Info Asssurance Maladie : Lutter contre la iatrogénie médicamenteuse

La iatrogénie médicamenteuse constitue une cause fréquente de complications évitables chez les personnes âgées, en particulier dans les situations de polymédication (au moins 5 médicaments) voire d’hyperpolymédication (au moins 10 médicaments). Afin de renforcer la prévention et la prise en charge de ces situations complexes, l’Assurance Maladie se mobilise aux côtés des professionnels de santé, prescripteurs comme pharmaciens.

Dans ce cadre, la Convention nationale des pharmaciens titulaires a inscrit les bilans partagés de médication (BPM)au cœur des missions officinales. Ces bilans constituent un outil essentiel de repérage, d’analyse et d’optimisation des traitements, en lien étroit avec le médecin traitant, et représentent le premier niveau de prise en charge de la iatrogénie médicamenteuse en ville.

Toutefois, certaines situations particulièrement complexes peuvent dépasser le champ d’intervention des BPM, notamment en cas d’hyperpolymédication, d’événements indésirables médicamenteux répétés, de défaut d’adhésion thérapeutique ou de difficultés majeures d’adaptation thérapeutique.

C’est dans ce contexte que, depuis janvier 2025, des Centres Experts de Prévention et de Prise en charge de l’Iatrogénie Médicamenteuse (CEPPIM) se déploient en régions PACA et Corse. Ces centres interviennent en second recours, en appui des professionnels de ville dont les pharmaciens officinaux, pour la prise en charge de patients présentant un risque iatrogène élevé nécessitant une expertise spécialisée.

Les CEPPIM reposent sur une approche pluridisciplinaire, associant a minima un médecin et un pharmacien clinicien hospitalier. Selon les besoins du patient, d’autres professionnels tels que des infirmiers, diététiciens, psychologues, assistantes sociales, peuvent être mobilisés. À l’issue de la prise en charge, une synthèse pluridisciplinaire est partagée avec l’ensemble des professionnels impliqués dans le suivi du patient, notamment avec le pharmacien d’officine, par messagerie sécurisée et via le DMP.

Ces structures ont pour objectifs de :

  • contribuer à la réduction des événements indésirables médicamenteux tout au long du parcours de soins,
  • optimiser la prise en charge médicamenteuse des patients complexes grâce à une collaboration renforcée entre la ville et l’hôpital,
  • soutenir let compléter les pratiques interdisciplinaires existantes, en particulier celles mises en œuvre en officine.

Dans la continuité des bilans partagés de médication, vous pouvez, en tant que pharmacien, orienter les patients âgés complexes vers un CEPPIM, lorsque la situation le nécessite.

Un mémo pratique vous est proposé afin de préciser les critères d’éligibilité et les modalités d’orientation vers ces centres.

L’Assurance Maladie se tient à vos côtés pour soutenir une prise en charge graduée, coordonnée et sécurisée, au bénéfice des patients âgés.

Votre correspondant de l’Assurance Maladie

info CPAM – Entretiens opioïdes : vérifiez l’éligibilité de vos patients

Madame, Monsieur,

Depuis janvier 2025, vous pouvez réaliser des entretiens « opioïdes » pour accompagner vos patients sous antalgiques de palier II. Ces entretiens vous permettent de les informer sur les risques liés à une prise prolongée, de rappeler les règles de bon usage et d’évaluer leur dépendance via le questionnaire POMI.

Or, près de 30 % des entretiens opioïdes déjà réalisés concernaient des patients non éligibles.
Pour éviter ces situations, voici un rappel des critères d’éligibilité et des bonnes pratiques :

Qui sont les patients éligibles ?
Pour bénéficier de l’entretien, le patient doit :

  • avoir 18 ans ou plus,
  • prendre un traitement antalgique de palier II (tramadol, poudre d’opium, codéine, dihydrocodéine),
  • avoir déjà bénéficié d’au moins une délivrance du traitement.

Sont donc exclus notamment :

  • les patients sous opioïdes de palier I ou III,
  • les patients n’ayant pas encore démarré le traitement concerné.

Pourquoi ces critères sont-ils importants ?

  • pour éviter les erreurs de facturation : seuls les entretiens pour les patients éligibles sont pris en charge.
  • pour cibler les patients à risque : le questionnaire POMI est conçu pour évaluer une dépendance existante, pas un risque potentiel.
  • pour optimiser votre temps, en ciblant les bons patients.

Cordialement,
Votre correspondant de l’Assurance Maladie.

La CPAM 13 confirme avoir retraité tous les dossiers en attente 

Tous les dossiers impayés avec le message  » cette facture est en cours de traitement …………… » ont été régularisés, mis en paiement le 24 ou 25 février et valider le 26/02.

Conseil : faites une télétransmission pour avoir les retours paiement . Si, ensuite, des dossiers restent non payés, il faut les retraiter car le problème est ailleurs.

Votre syndicat au plus proche de votre quotidien.  

Valérie OLLIER

Présidente du syndicat général des pharmaciens des Bouches du Rhône

Finastéride 1 mg : une attestation d’information partagée bientôt nécessaire pour toute dispensation

Les médicaments par voie orale contenant du finastéride 1 mg exposent à des risques de troubles psychiatriques ainsi qu’à des troubles de la fonction sexuelle, qui peuvent conduire à des idées suicidaires. En complément des mesures européennes annoncées en septembre 2025, l’ANSM met en place une attestation annuelle d’information partagée qui doit être cosignée par le médecin et le patient.

À partir du 16 avril 2026, pour toute initiation de traitement : la présentation au pharmacien de cette attestation, valable un an et à renouveler chaque année, en plus de l’ordonnance du médecin, conditionnera la dispensation du finastéride 1 mg.

Les patients dont le traitement est renouvelé devront présenter cette attestation cosignée à partir du 16 juin 2026, afin qu’ils aient le temps de revoir leur médecin.

Cette nouvelle mesure vient s’ajouter à une carte patient, en cours de déploiement dans toutes les boîtes de finastéride 1 mg, ainsi qu’à une mention d’alerte sur les boites, accompagnée d’un QR code qui renvoie vers le dossier thématique de l’ANSM.

Les fiches des médicaments concernés sont en cours d’intégration sur Meddispar.

Source Meddispar.fr

NDLR: Pensez à communiquer auprès de vos équipes et de vos patients avant le 16 avril 2026.

Les Pharmaciens du 13

GRATUIT
VOIR