Depuis quelques années, la vente de produits contenant du cannabidiol (CBD) est en forte progression (produits alimentaires, cosmétiques, etc.). Ces produits sont le plus souvent commercialisés au sein d’établissements spécialisés.
De manière générale, la commercialisation de produits finis à base de CBD est autorisée, sous réserve du respect de trois conditions cumulatives :
seules les graines et les fibres ont été utilisées, l’utilisation des fleurs et des feuilles étant interdite ;
la variété de cannabis utilisée fait partie d’une des variétés de cannabis dépourvues de propriétés stupéfiantes listées dans l’arrêté du 22 août 1990 portant application de l’article R. 5132-86 du code de la santé publique pour le cannabis ;
le CBD doit provenir d’une plante dont la teneur en tétrahydrocannabinol (THC) est inférieure à 0,3 % et le produit fini ne doit contenir aucune trace de THC.
Qu’en est-il dans les officines ? La circulaire n° 2021-55 du 30 novembre 2021 a été mise à jour le 20 juillet 2022 pour tenir compte de la décision de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) de suspendre les évaluations du cannabidiol en tant que nouvel aliment (novel food).
En l’état actuel de la réglementation et à l’exception des spécialités pharmaceutiques contenant du cannabis ayant reçu en France une AMM ou une autorisation d’accès précoce ou compassionnel (anciennement ATU), seuls des produits cosmétiques contenant du CBD et conformes à la réglementation peuvent être commercialisés en officine.
A ce jour, il n’est pas possible de commercialiser en officine des compléments alimentaires à base de CBD. Si vous disposez de compléments alimentaires comportant du CBD dans votre officine, nous vous invitons à les retirer des rayons, dans l’attente des autorisations de l’EFSA
En tant que professionnel de santé, vous pouvez être amené à recevoir des patients présentant des symptômes évocateurs d’une infection par le virus Monkeypox (MPXV) ou ayant été en contact avec une personne infectée par ce virus. Les cas identifiés en France sont survenus majoritairement, mais pas exclusivement, chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) multipartenaires.
Vous trouverez ci-dessous quelques éléments d’information pour accompagner ces patients :
Reconnaître la variole du singe :
La variole du singe est une maladie infectieuse transmissible par contact direct avec les lésions cutanées ou avec les muqueuses (buccales, génitales, conjonctivales), gouttelettes respiratoires lors d’un contact prolongé ou partage de linge, vaisselle, sextoys,…
Les personnes infectées sont contagieuses dès l’apparition des premiers symptômes, jusqu’à la cicatrisation complète des lésions et chute des croûtes, le plus souvent en 3 semaines.
Les symptômes sont polymorphes mais la présentation clinique la plus souvent rapportée est une éruption cutanée préférentielle, mais non exclusive, en région ano-génitale ou au niveau de la muqueuse buccale, isolée, précédée ou accompagnée d’une fièvre ressentie ou mesurée (>38°C), d’adénopathies ou d’une odynophagie.
La plupart des personnes présentent des symptômes légers, et l’infection est spontanément résolutive.
Informer et orienter le patient :
Devant un cas confirmé, probable ou possible d’infection à Monkeypox, l’Assurance Maladie vous invite à :
Orienter le patient vers son médecin traitant ou un CeGIDD (centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des infections par les VIH, des hépatites virales et des IST), pour une prise en charge adaptée, qui peut être initiée en téléconsultation.
s’isoler dès l’apparition des symptômes et jusqu’à cicatrisation des lésions, et d’éviter les lieux publics et notamment les transports en commun,
prévenir ses contacts du risque de contamination (pour qu’ils s’auto-surveillent et qu’ils se vaccinent, le cas échéant).
Informer de l’existence de la permanence d’écoute téléphonique à destination des patients et du grand public : le 0 801 90 80 69 (service et appel gratuits) tous les jours de 8h à 23h.
Prévenir les transmissions
La prévention passe par :
une meilleure connaissance, par la population à risque, des symptômes et des modes de transmission. Vous pouvez ainsi : o Communiquer les coordonnées du site internet sexosafe.fr/Variole-du-singe o Mettre une affiche dans vos locaux ou distribuer des flyers aux patients utilisateurs de la Prep. Des documents de prévention (flyer et affiche) sont disponibles en version imprimée sur https://moncoupon.santepubliquefrance.fr/ en saisissant le code campagne SEXOSAFEMKP0622.
un respect des mesures barrière : lavage des mains régulier, « safe sex » (sexe sans risque)…
la vaccination à titre préventif, ouverte notamment aux hommes rapportant de multiples partenaires masculins. La liste des lieux où recevoir le vaccin est disponible ici.
