Remise du kit de dépistage du cancer colorectal en officine : mode d’emploi

Afin d’améliorer le recours au dépistage organisé du cancer colorectal et atteindre la cible d’un taux de dépistage de 65 % recommandée au niveau européen, le circuit de remise du kit de dépistage a été étendu aux pharmaciens d’officine.

Le dépistage du cancer colorectal représente un fort enjeu de santé publique. Le cancer colorectal est le 2e cancer en termes de mortalité et le 3e cancer en termes d’incidence.

Le programme national de dépistage organisé du cancer colorectal prévoit la réalisation d’un test de recherche de sang occulte dans les selles tous les 2 ans à partir de 50 ans et jusqu’à 74 ans.

Désormais, les kits de dépistage organisé du cancer colorectal peuvent être remis par le pharmacien. Ce dernier doit avoir suivi au préalable la formation dédiée organisée par l’un des centres de dépistage de coordination des cancers (CRCDC). Consulter les coordonnées des CRCDC.

Les kits de dépistage vierges peuvent être commandés gratuitement par le pharmacien d’officine sur le portail amelipro.

Consulter :

À noter : ne pas oublier d’indiquer à la personne de compléter la date de prélèvement sur l’étiquette lors de la réalisation du test. 

MODALITÉS DE FACTURATION (JUSQU’AU 31 DÉCEMBRE 2023)

La remise de kit est rémunérée 5 € TTC par kit (5,25 € TTC pour les Drom). Le montant total dû pour la remise de ces kits sera versé par un paiement annuel.

Le suivi de la remise de kit par officine est réalisé à travers le code traceur RKD facturé par l’officine lors de la remise d’un kit.

Le pharmacien doit renseigner dans la facture :

  • son numéro d’identification dans la zone prescripteur ;
  • son numéro d’identification dans la zone exécutant ;
  • la date de la remise du kit comme date d’exécution.

Pour rappel, pour être valide, ce code acte doit être facturé seul, c’est-à-dire être facturé indépendamment de toute autre facturation (médicaments, LPP…).

source ameli.fr

PAXLOVID


La FSPF ne se soumet pas à la décision du Gouvernement sur la rémunération

Chère Consœur, Cher Confrère,

Par un arrêté « état d’urgence » publié ce matin, le Gouvernement a modifié les conditions de prescription, de délivrance et, de façon unilatérale, de rémunération des pharmaciens d’officine concernant la spécialité PAXLOVID (stock Etat).

En termes simples, la rémunération revenant au pharmacien pour la dispensation de cette spécialité passe de 9,22 € à 3,57 € TTC, soit une baisse de 60 %. Si nous étions rémunérés selon les règles habituelles, nous percevrions 36 € environ par délivrance.

Avec 3,57 € TTC, c’est donc moins de 10 % de cette somme qui nous sera versée alors que l’Etat achète cette spécialité plusieurs centaines d’euros. S’agissant d’un médicament qui nécessite une attention toute particulière en raison de nombreuses interactions, contre-indications et conditions d’utilisation, la FSPF n’accepte pas cette baisse d’un tarif qui était à l’origine déjà insuffisant.

En cette période d’inflation où nous devons prendre garde au maintien du pouvoir d’achat de nos équipes (équipes dont nous faisons partie intégrante), il est inadmissible de subir une baisse de rémunération de notre acte principal de dispensation du médicament, celui-ci devant au contraire être revalorisé.

La FSPF demande donc la mise à disposition de la spécialité PAXLOVID selon le circuit de distribution habituel (fin du stock Etat) ainsi que l’application des règles de droit commun de rémunération des pharmaciens d’officine.

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Congrès National des Pharmaciens 2017 à Montpellier les 21 et 22 octobre.

Syndiqué ou non, si vous n’êtes libre que le dimanche, inscrivez vous pour la journée et la soirée du dimanche afin que nous nous retrouvions tous ensemble le 22 octobre 2017 à MONTPELLIER pour une journée inoubliable (en plus, DPC possible) !!!

Si vous êtes libre le WE, n’hésitez pas à vous inscrire sur les deux journées, vous ne le regretterez pas.

Inscription en ligne

 

Pour toutes vos questions :

Nathalie BOICHE
Association Congrès des Pharmaciens
Secrétariat : 24, rue de Vintimille – 75009 PARIS
Tél. : 01.85.08.15.19

PROGRAMME

Samedi 21 octobre

8h30 Accueil congressistes

9h00 Rétrospective et inauguration

9h45 Conférence : Convention nationale pharmaceutique

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11h00 Pause

11h30 Ateliers proposés par nos partenaires

– Objectif asthme contrôlé (Sandoz et Novartis Pharmaceuticals)

– Diabète et observance : le rôle clé du pharmacien d’officine dans la prise en charge du patient diabétique sous insuline basale et/ou comprimés (LifeScan)

– Délivrance d’un traitement biologique à un patient atteint d’une maladie inflammatoire chronique (Abbvie)

– L’observance (Biogaran)

12h15 Pause déjeuner

14h30 Ateliers (en parallèle)

– La vaccination (atelier UTIP)

– Communication à l’officine : la pharmacie digitale

– Osez votre première installation !

