DGS-Urgent n°2022-80 : Dispositif d’appui à la prescription de Paxlovid

Mesdames, Messieurs,

Suite à l’évolution de l’épidémie de COVID-19 (prédominance des variants Omicron), et des modalités de prescription du Paxlovid® (nirmatrelvir/ritonavir), la Direction générale de la Santé (DGS) rappelle dans ce DGS-Urgent les indications, contre-indications et interactions médicamenteuses du Paxlovid®. Il est précisé également les données d’efficacité du Paxlovid® disponibles dans le contexte épidémiologique actuel, ainsi que ses modalités actuelles de prescription (suppression de la plateforme dédiée dans un objectif de simplification, possibilité d’ordonnance de dispensation conditionnelle).

Un dispositif d’appui a été mis en place pour aider les prescripteurs dans la détermination des indications et la gestion des interactions lors de la prescription de Paxlovid® (numéro vert ci-dessous).

I. Indication thérapeutique

Depuis le 28 janvier 2022, le Paxlovid® dispose d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) dans l’indication « adultes infectés par le SARS-CoV-2 qui ne nécessitent pas de supplémentation en oxygène et qui présentent un risque élevé d’évolution vers une forme grave de la COVID-19. »

Dans son avis du 24 juin dernier, l’ANRS-MIE recommande l’utilisation du Paxlovid en traitement curatif de première intention pour les patients :

  • immunodéprimés, quel que soit leur âge et leur statut vaccinal,
  • présentant une comorbidité à haut risque de forme sévère quel que soit leur âge lorsque leur schéma vaccinal est incomplet​,
  • de plus de 60 ans même sans comorbidité lorsque leur schéma vaccinal est incomplet.

Il est recommandé d’administrer le Paxlovid® dès que possible après le diagnostic positif à la Covid-19 et au maximum dans les cinq jours suivant l’apparition des symptômes.

II. Données d’efficacité et de sécurité

L’AMM [1] du Paxlovid® est fondée sur l’essai clinique EPIC-HR (Oral Nirmatrelvir for High-Risk, Nonhospitalized Adults with Covid-19 | NEJM). Il s’agit d’un essai randomisé en double aveugle versus placebo, conduit chez 2 246 adultes infectés par le SARS-CoV-2 (majoritairement variant delta), non vaccinés, non immunisés, symptomatiques non hospitalisés, et avec un facteur de risque d’évolution vers une forme grave tel que défini dans l’étude. La prise de Paxlovid® dans les cinq jours suivant l’apparition des symptômes a entrainé une diminution de 89% des « hospitalisations et/ou des décès au 28ème jour ».

A noter : l’essai EPIC-SR  évaluant l’effet du Paxlovid® chez les patients sans facteur de risque d’évolution vers une forme sévère a été interrompu pour non atteinte de l’objectif d’efficacité (Pfizer Reports Additional Data on PAXLOVID™ Supporting Upcoming New Drug Application Submission to U.S. FDA | Pfizer).  Le Paxlovid doit être réservé aux patients à haut risque, en particulier non immunisés.

En terme de sécurité, d’après l’étude menée par EPI-PHARE, plus de 12 000 patients à risque de forme grave de Covid-19 ont reçu une délivrance de Paxlovid® au premier semestre 2022 en France. Sur la même période, les données recueillies en vie réelle pendant l’accès précoce ne modifient pas le rapport bénéfice/risque du Paxlovid®, estimé favorable lors de l’autorisation de cet accès précoce. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont des dysgueusies (troubles du goût) et des troubles gastro-intestinaux. Des cas d’interactions médicamenteuses, connues avec le ritonavir, ont également été rapportés. Quelques cas d’élévation de la pression artérielle, essentiellement non graves et transitoires, ont été déclarés. Compte-tenu du fait que cela a déjà été observé dans les essais cliniques, il s’agit d’un signal potentiel en cours d’évaluation  au niveau européen, de même que l’évaluation de l’ensemble des données de pharmacovigilance collectées à l’international (Actualité – Covid-19 : bilan de l’utilisation du Paxlovid (nirmatrelvir/ritonavir) en accès précoce – ANSM (sante.fr)).

