Dépister plus tôt le diabète de type 1


En 2023, plus de 4 enfants ou adolescents de moins de 15 ans sur 10 ont été diagnostiqués trop tard d’un diabète de type 1 (DT1) avec une acidocétose modérée ou sévère (complication métabolique aiguë du diabète), voire un coma diabétique. Pour favoriser un diagnostic précoce et limiter les conséquences graves qui peuvent en découler, l’Aide  aux Jeunes Diabétiques (AJD) a lancé ce jour un appel à l’action : « Ensemble, repérons les signes du diabète de type 1 avant qu’il ne soit trop tard » chez l’enfant et l’adolescent. 

La FSPF s’associe à l’AJD pour relayer cette campagne de sensibilisation nationale qui se déroulera jusqu’en juin 2025.

L’incidence du DT1 a doublé en 15 ans en France et touche actuellement 30 000 enfants et adolescents de moins de 15 ans. En tant que professionnel de santé, vous pouvez, dans le cadre d’une campagne de prévention du diabète, effectuer le dépistage du diabète auprès de vos patients. Pour aller plus loin dans le dépistage et sensibiliser vos patients aux signes énonciateurs du DT1, un kit de communication réalisé par l’association Aide aux Jeunes Diabétiques (AJD) est à votre disposition : affiche à imprimer, film à diffuser sur vos écrans en officine et sondage à partager au comptoir.

Dates d’entrée en vigueur des mesures conventionnelles : le tableau récapitulatif (réservé aux adhérents)

A la suite de l’entrée en vigueur de l’avenant économique à la convention nationale pharmaceutique, intervenue le 8 juillet 2024, nous vous avons adressé plusieurs fiches pratiques dédiées aux mesures applicables dès 2024.

L’avenant économique à la convention nationale pharmaceutique comporte également des dispositifs applicables à partir de 2025, pour lesquels de nouvelles fiches pratiques vous seront adressées d’ici la fin de l’année. Pour rappel, ces mesures concerneront notamment la revalorisation des honoraires de dispensation, la valorisation de notre rôle en matière de prévention et d’accompagnement des patients ainsi que le soutien aux officines en difficulté dans les territoires fragiles.

Afin de vous donner plus de visibilité sur la mise en œuvre de l’ensemble des dispositifs, nous avons actualisé le tableau récapitulatif des dates d’entrée en vigueur des mesures conventionnelles.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– Prise en charge de la cystite à l’officine : nouvelle fiche pratique ;
– Prise en charge de l’angine à l’officine ;
– ROSP exceptionnelle 2024 – nouvelle fiche pratique ;
– Valorisation de la démarche écoresponsable : nouvelle fiche pratique ;
– Convention nationale pharmaceutique – Fiche pratique « Vaccination » actualisée ;
– Revalorisation des ROSP : actualisation des fiches pratiques ;
– Avenant économique : pourquoi il était vital de signer ;
– Après l’avenant économique, la FSPF poursuit son action au service des pharmaciens.

H4D, société pionnière des cabines de téléconsultation, en faillite

La société parisienne H4D, pionnière des cabines de téléconsultation, a été placée en liquidation judiciaire le 26 septembre. L’arrêt d’exploitation de cette entreprise laisse sans solution les collectivités qui s’étaient procuré ces équipements, désormais inutilisables. Elle interroge surtout sur la viabilité d’une activité, présentée comme une solution à la désertification médicale, mais qui malgré le pic de téléconsultations lié au Covid en 2020, peine toujours à trouver son modèle économique.

L’histoire retiendra qu’elle fut la première société à proposer des cabines de téléconsultation. La société H4D (Health for Development), fondée en 2008 par le Dr Franck Baudino, avec ce concept révolutionnaire et qui avait bénéficié de plusieurs levées de fonds substantielles (6,7 millions d’euros en 2016, 15 millions en 2020), a mis la clé sous la porte. Placée en redressement judiciaire le 4 juillet dernier, l’entreprise spécialiste de télémédecine a été placée en liquidation judiciaire le 26 septembre. Au grand dam des nombreux conseils départementaux et communes qui étaient équipés de télécabines et ont appris avec stupeur qu’elles ne seraient plus utilisables, puisque c’est la société qui mettait en relation le patient à un médecin.

