Dialogue social en Pharmacie d’officine : négociations salariales annuelles et DES de pharmacie officinale


La Commission paritaire nationale de la Pharmacie d’officine s’est réunie ce matin avec, entre autres sujets à son ordre du jour, la négociation annuelle des salaires pour 2026 ainsi que les conditions d’accueil des stagiaires du futur diplôme d’études spécialisées (DES) de pharmacie officinale.

I/ Salaires

Comme annoncé, la revalorisation du SMIC de 1,18 %, à effet du 1er janvier 2026, a entraîné le rattrapage des quatre premiers coefficients de la grille des salaires applicables en Pharmacie d’officine (coefficients 100 à 130 inclus).

Dans ce contexte contraint, les chambres patronales se devaient de prendre des mesures afin de parer à l’application du dispositif de minoration de la réduction générale de cotisations sociales (« Réduction FILLON »), introduit par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, à l’encontre des branches professionnelles dont les minima conventionnels sont inférieurs au SMIC.

La FSPF et l’USPO ont donc proposé une revalorisation de 1,2 % du point conventionnel de salaire, avec une application renvoyée à la date de publication de l’arrêté ministériel d’extension de l’accord.

Cette proposition a recueilli l’adhésion d’une majorité d’organisations syndicales de salariés et s’appliquera donc simultanément à l’ensemble des officines, syndiquées ou non, sans effet rétroactif.

II/ Futur DES de pharmacie officinale : modernisation des conditions d’accueil des stagiaires

A la suite de la publication, fin décembre, des textes réglementaires fixant le régime du nouveau diplôme d’études spécialisées de pharmacie officinale, la FSPF a proposé aux partenaires sociaux de rénover les dispositions de la convention collective relatives aux conditions d’accueil des stagiaires de sixième année des études de pharmacie.

L’objectif poursuivi par la Fédération visait à renforcer l’intérêt des étudiants en pharmacie pour la filière officinale en leur offrant des conditions de réalisation des stages plus attractives, sans surcoût pour les officines d’accueil. C’est dans cette logique que les échanges constructifs menés avec l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf) et le ministère de la Santé ont abouti à un consensus en faveur d’une revalorisation de la gratification de stage financièrement compensée par l’Etat.

Cette revalorisation sera, dans l’immédiat, limitée à l’année universitaire 2026/2027, afin de se prémunir de tout désengagement ultérieur de l’Etat. Les partenaires sociaux seront donc amenés à se revoir sur ce sujet courant 2027.

Enfin, des jours supplémentaires de congés seront accordés aux stagiaires de DES de pharmacie officinale, avec maintien de la gratification, pour chacun des deux stages de six mois, mais sans portabilité des jours de congés non pris d’un stage et d’une officine à l’autre.

Ces propositions ont fait l’objet d’un accord majoritaire des organisations syndicales de salariés qui s’appliquera, à compter de son extension, à toutes les officines, syndiquées comme non syndiquées. Elles figureront dans les conventions de stage appelées à être signées à la rentrée universitaire 2026-27.

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Salaires en officine 2026

Le SMIC étant revalorisé de 1,18 % à effet du 1er janvier 2026, vous trouverez, ci-joint, la grille actualisée des salaires applicables en Pharmacie d’officine à compter de cette même date.

La CPPNI de la Pharmacie d’officine se réunira le 19 janvier 2026 avec, à son ordre du jour, la négociation portant sur la revalorisation des salaires et des frais d’équipement. Nous vous tiendrons informés, le cas échéant, de la conclusion éventuelle d’un accord de salaires.

Le tableau des rémunérations des jeunes préparant le diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques (DEUST) de préparateur/technicien en pharmacie, adapté en conséquence, est également joint à la présente circulaire.


I – Relèvement du SMIC au 1er janvier 2026 et incidence sur la grille des salaires

Un décret publié au Journal officiel du 18 décembre 2025[1] porte le SMIC à 12,02 € bruts de l’heure à compter du 1er janvier 2026 soit 1 823,03 € bruts par mois sur la base de 35 heures hebdomadaires de travail (151,67 heures mensuelles).

