Biosimilaires au 1er septembre 2026: TP contre biosimilaire ou hybride!

RAPPEL:

La date d’entrée en vigueur de la loi sur les biosimilaires est le 1er septembre quelque soit la date de la prescription.

Attention! La mention NS ne sera pas accepté .

Les patients doivent juste valider avec leur médecin un biosimilaire.

La « Sécu » cherche des économies et elle sera très vigilante.

Les CPAM ont déjà informé les prescripteurs. 

Notre immense challenge: ne pas déstabiliser les patients. 

La CNAM en a bien conscience. 


À compter du 1er septembre 2026, vous ne bénéficierez plus du tiers payant si vous refusez la substitution qui peut vous être proposée par un pharmacien : prendre un médicament biosimilaire ou hybride à la place d’un médicament de référence. Vous devrez donc régler, auprès du pharmacien, la totalité du montant du médicament. Vous serez ensuite remboursé par l’Assurance maladie, au taux fixé.

source service-public.gouv.fr

Facturation électronique : derniers jours pour choisir votre plateforme agréée

A compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA, quelle que soit leur taille, devront être en mesure de recevoir des factures électroniques. Les officines de pharmacie sont pleinement concernées par cette obligation. Pour y répondre, chaque entreprise doit désigner une plateforme agréée (PA) par l’administration fiscale. La FSPF invite ses adhérents qui n’auraient pas encore effectué ce choix à le faire sans tarder.

Ce qui change au 1er septembre 2026

La réforme de la facturation électronique modifie en profondeur les modalités d’échange des factures entre entreprises. Une facture électronique n’est ni une facture papier scannée, ni un simple PDF adressé par courriel : il s’agit d’un document structuré, répondant à un format normé, comportant les mentions obligatoires dans des champs dédiés, et transmis au destinataire par l’intermédiaire d’une plateforme agréée par l’administration. À compter du 1er septembre prochain, les échanges dématérialisés tels que nous les pratiquons aujourd’hui ne seront donc plus conformes à la réglementation.

Concrètement, à cette échéance, toute officine devra être capable de recevoir les factures électroniques émises par ses fournisseurs, ce qui suppose d’avoir préalablement désigné sa plateforme agréée. À défaut, les factures adressées par vos grossistes-répartiteurs, laboratoires et autres fournisseurs risquent de ne pouvoir vous parvenir en pleine conformité avec la réglementation en vigueur.

Quatre nouvelles mentions obligatoires devront par ailleurs figurer sur les factures à compter de cette même date :

  • le numéro SIREN du client,
  • la catégorie de l’opération facturée,
  • la mention relative à l’option de paiement de la TVA sur les débits le cas échéant,
  • l’adresse complète de livraison lorsqu’elle diffère de l’adresse de facturation.

C’est pour cette raison que certains de vos fournisseurs peuvent vous solliciter directement, en amont de la mise en place de cette réforme. Nous avons déjà eu plusieurs alertes du terrain à ce sujet.

Si des amendes peuvent s’appliquer en cas d’omission de recourir à une plateforme agréée, d’émission de factures non-conformes ou en cas de non-respect des obligations relatives à la transmission des données de transaction et de paiement, l’administration a indiqué que cette phase de démarrage s’inscrirait dans une approche de tolérance et de bienveillance à l’égard des entreprises rencontrant des difficultés au 1er septembre. Cette souplesse annoncée ne saurait toutefois dispenser les officines d’anticiper : le choix d’une plateforme, son paramétrage et l’articulation avec les outils de gestion existants demandent du temps.

Un guide pratique publié par l’administration

À quelques semaines de l’entrée en vigueur de la réforme, la Direction générale des finances publiques a publié un guide pratique destiné à répondre aux questions des entreprises concernées. Ce document, librement accessible, détaille les conditions de mise en œuvre de la réforme, les obligations de chacun et les démarches à accomplir.

La FSPF vous invite à en prendre connaissance : guide_facturation_électronique.pdf.

Liste des plateformes agréées

La liste actualisée des plateformes agréées immatriculées par l’administration est également publiée et régulièrement mise à jour sur impots.gouv.fr. Un numéro national d’assistance, le 0 806 807 807, répond par ailleurs à l’ensemble des questions relatives à la réforme.

Vérifiez d’abord vos solutions existantes

Avant toute démarche, il convient de vérifier si vous ne disposez pas déjà d’une solution répondant à cette obligation. Votre éditeur de logiciel, votre groupement ou votre expert-comptable entre autres, proposent peut-être déjà un service de facturation électronique inclus dans votre offre ou pris en charge, en tout ou partie, dans le cadre de votre contrat. Un tel service vous dispenserait d’une souscription supplémentaire. Nous vous invitons donc à interroger ces différents interlocuteurs avant d’engager toute nouvelle dépense.

