Electricité: un casse-tête.

I. Tarif réglementé: les conditions

  • La puissance électrique de votre local est inférieure ou égale à 36 kVA
  • Vous souhaitez ajuster votre contrat pour l’adapter aux variations de votre consommation
  • Vous souhaitez un prix* intégrant fourniture et acheminement

Depuis le 1er janvier 2021, en application de l’article L.337-7 du code de l’énergie, le Tarif Bleu n’est accessible que pour :

  • les consommateurs finals non domestiques qui emploient moins de 10 personnes et dont le chiffre d’affaires, les recettes ou le total de bilan annuels n’excèdent pas 2 millions d’euros,
  • les propriétaires uniques et les syndicats de copropriétaires d’un immeuble unique à usage d’habitation sans condition,

pour leur(s) site(s) de consommation situé(s) en France métropolitaine continentale et alimenté(s) en basse tension pour une puissance inférieure ou égale à 36 kVA.

Tout client demandant la création ou la modification d’un contrat au Tarif Bleu devra attester par voie électronique de son éligibilité aux conditions réglementaires précitées.

Les clients finals non domestiques disposant d’un contrat au Tarif Bleu sont tenus de le résilier dès lors qu’ils ne remplissent plus ces conditions. Ils portent la responsabilité du respect desdits critères pour leur contrat.

Le Tarif Bleu en 3 points clés

  1. Tarif réglementé

Bénéficiez d’un abonnement mensuel dont le montant est déterminé en fonction de votre puissance et de l’option tarifaire choisie. Les kWh consommés sont également facturés. Les évolutions de tarifs sont décidées par les pouvoirs publics.

2. Offre adaptée

Optez pour un contrat adapté à votre activité et à vos habitudes de consommation. Bénéficiez de l’option « Base » ou « Heures Creuses » tout au long de l’année**.

3. Contrat souple

Gagnez en flexibilité avec un contrat de fourniture d’électricité sans engagement de durée, résiliable à tout moment et sans frais.

II. Offres de marché d’électricité et de gaz dédiées aux entreprises : bien choisir votre contrat d’énergie

Les offres de marché sont des offres librement déterminées par les fournisseurs (prix, évolution, contenu, etc..).

Pour exemple et afin d’évaluer les coûts, retrouvez ci-après toutes les offres de marché d’électricité et de gaz d’EDF qui s’accordent aux besoins de votre pharmacie.

Consultez simplement les offres adaptées à vos attentes.

Sélectionnez celles qui vous intéressent et comparez-les.