III. Données d’utilisation

Sur le 1er semestre 2022, environ 12 000 patients ont eu une délivrance de Paxlovid® (Actualité – Covid-19 : bilan de l’utilisation du Paxlovid (nirmatrelvir/ritonavir) en accès précoce – ANSM (sante.fr)).

IV. Modalités de prescription

La plateforme mise en place initialement ayant été supprimée dans un objectif de simplification, la prescription du Paxlovid® se fait désormais via le logiciel métier ou sur l’ordonnancier habituel.

Les prescripteurs peuvent délivrer au patient une ordonnance dite « de dispensation conditionnelle », qui permet au patient de se faire délivrer du Paxlovid jusqu’à 5 jours après la prescription, sur présentation d’un test positif de diagnostic ou dépistage de la COVID-19 (RT-PCR ou antigénique ou ATAG réalisé sous la supervision d’un professionnel de santé).

La fiche en ligne sur le site du ministère de la Santé et de la Prévention résume les indications, contre-indications et interactions médicamenteuses liées au Paxlovid®.

Le DGS-Urgent n°2021-90 du 27 août 2021 relatif à l’identification des personnes à risques éligibles au rappel vaccinal, distingue les différents facteurs de risque susceptibles d’entraîner une évolution vers une forme grave de Covid-19, reprenant notamment les recommandations de la HAS ou du COSV (Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale) (https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dgs_urgent_90_rappel_vaccinal.pdf). La  Société française de pharmacologie thérapeutique (SFTP) a de son côté publié une liste des interactions médicamenteuses afin d’accompagner la prescription du Paxlovid® (Recommandations Paxlovid (sfpt-fr.org)).

A noter : la liste des interactions médicamenteuses est en cours de révision. Elle est susceptible d’être mise à jour dans le cadre de son AMM centralisée.

V. Appui à la gestion des interactions médicamenteuses

Un dispositif d’appui à la prescription de Paxlovid® a été mis en place en lien avec la Société française de pharmacologie thérapeutique (SFTP), le réseau des centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) et le réseau des laboratoires de pharmacologie que je remercie.

Ainsi, afin de vous apporter un appui dans la prescription, tant dans la confirmation de l’indication que dans la gestion des interactions médicamenteuses, un numéro vert vous permet d’appeler 5 jours sur 7 de 9h à 18h un médecin ou pharmacien du centre régional de pharmacovigilance ou du laboratoire de pharmacologie de votre région, et éventuellement le médecin suivant le patient (néphrologue en particulier).

Il est important de disposer lors de l’appel :

  • de l’exhaustivité des traitements pris par le patient,
  • de sa dernière clairance de la créatinine ou créatininémie,
  • de ses données de suivi pharmacologique le cas échéant (tacrolémie par exemple).

Dans ce cadre, le médecin prescripteur reste responsable de sa prescription.

Pour les situations complexes, la DGS recommande d’anticiper les adaptations de traitement et de suivi qui seront à prendre en cas de recours au Paxlovid® au cours d’une consultation de suivi systématique ou d’une consultation dédiée.


Les pharmaciens d’officine peuvent également solliciter ce dispositif en cas d’interrogation au moment de la délivrance du Paxlovid®.

Le numéro vert est le suivant : 0800 130 000.

Les éléments cités dans ce DGS-Urgent doivent contribuer à faciliter la prise en charge des patients atteints de la Covid-19, en particulier ceux à risque élevé d’évolution vers une forme grave.

La prévention des infections symptomatiques et sévères est primordiale dans le contexte de circulation majoritaire des sous lignages d’Omicron BA.4 et BA.5 contre lesquels peu de ressources thérapeutiques sont disponibles. Cette prévention repose prioritairement sur le maintien des gestes barrières, la vaccination et, chez toutes les personnes éligibles, l’administration urgente d’une 2ème dose de rappel vaccinal.

En vous remerciant vivement, ainsi que la Société française de pharmacologie thérapeutique, le réseau des centres régionaux de pharmacovigilance et le réseau des laboratoires de pharmacologie, pour votre implication et votre mobilisation.

Pr Jérôme Salomon

Directeur Général de la Santé

[1] https://www.ema.europa.eu/en/documents/product-information/paxlovid-epar-product-information_fr.pdf


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.

Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

Cancer du sein: Connaitre les notices roses et les faire connaitre

Tout le monde connaît les notices de médicaments. Elles servent à aider le patient dans la gestion de son traitement et sont indispensables à son bon usage. Mais en plus du traitement, tout un panel de soins de support existe pour aider à faire face à la maladie. C’est pourquoi il a été créé les « Notices Roses », des notices qui se veulent complémentaires des notices habituelles.

INTRODUCTION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ

Après une première édition en 2021 qui a accompagné un grand nombre de patientes atteintes d’un cancer du sein afin de les sensibiliser à différents sujets comme le sport, la sexualité, l’alimentation, la méditation, Lilly France, en partenariat avec des professionnels de santé et des associations, est de retour en 2022 avec une 2ème édition des Notices Roses.


L’accompagnement physique, social et moral est nécessaire au quotidien, mois après mois et année après année. C’est pour cela que Lilly France poursuit son engagement auprès des patientes à l’occasion d’Octobre Rose 2022.
Cette année, un nouveau groupe d’experts, pluridisciplinaire et complémentaire, s’est réuni et a abordé quatre nouvelles thématiques aussi bien médicales, sociales, qu’intimes et personnelles. Les patientes se sont elles aussi impliquées pour partager leur quotidien, leur ressenti et leur manière d’appréhender la maladie.


Vie au travail, changements physiques, bénéfices de la socio-esthétique et parcours de soins sont autant de thématiques importantes à partager. Cette oncologie, que nous souhaitons humaniste, associe aux traitements spécifiques des soins de support indispensables pour mieux gérer le quotidien.

Vous avez un grand rôle à jouer auprès des patientes et nous espérons que ces notices vous apporteront de précieux conseils et seront ainsi un guide que vous aurez plaisir à leur remettre.

  • Mme Cécile Bartolini-Grosjean, Socio-esthéticienne spécialisée en oncologie Centre Antoine Lacassagne
  • Mme Véronique Bernad, Secrétaire générale adjointe de l’association Patients en Réseau et Co-responsable de Mon Réseau Cancer du Sein
  • Mme Annie Brousse, Présidente de l’association Vivre Comme Avant
    Mr Thierry Calvat, Président de l’association Juris Santé
  • Dr Stephen Ellis, Oncologue médical radiothérapeute au Centre Catalan d’Oncologie à Perpignan et Président de l’Institut de Communication et d’Information sur le Cancer
  • Dr Christophe Guidoni, Pharmacien à Marseille
  • Mme Nathalie Kaïd, Présidente fondatrice de l’association Sœurs d’Encre
  • Dr Lionel Uwer, Oncologue médical à l’Institut de Cancérologie de Lorraine, à Nancy

Des premiers écrits jusqu’aux tableaux de maître, en passant par la photographie, le sein et sa symbolique nous ont toujours accompagnées. Connaître la symbolique du sein peut aider les femmes à mieux comprendre leurs émotions et l’intensité de leurs réactions face à un cancer du sein. Les femmes la perçoivent, sans l’exprimer nettement. Mais lorsqu’on leur explique, elles se sentent mieux. Elles comprennent leur mal-être, leurs pensées.


Le sein est le symbole de la féminité, de la maternité, de la sexualité : il confirme l’identité du sexe féminin. Il est, pour la femme, le signe extérieur de sa féminité. Il est aussi lié à la maternité : « le sein nourricier » symbolise la nourriture en référence à l’allaitement mais aussi la protection, la tendresse, la douceur. Et enfin, le sein est lié à la séduction, à la sexualité, au plaisir charnel.
Alors, quand le sein est touché, ce n’est pas juste un organe qui l’est. C’est tout un symbole, toute une vision de soi qui est à reconstruire. Et si tout cancer a des
répercussions sur le psychisme des malades, celui du sein occupe une place
importante. Alors souvent, ces retentissements tant physiques que psychologiques touchent à l’identité même.


Les femmes en témoignent : « Je ne suis plus une femme », « Je ne ressemble plus à rien ». Les mères également « On vient de m’enlever le sein. C’était celui qui donnait le plus de lait », « Je voulais allaiter ! C’était primordial pour moi d’allaiter mon bébé : je ne pouvais pas être mère sans allaiter ». Tout comme les amantes, la crainte de ne plus plaire : « Mon mari ne voudra plus de moi », « Je ne vais jamais pouvoir refaire ma vie comme ça ».