A noter : Evitez tout contact avec les lésions qui sont source de contagion. N’hésitez pas à vous protéger si besoin : masque FFP2, gants en latex, notamment.
Je vous remercie d’avance de votre mobilisation.
Bien à vous,
Dr Dominique Martin Médecin-conseil national de l’Assurance Maladie
En tant que pharmacien d’officine, vous êtes désormais autorisé à substituer certains médicaments biologiques de référence par un médicament biosimilaire. Cette substitution est possible pour deux groupes biologiques similaires : FILGRASTIM et PEGFILGRASTIM.
Au préalable, vous devez :
– Informer le patient de cette substitution, – Indiquer sur l’ordonnance le nom du médicament délivré, de façon à limiter le risque de confusion par le patient, – Procéder à l’enregistrement du nom du médicament délivré et du numéro de lot et informer le prescripteur de cette substitution.
Toutes les demandes d’homologation des ruptures conventionnelles présentées à l’autorité administrative depuis le 1er avril 2022 doivent être réalisées de manière dématérialisée au moyen du téléservice prévu à cet effet.
L’occasion pour nous de faire le point sur ce mode de rupture du contrat de travail à durée indéterminée (CDI).
Pour en savoir plus, consultez notre circulaire 2022-32 en cliquant ICI.
Le département des Bouches-du-Rhône connaît ces derniers jours un épisode de très forte chaleur, confirmé par Météo France . Les températures pouvant atteindre ou dépasser les 35°C dans certains territoires et persister menant à un épisode de canicule. La chaleur a un effet immédiat sur l’organisme, dès les premières augmentations de température : les impacts de la chaleur sur la santé ne se limitent pas aux phénomènes extrêmes. Des gestes simples permettent d’éviter les accidents. Il faut se préparer AVANT les premiers signes de souffrance corporelle, même si ces signes paraissent insignifiants.
Les dangers des fortes chaleurs
L’exposition à de fortes chaleurs constitue une agression pour l’organisme.
Lorsque la température du corps augmente rapidement, une personne peut être victime d’un coup de chaleur, notamment chez les personnes vulnérables (nourrissons, enfants, femmes enceintes, (personnes âgées ou atteintes d’une maladie chronique), menant à un risque de déshydratation.
Les personnes en bonne santé (notamment les sportifs et travailleurs manuels exposés à la chaleur) ne sont cependant pas à l’abri si elles ne respectent pas quelques précautions élémentaires.
Les recommandations en cas de fortes chaleurs
Rafraîchir son habitation Pensez à fermer vos volets ou rideaux et à maintenir les fenêtres fermées dans la journée. Pensez également à provoquer des courants d’air dès que la température extérieure est plus basse que la température intérieure (généralement le matin, le soir et la nuit). Évitez le plus possible d’allumer les lumières et plus généralement les appareils électroniques.Si vous ne parvenez pas à rafraichir votre habitation, passez au moins 2 ou 3 heures par jour dans un endroit frais : grands magasins, cinémas, lieux publics…
Bien se désaltérer ◊ buvez régulièrement et sans attendre d’avoir soif, au moins 1 litre et demi à 2 litres par jour, sauf en cas de contre-indication médicale ; ◊ ne consommez pas d’alcool, qui altère les capacités de lutte contre la chaleur et favorise la déshydratation ; ◊ évitez les boissons à forte teneur en caféine (café, thé, colas) ou très sucrées (sodas) car ces liquides augmentent la sécrétion de l’urine ; ◊ en cas de difficulté à avaler les liquides, prenez de l’eau sous forme solide en consommant des fruits (melons, pastèques, prunes, raisins, agrumes) et des crudités (concombres, tomates, sauf en cas de diarrhées), des compotes, sorbets, yaourts…etc..
Éviter les activités extérieures nécessitant des dépenses d’énergie trop importantes (sports, jardinage, bricolage, etc.).Éviter de sortir à l’extérieur aux heures les plus chaudes (11h – 21h). Si vous sortez, restez à l’ombre en portant un chapeau et des vêtements légers et amples, de couleurs claires.
♦ Recommandations pour les personnes âgées ou fragilisées
Certaines personnes âgées peuvent ne pas avoir conscience de la perception de la soif et ont tendance à moins s’alimenter que d’habitude. La hausse des températures extérieures favorise la hausse de la température corporelle.
