Le 13h45 du 9 janvier 2026 de Philippe Besset

Le chrono:

00:00 – Introduction

00:32 – Sommaire

00:56 – LFSS 2026 : les pharmaciens d’officine à l’honneur

06:49 – Programme de travail 2026 de la FSPF

11:29 – Pièces Jaunes 2026 : la FSPF se mobilise

13:06 – Question vidéo de Michel Quaillet

16:00 – Les questions des internautes

17:20 – Conclusion

DIGIPHARMACIE : évolution de l’offre et du partenariat FSPF


DIGIPHARMACIE
, plateforme agréée pour la gestion des factures électroniques, a récemment fait évoluer son offre et ses fonctionnalités afin de mieux répondre aux besoins des pharmaciens titulaires d’officine, en s’appuyant sur les deux solutions suivantes :

  • Digi Essentiel : Les fonctionnalités historiques enrichies d’une analyse approfondie des articles, de la synchronisation bancaire avec rapprochement des transactions, de l’intégration des journaux de vente et, prochainement, d’un outil de facturation.
  • Digi Plus : L’offre Digi Esssentiel avec en supplément, le contrôle des RSF, l’export des prix à jour, la récupération et le rapprochement des LCR et, prochainement, le pilotage de la trésorerie.

Cette application simple, sécurisée et accessible où que vous soyez, vous propose ainsi deux formules d’abonnement selon vos besoins :

  • Digi Essentiel au tarif préférentiel de 29,90 € HT / mois au lieu de 35 € HT / moispour les adhérents de la FSPF.
  • Digi Plus au tarif préférentiel de 49,90 € HT / mois au lieu de 55 € HT / moispour les adhérents de la FSPF.

Pour plus de détails sur ces formules, nous vous invitons à consulter le site de DIGIPHARMACIE ICI.

Vous souhaitez bénéficier de ces conditions ?

  1. Vous êtes adhérent à la FSPF et déjà client de DIGIPHARMACIE

Utilisez le chat box de votre plateforme DIGIPHARMACIE et demandez à bénéficier des conditions FSPF.

  1. Vous êtes adhérent à la FSPF mais pas encore client de DIGIPHARMACIE

Remplissez le formulaire d’inscription sur le lien ci-dessous, et bénéficiez de 14 jours d’essai gratuit et sans engagement  :  https://app.digipharmacie.fr/inscription/fspf

Et pour plus de renseignements, contactez directement DIGIPHARMACIE :

Par téléphone : 01 76 39 06 28

Sur leur site internet :  https://digipharmacie.fr

Prescriptions UE téléconsultations / dispensation et prise en charge AM

Mesdames, Messieurs, chers confrères,

Suite à plusieurs sollicitations de titulaires d’officine, vous trouverez ci-dessous un point sur les prescriptions rédigées suite à des téléconsultations réalisées le plus souvent par des médecins exerçant dans l’UE.

Après avoir procédé à l’analyse pharmaceutique de l’ordonnance en conformité avec les Bonnes Pratiques de Dispensation, le pharmacien peut délivrer les médicaments listés I et II et les médicaments classés comme stupéfiants sur présentation d’une ordonnance établie dans un autre Etat membre de l’UE par un professionnel de santé légalement autorisé ou habilité à prescrire des médicaments dans cet État (article R. 5132-6 du CSP) sur laquelle figurent les mentions obligatoires suivantes :

Relatives au prescripteur :
·         Les nom et prénom, la qualité et, le cas échéant, le titre ou la spécialité du prescripteur ;
·         Son identifiant lorsqu’il existe ;
·         Son adresse professionnelle, ses coordonnées téléphoniques et son adresse électronique ;
·         Sa signature, la date à laquelle l’ordonnance a été rédigée ;
·         Pour les médicaments à prescription hospitalière ou pour les médicaments à prescription initiale hospitalière, le nom de l’établissement ou du service de santé.

Relatives au patient :
Les nom et prénom, le sexe, la date de naissance du malade et, si nécessaire, sa taille et son poids.

Relatives au traitement médicamenteux :
·         La durée de traitement ou le nombre d’unités de conditionnement et, le cas échéant, le nombre de renouvellements de la prescription ;
·         La dénomination commune du médicament ainsi que la posologie et le mode d’emploi ; et, s’il s’agit d’une préparation, la formule détaillée ;
·         Le nom de marque et, le cas échéant, le nom de fantaisie de la spécialité dans l’un des cas suivants : si le prescripteur s’oppose, pour des raisons médicales, à la substitution de cette spécialité par une spécialité du même groupe générique. La prescription doit comporter la mention « non substituable » complétée d’un bref exposé des raisons qui justifient l’exclusion de la possibilité de substitution (article R. 5125-54 du CSP) ; pour les médicaments immunologiques, biologiques, biologiques similaires, dérivés du sang ainsi que les médicaments de thérapie innovante et les produits issus de l’ingénierie tissulaire.