15h30 Pause

16h00 Conférence : Les nouvelles technologies au service de la santé : télémédecine et e-santé

Dimanche 22 octobre

8h30 Accueil des congressistes

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9h30 Ateliers (en parallèle)

– Transition générationnelle : comment la réussir (atelier APR)

– Pharmacien, chef d’entreprise

10h30 Pause

11h00 Conférence : La pharmacie de demain, évolutions et perspectives

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12h15 Pause déjeuner

13h45 – 17h45 Session UTIP/DPC

 Thérapies ciblées en cancérologie et accompagnement officinal

Cliquez ici pour découvrir le déroulé du programme et les intervenants de la session UTIP 


 

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE L’USPO par Philippe GAERTNER

Monsieur le Président,

Par communiqué de presse en date du 1er août, vous avez une nouvelle fois diffusé à l’ensemble de la profession un grand nombre de mensonges auxquels vous nous avez habitués. Ce texte est un contre-feu malhabile visant à détourner l’attention de nos confrères de votre signature de l’avenant conventionnel.

A ce propos, je me permets de vous rappeler que lors des dernières élections aux URPS, vous aviez affirmé votre engagement à ne jamais signer seul une convention. Pourtant, vous venez de le faire après me l’avoir tant reproché. Je comprends mieux aujourd’hui toute l’énergie que vous déployez en tant que syndicat minoritaire pour éviter que les règles du droit d’opposition ne s’appliquent à notre profession contrairement à toutes les autres. Vous aviez manifestement déjà envisagé de signer seul alors que vous représentez 25,84 % des pharmaciens syndiqués (journal officiel du 1 août 2017).

Je regrette que vous n’ayez pas tenu la position commune décidée ensemble en avril et envoyée de façon concertée à l’assurance maladie. Par cette attitude, vous avez rompu l’unité syndicale.

 

Pour en revenir à votre communiqué de presse rempli d’erreurs et de mensonges, je souhaite rétablir l’exactitude des faits :

  • Il n’y a pas de cotisation obligatoire de 0,15 % qui s’ajoute. Vous avez probablement confondu avec la branche des artisans. Seule une cotisation de 0,04 % est prévue pour les professionnels libéraux pour le développement et le financement du paritarisme ;
  • Il n’y a pas un surcoût de 300 euros en moyenne par officine. D’ailleurs, si le taux avait été de 0,15 % comme vous l’évoquez, le coût aurait été en moyenne de 185 euros par officine et par an et non 300 euros. Pour une pharmacie de 5 salariés la cotisation sera de moins de 50 € par an. Je comprends mieux, avec vos méthodes de calcul, que vous considériez l’avenant signé par l’Assurance maladie et vous-même gagnant pour l’officine. Vous ne pouvez pas, Monsieur le Président, multiplier la réalité par six ;
  • La cotisation de 0,04 % ne sert pas à financer mon organisation, ni des indemnités à ses dirigeants. Cette affirmation est diffamatoire. Cette cotisation permet la mise en place de commissions paritaires régionales des professions libérales afin de défendre les intérêts spécifiques des professionnels libéraux dans le cadre de conflits portant sur la législation du travail ;
  • Il n’y a pas de rapport entre la loi travail et l’adhésion à l’U2P. Celle-ci a été décidée en assemblée générale de l’UNAPL à l’unanimité moins une voix par les 66 organisations membres et non en catimini comme vous l’affirmez. L’adhésion à l’U2P permet aujourd’hui aux professions libérales de participer au dialogue social duquel elles étaient exclues de fait.

 

Monsieur le Président, je vous invite donc à revoir vos sources d’information, vos analyses chiffrées et votre analyse du code du travail. Ceci vous permettra notamment de percevoir la différence entre l’interprofessionnalité (assimilable à la première division) et la multiprofessionnalité (assimilable à la deuxième division).

Je me réserve bien entendu le droit de faire valoir les droits de la FSPF, si vous persistez dans le dénigrement, le mensonge et la mauvaise foi.

 

Philippe GAERTNER

Président

Philippe Gaertner, Président de la FSPF.

Editorial par Philippe LANCE: Pourquoi nous nous sommes faits avoir jusqu’au trognon?

L’USPO a signé et a engagé la profession sur 5 années.

