PharmaPrat: une superbonneidée

L’URPS Pharmaciens Pays de la Loire a mis en place un site nommé PharmaPrat®. Ce site est fabuleux pour l’exercice officinal devenu tellement complexe.

C’est une excellente initiative comme vous pouvez le constater sur ce lien concernant la vaccination à l’officine (cliquez sur le lien hypertexte).

Notre conseil pour l’équipe officinale: Enregistrez l’icone de PharmaPrat® sur votre bureau. De notre coté, nous l’avons mis dans les liens utiles sur notre site internet.

P.L

Peut-on sanctionner le salarié qui n’est pas joignable sur son téléphone hors des horaires de travail ?

Publié le 12 novembre 2024 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Le salarié qui n’est pas joignable sur son téléphone portable personnel en dehors de ses horaires de travail ne peut pas être sanctionné par son employeur. C’est ce que la Cour de cassation indique dans un arrêt rendu le 9 octobre 2024.

Un salarié est licencié pour faute grave par son employeur. Le salarié saisit la justice et demande l’annulation des 3 avertissements qu’il a reçu pour ne pas avoir été répondu sur son téléphone portable personnel en dehors des horaires de travail.

La cour d’appel rejette sa requête. Selon elle :

  • le salarié avait jusque-là toujours accepté d’être contacté durant ses jours de repos pour des motifs professionnels ;
  • le fait de devoir prendre contact avec l’employeur la veille d’une reprise de service sur les missions à réaliser n’est pas interdit par la convention collective, ni anormal compte tenu du secteur d’activité (transport routier) ;
  • le salarié n’a pas respecté les consignes relatives à la reprise du travail après une absence.

Le salarié se pourvoit en cassation.

La Cour de cassation contredit la décision d’appel et annule les sanctions disciplinaires prononcées à l’égard du salarié. Pour elle, l’employeur ne peut pas sanctionner un salarié qui n’est pas joignable sur son téléphone personnel en dehors des horaires de travail. Le salarié n’avait donc pas commis de faute.

À noter

La Cour de cassation pose également dans cet arrêt que les manquements suivants sont constitutifs d’une faute grave rendant impossible le maintien du salarié dans l’entreprise :

  • proférer des insultes à l’égard d’un responsable sur un réseau social via son profil public ;
  • répondre à des commentaires sur un réseau social tout en roulant sur une route enneigée (caractérise une grave imprudence).

TF1 s’intéresse à nos problèmes départementaux (marseillais?)

Vous ne le savez peut être pas mais, il y a peu, le journal de TF1 a effectué deux reportages dans les officines marseillaises.

Les vols à l’étalage sont nombreux et très quantitatifs.

Le premier reportage était très peu représentatif du phénomène qui nous touche, surtout l’interprétation de la commandante de police.

Un deuxième reportage plus en adéquation avec les évènements a été fait au journal de 13h00 sur ce phénomène inquiétant des vols à répétition.

Voici les éléments que nous vous transmettons:

le 1er reportage:

https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/videos/video-vols-dans-les-pharmacies-les-produits-de-beaute-cibles-8981-2332117.html

Le 2ème reportage:

https://www.tf1info.fr/societe/videos/video-vols-dans-les-pharmacies-des-groupes-de-surveillance-pour-eradiquer-le-fleau-6900-2333699.html

P.L

Elections de notre syndicat: les professions de foi à votre disposition

Comme tous les 3 ans, notre conseil d’administration se renouvelle par moitié (voir plus s’il y a eu des départs en cours de mandat).

Pharmaciens adhérents, vous allez recevoir bientôt les bulletins de vote et les candidats qui désirent renouveler leur mandat (sortants) ou les nouveaux venus se présentent à vous par liste alphabétique (lisez jusqu’au bout si c’est possible) dans cet article.

Leur point commun à tous est que leur mandat durera 6 années, sera bénévole et concerne uniquement des pharmaciens titulaires et syndiqués en exercice sur notre département.

Editorial du Pharmacien de France: Stop au choc de complexification

Philippe BESSET, Président de la FSPF

Comme tant d’autres, notre profession n’est pas épargnée par le fardeau administratif. Ce
dernier alourdit la pratique de notre exercice quotidien alors qu’il devient urgent de l’alléger pour que nous puissions mener à bien l’ensemble des missions qui nous sont confiées.


Déjà, la FSPF avait fustigé l’obligation imposée par un règlement européen de mettre en place la sérialisation, un dispositif compliqué de plus et inadapté à la sécurisation du circuit du médicament en France. Tout comme elle s’est toujours élevée contre la dispensation à l’unité, cette fausse bonne idée qui ressort tous les ans du tiroir avec le triple objectif illusoire de faire des économies, de préserver l’environnement et de répondre efficacement aux tensions d’approvisionnement. Lors de notre audition par le Sénat, le 31 octobre dernier, nous avons d’ailleurs rappelé que cette mesure était non seulement antiécologique, mais également source d’erreurs potentielles au niveau du stock et de la dispensation, en plus d’être extrêmement chronophage pour les équipes. Ajuster les prescriptions et le boîtage aux recommandations des bonnes pratiques est évidemment la solution la plus appropriée. 


Recommandations qui sont d’ailleurs au cœur d’un différend entre le législateur et les syndicats de médecins. Un décret, paru fin octobre en application de la LFSS 2024, permet en effet d’assujettir le remboursement de certains médicaments par la Cnam à la présentation d’un document justificatif par le prescripteur, confirmant que l’ordonnance respecte les indications et bonnes pratiques publiées par la HAS. Même s’il est toujours souhaitable de sécuriser au maximum la prescription et la dispensation, nous pensons que cette procédure risque de laisser sans traitement les patients à qui les médecins n’auront pas fourni le document requis. Craignant légitimement un indu, de nombreux pharmaciens pourraient en effet opter pour la non-délivrance.


Mais ce n’est pas tout ! Trois autres dispositifs vont s’ajouter à la réglementation de nos délivrances : la vérification des ordonnances comprenant un médicament de plus de 300 euros en utilisant Asafo, la volonté de la Cnam de subordonner obligatoirement le tiers payant à l’utilisation de la carte Vitale pour certains médicaments et celle de l’ANSM de renforcer, via l’ordonnance sécurisée, le contrôle de l’utilisation des antalgiques de palier 2. Dans ce contexte inflationniste de mesures impliquant une surcharge administrative pour nos confrères, nous rappelons que le déploiement de l’ordonnance numérique est la réponse simple et adaptée que nous attendons tous. Aux différents « chocs de simplification » annoncés par es gouvernements successifs depuis 2013, s’est substitué pour les pharmaciens « un choc de complexification » qui rend notre exercice quotidien de plus en plus pénible. Stop !

Les Pharmaciens du Sud

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