Les modalités de dispensation par le pharmacien
Médicaments relevant des listes I et II : Le pharmacien ne peut refuser de dispenser ces médicaments sur présentation d’une ordonnance comportant les mentions obligatoires, sauf si l’intérêt de la santé du patient leur paraît l’exiger ou s’il a des doutes légitimes et justifiés quant à l’authenticité, au contenu ou à l’intelligibilité de la prescription, ou la qualité du professionnel de santé qui l’a établie.
Médicaments stupéfiants ou relevant en partie de la réglementation des stupéfiants : 
Deux cas doivent être considérés :
·         La dispensation est possible seulement si l’ordonnance est sécurisée, si elle comporte les mentions obligatoires et si sa rédaction est conforme au Code de la santé publique (CSP).
·         Par dérogation, le pharmacien peut délivrer de tels médicaments lorsque la prescription n’est pas conforme au CSP dans la limite de la quantité minimale nécessaire pour assurer la continuité du traitement et permettre au malade d’obtenir une prescription respectant ces conditions (article R. 5132-6-2 du CSP).
En pratique, la mise en œuvre du décret n°2013-1216 relatif à la reconnaissance des prescriptions médicales établies dans un autre Etat membre de l’Union européenne peut s’avérer peu aisée notamment quant aux modalités de vérification de la qualité du prescripteur ou de la compréhension des ordonnances rédigées dans une langue inconnue du dispensateur.

Les prescriptions délivrées à l’issue de téléconsultations réalisées sans vidéotransmission ni communication téléphonique entre le prescripteur et le patient ne sont pas prises en charge par l’Assurance Maladie (article L. 160-8 du Code de la sécurité sociale – dernier alinéa). Les prescriptions provenant des sites suivants sont notamment concernées : zavamed.comdoktorabc.comdokteronline.comfeeli.io.
Les prescriptions provenant de ces sites peuvent être identifiées par la présence soit de leur logo soit de leur adresse électronique.

Que faire lorsqu’un patient vous présente une ordonnance provenant de l’un de ces sites ?
– Ne transmettez pas la prescription à l’Assurance Maladie pour remboursement.
– Lors de la dispensation, vous devez informer le patient que les médicaments délivrés ne lui seront pas remboursés par l’Assurance Maladie.

Espérant vous avoir éclairé,

Bien confraternellement,

Dr Stéphane PICHON

Président du CROP Paca-Corse
Le Grand Prado – 

20 Allées Turcat Méry – 13008 MARSEILLE

Tel : 04 96 10 13 60 – Fax : 04 96 10 13 61 – Courriel : crop-paca-corse@ordre.pharmacien.fr

La FSPF – Meilleurs vœux 2026

Après une mobilisation inédite dans l’histoire de la pharmacie, 2025 se clôt sur une victoire majeure pour notre profession.

Une profession qui a démontré sa solidarité, sa combativité et son attachement à une certaine vision de la pharmacie. Contre vents et marées politiques et économiques, nous avons défendu avec une remarquable détermination le réseau officinal, son maillage territorial et l’accès aux soins de proximité. Nous avons rappelé aux pouvoirs publics, aux patients et à l’ensemble des Français le rôle central que nous occupions non seulement dans le système de santé mais aussi dans la vie des communes et des territoires.

L’année 2025 marquera, je crois, un tournant : les pharmaciens ont repris, aux yeux du public, toute leur place. Nous pouvons collectivement nous en féliciter. A titre personnel, je tiens à exprimer ma fierté et ma gratitude pour votre mobilisation sans faille.

Ces victoires me font aborder l’année qui s’ouvre avec confiance.

2026 s’annonce déterminante pour l’avenir de la pharmacie. Au côté de la mission confiée à l’IGAS et à l’IGF, la FSPF se consacrera à l’immense chantier de l’évolution de notre mode de rémunération. Immense tant les difficultés économiques persistent, tant les fermetures de pharmacies s’accumulent.

Sur la base de notre grande consultation et des 5 000 contributions recueillies, nous défendrons un modèle protégeant chaque officine, assurant la juste rémunération de notre travail, garantissant la transmission de chaque entreprise.

Pour ce faire, nous pourrons compter sur toutes les victoires acquises par la FSPF au cours de l’année.

