Prise en charge de l’angine et tarification associée : nouvelle fiche pratique

L’avenant économique à la convention nationale pharmaceutique, entré en vigueur le 8 juillet dernier, est porteur de nombreuses évolutions qui, pour certaines, trouvent application dès 2024.

La FSPF met à votre disposition des fiches pratiques afin de vous aider à mettre en œuvre les nouvelles dispositions conventionnelles dont vous pourrez bénéficier en 2024.

Parmi ces nouvelles dispositions conventionnelles, figure notamment le régime tarifaire et de facturation des dispositifs de dépistage protocolisés par les autorités sanitaires, d’ores et déjà en vigueur.          

La fiche pratique de ce jour concerne la prise en charge de l’angine à l’officine.

En effet, les pharmaciens d’officine formés à la prise en charge de l’angine peuvent accomplir le dépistage des angines à streptocoque du groupe A, sous réserve que les patients ne présentent aucun critère de non-éligibilité et, le cas échéant, leur dispenser un antibiotique.


Notre fiche pratique présente de façon synthétique les modalités de rémunération et de facturation par les pharmaciens d’officine de cette prestation ainsi que la procédure de traçabilité et de partage des informations avec le médecin traitant.

En complément de cette fiche pratique et de celle relative à la tarification de la prise en charge de la cystite à l’officine, des fiches pratiques complémentaires synthétisant le protocole à suivre pour la prise en charge de l’angine et de la cystite vous seront prochainement adressées.

Infogreffe alerte les chefs d’entreprise sur la recrudescence des arnaques aux faux extraits Kbis.

Vous le savez : l’extrait Kbis constitue la véritable « carte d’identité » d’une entreprise immatriculée au registre du commerce et des sociétés (RCS). Seul document officiel attestant de l’existence juridique et de la légalité d’une entreprise, il fournit des informations essentielles telles que sa dénomination sociale, sa forme juridique, son numéro d’identification, son capital social, l’adresse de son siège social, l’identité de ses dirigeants, l’activité et l’existence éventuelle d’un redressement ou d’une liquidation judiciaire. Ce document fait foi pour toutes les démarches administratives (appel d’offres public, ouverture de compte bancaire, etc.) et les transactions commerciales de l’entreprise.

À ce titre, Infogreffe vient d’appeler les chefs d’entreprise et les professionnels du droit à la plus grande vigilance face à la hausse, constatée ces derniers temps, des arnaques aux faux extraits Kbis. Ainsi, selon lui, deux tiers des entreprises ont déclaré avoir été touchées par au moins une tentative de fraude et un cinquième avoir été touchées plus de cinq fois. Elles peuvent ainsi être victimes d’escroqueries financières ou se retrouver légalement responsables des actions frauduleuses commises au nom de leur entreprise parce que leur identité a été usurpée.

« Face à cette recrudescence des fraudes, Infogreffe souhaite rappeler l’importance de vérifier l’authenticité des Kbis avant de procéder à toute opération commerciale ou financière. Les tiers concernés, tels que les fournisseurs, les partenaires commerciaux et les institutions financières, doivent rester vigilants et utiliser une documentation fiable pour garantir la sécurité des entreprises avec lesquelles ils interagissent ».

Infogreffe, communiqué de presse du 28 juin 2024

Les flacons de produits iodés de moins de 50 ml restent pris en charge par l’Assurance Maladie lorsqu’ils sont dispensés par les pharmacies d’officine aux patients

La réforme relative aux produits de contraste utilisés en radiologie pour les examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) et de scanner modifie leur circuit d’approvisionnement et leurs modalités de financement. Ces produits sont désormais intégrés dans les forfaits techniques en imagerie médicale (article 49 de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2023).

L’ensemble des produits de contraste est concerné, à l’exception des produits de contraste iodés de petit volume inférieur à 50 ml.

À compter du 1er avril 2024, les flacons de produits iodés de moins de 50 ml restent pris en charge par l’Assurance Maladie lorsqu’ils sont dispensés par les pharmacies d’officine aux patients, à la différence des flacons de 50 ml et plus. Ces produits continueront à être délivrés selon le circuit actuel.

Les produits de contraste de 50 ml et plus ne seront plus remboursables dans le cadre d’une dispensation en pharmacie de ville à compter du 1er avril 2024. Ils ne seront plus délivrés par le circuit officinal et doivent être achetés directement par les radiologues libéraux auprès des fournisseurs ou des officines (commandes à usage professionnel) et administrés aux patients au moment de leur examen

à l’exception des produits de contraste suivants :

