Réunion Visio ARS PACA pour un point sur la vaccination

Les syndicats étaient conviés à une visioconférence ARS PACA ainsi que l’Ordre et les URPS. Pour l’épidémie COVID, il semble que nous ayons atteint un plateau et on attend de voir si cette vague régresse dans les prochains jours. Sauf qu’avec le brassage de population en fin d’année , ce n’est pas évident. Le taux d’incidence est en diminution. MAIS  on est au même niveau d’admission hospitalière que l’hiver dernier, on est à 78 décès semaine, les lits de réa et de soins critiques sont pleins …. il va y avoir déprogrammation de certaines opérations pour pouvoir tenir !!!


L’épidémie de grippe est LE sujet majeur. Elle est partout en France , nous sommes à un pic mais on n’a pas encore vu l’explosion attendue ( comme cela s’est produit en Amérique du Nord) .

Il faut à tous prix vacciner le plus possible et tout le monde !!

Pour la vaccination, on a récupéré le retard à 3% près mais on est sous la moyenne nationale en PACA . Depuis fin novembre  + 131% de vaccinations75% des vaccins se font en officine ce qui montre notre importance

Valérie OLLIER

Présidente du Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône


NDLR: Covid, bronchiolite et grippe. C’est le cocktail explosif qui pourrait toucher la France cet hiver. La présence simultanée sur le territoire de ces trois virus est appelée « triple épidémie ». Elle a déjà touché des pays comme les États-Unis, le Canada ou encore l’Australie.

Les autorités sanitaires américaines ont ainsi estimé que le taux d’hospitalisation lié à la grippe était le plus haut jamais observé depuis une décennie.

De quoi inquiéter dans l’Hexagone, dont les tendances en matière sanitaire suivent souvent celles observées dans les autres pays. D’autant que la menace se rapproche : au Royaume-Uni, les cas de bronchiolite ont fortement augmenté ces deux dernières semaines alors que les cas de grippe se sont propagés à toutes les classes d’âge et que le Covid continue de contaminer des milliers de personnes chaque jour.

Un scénario qui semble désormais se dessiner en France. La grippe, particulièrement précoce et qui s’annonce très virulente cette année, vient s’ajouter au Covid-19 dont la circulation est toujours « très active » selon Santé publique France.

DGS-Urgent n°2022_83 REPLY : Recrudescence d’infections invasives à streptocoque A – Protocole d’investigation des cas

REPLY au message DGS-Urgent n°2022_83 du 6 décembre 2022

Mesdames, Messieurs,

Le streptocoque du groupe A (Streptococcus pyogenes) est un pathogène strictement humain qui se transmet principalement par gouttelettes respiratoires, et parfois par contact direct avec une plaie infectée. Il est le plus souvent responsable d’infections non invasives bénignes, comme les angines érythémateuses ou érythémato-pultacées, l’impétigo ou la scarlatine. Il est important de rappeler que plus de 80 % des angines sont d’origine virale et que l’antibiothérapie (amoxicilline en 1ère intention) n’est recommandée qu’en cas de TROD angine positif.

Dans de plus rares cas, le streptocoque du groupe A (SGA) est responsable d’infections invasives (IISGA) potentiellement graves (bactériémies, infections cutanées nécrosantes, arthrites…), dont certaines peuvent se compliquer d’un syndrome de choc toxique streptococcique (SCTS), dû à la production d’une toxine. La létalité des IISGA est estimée à 20% toutes pathologies confondues (plus élevée pour les formes sévères comme les SCTS). Ces infections invasives à streptocoque du groupe A (IISGA) justifient une mise sous antibiothérapie en urgence.

Les données du réseau de laboratoires hospitaliers « EPIBAC » montrent une augmentation régulière des IISGA depuis près de 20 ans, passant de 1,2 cas/100 000 habitants en 2000 à 4,4 cas/100 000 habitants en 2019 (soit environ 2500 cas tous âges confondus. En 2020, l’incidence a diminué (2,4/100 000) et cette baisse s’est poursuivie en 2021 (1,5/100 000). Cette baisse de l’incidence des IISGA en 2020 et 2021 pourrait être mise en relation avec les mesures barrières mises en place en population générale lors de l’épidémie de COVID-19. Depuis septembre 2022, il est observé en France une augmentation des cas d’infections non invasives à Streptocoque du Groupe A comme les scarlatines mais également des infections invasives IISGA, en particulier chez les enfants.