L’offre négociée par la FSPF pour ses adhérents

Si vous ne bénéficiez d’aucune de ces solutions, sachez que la FSPF a conclu depuis plus de trois ans un partenariat avec DIGIPHARMACIE, proposant un service de plateforme agréée pour la gestion des factures électroniques (DigiPA), afin de permettre à ses adhérents d’accéder à ce service à des conditions tarifaires préférentielles, par l’intermédiaire de FSPF Services.

Les modalités de cette offre et les tarifs négociés ont fait l’objet d’une communication détaillée publiée le 9 janvier dernier dans l’espace adhérents du site de la Fédération : DIGIPHARMACIE : évolution de l’offre et du partenariat FSPF – Fédération des Pharmaciens de France.

Nous vous invitons à vous y reporter pour connaître le détail des formules proposées et les démarches à accomplir pour bénéficier de ces conditions. Il va de soi que ce partenariat ne constitue en rien une recommandation exclusive : le choix de la plateforme agréée relève de la libre appréciation de chaque titulaire, en fonction de son organisation, de ses outils et de ses besoins propres. La liste complète des plateformes immatriculées demeure consultable sur le site de l’administration fiscale.

Soyez vigilants sur les services proposés

En vue de l’entrée en vigueur de la réforme, certaines sociétés démarchent des professionnels pour leur proposer des services payants de mise en conformité de la facturation électronique ou solliciter la communication de données comptables sous prétexte de garantir la continuité de la facturation.

Si ces sollicitations peuvent, dans certains cas, concerner des prestations utiles et légitimes, ce démarchage peut parfois couvrir des pratiques commerciales trompeuses ou des manœuvres visant à collecter des informations en vue d’une escroquerie ou d’une attaque informatique.

Les professionnels de santé libéraux, dont les pharmaciens d’officine, sont particulièrement visés par ces pratiques. Arguant de la non-conformité de la facturation électronique réalisés à l’officine, certaines entreprises garantissent aux pharmaciens d’officine la mise aux normes ou la clôture d’un contrôle prétendument ouvert par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) ou la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), afin de leur soutirer des sommes d’argent.

Afin d’aider les entreprises à anticiper la mise en œuvre de la réforme, la DGCCRF a publié une foire aux questions (FAQ) dédiée à la facturation électronique.

A titre de bonnes pratiques, nous vous recommandons de :

  • demander des informations sur l’identité de l’entreprise démarcheuse. Contrairement à ce que certaines entreprises peuvent prétendre, aucune société n’est mandatée par les pouvoirs publics pour proposer à titre onéreux des prestations de mise en conformité avec la réforme de la facturation électronique. De plus, la CNIL et la DGCCRF ne demandent jamais le règlement immédiat d’une somme d’argent dans le cadre d’un contrôle ;
  • se méfier de communications prenant les formes d’une information officielle émanant d’un service public (par exemple, reprenant le drapeau tricolore ou le drapeau européen) ;
  • ne payer aucune somme d’argent au motif qu’elle stopperait une éventuelle action contentieuse ;
  • lire attentivement les dispositions contractuelles ou précontractuelles et prendre le temps de la réflexion et de l’analyse de l’offre. La mise en conformité avec la facturation électronique nécessite plus qu’une simple transmission d’informations et suppose un accompagnement par un professionnel qualifié et agréé ;
  • diffuser ces conseils de vigilance auprès de votre personnel appelé à traiter ce type de demandes et alerter votre réseau ;

Si vous avez déjà versé une somme d’argent pour une fausse prestation de mise en conformité avec la réforme de la facturation électronique, vous pouvez déposer une plainte pénale auprès des services de police ou de la gendarmerie, puis procéder à un signalement auprès de la CNIL et de la DGCCRF.

En cas de doute, nous vous invitons à vous rapprocher de votre expert-comptable et de votre fournisseur de solution de gestion et de facturation.

A cet effet, un numéro national d’assistance 0 806 807 807 est également mis en place pour répondre à toutes les questions relatives à la réforme de la facturation électronique.

Ne différez pas votre choix

L’échéance du 1er septembre 2026 approche et les délais de souscription, de paramétrage et de prise en main d’une plateforme ne sont pas négligeables. La FSPF appelle donc ses adhérents à engager cette démarche dès à présent, afin d’aborder cette étape dans les meilleures conditions. Enfin, nous appelons d’ores et déjà votre attention sur le fait que les petites entreprises seront tenues d’émettre électroniquement leurs factures au 1er septembre 2027.

Vos syndicats départementaux et la Fédération restent naturellement à votre disposition pour toute question relative à cette réforme.

Aide financière aux officines en zones médicales sous-denses : déposez votre demande avant le 31 juillet

Dans notre circulaire du 29 mai dernier, nous vous informions de l’entrée en vigueur de l’avenant n° 2 à la convention nationale pharmaceutique, signé le 7 avril dernier par l’ensemble des partenaires conventionnels (UNCAM, UNOCAM, FSPF et USPO).

Applicable depuis le 22 mai 2026, l’avenant n° 2 assouplit les conditions d’accès à l’aide financière conventionnelle versée aux officines en difficulté, afin d’étendre le nombre de pharmacies d’officine éligibles, sur la base d’une enveloppe annuelle de 20 millions d’euros et d’un plafond de 20 000 euros par officine.