C’est une victoire pour Gilles BONNEFOND, un échec pour Philippe GAERTNER et une catastrophe pour Philippe LANCE.

Pour la faire simple (l’explication), je vais rapporter cette signature de l’USPO à une comparaison de la « pharmacie moyenne » au médecin généraliste moyen. Evidemment la pharmacie moyenne est un échantillon assez restreint de nos officines et représente le juste milieu de tous calculs. Certains seront mieux lotis, d’autres moins.

Quelques chiffres:

280 millions: c’est le chiffre donné par la CNAM et l’USPO. C’est à la fois vrai et faux. Si nous enlevons la partie qui correspond à de nouvelles activités forcément rémunérées (« tout travail mérite salaire ») et si nous tenons compte de la perte irrémédiable d’une partie de la ROSP génériques, nous arrivons rapidement au chiffre de 200 millions.

Des éléments de comparaison: 200 millions atteints sur 3 années de conventionnement vont faire (théoriquement) un peu plus de 600 millions sur 5 années cumulées. A titre indicatif, les 75.000 médecins généralistes vont toucher 400 millions entre mai 2017 et décembre 2017 soit 8 mois et, dans l’hypothèse haute, 3.685.000.000 euros sur 5 années cumulées pour tous les médecins libéraux de France.

Pour la pharmacie moyenne et tout à fait théoriquement, cela représente 5500 euros/an mais cette somme sera très vite dégrevée par les LFSS à venir sur 5 années avec baisse des prix des médicaments et baisse des prescriptions (les médecins vont améliorer l’efficience de leurs ordonnances) mais, heureusement, moins vite à la fin quand la bascule de nos rémunérations du remboursable sera faite à 75% sur de l’honoraire. 5.500 euros/an pour notre entreprise (investissements + masse salariales de nos employés + charges de fonctionnement + nous) à comparer au 16.000 euros/an du médecin en gardant à l’esprit que ces 5.500 euros auront certainement disparus avant de les toucher dans le premier Plan de Financement de la Sécurité Sociale de 2018 alors que les 16.000 euros du médecin ne disparaissent pas dans les LFSS successifs. Sur 5 années, à mon avis, la pharmacie moyenne aura réellement touché 3 à 5000 euros de marge en cumulé et en étant très optimiste alors qu’un médecin moyen aura touché 80.000 euros d’activité professionnelle.

Loin de moi de critiquer la nouvelle convention des médecins qui leur donnera un ballon d’oxygène (d’euros en fait) qu’ils méritent bien mais cette comparaison vous permet de comprendre ce qu’a signé l’USPO. Evidemment, on peut justifier la signature en disant qu’on ne pouvait pas obtenir davantage et c’est tout à fait vrai s’il n’y a aucun plan B. J’ai proposé un plan B au conseil d’administration national de la FSPF dont je suis membre et à certains conseillers nationaux de l’USPO mais personne n’a donné suite. seul l’UNPF non représentatif et exclu des négociations a eu (ou a repris l’idée) d’un honoraire supplémentaire déconnecté des assurances sociales.

En quoi est ce un sacrilège? Il ne faut pas oublier que la hausse de 23 à 25 euros (30 euros pour les enfants jusqu’à 6 ans, 46 euros pour les « cas exigeants », 60 euros pour les « consultations émotionnelles » comme l’annonce d’un cancer   et 50 euros à venir au liue de 46 pour les spécialistes) soit 2 euros coûtera aux assurés sociaux sans couverture complémentaire la somme de 0.60€ (et aux mutualistes une augmentation de la cotisation annuelle), que le remboursement de la visite chez le médecin est amputée de 1 euro par la Sécu et que chaque boite de médicament fait l’objet, lors du remboursement, d’un prélèvement de 0.50€ auprès de l’assuré social.

L’ironie du sort est qu’une des raisons invoquées par le Gouvernement précédent concernant l’augmentation de la visite médicale est celle d’éviter les dépassement d’honoraires!!! Mettre en place un honoraire dissocié des prestations sociales devient à la fois une bouée de sauvetage pour les vrais pharmaciens mais aussi un moyen de défense professionnel.

Et, si on pousse le raisonnement un peu plus loin, pourquoi ne pas créer un honoraire remboursable à 15% par le RO et 85% par les mutuelles? La gamme des possibilités pour sauver le réseau sans pénaliser le financement des assurances sociales obligatoires est immense mais a t’on vraiment envie de garder le réseau que nous connaissons? En regardant la manière dont notre profession se bat, je me pose la question.

Tout est possible, même le pire.

C’est le pire qui s’est réalisé avec la signature de Gilles BONNEFOND (USPO) et Nicolas REVEL (CNAM-TS).

Philippe LANCE

Président

Les Pharmaciens du 13

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