Cette recrudescence des cas d’infection invasive à streptocoque de groupe A (IISGA) est un phénomène partagé à l’échelle européenne(le Royaume-Uni, l’Irlande, les Pays-Bas, la Suède… rapportent également une augmentation du nombre de cas). Cette augmentation est particulièrement visible chez les enfants de moins de 10 ans.

Dans ce contexte, Santé publique France (SpF) dans le cadre de ses missions de surveillance et d’alerte collabore avec le GFRUP (Groupe Francophone de Réanimation et d’Urgences Pédiatriques) et son réseau de réanimateurs pédiatriques afin d’objectiver et de décrire plus précisément l’incidence des cas d’IISGA pédiatriques au niveau national ainsi que leur sévérité. Dans cet objectif un protocole d’investigation des cas d’IISGA communautaires pédiatriques sévères a été élaboré. Le questionnaire associé vise à documenter les cas survenant sur le territoire et à identifier leurs déterminants. Un premier bilan sera réalisé dans les prochaines semaines.

NB : la documentation des cas ne se substitue pas au circuit de signalement : tous les cas (pédiatriques et adultes) d’IISGA nécessitant une hospitalisation doivent faire l’objet d’un signalement dans les meilleurs délais à l’Agence régionale de santé, préalablement au remplissage du questionnaire, conformément aux messages DGS-Urgent n°2022-83 et MARS n°2022-35 du 6 décembre 2022, afin que les ARS puissent mettre en œuvre, dans les meilleurs délais, les mesures de santé publique dans l’entourage des cas[1].
 

Vous trouverez le protocole ainsi que le questionnaire d’investigation au lien suivant ainsi que sur le site de Santé publique France (https://www.santepubliquefrance.fr/docs/situation-des-infections-invasives-a-streptocoque-a-en-france.-point-au-8-decembre-2022).

Par ailleurs, vous trouverez ci-dessous des précisions sur la conduite à tenir au tour d’un cas d’infection invasive à streptocoque du groupe A :

–          Concernant la prise en charge de cas : il est rappelé qu’il est déconseillé d’utiliser des anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) dans le traitement des infections à SGA. Les résultats d’une enquête de pharmacovigilance réalisée par les centres régionaux de pharmacovigilance de Tours et Marseille, suggèrent en effet que ces infections, en particulier à Streptocoque, pourraient être aggravées par la prise de ces AINS ;

–          Concernant la prise en charge des contacts : 

o   Le Groupe de pathologie infectieuse pédiatrique de la Société française de pédiatrie (GPIP-SFP) et la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) recommandent le diagnostic (TROD) et le traitement précoce des infections à SGA dans l’entourage d’un cas d’infection invasive (repérage des patients symptomatiques, traitement privilégiant l’amoxicilline) (cf. avis Infections graves à Streptocoque A | gfrup.sfpediatrie.com) ;

o   Une antibioprophylaxie est recommandée pour les sujets contacts ayant des facteurs de risque de formes invasives (âge supérieur à 65 ans ; varicelle évolutive ; lésions cutanées étendues, dont les brûlures ; toxicomanie intra-veineuse ; pathologie évolutive (diabète, cancer, hémopathie, infection par le VIH, insuffisance cardiaque) ; prise importante de corticoïdes par voie orale). A cette liste, le GPIP-SFP et la SPILF recommandent d’ajouter les nouveau-nés de mères ayant une infection invasive.

     §  Si une antibioprophylaxie est prescrite à un sujet contact vivant sous le même toit que le cas, elle doit également être prescrite à l’ensemble des sujets contacts du foyer ;

     §  Le traitement prophylactique des contacts étroits doit être administré le plus tôt possible, de préférence dans les 24 heures suivant l’identification du cas, mais est toujours recommandé jusqu’à 7 jours après le dernier contact avec le cas ;

     §  Enfin, dans le contexte actuel de tensions en antibiotiques, le GPIP-SFP et la SPILF recommandent pour les personnes contacts de privilégier Céphalosporines orales (cefalexine, cefuroxime-axetil, voire cefpodoxime ou cefixime) ou les macrolides (clarithromycine, voire azithromycine).

La survenue de 2 cas d’infection invasive à SGA ou plus issus d’une même collectivité dans un délai de moins de 1 mois doit faire l’objet en lien avec l’ARS d’une discussion sur l’indication d’une antibioprophylaxie des personnes contacts (au-delà des personnes contacts avec facteur de risque).