Pour rappel, cet accompagnement financier est désormais ouvert aux officines répondant aux critères cumulatifs suivants :

  • se trouver dans une zone sous-dense en médecins, c’est-à-dire dans une zone caractérisée par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins (ZIP ou ZAC) ;
  • être seule dans sa commune ;
  • être ouverte au public au moins dix mois par année civile (nouveau critère) ;
  • avoir déclaré à l’ARS un chiffre d’affaires annuel hors taxes (HT) – et non plus TTC – inférieur à 1 000 000 euros pour les officines de métropole. L’avenant n° 2 prévoit que ce chiffre d’affaires est majoré dans les départements d’outre-mer :

o   Guadeloupe et en Martinique : 1 320 000 euros ;

o   La Réunion : 1 260 000 euros ;

o   Mayotte : 1 360 000 euros.

  • aucun pharmacien titulaire ne doit avoir été condamné pour fraude par une décision devenue définitive dans l’année civile précédant l’année de la demande ;
  • le bénéfice d’autres aides issues de fonds public (fonds d’intervention régional, fonds d’innovation du système de santé, aides des collectivités, etc.) est, le cas échéant, pris en considération dans l’accompagnement financier de l’officine.

Nous appelons votre attention sur le fait que pour pouvoir bénéficier de cette aide financière conventionnelle, les pharmaciens d’officine doivent déposer leur dossier de demande auprès de leur caisse primaire d’Assurance maladie (CPAM) au plus tard le 31 juillet prochain, en y joignant :

Si vous estimez, au vu des nouveaux critères précités, être éligible à cet accompagnement financier, nous vous invitons à vous rapprocher de votre syndicat départemental qui pourra vous assister dans vos démarches auprès de votre CPAM.

Si vous rencontrez des difficultés dans vos échanges avec votre CPAM, n’hésitez à nous en faire part en envoyant un courriel à l’adresse suivante : administration@fspf.fr.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– Site internet de la FSPF – Circulaire n° 2026-25 du 29 mai 2026 – Pharmacie en zones médicales sous denses : un accès facilité aux aides de l’Assurance maladie ;

– Avis relatif à l’avenant n° 2 à la convention nationale du 9 mars 2022 organisant les rapports entre les pharmaciens titulaires d’officine et l’assurance maladie ;

– Site internet de l’Assurance maladie – Comment bénéficier du dispositif d’accompagnement financier en territoire fragile ?

Dossiers  pour l’aide financière aux petites pharmacies seules au village

*Les dossiers  pour l’aide financière aux petites pharmacies seules au village sont à renvoyer avant le 31/07* pour la plupart des départements.

Les CPAM, n’ayant pas les CA déclarés par les pharmacies aux ARS, n’ont peut être pas envoyé des dossiers à toutes les pharmacies éligibles.

Les critères pour rappel :
– seules dans leur commune
– ⁠déclarant un CA<1M à l’ARS (donc hors médicament médicaments chers)
– ⁠ouvertes au moins 10 mois par an
– ⁠n’ayant pas été condamnées pour fraude l’an dernier
– en zone sous dense en médecins

Cette aide est de 20000€ tant que le nombre totale d’officine en bénéficiant ne dépasse pas 1000 (enveloppe totale de 20M).

Le lien explicatif d’ameli

Préférez les groupements coopératifs 

La FSPF recommande aux adhérents des groupements appartenant à des fonds de pension de les quitter pour rejoindre des structures coopératives, détenues par des pharmaciens ou des grossistes-répartiteurs.


Cette déclaration de Philippe Besset, président de la FSPF, faite sur le salon PharmagoraPlus au micro de Pharmaradio n’est pas passée inaperçue. Débriefée lors de l’Assemblée générale du syndicat le 24 mars, elle a reçu le soutien des présidents départementaux. « Je milite pour que les confrères aient une parfaite connaissance du type de groupement auquel ils adhèrent, et pour qu’ils choisissent de préférence un groupement coopératif, appartenant aux pharmaciens ou aux grossistes-répartiteurs, mais en tout cas, pas à un fonds de pension », explique le dirigeant.

Une orientation que donne le syndicat alors que la menace de financiarisation du secteur n’a jamais été aussi élevée. Celle-ci se révèle notamment, selon Philippe Besset, par la création récente de l’Union des pharmacies groupées de France (UPGF), née « sur les cendres de l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF). Toutefois, contrairement à l’UNPF, elle ne défend pas la pharmacie libérale indépendante puisque l’UPGF ne représente que des pharmacies adhérant à des groupements financiarisés ».

Si la FSPF a bien conscience que changer de groupement n’est pas aisé pour tous les pharmaciens, elle insiste sur l’importance de défendre une stratégie politique claire au moment où le rapport Igas-IGF sur le modèle économique du réseau est présenté.

source Le Pharmacien de France

Les Pharmaciens du 13

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