Veillez à ce que vos proches s’hydratent suffisamment surtout en période de fortes chaleurs. Par exemple, il faut consommer 0,5 l d’eau supplémentaire par jour si sa température corporelle passe de 37 à 38 °C.
Si vous êtes une personne isolée, pensez à vous inscrire sur le registre communal mis en place par votre mairie. Ce registre permet de localiser les personnes isolées pouvant être en difficulté, notamment en cas de canicule, afin de leur proposer une aide adaptée si nécessaire.
♦ Recommandations pour les enfants et les nourrissons
La chaleur expose les nourrissons et les enfants au coup de chaleur et au risque de déshydratation rapide. Prenez des précautions en limitant les sorties et en respectant les recommandations générale : rester au frais et s’hydrate
Quels sont les signes qui doivent alarmer chez les enfants ?
fièvre,
pâleur,
somnolence ou agitation inhabituelle,
soif intense avec perte de poids.
Que faire ?
placez l’enfant dans une pièce fraîche, donnez-lui immédiatement et régulièrement à boire ;
faites baisser la fièvre par un bain, un à deux degrés au-dessous de la température corporelle ;
En cas de troubles de la conscience, de refus ou d’impossibilité de boire, de coloration anormale de la peau, de fièvre supérieure à 40°C, appelez sans tarder le Samu en composant le 15.
Enfants asthmatiques :
signalez votre enfant aux responsables des structures qui l’accueillent (école, club sportif, de loisirs, de vacances) ;
en milieu scolaire, l’enfant asthmatique peut bénéficier d’un projet d’accueil individualisé.
Les symptômes qui doivent alerter
crampes musculaires dans l’abdomen, les bras, les jambes, etc. survenant surtout si on transpire beaucoup lors d’activités physiques.
épuisement lié à la chaleur survenant après plusieurs jours de chaleur surtout chez les personnes âgées : étourdissements, faiblesse et fatigue, insomnie ou agitation nocturne inhabituelles.
les insolations sont liées à l’effet direct du soleil sur la tête et sont favorisées par la chaleur : maux de tête violents/état de somnolence/nausées et éventuellement perte de connaissance/fièvre élevée avec parfois brûlures cutanées.
également :
forte température corporelle qui peut atteindre et dépasser 40 °C
grande faiblesse/grande fatigue ;
étourdissements, vertiges, troubles de la conscience ;
nausées, vomissements ;
crampes musculaires ;
température corporelle élevée ;
soif et maux de tête ;
tenue de propos incohérents ;
perte de l’équilibre, perte de connaissance et/ou convulsions.
Que faire en cas de survenue de ces symptômes ?
demandez une assistance médicale au plus vite : appeler le 15 ;
en attendant, effectuez les manœuvres de refroidissement : placer la personne à l’ombre et le refroidir en l’aspergeant d’eau froide et le ventilant, ou donner une douche froide ou un bain frais ;
en cas de coup de chaleur, ne prenez pas de vous-même un médicament destiné à faire baisser la fièvre ou contre la douleur (AINS type ibuprofène, aspirine à dose supérieure à 500 mg/j ni paracétamol).
Bon à savoir !
Le terme « vague de chaleur » désigne une période au cours de laquelle les températures peuvent entrainer un risque sanitaire pour la population.
Il recouvre les situations suivantes classées par ordre de gravité :
Le pic de chaleur : chaleur intense de courte durée (un ou deux jours). Il peut être associé au niveau de vigilance météorologique jaune.
L’épisode persistant de chaleur : températures élevées qui perdurent dans le temps (supérieur à trois jours). Il peut être associé au niveau de vigilance météorologique jaune.
La canicule : période de chaleur intense pour laquelle les températures atteignent ou dépassent les seuils départementaux pendant trois jours et trois nuits consécutifs. Elle est associée au niveau de vigilance météorologique orange.
La canicule extrême : canicule exceptionnelle par sa durée, son intensité, son étendue géographique. Elle est associée au niveau de vigilance météorologique rouge.
Toutes ces situations peuvent entrainer un risque sanitaire pour la population.
Pollution atmosphérique et fortes chaleurs
Les fortes chaleurs sont susceptibles d’entrainer l’élévation des niveaux de certains polluants (ozone, particules), comme notamment lors des « pics » de pollution atmosphérique (dépassement des seuils d’information ou d’alerte).
Chez les personnes sensibles, des manifestations pathologiques peuvent apparaitre : conjonctivite, rhinite, toux, gêne respiratoire, essoufflements, voire malaises, réversibles en quelques heures. Chez les sujets asthmatiques, notamment les enfants, augmentation de la fréquence des crises d’asthme.