Des questionnements, des doutes qui surviendront peut-être et qu’il ne faut pas
prendre à la légère : si vous ressentez ces troubles, s’ils persistent et impactent votre qualité de vie, il est conseillé de vous faire aider. Vous n’êtes pas obligée de traverser ces moments toute seule. Vous pouvez bénéficier d’une prise en charge psychologique.

Parlez-en à votre médecin, votre oncologue, chirurgien, gynécologue.

Annie Brousse – Vivre Comme Avant

LILLY France 24 boulevard Vital Bouhot – CS 50004 – 92521 Neuilly-sur-Seine Cedex www.lilly.fr 01 55 49 34 34 01 41 44 02 47 SAS au capital de 375 713 701 € –
609 849 153 RCS Nanterre – Document réalisé par Dr Lionel Uwer et Dr Steve Ellis avec le laboratoire Lilly – PP-ON-FR-0561 Septembre 2022 © Lilly – tous droits de reproduction réservés

DGS-Urgent n°2022_79 : Lancement de la campagne automnale de vaccination contre le Covid-19

Mesdames, Messieurs,

La Haute Autorité de santé (HAS) a rendu, le 19 septembre dernier, des avis relatifs à la stratégie vaccinale de rappel contre le Covid-19 à l’automne, ainsi qu’à la place des vaccins bivalents Pfizer-BioNTech et Moderna dans la stratégie vaccinale.

Dans ce contexte, une nouvelle campagne de vaccination contre le Covid-19, à destination des populations les plus fragiles, est lancée. Elle s’inscrit dans la continuité de la campagne de deuxième rappel lancée en mars 2022 et s’articule avec la campagne de vaccination antigrippale.

I-       Stratégie vaccinale

1.   Public ciblé par la vaccination automnale contre le Covid-19 :

La population éligible au rappel automnal comprend :

  • Les résidents d’EHPAD et USLD quel que soit leur âge ;
  • Les personnes de 60 ans et plus ;
  • Les personnes immunodéprimées quel que soit leur âge ;
  • Les personnes souffrant d’une ou plusieurs comorbidités ;
  • Les femmes enceintes, dès le premier trimestre de grossesse ;
  • Les personnes vivant dans l’entourage ou en contact régulier avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables, dont les professionnels des secteurs sanitaires et médico-social. Les personnes vulnérables sont celles figurant dans les catégories listées ci-dessus.

2.  Modalités d’injection

La dose de rappel doit être administrée :

  • Dès 3 mois après la dernière injection ou infection pour les personnes âgées de 80 ans et plus, ainsi que pour les résidents en EHPAD et en USLD et les personnes sévèrement immunodéprimées, quel que soit leur âge ;
  • Dès 6 mois après la dernière injection pour toutes les autres personnes éligibles. En cas d’infection récente au SARS-Cov2, le rappel est recommandé dès 3 mois après l’infection, en respectant un délai minimal de 6 mois après la dernière injection.

Le rappel devra être réalisé préférentiellement avec un vaccin adapté, quel que soit le ou les vaccins utilisés précédemment. Pour les personnes de moins de 30 ans, il est recommandé d’utiliser le vaccin adapté Pfizer.

3.  Concomitance de la vaccination COVID/grippe

Compte tenu de la reprise épidémique, la campagne de vaccination automnale contre le Covid-19 doit débuter sans attendre, alors que la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière débutera le 18 octobre prochain. La vaccination contre la grippe sera réservée aux seules personnes ciblées par les recommandations durant les quatre premières semaines de la campagne grippe.

A compter du 18 octobre, conformément à la recommandation de la HAS, la co-vaccination contre le Covid-19 et contre la grippe doit être encouragée. Les deux injections peuvent être pratiquées le même jour, sur deux sites d’injection distincts. Si les deux vaccins ne sont pas administrés au même moment, il n’y a pas de délai à respecter entre les deux vaccinations, comme le précise la HAS. L’important est que les populations éligibles, vulnérables vis-à-vis des deux maladies, reçoivent bien les deux vaccinations. Nous vous invitons à relayer massivement ce message.