Nous vous remercions pour votre mobilisation et nous vous tiendrons informés de toute évolution de la situation ou des recommandations.

Dr Grégory EMERY

Directeur Général adjoint de la Santé
Signé   

[1] Conformément à l’avis du 18/11/2005 du Conseil supérieur d’hygiène publique de France relatif à la conduite à tenir autour d’un ou de plusieurs cas, d’origine communautaire, d’infections invasives à Streptococcus pyogenes (ou streptocoques du groupe A)


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

DGS-Urgent n°2022_84 : Vaccination contre le Covid-19 et contre la grippe – Accélération nécessaire des campagnes auprès des plus vulnérables et de leurs proches

Mesdames, Messieurs,

La saison hivernale 2022-2023 est marquée par la survenue d’une triple épidémie caractérisée par une neuvième vague de Covid-19, une circulation très précoce et rapide de la grippe, ainsi qu’une circulation toujours très élevée de la bronchiolite qui dépasse les niveaux atteints lors des 10 années précédentes. La concomitance de ces trois épidémies s’accompagne depuis plusieurs semaines d’une très forte pression sur le système de santé.

Alors que la période des fêtes de fin d’année s’amorce, et que les brassages de population seront nombreux, la mobilisation des acteurs doit être maximale pour créer les conditions d’un « sursaut » de vaccination, en particulier pour les publics les plus à risque face à la maladie. Cette vaccination concerne tant la grippe saisonnière que le Covid. Les professionnels de santé font preuve d’une mobilisation exemplaire depuis plus de deux années. La poursuite de cet effort au cours des prochaines semaines reste décisive afin de garantir une offre de vaccination sur l’ensemble de notre territoire pour protéger l’ensemble de nos concitoyens.

I. Vaccination contre le Covid-19

Au 12 décembre, environ 27% des personnes de 80 ans et plus ayant une primo-vaccination complète étaient protégées par une vaccination ou une infection récente ; un taux qui s’élève à 39% pour les personnes âgées de 60 à 79 ans, alors que le rappel automnal est recommandé depuis le 3 octobre dernier. Ces taux indiquent que les personnes les plus vulnérables face au Covid-19 sont encore insuffisamment protégées.

Tous les Français qui le souhaitent peuvent se faire vacciner en rappel contre le Covid.

Cette vaccination est toutefois très fortement recommandée pour :

  • Les personnes âgées de 60 ans et plus ;
  • Les résidents d’EHPAD et USLD, quel que soit leur âge ;
  • Les personnes immunodéprimées, quel que soit leur âge ;
  • Les personnes souffrant d’une ou plusieurs comorbidités, quel que soit leur âge ;
  • Les femmes enceintes dès le premier trimestre de grossesse ;
  • Les professionnels des secteurs sanitaire et médico-social ;
  • Les personnes vivant dans l’entourage ou en contact régulier avec des personnes vulnérables.

L’efficacité du vaccin diminue avec le temps : recevoir une dose de rappel permet d’être protégé de manière optimale contre les formes graves du Covid-19 et ainsi de limiter fortement les hospitalisations. Recevoir cette dose de rappel dès à présent permet d’aborder les périodes de fin d’année sereinement.

Ce rappel peut être effectué dès 6 mois après la dernière injection. En cas d’infection récente au Covid-19, le rappel est recommandé dès 3 mois après l’infection, en respectant un délai minimal de 6 mois après la dernière injection.

Par exception, les personnes âgées de 80 ans et plus, ainsi que les résidents en EHPAD et en USLD et les personnes immunodéprimées, quel que soit leur âge, peuvent prétendre au rappel dès 3 mois après la dernière infection ou injection.

Afin de protéger au mieux ces populations, une vaccination concomitante contre la grippe est recommandée.

II. Campagne de vaccination contre la grippe saisonnière

Au 4 décembre (7ème semaine de campagne), 9,9 millions de doses de vaccins ont été vendues en officines, soit 5% en moins que l’année dernière. Le retard observé avec la campagne de l’année dernière se réduit depuis deux semaines, mais une marge de progression persiste.

L’épidémie, qui touche désormais 9 régions métropolitaines, est particulièrement précoce cette année et il est urgent pour toutes les personnes à risque de développer des formes graves face à la maladie (personnes de 65 ans et plus, personnes de moins de 65 ans avec des comorbidités à risque de grippe grave, femmes enceintes, entourage des nourrissons de moins de 6 mois à risque de grippe grave et personnes immunodéprimées), les professionnels de santé et les professionnels au contact des personnes fragiles de se faire vacciner. La vaccination contre la grippe est par ailleurs ouverte à tous les Français qui le souhaitent.