3400930080832BAYER HEALTHCARGASTROGRAFINE ORAL RECT FL100ML BT 1sodium amidotrizoate

méglumine amidotrizoate
3400930894668BAYER HEALTHCARRADIOSELECTAN URIN. 30% INJ FL250ML BT 1méglumine amidotrizoate, sodium amidotrizoate
3400933791643BRACCO IMAGINGIOMERON 150MG INJ FV250ML BT 1ioméprol
3400931716013GUERBETTELEBRIX 12 SODIUM 120 FV250ML BT 1acide ioxitalamique sel de Na
3400932748150GUERBETTELEBRIX GASTRO 300 FV100ML BT 1acide ioxitalamique sel de méglumine
3400932748099GUERBETTELEBRIX GASTRO 300 FV50ML BT 1acide ioxitalamique sel de méglumine
3400930265543GUERBETARTIREM 0,0025 mmol/ml (acide gadotérique), solution injectable en flacon verre (B/1)acide gadotérique
3400935991386GUERBETARTIREM INJ SRG20ML BT 1acide gadotérique

source ameli.fr

Prévenez vos comptables que cette contribution est redevenue OBLIGATOIRE (ADSPL)

Les modalités de collecte de la contribution patronale ADSPL, due par toutes les entreprises relevant du secteur des professions libérales, dont les pharmacies d’officine, sont désormais connues.

D’un montant de 0,04 % de la masse salariale, cette contribution sera collectée en début d’année. Le paiement s’effectuera directement, sur la plateforme de paiement en ligne mise en place par l’ADSPL par carte bancaire.

A titre exceptionnel, une collecte intermédiaire au titre du premier semestre de l’année 2024, sera réalisée cet été. Les entreprises officinales devront s’en acquitter entre le 15 juillet et le 15 septembre 2024. Le solde de la contribution de l’année 2024 sera collecté début 2025. Pour votre parfaite information, nous vous joignons le modèle de courrier actuellement diffusé par l’ADSPL.

Pour plus d’informations, consultez le site de l’ADSPL.

Augmentation des complications sanitaires liées à la cocaïne

Chers collègues, chers amis

Les complications liées à la consommation de cocaïne augmentent en régions PACA et Corse : de janvier à fin juin 2024, le nombre de passage aux urgences et d’hospitalisation collectés sur les régions PACA et Corse dépasse déjà le nombre total de cas enregistrés sur l’année 2023.

Le nombre de décès augmente aussi à l’échelon régional (1ère substance responsable de décès dans un contexte d’abus) et aussi au niveau national (2ème substance responsable) selon l’enquête DRAMES (Décès en Relation avec l’Abus de Médicaments Et de Substances).

Depuis plusieurs années on observe une diffusion importante de cocaïne comme illustré dans le dispositif OPPIDUM ((Observation des Produits Psychotropes Illicites ou Détournés de leur Utilisation Médicamenteuse) : 1 sujet sur 4  suivis dans une structure de soins en addictologie en régions PACA Corse est consommateur de cocaïne.  On observe une forte augmentation de la consommation de cocaïne fumée (crack ou free base) et des complications associées, notamment une forte dépendance induite par ce mode de consommation.

Dans ce contexte, nous vous transmettons la vidéo produite récemment par la MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) qui met en avant le potentiel addictif de la cocaïne.

https://www.drogues.gouv.fr/dependance-la-cocaine-un-film-danimation-produit-par-la-mildeca-pour-interroger-ses-consommations

Vous trouverez également le lien vers 2 vidéos réalisées en 2022 par le réseau Français d’addictovigilance sur la cocaïne avec le soutien de la MILDECA https://www.drogues.gouv.fr/cocaine-deux-videos-pour-mieux-connaitre-les-risques et une plaquette du réseau Français d’addictovigilance : cocaïne et Crack : que retenir? https://addictovigilance.fr/wp-content/uploads/2019/06/Plaquette-cocaine-Addictovigilance-2021.pdf

Vous avez connaissance de complications sanitaires liées à l’usage de cocaïne ? N’hésitez pas à contacter le Centre d’Addictovigilance PACA Corse au 04 91 74 50 25 ou par mail à addictovigilance@ap-hm.fr

N’hésitez pas à nous contacter pour toute question concernant les substances psychoactives ou pour toute déclaration de cas d’abus ou de pharmacodépendance.

Bien cordialement

Toute l’équipe du CEIP – Addictovigilance Paca Corse

Centre d’Évaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance – Addictovigilance Paca Corse

Service de Pharmacologie clinique & Pharmacosurveillance, hôpital Sainte Marguerite
Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille
270 boulevard Sainte Marguerite, pavillon 4

13009 Marseille
Tel. : +33 (0)491.74.50.25
Fax. : +33 (0)491.47.21.40

Institut de Neurosciences des Systèmes – Inserm UMR1106 – Aix-Marseille Université

Joëlle Micallef
Elisabeth Frauger
Michel Spadari
Liselotte Pochard
Clémence Lacroix
Salim Mezaache
Elisabeth Jouve
Franck Turlure
Valérie Pose
Nathalie Fredon
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       http://fr.ap-hm.fr/site/ceip-addictovigilance-marseille

Les Pharmaciens du 13

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