II-       Commande en ville des vaccins contre le Covid-19

Deux vaccins adaptés seront utilisés dans le cadre de cette campagne, le vaccin Moderna adapté et le vaccin Pfizer adapté. Ces deux vaccins ne sont autorisés que pour des rappels. Nous vous invitons :

     –   A commander un nombre raisonnable de flacons, correspondant aux               injections que vous estimez pouvoir réaliser sur une semaine. En effet, de           nouvelles doses de vaccins adaptés seront disponibles chaque semaine ;

     –   A utiliser les vaccins adaptés en priorité pour les publics les plus                     fragiles.

La HAS indique par ailleurs, tant que les vaccins adaptés ne sont pas disponibles, qu’il est préférable de vacciner les personnes les plus vulnérables avec les vaccins à ARNm classiques plutôt que d’attendre.

1.      Spikevax Original/Omicron BA.1 (Moderna bivalent adapté)

Le vaccin bivalent Moderna est disponible à la commande via l’outil de commande Fluid-E depuis le 26 septembre 2022. Les livraisons auront lieu les 29 et 30 septembre.

2.       Comirnaty Original/Omicron BA.4-5 (Pfizer-BioNTech bivalent adapté)

Le vaccin bivalent Pfizer-BioNTech sera disponible à la commande via le portail Fluid-E le 3 octobre 2022. Les flacons commandés les 3 et 4 octobre seront livrés entre le jeudi 6 octobre et le vendredi 7 octobre. Toutefois, en fonction des volumes de doses commandées, les livraisons pourraient s’échelonner jusqu’au mardi 11 octobre.

Le vaccin Pfizer-BioNTech bivalent est autorisé en rappel pour les personnes âgées de 12 ans et plus. Il se présente sous forme de flacon prêt à l’emploi de 6 doses (capsule amovible grise), sans nécessité de reconstitution préalable. Les flacons livrés en officine se conservent à 2-8°C, à l’abri de la lumière.

Seule la date limite d’utilisation mentionnée sur l’étiquette fournie par le grossiste-répartiteur avec chaque flacon livré fait foi. A chaque commande, il est recommandé de vérifier les libellés des produits (vaccins et dispositifs médicaux). Pour rappel, la commande se fait par flacon.

D’ici fin octobre, plusieurs millions de doses de vaccins adaptés seront livrées en stock national par les laboratoires. Nous vous invitons à commander des volumes raisonnables pour éviter soit des sur-stockages, soit des retards de livraison au cours des premières semaines.

3.       Autres vaccins disponibles à la commande

Les vaccins suivants restent disponibles à la commande sur le portail Fluid-E :

        –   Vaccins Pfizer-BioNTech monovalents (souche Wuhan), prêts à l’emploi,               pour la primo-vaccination de personnes âgées de 12 ans et plus ;

        –   Vaccins Pfizer-BioNTech, forme pédiatrique, pour la vaccination des                     enfants âgés de 5 à 11 ans ;

         –  Vaccins Novavax pour la primo-vaccination de personnes adultes                          allergiques ou réticentes à l’ARNm.

III-      Importance de la saisie dans Vaccin Covid

La traçabilité du rappel vaccinal automnal doit être assurée dans le système d’information « Vaccin Covid ». A la saisie d’une nouvelle injection pour une personne dont le cycle vaccinal initial est enregistré comme terminé, les professionnels sélectionneront le motif « rappel ou rappel concomitant grippe » dans la liste déroulante prévue à cet effet.

Le nom du vaccin devra être sélectionné dans le menu déroulant : SPIKEVAX BIVALENT ORIGINAL/OMICRON BA.1 ou COMIRNATY ORIGINAL/OMICRON BA.5.

Nous vous remercions pour votre mobilisation sans relâche dans l’intérêt de la santé publique et de la protection de la santé de nos concitoyens les plus fragiles.

                    Bernard CELLI                            Pr. Jérôme SALOMON                                Directeur de la Task Force              Directeur Général de la Santé                                    Vaccination


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

Nouvelles modalités de facturation des accompagnements

Madame, Monsieur,

A partir du 1er octobre, les modalités de facturation des accompagnements des patients sous traitements chroniques par anticoagulants oraux (AVK ou AOD) et des patients sous traitements chroniques par corticoïdes inhalés pour l’asthme évoluent.
 
