insuffisante, a apporté 300 millions d’euros.

La FSPF a souhaité donner toute sa chance à la négociation mais avait clairement exprimé les besoins indispensables du réseau. C’est une décision difficile, eu égard à la situation de certaines officines, mais responsable. Elle marque le refus pour notre profession de la politique du moins pire et de la renonciation.

L’assemblée générale de la FSPF appelle l’Uspo à la rejoindre et à ne pas signer la diminution programmée des ressources officinales. Unis, les syndicats représentatifs pourront se retirer de la convention et rouvrir une nouvelle période de négociation.

 

La mobilisation de tous sera nécessaire pour préparer une rentrée combative

parce que nos revendications sont légitimes.

Les Pharmaciens du 13

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