10 moyens simples de réduire les dépenses en énergie de son entreprise

  1. Faites réaliser un audit énergétique
    La seule évocation du mot « audit » suffit à donner des palpitations cardiaques. Si au premier abord, cette idée ne vous emballe pas, dites-vous que s’agissant des dépenses en énergie de votre entreprise, elle est en réalité excellente. L’obtention d’un rapport effectué par un auditeur qualifié peut vous aider à déterminer où va votre argent tous les mois, et savoir comment augmenter votre rendement énergétique et réduire vos factures d’électricité.
  2. Éteignez les lumières et les équipements inutilisés
    Cette mesure peut sembler évidente, mais vous seriez surpris de la quantité d’énergie que les ordinateurs, écrans, imprimantes et autres appareils consomment lorsqu’ils restent allumés alors qu’ils ne sont pas utilisés. En vous assurant qu’ils sont en « mode veille » ou complètement éteints pendant la nuit, vous éviterez de payer pour de l’électricité que vous n’utilisez pas. Chargez une personne de faire un tour rapide du bureau le soir afin d’éteindre les équipements inactifs. Cela vaut aussi pour les appareils des salles de pause comme les fours à micro-ondes, les cafetières, les radios et les télévisions. Il est conseillé de regrouper tous ces appareils énergivores sur une seule multiprise, de façon à pouvoir tous les éteindre en même temps avant de sortir.
  3. Profitez de la lumière naturelle aussi souvent que possible
    Laissez entrer le soleil ! Ouvrez les stores des espaces de travail afin d’exploiter au maximum la lumière du jour et misez sur des puits de lumière ou d’autres sources de lumière naturelle afin de réduire vos besoins en éclairage pendant la journée. Il est également utile de vérifier si d’autres espaces de votre bureau sont trop éclairés et de supprimer tout éclairage inutile.
  4. Installez des lampes à basse consommation ou des ampoules LED
    Il s’agit là de petites économies, mais si vous les multipliez dans plusieurs pièces, elles peuvent vraiment faire la différence une fois cumulées. Le fait de remplacer une seule ampoule de 60 watts par une ampoule de 18 watts à faible consommation d’énergie allumée 10 heures par jour peut facilement représenter 1€ d’économie ou plus tous les mois. Multipliez ce chiffre par les centaines (voire les milliers) d’ampoules de votre entreprise sur une année entière : cela représente de sérieuses économies. Les ampoules à faible consommation d’énergie ne constituent pas seulement un choix judicieux pour réduire vos factures d’électricité à court terme. Leur durée de vie prolongée vous aidera également à faire des économies sur le long terme. Non seulement les ampoules LED Energy Star consomment au moins 75 % d’énergie en moins, mais elles peuvent également durer 50 fois plus longtemps qu’une ampoule à incandescence moyenne (jusqu’à 20 ans).
  5. Utilisez des détecteurs de mouvement et des variateurs automatiques qui s’ajusteront à vos besoins
    Croyez-le ou non, l’éclairage représente 18 à 40 % de la consommation d’électricité des bâtiments commerciaux. Une utilisation un peu plus raisonnable de l’éclairage dans vos locaux en fonction du moment, de l’endroit et du lieu peut donc engendrer d’importantes économies. Pensez à installer des détecteurs de mouvement dans les couloirs, les espaces de réunion et d’autres endroits qui n’ont pas besoin d’être éclairés en permanence, ainsi que des variateurs automatiques qui mesurent et ajustent les niveaux de luminosité en fonction de vos besoins réels.
  6. Installez des thermostats programmables et faites-en bon usage
    Un thermostat programmable permet d’adapter automatiquement la température du lieu de travail quand il n’y a personne (par ex. la nuit, le week-end et les vacances, généralement). Configurez le vôtre de telle sorte que le chauffage ou la climatisation s’allument 30 minutes avant l’arrivée des employés et s’éteignent 30 à 60 minutes avant leur départ. Pendant les mois les plus chauds, l’idéal est de ne pas régler le thermostat en dessous de 25 degrés pendant les heures de bureau afin de réduire la consommation d’énergie. Pendant les périodes les plus froides, vous pouvez ensuite le régler à 20 degrés maximum.
  7. Maintenez la chaleur à l’intérieur (ou à l’extérieur) avec des pare-soleil, des revêtements et des calfeutrages
    Même si vous estimez qu’une brise légère venant de la fenêtre de votre salle de réunion n’est pas si terrible, cela représente de l’argent et de l’énergie jetés littéralement par les fenêtres. Et le problème est bien trop simple à régler pour être ignoré. Ajoutez des coupe-froid, du calfeutrage ou de la mousse autour de vos portes et fenêtres ou remplacez-les pour économiser de l’énergie. Toutefois, il n’y a pas que les courants d’air qui passent par les fenêtres et peuvent vous coûter de l’argent et de l’énergie. Les fenêtres laissent aussi entrer la lumière et la chaleur du soleil, et il peut être plus onéreux de baisser la température du bureau lorsqu’il fait chaud. Par chance, de nombreuses modifications peuvent être apportées aux fenêtres afin de vous aider à réduire le gain de chaleur et à augmenter le rendement énergétique. C’est notamment le cas des stores, des marquises et des revêtements à haute réflectivité solaire.
  8. Achetez des équipements de bureau à haut rendement énergétique
    Les ordinateurs, écrans, imprimantes, fax, scanners et photocopieuses bien classés sur le plan énergétique peuvent fonctionner avec un bien meilleur rendement et s’éteindre automatiquement après une période d’inactivité prolongée. Vous pouvez ainsi réaliser des économies de 50 % ou plus sur la consommation de ces appareils très gourmands en énergie. De plus, si votre ancien radiateur ou climatiseur n’offre pas un rendement maximal en fonctionnement, il peut puiser de l’énergie inutile, ce qui vous coûte également de l’argent. Remplacez les anciens radiateurs et systèmes de climatisation par des modèles à haut rendement énergétique.
  9. Envisagez d’autres sources d’énergie renouvelable pour alimenter votre entreprise
    L’utilisation de sources d’énergie renouvelable, comme l’énergie solaire, pour alimenter une partie ou l’intégralité de votre entreprise peut vous aider à en réduire les dépenses énergétiques avec le temps. Cela permet également de produire de l’énergie dépourvue d’émission de CO2 et d’autres gaz à effet de serre. Le moment est peut-être idéal pour investir dans le solaire (ou d’autres sources d’énergie propre) afin de répondre aux besoins énergétiques de votre entreprise tout en réduisant vos dépenses sur le long terme. Cela dépend d’un certain nombre de facteurs. L’installation d’un système de stockage de l’énergie solaire commerciale peut aussi vous aider.
  10. Maintenez vos systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation en parfait état de fonctionnent
    Changez régulièrement les filtres de vos équipements de chauffage, de ventilation et de climatisation, et veillez à ce qu’ils soient contrôlés et nettoyés à la fréquence recommandée. Assurez-vous que les orifices de ventilation ne sont pas obstrués par du mobilier ou du papier.