Seuls trois codes pourront dorénavant être facturés :

     – Au démarrage de l’accompagnement : un code « adhésion » TAC / 0,01 euro. Ce code doit être facturé à chaque adhésion d’un patient à un nouveau thème
     – A la fin de la séquence annuelle d’accompagnement (lorsque tous les entretiens ont été réalisés) : un code « accompagnement 1ère année » unique ASI (50 euros métropole et 52,50 euros DROM).
     – 12 mois après le code « accompagnement 1ère année », si la séquence annuelle d’accompagnement a été réalisée : un code « accompagnement années suivantes » ASS (30 euros métropole et 31,50 euros DROM).

A noter :  Un seul code « accompagnement » doit être facturé par thème tous les 12 mois glissants. Les codes prestations AKI, AKS, AOI et AOS ne devront plus être utilisés à partir du 1er octobre 2022.

Comment effectuer la facturation ?

  • Pour être valides, ces codes actes doivent être facturés seuls, c’est-à-dire indépendamment de toute autre facturation (médicaments, LPP…).
  • Le pharmacien doit s’identifier à la fois comme exécutant et prescripteur.
  • La date de prescription doit correspondre :
         – pour la 1ère année, à la date de fin de la séquence annuelle des entretiens ;
         – pour les années suivantes, à la date de facturation du code acte de l’année précédente + 12 mois.
  • La situation du patient doit être prise en compte lors de la facturation :
         – AT/MP si les traitements sont en lien avec un accident du travail ou une maladie professionnelle ;
         – ALD si les traitements sont en lien avec l’affection de longue durée ;
         – maternité.
  • La prestation est facturée en tiers payant et prise en charge à 70%.

Cordialement,
Votre correspondant de l’Assurance Maladie

Coupures de courant et sobriété énergétique en officine

Discussions en cours sur le délestage électrique en officine

Compte tenu du risque de coupures d’électricité l’hiver prochain, le ministère de la Santé nous a indiqué que les délestages seraient prévus pour une durée de 2 heures. La FSPF lui a demandé que les officines et les acteurs de la chaîne de distribution des médicaments soient exclus de toute opération de délestage électrique.

Des discussions entre la FSPF et les autorités sanitaires sont en cours. Nous ne manquerons pas de vous tenir informé des suites de ces discussions.

Sobriété énergétique

Afin de participer aux efforts collectifs pour éviter les coupures d’électricité, la FSPF propose quelques pistes pour la plupart faciles à mettre en œuvre dès maintenant dans les officines.

Face à l’envolée des prix de l’énergie, ces démarches pourront également permettre de limiter les coûts pour les officines, notamment pour les officines réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 2 millions d’euros et qui de ce fait ne bénéficieront pas du bouclier tarifaire annoncé par le Gouvernement (la hausse des tarifs est limitée à 15%).

Les actions les plus simples :

1. Limiter le chauffage à 19 degrés et la climatisation à 26 degrés.

2. Utiliser pour l’éclairage des LED basse consommation.

3. Définir des zones dans l’officine où l’intensité lumineuse peut être diminuée

4. Equiper de détecteurs de présence les zones de l’officine ne nécessitant pas un éclairage permanent (par ex : réserves).

5. Extinction des lumières et des ordinateurs lors de la fermeture de l’officine.

6. Diminuer les impressions papier (ordonnances, tickets, divers)

7. Diminuer l’utilisation des sacs non réutilisables.

8. Diminuer l’envoi de mails.

9. Suivi de la consommation d’électricité heure par heure par compteur adapté.

10. Fourniture à l’équipe officinale de vêtements adaptés (veste chaude l’hiver et blouse légère l’été) lorsque le port de vêtements professionnels est imposé.

11. Limiter la largeur de l’ouverture des portes automatiques, sas de porte d’entrée.

Mettre en place ces quelques mesures simples, c’est diminuer de 10 à 15 % sa consommation électrique.

Pour aller plus loin :

1. Privilégiez les mobilités douces pour les livraisons.

2. Isolation thermique de la pharmacie.

3. Avantage fiscal pour le renouvellement de l’armoire frigorifique avant la fin de l’année.

4. Isoler des zones dans l’officine par des portes isolantes pour limiter le gaspillage énergétique.

Les Pharmaciens du Sud

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