Rappel de la réglementation applicable en cas d’ouverture pendant un service de garde et/ou d’urgence

Docteurs, chères consoeurs, chers confrères,

La réception de plusieurs signalements faisant état d’une mauvaise application de la législation en vigueur m’amène à vous rappeler que si la réglementation permet à un titulaire d’ouvrir son officine pendant un service de garde et/ou d’urgence alors qu’il n’est pas de service, l’officine doit être tenue ouverte durant toute la durée du service considéré (article L 5125-17 du code de la santé publique).

Les horaires des services de garde et d’urgence sont déterminés par les syndicats organisateurs et varient selon les secteurs. Par exemple, sur le secteur de Marseille, le service de garde débute à 08h00 et finit à 20h00, le service d’urgence débute à 20h00 et finit à 08h00. Tous les titulaires dont les horaires des officines empiéteraient sur ces horaires doivent donc tenir l’officine ouverte durant la durée du service. Par exemple, sur le secteur de Marseille, une officine qui resterait ouverte après 20h00 doit donc rester ouverte jusqu’au lendemain matin 08h00.


Cette réglementation ne prévoit aucune dérogation concernant les horaires et s’applique donc aussi aux officines situées dans les centres commerciaux, ces officines faisant partie intégrante du maillage officinal. Par exemple, sur le secteur de Marseille, une officine qui souhaiterait ouvrir le dimanche doit ouvrir l’officine dès 08h00 et fermer à 20h00. Aux titulaires concernés de se rapprocher des gestionnaires du centre commercial afin de prévoir un accompagnement des patients entre 08h00 et l’horaire d’ouverture dudit centre commercial.

En ce qui concerne les Alpes-Maritimes, je vous rappelle qu’en vertu des dispositions du code du travail, le préfet a interdit l’ouverture des officines le dimanche par arrêté préfectoral du 31 octobre 2001 (à l’exception de la pharmacie située dans l’enceinte de l’aéroport de Nice). Les récentes dispositions du code du travail qui dérogent aux règles relatives au repos dominical pour les établissements de vente au détail situés dans une zone touristique internationale n’ont pas eu pour effet de rendre caduque cet arrêté préfectoral. Le pourvoi en cassation d’un confrère n’a pas été admis par décision du Conseil d’Etat du 23 décembre 2025. L’arrêté préfectoral de 2001 est donc toujours applicable.

En ce qui concerne la Haute-Corsele préfet a interdit l’ouverture des officines le dimanche par arrêté préfectoral du 29 juillet 2025.

Des sanctions disciplinaires prononcées par la Chambre de Discipline du Conseil régional à l’encontre de confrères ayant ouvert leur officine le dimanche alors qu’ils n’étaient pas de garde ont été confirmées par la Chambre de Discipline du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens.

Je tenais donc à vous rappeler la réglementation en vigueur.

Recevez, chères consœurs et chers confrères, mes sentiments les plus confraternels.

Dr Stéphane PICHON

Président du CROP Paca-Corse
Le Grand Prado – 20 Allées Turcat Méry – 13008 MARSEILLE

Tel : 04 96 10 13 60 – Fax : 04 96 10 13 61 – Courriel : crop-paca-corse@ordre.pharmacien.fr

Économie de l’officine : 2025 est conforme aux prévisions

L’analyse des données issues de Pharmastat pour l’année 2025 met en évidence une progression de 2,17 % de la rémunération de l’officine, évolution conforme à la trajectoire prévisionnelle de l’avenant n°1 à la convention nationale pharmaceutique signé par la FSPF.

Malgré une forte baisse des honoraires au conditionnement (HD), la revalorisation conventionnelle des honoraires à l’ordonnance (HDR), progression de 21 %, contribue significativement à la hausse de 1,4 % des honoraires de dispensation, à laquelle s’ajoute une augmentation de près de 6 % de la marge règlementée.

Le déremboursement des tests covid, qui ampute de plus de 70 millions d’euros la rémunération du réseau officinal par rapport à 2024, est en partie compensé par la forte évolution des honoraires de vaccination (+ 46 millions d’euros) et des dépistages et accompagnements de patients chroniques (+ 5 millions d’euros).