source Sunpower

REFERENCEMENT DES MEDICAMENTS: Appel à la mobilisation contre la mesure portée par le PLFSS

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 prévoit, dans son article 30, la possibilité de mettre en œuvre une procédure de référencement de certains médicaments, dont les conséquences sur les prix et sur les remises octroyées par les laboratoires pharmaceutiques seraient potentiellement dévastatrices pour le réseau officinal.

La Fédération se mobilise pour l’abandon de ce projet et a formulé une proposition d’amendement en ce sens. Le délai de dépôt des amendements pour l’examen en commission étant fixé à ce jeudi 6 octobre!!!

Nouvelles modalités de facturation des accompagnements

Madame, Monsieur,

A partir du 1er octobre, les modalités de facturation des accompagnements des patients sous traitements chroniques par anticoagulants oraux (AVK ou AOD) et des patients sous traitements chroniques par corticoïdes inhalés pour l’asthme évoluent.
 
Seuls trois codes pourront dorénavant être facturés :

     – Au démarrage de l’accompagnement : un code « adhésion » TAC / 0,01 euro. Ce code doit être facturé à chaque adhésion d’un patient à un nouveau thème
     – A la fin de la séquence annuelle d’accompagnement (lorsque tous les entretiens ont été réalisés) : un code « accompagnement 1ère année » unique ASI (50 euros métropole et 52,50 euros DROM).
     – 12 mois après le code « accompagnement 1ère année », si la séquence annuelle d’accompagnement a été réalisée : un code « accompagnement années suivantes » ASS (30 euros métropole et 31,50 euros DROM).

A noter :  Un seul code « accompagnement » doit être facturé par thème tous les 12 mois glissants. Les codes prestations AKI, AKS, AOI et AOS ne devront plus être utilisés à partir du 1er octobre 2022.

Comment effectuer la facturation ?

  • Pour être valides, ces codes actes doivent être facturés seuls, c’est-à-dire indépendamment de toute autre facturation (médicaments, LPP…).
  • Le pharmacien doit s’identifier à la fois comme exécutant et prescripteur.
  • La date de prescription doit correspondre :
         – pour la 1ère année, à la date de fin de la séquence annuelle des entretiens ;
         – pour les années suivantes, à la date de facturation du code acte de l’année précédente + 12 mois.
  • La situation du patient doit être prise en compte lors de la facturation :
         – AT/MP si les traitements sont en lien avec un accident du travail ou une maladie professionnelle ;
         – ALD si les traitements sont en lien avec l’affection de longue durée ;
         – maternité.
  • La prestation est facturée en tiers payant et prise en charge à 70%.

