L’Assurance Maladie communique:

Depuis le 17 août 2019, vous pouvez assister les patients lors d’une téléconsultation entrant dans le cadre de l’avenant 6 à la convention médicale. Pour cela vous devez facturer le code TLM pour chaque téléconsultation réalisée.

Afin de vous permettre de vous équiper, un forfait équipement a été créé. Il suffit d’envoyer à votre CPAM une attestation sur l’honneur indiquant que vous possédez les quatre équipements obligatoires (stéthoscope connecté, tensiomètre, otoscope connecté et oxymètre).

Par ailleurs, à la suite de la promulgation de la LFSS 2020, les accompagnements pharmaciens seront au cours de l’année 2020 payés à l’acte. En conséquence, il n’est plus nécessaire de déclarer les entretiens réalisés sur amelipro. Il convient désormais de facturer via un code acte la séquence annuelle d’accompagnement une fois qu’elle est réalisée et de garder tous les justificatifs des accompagnements réalisés, comme à l’accoutumée.

De plus, depuis le 1er février, la réalisation des TROD angines à l’officine peut être prise en charge par l’Assurance Maladie.

Nous vous informons également de l’ouverture de la saisie des indicateurs de la ROSP Qualité de Service depuis le 15 janvier 2020. Vous avez jusqu’au 2 mars pour finaliser la saisie.

Mention NS MTE PH


Les pharmaciens ont désormais la possibilité d’exclure la substitution générique et de délivrer un princeps en apposant eux-mêmes la mention non substituable MTE PH.

Cette possibilité obtenue par la FSPF dans le cadre de la LFSS 2020, constitue une marge de manœuvre vous permettant d’assurer la stabilité de la dispensation pour les médicaments à marge thérapeutique étroite en cas d’oubli du prescripteur d’apposer la mention NS MTE.

Pour vous accompagner dans l’application de ces nouvelles mesures, vous trouverez en téléchargementaire:

un tableau reprenant l’ensemble des cas d’exclusion de la substitution ;

la circulaire rédigée par l’assurance maladie au sujet des nouvelles règles relatives à la substitution et précisant notamment l’étendue de la responsabilité des professionnels de santé dans l’application de ces mesures.

RAPPEL: Les médicaments à marge thérapeutique étroite sont:

  • lamotrigine, lévétiracétam, pregabaline, topiramate, valproate de sodium et zonisamide (des antiépileptiques),
  • lévothyroxine (une hormone thyroïdienne),
  • azathioprine, ciclosporine, évérolimus, mycophénolate mofétil et mycophénolate sodique (des immunosuppresseurs),
  • et buprénorphine (un traitement substitutif aux opiacés).

Diffusion d’informations erronées

Des informations erronées sont diffusées par certaines SSII.

Ces sociétés ont une excuse: le gouvernement met la pompe des Shadocks à fond.

  1. Le TPCG n’est pas obligatoire pour les médicaments sous TFR. Nous pouvons pratiquer le tiers-payant mais l’intérêt économique incite tout de même à substituer.
  2. Une SSII laisse à son logiciel la possibilité de faire le tiers-payant sur les princeps en prix minoré avec paiement de la différence par l’assuré social mais c’est contre l’esprit de la loi. La CNAM est informée et envisage des contrôles avec indus.

P.L

Dispensation adaptée: Les pharmaciens deviennent les pantins de la Sécu !

La FSPF a toujours soutenu les évolutions du métier. Mais la dispensation adaptée voulue par l’Uspo, n’en est pas une. Elle consiste ni plus ni moins, sur présentation d’une ordonnance à posologie variable, à ne pas délivrer toutes les boîtes prescrites.

La FSPF se bat depuis des années pour prouver que les pharmaciens d’officine sont de véritables professionnels de santé, avec de nombreuses missions de santé publique. L’avenant n°20 nous recale dans un rôle comptable, sous couvert d’observance et de prévention de la iatrogénie. Le pharmacien d’officine vaut bien plus que cela !

Alors que nous voulons valoriser nos véritables interventions pharmaceutiques (pluri)quotidiennes, nous voilà rabaissés à des compteurs de boîtes. Et pendant ce temps, on veut faire du pharmacien un correspondant, un dépisteur d’angine bactérienne, un vaccinateur, un accompagnant des patients sous chimiothérapie, etc… Il faut être cohérent !

Sur le plan économique… une véritable arnaque ! Tracer cet acte du quotidien aurait pu être une bonne idée si on ne nous avait pas inventé une nouvelle ROSP, fondée sur des critères invérifiables et payés… à la Saint Glinglin.

Le montant de la ROSP qui lui sera rattachée dépendra en effet de la baisse des volumes de certaines classes de médicaments. Pour déclencher la ROSP, les pharmaciens devront dispenser une quantité inférieure au maximum de boîtes prescrites. Comme les pharmaciens délivrent déjà la juste quantité de médicaments, aucune baisse de volume ne sera observée. La ROSP ne sera donc jamais déclenchée !

Alors que la profession vient d’obtenir le paiement à l’acte des nouvelles missions, ce nouvel avenant sonne comme une véritable régression. Et l’expression « compte d’apothicaire » reprend alors tout son sens. 

Dans ces conditions, la FSPF ne peut que refuser de signer l’avenant n°20 sur la dispensation adaptée.

La FSPF défend une véritable intervention pharmaceutique, acte de coordination avec le médecin qui est la formalisation écrite de l’analyse pharmaceutique et qui doit être rémunérée à l’acte.

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Prolongation de la campagne de vaccination

L’Assurance maladie nous informe de la prolongation de la campagne de vaccination antigrippale à l’officine jusqu’au 29 février 2020.

Elle nous confirme que la date limite de validité des bons de prise en charge est reportée à cette date.

Vous avez participé activement à cette campagne vaccinale, qui semble d’ores et déjà avoir permis un renforcement de la couverture vaccinale. Continuez à vous mobiliser !

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Les Pharmaciens du Sud

GRATUIT
VOIR