III. Vaccination concomitante Covid/grippe

Afin de protéger au mieux ces populations, une vaccination grippe concomitante à la vaccination contre le Covid-19 est recommandée. Nous vous rappelons que dans son avis du 16 juin 2022, la HAS confirme la possibilité de réaliser les injections de vaccin antigrippal et de vaccin contre le Covid-19 de manière concomitante, sur deux sites d’injection distincts. Si cette co-administration n’est pas possible pour des raisons pratiques, la HAS précise qu’il n’y a pas de délai particulier à respecter entre les deux injections.

Nous vous rappelons en outre que depuis le lancement de la campagne de co-vaccination Covid/grippe au cours de l’épidémie de grippe 2021-2022, aucune alerte de pharmacovigilance n’a été remontée concernant un sur-risque lié à la co-injection des deux vaccins. Il est ainsi demandé aux professionnels de santé de proposer systématiquement le vaccin contre le Covid-19, qu’il s’agisse d’un rappel ou d’une primo-injection, aux personnes venant réaliser leur vaccination antigrippale, en particulier les personnes prioritaires ciblées par les recommandations, et inversement.

IV. Numéro vert

Le numéro vert pour la vaccination est toujours disponible et doit être communiqué le plus largement possible à l’ensemble des personnes vulnérables, à leurs familles et aux associations qui les accompagnent, afin qu’elles puissent bénéficier de la prise en charge la plus adaptée à leur situation.

Il s’agit du 0 800 730 957.

Ce numéro d’information propose également une aide à la prise de rendez-vous ainsi que des solutions de vaccination à domicile pour les personnes les moins mobiles.

Nous vous remercions à nouveau de votre mobilisation et de votre implication avant la période des fêtes de fin d’année afin de protéger les plus fragiles face aux virus hivernaux.

 Pr. Jérôme SALOMON                   Bernard CELLI

  Directeur général de la Santé        Directeur de la Task Force Vaccination


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Un point Amoxicilline par Sébastien Gallice

Bonjour à tous,

Vous avez tous entre les mains les recommandations de la DGS concernant la rupture d’amoxicilline (Voir dans cette newsletter). Vous pouvez déconditionner et apposer une étiquette …. ou comme recommandé si le traitement va au delà des 5 jours demander une préparation magistrale ….

Je ne vais pas commenter ce DGS URGENT mais simplement vous offrir de la lecture sur le travail réalisé par les PREF que nous avons spammé à de nombreux institutionnels…

Sachez que, de notre point de vue, tous les génériques ne sont pas adaptés à un usage pédiatrique.

Bonne lecture

Dr Sébastien Gallice

Vice-Président du Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône

DGS-Urgent n°2022_82 REPLY : Tensions d’approvisionnement en amoxicilline : recommandations

Mesdames, Messieurs,

Les difficultés d’approvisionnements en amoxicilline, seule ou en association à l’acide clavulanique, persistent.

Dans ce contexte, il est rappelé que la prescription comme l’utilisation à bon escient des antibiotiques sont essentielles.

Afin de sécuriser au mieux la situation et garantir la couverture des besoins des patients, vous pourrez trouver :

–          en première partie de ce message, une information pratique sur la Dispensation à l’Unité (DAU) qui doit être favorisée dans le contexte actuel (cf.annexe-1);

–          en seconde partie, des propositions du Groupe de Pathologie Infectieuse de la Société Française de Pédiatrie, de l’Association Française de Pédiatrie ambulatoire et de la Société Française de Pathologie Infectieuse de Langue Française face aux fortes tensions d’approvisionnement des formes pédiatriques orales d’amoxicilline et d’amoxicilline-acide clavulanique, ces propositions s’intégrant dans le contexte particulier de tensions d’approvisionnement de ces présentations (cf.annexe-2).

Par ailleurs, dans les suites du message DGS-Urgent n°2022_83 du 6 décembre 2022, il est rappelé que le streptocoque du groupe A (Streptococcus pyogenes) est un pathogène strictement humain qui se transmet principalement par gouttelettes respiratoires, et parfois par contact direct avec une plaie infectée. Il est le plus souvent responsable d’infections non invasives bénignes, comme les angines érythémateuses ou érythémato-pultacées, ou l’impétigo. Il est important de rappeler que plus de 80 % des angines sont d’origine virale et que l’antibiothérapie (amoxicilline en 1ère intention) n’est recommandée qu’en cas de TROD angine positif.