Cordialement,
Votre correspondant de l’Assurance Maladie

Extension de l’accord collectif national du 7 juin 2022 : Revalorisation applicable à compter du 31 août 2022 inclus, sans effet rétroactif

I – Entrée en vigueur de l’accord de salaires du 7 juin 2022, sans effet rétroactif

Comme annoncé[1], les partenaires sociaux de la Pharmacie d’officine ont conclu, le 7 juin 2022, en Commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation (CPPNI), un accord prévoyant une revalorisation de la valeur du point conventionnel de salaire de 3 % avec, à l’initiative de la FSPF, une entrée en vigueur repoussée au jour de la publication au Journal officiel de son arrêté ministériel d’extension, harmonisant ainsi la situation des officines syndiquées et non syndiquées.

Cet arrêté d’extension ayant été publié ce jour au Journal officiel[2]la nouvelle grille des salaires en Pharmacie d’officine est donc applicable, pour les officines syndiquées à la FSPF comme pour les officines non syndiquées[3], à compter du 31 août 2022 inclus.

A cette date, la valeur du point conventionnel de salaire est portée à 4,919 euros. Les coefficients 100 à 160 inclus, dont la valeur fixée par l’accord collectif national étendu du 7 juin 2022 se retrouve inférieure au SMIC en vigueur au 1er août 2022, doivent toutefois être alignés sur cette dernière, à savoir 1 678,95 euros.

L’entrée en vigueur de l’accord ne s’accompagne d’aucun effet rétroactif : les salaires versés au titre des mois précédents n’ont donc pas à faire l’objet d’une régularisation.

Il en va de même du paiement des salaires afférents aux jours du mois d’août 2022 qui précèdent la date de la publication au Journal officiel de l’arrêté d’extension de l’accord.

En revanche, la rémunération versée au titre de la journée du 31 août devra faire l’objet d’une régularisation.

Vous trouverez, dans le tableau n° 1, la grille des salaires applicables en Pharmacie d’officine à compter du 31 août 2022 accompagnée des primes d’ancienneté correspondantes.

II – Rémunération des jeunes en formation

La rémunération applicable aux jeunes qui préparent le brevet professionnel (BP) de préparateur en pharmacie ou le diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques (DEUST) de préparateur/technicien en pharmacie, par la voie du contrat d’apprentissage ou du contrat de professionnalisation est fixée par accord collectif national[4].

Cette rémunération, dont le montant varie selon le niveau d’études initial, l’année de formation ou le type de contrat (apprentissage ou professionnalisation), est présentée dans le tableau n° 2.

A.    Cas particuliers en contrat d’apprentissage

1)     Apprentis âgés de 26 ans et plus

Les apprentis âgés de 26 ans à 29 ans à la date d’entrée en apprentissage doivent percevoir, en application des dispositions de l’article D. 6222-26 du code du travail, une rémunération égale à 100 % du SMIC ou, s’il est supérieur, à 100 % du salaire minimum correspondant à l’emploi occupé (cf. tableau n° 2).

Ce niveau de rémunération s’applique quelle que soit l’année d’apprentissage, et quel que soit le diplôme dont est titulaire l’apprenti (BEP SS ou Baccalauréat).

2)     Apprentissage en trois ans : rémunération de la troisième année

Bien que la durée classique du cycle de formation des préparateurs en pharmacie soit de deux ans, il arrive que cette durée soit portée à trois ans afin de tenir compte du niveau initial de compétences de l’apprenti. La première des trois années d’apprentissage est communément appelée « année de positionnement ».