Au total, le réseau officinal a bénéficié de 135 millions d’euros de rémunérations supplémentaires en 2025, essentiellement en raison de l’effet structure du marché du médicament. Cet apport sera à mettre en regard des charges supplémentaires au moment de la clôture des comptes annuels. La lenteur de la mise en œuvre du dispositif de soutien aux pharmacies en territoires fragiles et les mécanismes économiques de négociations tarifaires sur les génériques vont probablement, cette année encore, accentuer les différences de résultat selon la taille des officines.

Malgré les effets positifs du maintien des plafonds de remises et un effet structure qui devrait perdurer, la LFSS 2026 apporte son lot de baisses de prix qui ne permet pas d’espérer mieux que les 2 % d’augmentation prévus en 2026.

C’est la raison pour laquelle la FSPF demande l’ouverture de négociations conventionnelles avec l’Assurance maladie afin d’inscrire l’exercice officinal dans une dynamique économique jusqu’en 2030. Fidèle à sa ligne de conduite, elle sera force de proposition dans le cadre de ces négociations qui pourront s’appuyer sur les recommandations attendues de l’IGAS-IGF relatives à l’évolution de la rémunération officinale.

Dans l’intérêt des populations, l’Etat doit investir massivement dans le réseau officinal pour la pérennité des entreprises officinales et la FSPF sera vigilante à ce qu’aucune pharmacie d’officine ne reste sur le bord de la route.

par Benoît Thelliez -Le 09 janvier 2026 – Le Pharmacien de France

Le 13h45 du 9 janvier 2026 de Philippe Besset

Le chrono:

00:00 – Introduction

00:32 – Sommaire

00:56 – LFSS 2026 : les pharmaciens d’officine à l’honneur

06:49 – Programme de travail 2026 de la FSPF

11:29 – Pièces Jaunes 2026 : la FSPF se mobilise

13:06 – Question vidéo de Michel Quaillet

16:00 – Les questions des internautes

17:20 – Conclusion

DIGIPHARMACIE : évolution de l’offre et du partenariat FSPF


DIGIPHARMACIE
, plateforme agréée pour la gestion des factures électroniques, a récemment fait évoluer son offre et ses fonctionnalités afin de mieux répondre aux besoins des pharmaciens titulaires d’officine, en s’appuyant sur les deux solutions suivantes :

  • Digi Essentiel : Les fonctionnalités historiques enrichies d’une analyse approfondie des articles, de la synchronisation bancaire avec rapprochement des transactions, de l’intégration des journaux de vente et, prochainement, d’un outil de facturation.
  • Digi Plus : L’offre Digi Esssentiel avec en supplément, le contrôle des RSF, l’export des prix à jour, la récupération et le rapprochement des LCR et, prochainement, le pilotage de la trésorerie.

Cette application simple, sécurisée et accessible où que vous soyez, vous propose ainsi deux formules d’abonnement selon vos besoins :

  • Digi Essentiel au tarif préférentiel de 29,90 € HT / mois au lieu de 35 € HT / moispour les adhérents de la FSPF.
  • Digi Plus au tarif préférentiel de 49,90 € HT / mois au lieu de 55 € HT / moispour les adhérents de la FSPF.

Pour plus de détails sur ces formules, nous vous invitons à consulter le site de DIGIPHARMACIE ICI.

Vous souhaitez bénéficier de ces conditions ?

  1. Vous êtes adhérent à la FSPF et déjà client de DIGIPHARMACIE

Utilisez le chat box de votre plateforme DIGIPHARMACIE et demandez à bénéficier des conditions FSPF.

  1. Vous êtes adhérent à la FSPF mais pas encore client de DIGIPHARMACIE

Remplissez le formulaire d’inscription sur le lien ci-dessous, et bénéficiez de 14 jours d’essai gratuit et sans engagement  :  https://app.digipharmacie.fr/inscription/fspf

Et pour plus de renseignements, contactez directement DIGIPHARMACIE :

Par téléphone : 01 76 39 06 28

Sur leur site internet :  https://digipharmacie.fr

Les Pharmaciens du Sud

GRATUIT
VOIR