Covid-19 : fin des mesures exceptionnelles, mobilisons nous pour la prise en charge du dépistage !


Publié au Journal officiel du 22 février 2025, un arrêté abroge plusieurs mesures exceptionnelles de gestion de la crise sanitaire liée au Covid-19 prises dans le cadre de l’état d’urgence, à compter du 1er mars 2025.

Les dispositions exceptionnelles concernées par cette abrogation sont les mesures relatives :

  • à la prise en charge de la réalisation des tests et des prélèvements;
  • à la délivrance du Paxlovid®;
  • à la dispensation de spécialités destinées à la réalisation d’une interruption volontaire de grossesse (IVG);
  • à la prise en charge de la location d’oxymètres de pouls à certains patients;
  • au contrôle des certificats de vaccination étrangers et à leur conversion en justificatif de statut vaccinal ;
  • à la réalisation des tests et prélèvements ainsi que des vaccinations en dehors de l’officine.

Par ailleurs, cet arrêté met fin à la rémunération spécifique pour la vaccination contre le covid-19.

Il en résulte qu’à partir du 1er mars 2025 :

  • les tests antigéniques rapides du covid-19 réalisés en officine ne seront plus remboursés par l’Assurance maladie, y compris en cas de prescription médicale ;
  • la tarification de la vaccination contre le covid-19 passera à 7,50 euros TTC en métropole et à 7,88 euros dans les départements et régions d’outre-mer (DROM).

Afin de vous aider dans la mise en œuvre de ces dispositions, nous avons actualisé notre tableau récapitulatif des mesures exceptionnelles de gestion de la crise sanitaire liée au covid-19.

Par ailleurs, de façon à vous accompagner dans l’application de ces mesures d’abrogation, nos foires aux questions (FAQ) et les autres tableaux dédiés aux autotests, aux tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) antigéniques et à la vaccination contre le covid-19 feront également l’objet d’une mise à jour. Des informations complémentaires vous seront prochainement communiquées à ce sujet.

La FSPF regrette que ces dispositions soient abrogées sans que les mesures de préventions nécessaires n’aient été transposées dans le droit commun. Au premier rang desquelles le dépistage des pathologies infectieuses hivernales afin de suivre l’épidémiologie, mettre en place la bonne stratégie thérapeutique et expliquer la conduite à tenir aux patients. C’est désormais le combat de la FSPF de convaincre les pouvoirs publics de la nécessité de cette politique de prévention.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– Arrêté du 13 février 2025 portant abrogation de diverses mesures de gestion de la crise sanitaire ;
– Arrêté du 1er juin 2021 relatif aux mesures d’organisation et de fonctionnement du système de santé maintenues en matière de lutte contre la covid-19 ;
– Arrêté du 16 octobre 2020 portant modification de la liste des actes et prestations mentionnée à l’article L.162-1-7 du code de la sécurité sociale (inscription de l’acte de test diagnostic rapide dans le cadre de la détection des antigènes du SARS-CoV-2) ;
– Arrêté du 26 février 2022 prescrivant des mesures nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire.

CEIP-Addictovigilance PACA Corse – WEBINAIRE 7 MARS 2025 – Pharmacien.nes d’officine

Bonjour,

Le CEIP-Addictovigilance PACA Corse organise dans le cadre du projet POP un webinaire destiné aux pharmacien.nes de PACA vendredi 7 mars 2025.

Au programme

  • Repérage du mésusage et du risque de surdoses
  • Zoom sur l’intérêt de la naloxone

Pour vous inscrire :

        cliquez sur le lien : https://univ-amu-fr.zoom.us/meeting/register/MMx0kQUNQra4KFP9gdeh5g

        ou flashez le QR code sur le visuel directement.

Amelipro communique: Prise en charge des préparations magistrales de Quétiapine

Madame, Monsieur,

En application du point V. de l’article L. 5125-23 du code de la santé publique, une décision de la directrice générale de l’ANSM en date du 13 février 2025 recommande de recourir aux préparations magistrales à base de quétiapine.