La rémunération versée pendant la troisième année d’apprentissage est identique à celle que l’apprenti percevait l’année précédente, c’est-à-dire égale à la rémunération de la deuxième année de formation, dans la mesure où cette rémunération est plus favorable que la rémunération fixée par le code du travail pour une troisième année d’apprentissage.

Après comparaison entre les rémunérations légales et les rémunérations conventionnelles prévues par accord de branche et présentées dans le tableau n° 2, la rémunération légale doit s’appliquer dans deux cas :

  • Apprenti âgé de 18 ans à 20 ans, titulaire du BEP SS, du baccalauréat ou d’une première année d’UFR de pharmacie : rémunération à accorder en troisième année : 67 % du SMIC soit 1 124,90 euros ;
  •  Apprenti âgé de 21 ans à 25 ans, titulaire du BEP SS, du baccalauréat ou d’une première année d’UFR de pharmacie : rémunération à accorder en troisième année : 78 % du SMIC soit 1 309,58 euros.

Dans tous les autres cas, les rémunérations légales prévues en troisième année d’apprentissage sont inférieures aux rémunérations conventionnelles prévues en seconde année d’apprentissage. Il convient donc de faire application de ces dernières lors de la troisième année d’apprentissage.

3)     Redoublement

En cas d’échec à l’examen, l’apprentissage peut être prolongé pour une durée d’un an au plus, soit par prorogation du contrat initial, soit par conclusion d’un nouveau contrat avec un autre employeur.

Quelle que soit la solution retenue, prorogation du contrat initial ou conclusion d’un nouveau contrat avec un nouvel employeur, l’article D. 6222-28 du code du travail précise que le salaire versé à l’apprenti pendant l’année de prolongation du contrat (c’est-à-dire pendant l’année de redoublement) est celui correspondant à la dernière année précédant cette prolongation.

Ainsi, dans l’hypothèse la plus courante d’un contrat d’apprentissage d’une durée initiale de deux ans, la rémunération applicable pendant l’année de redoublement sera celle qui aura été versée à l’apprenti pendant sa seconde année d’apprentissage.

B.    Cas particuliers en contrat de professionnalisation

1)     Titulaires d’un contrat de professionnalisation âgés d’au moins 26 ans

En ce qui concerne la rémunération des salariés âgés de 26 ans et plus, engagés en contrat de professionnalisation, l’accord collectif national étendu du 7 mars 2016 relatif à l’accès des salariés à la formation professionnelle tout au long de la vie dans la branche professionnelle de la Pharmacie d’officine (article 18), reprenant en cela les dispositions du code du travail, prévoit qu’elle est au moins égale à 85 % de la rémunération conventionnelle minimale (coefficient 100) sans pouvoir être inférieure au SMIC pendant toute la durée de l’action de professionnalisation.

                                                       => rémunération à accorder : 100 % du SMIC soit 1 678,95 euros.

2)     Baccalauréat professionnel ou équivalent

L’article D. 6325-15 du code du travail prévoit que les jeunes titulaires d’un baccalauréat professionnel ou d’un titre ou d’un diplôme à finalité professionnelle de même niveau percevront une rémunération majorée par rapport à ceux possédant un diplôme de niveau inférieur.

L’Administration a précisé que le baccalauréat technologique, quelle que soit sa série, est un diplôme à finalité professionnelle de même niveau que le baccalauréat professionnel[5]En revanche, le baccalauréat général, n’étant pas un diplôme à finalité professionnelle, ne donne pas lieu au bénéfice de la majoration de rémunération. L’Administration avait, dans une circulaire publiée en 2004 et depuis abrogée, adopté la même position[6]. Rien ne permet de remettre en cause cette analyse.

Conformément aux dispositions de l’article D. 6325-15 précité, les jeunes en contrat de professionnalisation et titulaires d’un baccalauréat professionnel ou équivalent doivent au moins percevoir :

–      s’ils sont âgés de moins de 21 ans : 65 % du SMIC, soit 1 091,32 euros ;

–      s’ils sont âgés de 21 ans à 25 ans révolus : 80 % du SMIC, soit 1 343,16 euros.