Dans de plus rares cas, le streptococoque du groupe A (SGA) est responsable d’infections invasives (IISGA) potentiellement graves (bactériémies, infections cutanées nécrosantes, arthrites…), dont certaines peuvent se compliquer d’un syndrome de choc toxique streptococcique (SCTS), dû à la production d’une toxine. La létalité des IISGA est estimée à 20% toutes pathologies confondues (plus élevée pour les formes sévères comme les SCTS). Ces infections invasives (IISGA) justifient une mise sous antibiothérapie.

Les données du réseau de laboratoires hospitaliers « EPIBAC » montrent que les IISGA sont en constante augmentation depuis près de 20 ans, passant de 1,2 cas/100 000 habitants en 2000 à 4,4 cas/100 000 habitants en 2019 (soit environ 2500 cas tous âges confondus).

Nous vous remercions de votre mobilisation,

Dr Grégory EMERY
Directeur Général adjoint de la Santé

Signé

Annexe – 1 La Dispensation à l’unité des antibiotiques en pratique

Le ministère de la Santé et de la Prévention a œuvré pour l’entrée en vigueur du dispositif de la dispensation à l’unité des antibiotiques applicable depuis la publication de trois mesures législative et règlementaires.[1]

Depuis mars 2022, les pharmaciens d’officine peuvent ainsi dispenser à l’unité un traitement antibiotique par voie orale présenté en blister ou sachet-dose. 

_________________________________________

Le décret relatif à la délivrance à l’unité de certains médicaments en pharmacie d’officine précité définit les modalités particulières de conditionnement, d’étiquetage, d’information du patient et de traçabilité des médicaments délivrés à l’unité en pharmacie d’officine. 

En pratique, le pharmacien remet au patient le nombre exact d’unités prescrites qu’il délivre dans un conditionnement approprié de son choix permettant d’en assurer le transport et la conservation.  Une étiquette est apposée sur ce conditionnement, elle reprend l’ensemble des informations nécessaires au patient, listées dans le décret précité.

En complément, le pharmacien peut photocopier la notice et la remettre au patient.

Après dispensation, les unités restantes dans la boite seront conservées à la pharmacie de façon à être utilisées lors d’une dispensation ultérieure.

La facturation des unités délivrées par le pharmacien se fait à l’unité comme c’est le cas pour les stupéfiants.

Les pharmaciens sont rémunérés à hauteur de 1€ par délivrance à l’unité dans la limite de 500€ par an comme convenu dans la convention nationale entre les pharmaciens titulaires d’officine et l’assurance maladie.

_____________________________________

L’étiquette doit porter les mentions suivantes :

1° Le nom de la spécialité pharmaceutique, le dosage et la forme pharmaceutique ;

2° Le cas échéant, la mention du destinataire (« nourrisson », enfant » ou « adulte »);

3° La ou les dénominations communes lorsque le médicament contient au maximum trois substances actives;

4° Le cas échéant, les précautions particulières de conservation;

5° La date de péremption en clair;

6° Le numéro de lot de fabrication;

7° Les nom et prénom du patient;

8° La posologie, et la durée du traitement;

9° La date de délivrance;

10° Le nombre d’unités délivrées au patient.



[1]Loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, notamment son article 40 : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000041553759

Décret n° 2022-100 du 31 janvier 2022 relatif à la délivrance à l’unité de certains médicaments en pharmacie d’officine https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045100197  

Arrêté du 1er mars 2022 portant création de la liste des spécialités pouvant être soumises à une délivrance à l’unité en application de l’article R. 5132-42-2 du code de la santé publique https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045316943

Annexe –2  Propositions du Groupe de Pathologie Infectieuse de la Société Française de Pédiatrie, de l’Association Française de Pédiatrie ambulatoire et de la Société Française de Pathologie Infectieuse de Langue Française face aux fortes tensions d’approvisionnement des formes pédiatriques orales d’amoxicilline et d’amoxicilline-acide clavulanique