L’arrêté du 21 février 2025 prévoit désormais une prise en charge par l’Assurance Maladie de ces préparations magistrales à base de quétiapine en fixant le prix de vente au public jusqu’à la remise à disposition du médicament concerné.

Vous pouvez facturer à l’Assurance Maladie ces préparations de quétiapine avec le code PMR jusqu’à la remise à disposition du médicament concerné (comprenant les marges et honoraires) :

– Quétiapine à libération immédiate 100mg :

  • pour 30 gélules au prix de 36,65 euros Tarif PMR TTC
  • pour 60 gélules au prix de 46,15 euros Tarif PMR TTC
  • pour 120 gélules au prix de 66,12 euros Tarif PMR TTC 
  • pour 240 gélules au prix de 97,93 euros Tarif PMR TTC

– Quétiapine à libération immédiate 150mg :

  • pour 30 gélules au prix de 37,57 euros Tarif PMR TTC
  • pour 60 gélules au prix de 47,03 euros Tarif PMR TTC
  • pour 120 gélules au prix de 68,92 euros Tarif PMR TTC

Renforcement de la pertinence des prescriptions médicales

En application du décret du 30 octobre 2024 relatif au document destiné à renforcer la pertinence des prescriptions médicales, quatre arrêtés définissant les médicaments concernés par ce dispositif, entrant en vigueur le 1er février, ont été publiés.

Comme l’Ordre l’avait annoncé en novembre 2024, ce sont les antidiabétiques analogues du GLP-1 qui sont les premières classes ciblées par  ce dispositif : OZEMPIC®, VICTOZA®, BYETTA®*, TRULICITY®. À compter du 1er février 2025, leur prise en charge est subordonnée au renseignement par le prescripteur d’éléments relatifs aux circonstances et indications de la prescription : âge du patient, patient atteint d’un diabète de type 2, prescription en monothérapie ou en association.

Une période transitoire de 3 mois est prévue pour la mise en place du dispositif, pour les professionnels de santé comme pour les patients.

En pratique

Un dispositif d’accompagnement à la prescription est mis en place pour aider le prescripteur à évaluer si le médicament prescrit sera remboursé.

Lors de la prescription d’antidiabétiques analogues du GLP-1, le prescripteur renseigne un formulaire numérique reprenant les principaux critères de l’AMM ou de l’ITR (indications thérapeutiques remboursables), via le téléservice disponible à partir d’amelipro.

Un justificatif d’accompagnement à la prescription imprimable est remis au patient en même temps que l’ordonnance.

Le patient doit conserver le justificatif d’accompagnement à la prescription afin de le présenter à chaque dispensation. Ce justificatif est valable pour toute la durée du traitement.

Si toutefois le prescripteur n’a pas accès au téléservice, il doit recourir au format papier du formulaire disponible en le téléchargeant sur amelipro. Le volet 3 du formulaire tient alors lieu de justificatif d’accompagnement à la prescription.

Pour facturer à l’Assurance Maladie, le pharmacien doit vérifier le caractère conforme à l’ITR/AMM (indication thérapeutique remboursable/autorisation de mise sur le marché) de la prescription. Lorsque le cas se présente, le pharmacien utilise le code prestation « PRR » (Prescription Renforcée Remboursable) et doit pouvoir présenter le justificatif en cas de contrôle. Le pharmacien ne peut facturer le médicament concerné à l’Assurance Maladie que lorsqu’il est prescrit dans ses indications thérapeutiques remboursables.

En l’absence de formulaire, le pharmacien pourra dispenser le médicament mais le patient devra le régler.

Inscrire le justificatif d’accompagnement dans le DMP du patient

Pour éviter au patient de devoir conserver durablement la version papier du justificatif d’accompagnement à la prescription, le pharmacien est invité à l’enregistrer dans son dossier pharmaceutique et surtout dans le Dossier Médical Partagé (DMP) du patient (ou à demander au patient d’enregistrer lui-même ce document dans Mon Espace Santé).

En savoir plus :

source Ordre National des Pharmaciens

Les Pharmaciens du 13

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