Les téléconsultations, en dehors de celles du médecin généraliste et du psychiatre, dans des indications précises, ça ne marche pas ! Dr Jean-Christophe Nogrette

Des collectivités prises au dépourvu

« On ne s’y attendait pas du tout », a confié à l’AFP Cédric Mancini, le maire de Saint-Paul-de-Varax. La commune de 1 600 habitants située dans l’Ain, avait installé une télécabine dans l’ancien cabinet médical du village. Celle-ci n’avait rencontré qu’un succès limité n’accueillant que 300 consultations en 18 mois, loin de l’objectif de 1 000 consultations par an. Le département de Seine-et-Marne n’a quant à lui enregistré que 469 téléconsultations sur les neuf premiers mois de 2024 pour les dix télécabines dans lesquelles il avait investi, selon les chiffres du conseil départemental cités par l’AFP.

Présentées comme une solution à la désertification médicale, les cabines H4D représentaient un investissement à l’achat élevé – entre 68 000 euros et 100 000 euros l’unité selon les modèles – sans compter les frais d’exploitation (10 000 euros par an et par cabine en Seine-et-Marne).

Les modèles économiques pour toutes les sociétés de téléconsultation sont fragiles, particulièrement pour celles qui proposent du matériel Dre Julie Salomon

Un modèle économique fragile

L’échecs des télécabines ne surprend pas le Dr Jean-Christophe Nogrette, secrétaire général adjoint de MG France. « Les téléconsultations, en dehors de celles du médecin généraliste et du psychiatre, dans des indications précises, ça ne marche pas ! »

Christophe Gattuso – 8 octobre 2024 – Medscape

NDLR: cette société fournissait essentiellement les collectivités locales en cabines de téléconsultation très sophistiquées. Il faut croire que ce n’est pas le modèle de soins recherché par les patients qui préfèrent des solutions plus simples comme celles proposées en pharmacie. Dans tous les cas, nous conseillons aux pharmaciens de bien se renseigner auprès des confrères et de vérifier la santé économique des sociétés sur le site « pappers » avant de s’engager sur des contrats longs et captifs.

Smic : une revalorisation au 1er novembre

Le Smic mensuel brut augmentera d’environ 35 € au 1er novembre pour s’établir à 1 801 € pour une durée mensuelle de travail de 151,67 heures.

Dans son discours de politique générale du 1er octobre, le Premier ministre, Michel Barnier, a annoncé une revalorisation du Smic de 2 % prenant effet au 1er novembre, soit avec 2 mois d’avance sur la revalorisation légale du 1er janvier.

Actuellement fixé à 11,65 €, le Smic horaire brut s’établira donc à 11,88 € à compter du 1er novembre. Son montant mensuel brut passera, quant à lui, de 1 766,92 € à 1 801,80 € pour une durée mensuelle de travail de 151,67 heures (temps complet correspondant à la durée légale de travail de 35 heures par semaine).

Important : cette revalorisation doit encore être confirmée par un décret publié au Journal officiel.

Message du président du CROP PACA-Corse sur l’interdiction de délivrance de médicaments aux mineurs

Chères consoeurs, chers confrères,

Je fais suite à la réception d’un signalement concernant la délivrance de plusieurs boîtes de paracétamol à un enfant mineur et qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques.

Je vous rappelle que seul le patient peut légalement venir chercher ses médicaments à l’officine, y compris ceux qui ne nécessitent pas une prescription médicale. S’il ne peut se déplacer, l’article L 5125-25 du code de la santé publique autorise la livraison à domicile en paquet scellé portant le nom et l’adresse du patient. Cette livraison suppose cependant un contrat de mandat tacite entre le patient et la personne venue récupérer le médicament. Or, le mineur n’a pas la capacité juridique de contracter. Il ne peut donc pas venir chercher des médicaments pour ses parents.

Il ne peut pas non plus venir chercher des médicaments pour lui-même. Il doit être représenté par un titulaire de l’autorité parentale, sauf exception (par exemple contraception d’urgence). 

Comptant sur votre vigilance,

Bien confraternellement,

Dr Stéphane PICHON

Président du CROP Paca-Corse
Vice-Président du CCA

Le Grand Prado – 20 Allées Turcat Méry – 13008 MARSEILLE

Tel : 04 96 10 13 60 – Fax : 04 96 10 13 61 – Courriel : crop-paca-corse@ordre.pharmacien.fr

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