Les fortes tensions d’approvisionnement des formes pédiatriques d’amoxicilline et d’amoxicilline-acide clavulanique retentissent sur la disponibilité de l’ensemble des formes orales d’antibiotiques. En effet, ces deux antibiotiques représentaient, avant la pénurie, 60 à 75 % des prescriptions. Les stocks disponibles limités des autres antibiotiques et les reports des prescriptions déjà observés (effet domino) font que l’insuffisance s’est propagée à de très nombreuses formes pédiatriques d’autres antibiotiques. De plus, les faibles parts de marché occupées par ces derniers avant la crise, vont vraisemblablement étendre la pénurie à l’ensemble des formes pédiatriques (incluant pénicilline V, et macrolides : azithromycine, clarithromycine), avec un impact sur des pathologies ne nécessitant pas de traitement par amoxicilline : infections urinaires, relais oraux d’infections graves traitées initialement par des formes parentérales…

Le premier message est de limiter strictement les prescriptions aux indications des recommandations officielles chez l’enfant comme chez l’adulte. En effet, les situations cliniques ne justifiant pas d’antibiotique représentent la majorité des prescriptions en France : bronchites, rhinopharyngites, laryngites, bronchiolites, angines sans TDR positif (TDR négatif ou non fait), otites congestives, otites séreuses, suspicions d’otites non confirmées par l’otoscopie, syndromes grippaux ou COVID-19, fièvre sans point d’appel (hors pathologie chronique), impétigos non étendus, furoncles, quasi-totalité des infections digestives…En période de pénurie, ces prescriptions inutiles ne sont plus admissibles.

Le second message est le raccourcissement des durées de traitement pour toutes les pathologies fréquentes : cela doit devenir la règle en période de difficultés d’approvisionnement

Les choix d’antibiotiques proposés tiennent compte de l’information mise à disposition par l’ANSM sur les stocks disponibles et prévisions d’approvisionnement au niveau national dans les semaines à venir : lorsque les formes pédiatriques des antibiotiques ne sont pas disponibles, dans la majorité des situations où elles s’avèrent nécessaires, ce sont les formes adultes qui doivent être prescrites en adaptant approximativement les doses au poids et à l’âge de l’enfant, et en économisant au maximum les ressources à disposition. Cette pratique est relativement aisée pour certains antibiotiques (comprimé dispersible ou forme sachet), plus difficile pour d’autres, nécessitant des préparations avant administration. Du fait des stocks limités de la quasi-totalité des formes pédiatriques des autres antibiotiques, le report sur ces molécules peut représenter un risque majeur pour des patients souffrant de pathologie chronique grave. A titre d’exemple, la pénicilline V est utilisée aujourd’hui essentiellement pour prévenir les infections graves notamment à pneumocoque chez les drépanocytaires et aspléniques. Prescrire cette molécule pour les angines risque de retentir gravement sur la prise en charge de ces patients.

Lien 1 :https://www.infovac.fr/docman-marc/public/Divers/1861-lien-1-ordonnance-dilution-amoxicilline-moins-de-12-kg
Lien 2 : https://www.infovac.fr/docman-marc/public/Divers/1860-lien-2-ordonnance-dilution-amoxicilline-plus-de-12-kg
Lien 1 :  https://www.infovac.fr/docman-marc/public/Divers/1861-lien-1-ordonnance-dilution-amoxicilline-moins-de-12-kgLien 2 : https://www.infovac.fr/docman-marc/public/Divers/1860-lien-2-ordonnance-dilution-amoxicilline-plus-de-12-kg
Lien 1 : https://www.infovac.fr/docman-marc/public/Divers/1861-lien-1-ordonnance-dilution-amoxicilline-moins-de-12-kg
Lien 2 : https://www.infovac.fr/docman-marc/public/Divers/1860-lien-2-ordonnance-dilution-amoxicilline-plus-de-12-kg
Lien 3 : https://www.infovac.fr/docman-marc/public/Divers/1859-lien-3-ordonnance-dilution-amox-acide-clav-4-6-kg
Lien 4 : https://www.infovac.fr/docman-marc/public/Divers/1858-lien-4-ordonnance-dilution-amox-acide-clav-plus-de-7-kg
 Les ordonnances de dilution type d’amoxicilline et d’amoxicilline acide clavulanique ont été réalisée par l’équipe de pédiatres et de pharmacie de l’hôpital Trousseau (APHP) et validées par le GPIP, la Société Française de Pharmacie Clinique Pédiatrique et par l’Académie Nationale de Pharmacie.

Pour des traitements antibiotiques d’une durée supérieure à 5 jours, le plus souvent effectués en relais d’une antibiothérapie IV débutée à l’hôpital (infections cervicales profondes, ethmoïdite, infections ostéo-articulaires, pleuro-pneumopathies…), il est possible d’effectuer des préparations magistrales.
Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)
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