Nous avons obtenu que le Gouvernement se saisisse de la problématique de la financiarisation de la santé et du réseau officinal. Des travaux sont en cours au sein du ministère de l’Economie, en lien avec le ministère de la Santé et le Conseil national de l’Ordre des Pharmaciens.

Nous avons obtenu les conditions essentielles à l’essor des médicaments biosimilaires et des revenus qui en découleront pour les pharmacies.

Nous avons obtenu un élargissement des conditions d’accès aux aides conventionnelles pour les officines en difficulté : 800 pharmacies supplémentaires seront éligibles à un soutien financier.

Nous avons obtenu la reconnaissance de la place des pharmaciens dans le parcours de soins. La prise en charge des situations cliniques et des maux du quotidien fera désormais partie intégrante de leurs missions. Elle sera enfin valorisée par une rémunération dédiée.

Nous préparons la relève avec une nouvelle génération de professionnels : la réforme du troisième cycle d’études de pharmacie sera parachevée à la rentrée prochaine, qui verra les premières inscriptions pour le diplôme d’études spécialisées de pharmacie officinale.

Après une décennie marquée par l’incertitude, l’appréhension, voire l’anxiété, permettons-nous de renouer avec un sentiment longtemps délaissé : l’optimisme. Sans méconnaissance des difficultés qui persistent mais avec exigence et une confiance renouvelée dans l’avenir de la pharmacie que nous écrirons, plus que jamais en 2026, ensemble.

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Résultats de la grande consultation des pharmaciens sur la rémunération : maintenant, au travail !

En octobre dernier, la FSPF lançait une grande consultation des pharmaciens sur l’évolution à venir du modèle de rémunération de l’officine.

Pendant plus d’un mois, les syndicats départementaux (adhérents à la FSPF) ont recueilli les contributions de près de 5 000 pharmacies.

o La confirmation du modèle de l’honoraire

Les pharmaciens plébiscitent la rémunération à l’honoraire, instaurée il y a dix ans à l’initiative de la FSPF, et la sécurité qu’elle offre face aux baisses de prix des médicaments. Ils sont attachés au maintien des honoraires existants et souhaitent leur revalorisation, au profit notamment de l’honoraire à l’ordonnance rémunérant leur cœur de métier. Ils sont également demandeurs de nouveaux honoraires valorisant la diversification de leurs missions (dépistages, renouvellements, orientation du patient dans le parcours de soins, modifications des ordonnances impliquant une coordination avec le prescripteur …).

Un aménagement souhaité de la marge commerciale

Les pharmaciens ne souhaitent pas en être totalement dépendants et restent attachés à la marge commerciale. Ils demandent toutefois des aménagements profonds de ses modalités de calcul.

o Une évolution demandée des rémunérations sur objectifs de santé publique (ROSP)

Les pharmaciens sont plus critiques du dispositif de la ROSP, jugé trop complexe. La difficulté à atteindre les objectifs l’éloignerait de son intention initiale d’amélioration de la santé publique. Ils reconnaissent toutefois l’utilité d’un tel dispositif, qui doit donc évoluer pour rémunérer de nouveaux objectifs cohérents avec les missions des pharmaciens (substitution biosimilaire, lutte contre l’antibiorésistance, dépistages, etc). Ils proposent de mettre en place un forfait structure qui rémunérerait les missions de service public de l’officine.

Une adaptation et une transformation du modèle actuel plutôt qu’un big bang

les pharmaciens démontrent une volonté d’évolution profonde de ces éléments, au profit de leur cœur de métier, la dispensation du médicament, et de la valorisation de leur rôle dans le parcours de soins. De nombreuses prestations quotidiennes, essentielles à l’accès aux soins et à l’amélioration de la prévention, restent peu valorisées et réalisées « gratuitement » : orientation du patient dans le parcours de soins, petits soins d’urgence, évaluation de situations cliniques, sorties d’hospitalisation…

Un constat partagé qui sera la base de notre travail avec la mission IGAS-IGF

Les confrères appellent à un basculement progressif vers un modèle mixte, lisible et pérenne, constitué d’une rémunération par actes et missions, d’une marge sécurisée, de ROSP orientées vers la santé publique et d’un forfait structure.

La condition absolue d’un tel modèle réside dans la reconnaissance du temps pharmaceutique aujourd’hui non financé, pendant lequel s’exerce l’essentiel de l’expertise du pharmacien.

Leurs attentes, leur vision de la profession et leur appréciation de la situation économique doivent être au cœur du travail engagé avec la mission IGAS-IGF lancée par le Premier ministre. Ces retours de terrain sont essentiels à la construction d’un modèle pérenne et adapté aux enjeux du quotidien.

Les Pharmaciens du Sud

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