Au regard du tableau n° 2 joint en annexe, ces montants doivent se substituer à la rémunération conventionnelle moins favorable dans les cas suivants :

–      jeunes de moins de 21 ans en première année de formation :

                                                       => rémunération à accorder : 65 % du SMIC soit 1 091,32 euros.

–      jeunes de 21 ans à 25 ans révolusqu’ils soient en première ou deuxième année de formation : 

=> rémunération à accorder : 80 % du SMIC soit 1 343,16 euros.

3)     Diplôme de niveau 5 (ex-niveau III) ou supérieur

Enfin, précisons également que l’article 14.3 de l’accord l’accord-cadre multiprofessionnel du 25 juin 2015 destiné à assurer le développement de la formation et la sécurisation des parcours professionnels des salariés des entreprises libérales (accord UNAPL) prévoit que les jeunes de moins de 26ans, titulaires d’un diplôme de niveau 5 (ex-niveau III)[7] ou équivalent sur l’échelle des niveaux de l’Education nationale, en première et en deuxième année de contrat de professionnalisation, ne peuvent percevoir « une rémunération inférieure à la rémunération conventionnelle prévue par la branche et à 90 % du SMIC » :

                                                       => rémunération à accorder : 100 % du coefficient 100 soit 1 646,00 euros[8].

 Cette disposition doit être prise en considération lors du calcul de la rémunération des jeunes en contrat de professionnalisation qui répondraient aux conditions de formation requises.

4)     Redoublement

Contrairement aux règles applicables en matière de contrat d’apprentissage, les rémunérations légales du contrat de professionnalisation n’évoluent pas en fonction de l’année du contrat de professionnalisation. Elles sont uniquement calculées en fonction de l’âge et du diplôme dont est titulaire le jeune en formation.

Après comparaison entre les rémunérations légales et les rémunérations conventionnelles prévues par accord de branche et présentées au tableau n° 2, la rémunération applicable, en cas d’échec à l’examen, durant la troisième année de professionnalisation, sera celle versée durant la seconde année de professionnalisation (cf. tableau n° 2 et cas particuliers visés au II/B).


[1] Cf. notre circulaire n° 2022-23 du 7 juin 2022.

[2] Arrêté du 25 août 2022 portant extension d’un accord conclu dans le cadre de la convention collective nationale de la Pharmacie d’officine (Journal officiel du 31 août 2022).

[3] Rappelons que les officines syndiquées à l’USPO ont l’obligation d’appliquer l’accord depuis le 1er juillet 2022 (cf. notre FSPF-Info du 20 juillet 2022).

[4] Cf. accord collectif national étendu du 7 mars 2016 modifié relatif à la rémunération des jeunes préparant le brevet professionnel de préparateur en pharmacie ou le diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques de préparateur/technicien en pharmacie et à la classification des emplois de préparateur en pharmacie d’officine et accord collectif national du 6 avril 2021 étendu relatif à la rémunération des jeunes préparant le brevet professionnel de préparateur en pharmacie ou le diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques de préparateur/technicien en pharmacie dans la branche professionnelle de la Pharmacie d’officine (cf. circulaire n° 2021-28 du 4 juin 2021).

[5] Circulaire DGEFP n° 2012-15 du 19 juillet 2012 relative à la mise en œuvre du contrat de professionnalisation.

[6] Circulaire DGEFP n° 2004-025 du 18 octobre 2004 relative à la mise en œuvre du contrat de professionnalisation.

[7] Diplômes de niveau 5 (ex-niveau III) sur l’échelle des niveaux de l’éducation nationale : diplômes de niveau Bac + 2 (DUT, BTS, ancien DEUG).

[8] Bien que désormais inférieure au SMIC, la valeur du coefficient 100 à prendre ici en compte est celle issue de l’accord collectif national de branche étendu du 7 juin 2022 (soit 1 646 euros), dans la mesure où elle est supérieure à 90 % du SMIC applicable au 1er août 2022 (soit 1 511,06 euros).





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