Cette augmentation de 1,18 % entraîne le rattrapage de la grille des salaires de la Pharmacie d’officine par le SMIC. Désormais, les quatre premiers coefficients (100 à 130 inclus) présentent des rémunérations conventionnelles inférieures au SMIC.

Compte tenu de l’interdiction de verser une rémunération inférieure au SMIC, les rémunérations minimales correspondant aux coefficients 100 à 130 inclus de la grille des salaires doivent être alignées sur la nouvelle valeur du SMIC au 1er janvier 2026 à savoir, 12,02 € de l’heure et 1 823,03 € bruts par mois (base 35 heures soit 151,67 heures par mois). Il en va de même pour les rémunérations applicables aux élèves préparateurs en pharmacie, sauf lorsque l’application des rémunérations résultant de l’accord collectif national étendu du 10 mars 2025 demeurent plus favorables que celles fixées par le code du travail.

S’agissant des autres coefficients, la grille des salaires en Pharmacie d’officine applicable depuis le 24 mai 2025 en vertu de l’accord collectif national de branche étendu du 10 mars 2025, est toujours en vigueur.

De même, les rémunérations versées aux étudiants qui accomplissent des aides et remplacements en officine ne sont pas modifiées[2].

La grille des salaires applicable en Pharmacie d’officine à compter du 1er janvier 2026 est présentée dans le tableau n°1.

La CPPNI de la Pharmacie d’officine se réunira le 19 janvier 2026 avec, à son ordre du jour, la négociation portant sur la revalorisation des salaires et des frais d’équipement.

Nous vous tiendrons informés, le cas échéant, de la conclusion éventuelle d’un accord de salaires.

Vous trouverez, dans le tableau n° 1, la grille des salaires applicables en Pharmacie d’officine à compter du 1er janvier 2026 accompagnée des primes d’ancienneté correspondantes.

II – Rémunération des jeunes en formation

La rémunération applicable aux jeunes qui préparent le diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques (DEUST) de préparateur/technicien en pharmacie, par la voie du contrat d’apprentissage ou du contrat de professionnalisation est fixée par accord collectif national[3].

Cette rémunération, dont le montant varie selon le niveau d’études initial, l’année de formation ou le type de contrat (apprentissage ou professionnalisation), est présentée dans le tableau n° 2.

[1] Décret n° 2025-1228 du 17 décembre 2025 portant relèvement du salaire minimum de croissance (Journal officiel du 18 décembre 2025).

[2] Cf. en dernier lieu, notre circulaire n° 2025-22 du 26 mai 2025.

[3] Cf. accord collectif national étendu du 6 avril 2021 relatif à la rémunération des jeunes préparant le brevet professionnel de préparateur en pharmacie ou le diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques de préparateur/technicien en pharmacie dans la branche professionnelle de la Pharmacie d’officine (cf. l’édition numérique de la convention collective nationale de la Pharmacie d’officine disponible sur notre site internet).

Avalanche de baisses de prix

Tout au long du mois de décembre 2025, les avis de baisse de prix sur les médicaments se sont succédé au Journal officiel. Les premières sont entrées en vigueur le 2 janvier.

Le 18 septembre 2025, le jour même de la mobilisation nationale des pharmaciens, le comité de suivi des génériques avait annoncé des baisses de prix d’une ampleur inégalée. La FSPF avait alors pointé, molécule par molécule, la non-pertinence du projet. Dès le lendemain, le Comité économique des produits de santé (CEPS) avait rendu son verdict : 52 groupes génériques impactés pour une économie de plus de 177 millions d’euros en année pleine pour l’Assurance maladie, soit, selon la FSPF, une perte de 70 à 75 millions d’euros pour le réseau. Deux avis avaient été publiés dans la foulée, entérinant notamment la baisse des TFR (de 4 à 23 %) de 33 groupes génériques (16 molécules, 67 présentations), pour une mise en œuvre le 1er octobre… mais annulés par le CEPS le 14 octobre pour des raisons réglementaires. Aucune information n’a filtré les semaines suivantes, jusqu’à la découverte, dans le Journal officiel (JO) du 11 décembre, d’un avis quasi similaire à celui du 25 septembre, ratifiant la baisse des TFR de 32 groupes génériques (15 molécules, 64 présentations) au 2 janvier 2026. Sont concernés : amlodipine, bisoprolol + hydrochloro­thiazide, bisoprolol, cétirizine, déférasirox, entécavir, ésoméprazole, évérolimus, fluoxétine, metformine, rabéprazole, rasagiline, rilménidine, ténofovir disoproxil et zolmitriptan.

Décisions unilatérales

Selon un relevé d’APMnews, ces baisses sont plus fortes, de 0,5 à 7 %, par rapport à la première décision du CEPS. Cinq jours plus tard, la chute de 32 % sur les tarifs du rivaroxaban paraissait au JO, effective dès le 20 décembre. D’autres avis de baisse de prix sont attendus en début d’année, une première salve ayant été publiée le 8 janvier pour une entrée en vigueur le 12. « Ces baisses de prix sur le générique vont impacter le réseau pharmaceutique de près de 100 millions d’euros en 2026 en marges et remises », évalue Philippe Besset, président de la FSPF.
Ces décisions unilatérales ne sont pas sans rappeler celle intervenue fin novembre sur les compresses non tissées stériles et de gaze hydrophile stériles, actant une baisse de prix en deux temps, au 15 décembre 2025, puis un an plus tard. Le Syndicat national de l’industrie des technologies médicales (Snitem) a dénoncé la « régulation menée en solitaire par l’administration » et entamé un recours gracieux. À cela s’ajoutent les très nombreuses baisses de prix de princeps (plus d’une centaine) publiées en décembre, pour une entrée en vigueur dès le 2 janvier dans la majorité des cas. Pour citer quelques exemples, le JO du 2 décembre a entériné les baisses de prix de 15 médicaments tels que Strensiq ou Pradaxa ; celui du 5 décembre s’est penché sur les antiasthmatiques Serevent, Becotide et Flixotide ; celui du 9 décembre sur 6 princeps tels que Monoprost ou Stagid ; celui du 16 décembre en vise une douzaine (Janumet, Lyrica, Neorecormon…) ; idem dans les JO des 19, 23, 24 et 26 décembre (Humira, Dupixent, Stilnox, Inipomp, Exforge…) ; quand celui du 6 janvier s’attaque à Lucentis et ses biosimilaires.

par Mélanie Mazière – Le 16 janvier 2026 – Le Pharmacien de France

48 fiches pratiques pour améliorer la démarche qualité à l’officine

Le nouveau référentiel qualité 2026 est accessible en ligne. Il intègre les évolutions des missions du pharmacien et s’accompagne d’un questionnaire d’auto-évaluation enrichi. Un support opérationnel d’excellence pour les équipes officinales.

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Vaccination contre le HPV : le bilan 2024-2025 confirme de nouveau la sécurité du vaccin Gardasil 9 mais …

Comme indiqué dans la notice et le résumé des caractéristiques du produit Gardasil 9, les personnes recevant le vaccin doivent être surveillées pendant 15 minutes après l’injection du vaccin en raison d’un risque de malaise et de syncope, parfois sans symptômes pré-syncopaux, en particulier chez les adolescents.

Cet effet indésirable, peu fréquent et rapidement résolutif, peut parfois s’accompagner de tremblements ou raideurs.

En conséquence :

  • Interrogez l’adolescent sur une potentielle inquiétude ou anxiété concernant cette vaccination et apportez-lui les informations nécessaires  pour le rassurer ;
  • Indiquez-lui l’importance de signaler rapidement s’il ne se sent pas bien après la vaccination ;
  • Surveillez-le attentivement pendant la période de surveillance post-vaccinale ;
  • Prévenez les risques de blessure en cas de chute pendant la surveillance : l’adolescent doit rester préférentiellement allongé sur un tapis de sol ou une couverture, ou assis par terre adossé à un mur, dans un espace dégagé.

Dans de cas rares, une réaction anaphylactique peut survenir comme avec tous les vaccins injectables. Veillez toujours disposer d’un traitement médical approprié.

source https://ansm.sante.fr/actualites/vaccination-contre-le-hpv-le-bilan-2024-2025-confirme-de-nouveau-la-securite-du-vaccin-gardasil-9


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