Sérialisation : mise en œuvre d’un nouveau dispositif de sanctions à partir du 1er janvier 2024

Depuis le 11 mars 2023, l’article L. 162-16-3-2 du code de la sécurité sociale permet au directeur de la caisse primaire d’Assurance maladie (CPAM) de sanctionner les pharmaciens n’appliquant pas la sérialisation dans leur officine, c’est-à-dire la désactivation de l’identifiant unique des médicaments (décommissionnement).

ATTENTION: Sur le plan pratique, nous vous rappelons que conformément à la législation européenne, le pharmacien d’officine ne doit procéder au décommissionnement du médicament qu’au moment de sa dispensation et non au moment de sa réception à l’officine.

Le pharmacien d’officine peut toutefois procéder à une vérification du statut du médicament à sa réception. Cette vérification ne dispense pas le pharmacien de procéder au décommissionnement au moment de la dispensation du médicament.

Les modalités de mise en œuvre des sanctions pour défaut de décommissionnement ont été fixées par un décret publié au Journal officiel de la République française du 2 décembre 2023.

Ce décret précise les conditions dans lesquelles le directeur de la CPAM est informé des éléments permettant d’identifier les pharmaciens d’officine n’ayant pas désactivé les identifiants uniques des médicaments au cours des trois derniers mois.

Ce texte précise également la procédure de pénalité financière applicable au pharmacien d’officine concerné, notamment :

– La notification des faits reprochés et du montant de la pénalité encourue ;

– Le délai d’un mois à compter de cette notification pour se mettre en conformité et le cas échéant, produire des observations ;

– Et les mentions obligatoires de la notification de la pénalité financière.

Si cette pénalité ne peut excéder 2000 euros, elle peut toutefois être renouvelée chaque trimestre, ce qui représente un montant pouvant s’élever à 8 000 euros par an.

Par ailleurs, le décret d’application prévoit que le pharmacien d’officine sanctionné pour non-respect de l’obligation de décommissionnement ne peut faire l’objet, pour les mêmes faits, d’une sanction financière prononcée par le directeur général de l’Agence régionale de santé au titre du manquement aux bonnes pratiques de dispensation au détail, lesquelles rappellent l’obligation de décommissionnement.

Outre la pénalité financière précitée, le pharmacien n’appliquant pas le décommissionnement s’expose également à des sanctions pénales, disciplinaires et conventionnelles.

Afin de vous aider à vous repérer dans les conditions de mise en œuvre de ces sanctions, nous avons conçu pour vous, une synthèse de la procédure de pénalités financières résultant du décret d’application.

Ces mesures entreront en vigueur le 1er janvier 2024.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– FSPF – Guide sérialisation à l’officine ;
– Décret n° 2023-1127 du 30 novembre 2023 relatif à la pénalité financière applicable aux pharmacies d’officine, mutualistes et de sociétés de secours minières prévue à l’article L. 162-16-3 du code de la sécurité sociale ;
– Règlement délégué (UE) 2016/161 de la Commission du 2 octobre 2015 complétant la directive 2001/83/CE du Parlement européen et du Conseil en fixant les modalités des dispositifs de sécurité figurant sur l’emballage des boîtes de médicaments ;
– Ministère de la Santé et de la Prévention – La sérialisation en officine pour contribuer à la lutte contre la falsification des médicaments.

Sous quelles conditions un médecin retraité est-il autorisé à prescrire? 

Prescription & Ordonnance

Médecin retraité & prescription

Le médecin retraité peut être amené à rédiger, à titre gracieux, des ordonnances pour ses proches.
Rappelons qu’il peut être son propre médecin traitant ou être le médecin traitant d’un de ses proches.

 

Quelles sont les règles à respecter dans le cadre de ce type de prescription ?
  1. Le médecin doit impérativement être inscrit au Tableau de l’Ordre de son département.
  2. Il est fortement conseillé de conserver sa RCP (Responsabilité Civile Professionnelle)
  3. Bien mentionner les numéros d’identification nécessaire (départemental et RPPS). 
    Un numéro fictif sera automatiquement attribué par le pharmacien et/ou la CPAM sans qu’il soit nécessaire de faire une demande.
    Cet identifiant fictif est le même pour tous les médecins retraités du département. Le pharmacien en a habituellement connaissance. Ce numéro est sur la base de données du pharmacien et lui permet de télétransmettre les élèments de la prescription.
  4. La notion de « proches » n’est pas précisément définie. Il peut s’agir de la famille, d’amis ou de simples voisins mais il convient toujours d’agir avec tact et mesure dans l’appréciation de cette notion. Ces prescriptions doivent rester exceptionnelles.
Comment prescrire concrètement ?

Pour la prescription personnelle et familiale, il n’est pas obligatoire de commander des ordonnanciers.
Vous pouvez faire un document informatique avec entête et/ou écrire sur papier libre les éléments suivants :

  • Nom / Prénom
  • Coordonnées personnelles (adresse + tel si besoin)
  • N° Inscription de l’ordre
  • N° RPPS
  • Mentionner impérativement : « médecin retraité » + « acte gratuit »
  • Ne pas oublier de dater et signer le document


Attention, il s’agit ici de points clefs à retenir et non du texte officiel dans son intégralité.

source Ordre des Médecins

MESSAGERIES SECURISEES DE SANTE EN OFFICINE : boîtes aux lettres organisationnelles et boîtes aux lettres nominatives

Les messageries sécurisées de santé (MSSanté) permettent au pharmacien et à son équipe d’échanger avec leurs patients, des établissements de santé et d’autres professionnels de santé en garantissant la confidentialité et l’intégrité des données de santé transmises.

Auparavant limitées à des messageries nominatives, personnelles, les MSSanté peuvent désormais être employées comme boîte aux lettres organisationnelle accessible à l’ensemble de l’équipe officinale. Associée au numéro FINESS ou SIRET/SIREN de l’officine, elles permettent notamment à l’équipe officinale de recevoir sur une seule messagerie les échanges avec les professionnels de santé et les patients. Elle a pour avantage de permettre une bonne diffusion et un meilleur partage des informations au sein de l’équipe et d’assurer la continuité du service.

Cette messagerie organisationnelle ne se substitue pas à votre messagerie nominative. Il est donc possible que chaque membre de l’équipe officinale, pharmacien et préparateur en officine, dispose d’une ou plusieurs messageries nominatives et ait accès à la messagerie organisationnelle de l’officine.

L’intégration des MSSanté dans les LGO sera prise en charge dans le cadre de la vague 2 du Ségur du numérique.

Enfin, dans l’objectif de favoriser l’usage des MSSanté, la convention nationale pharmaceutique prévoit que l’atteinte d’un taux d’au moins 5 % des délivrances qui donnent lieu à un échange sécurisé via la MSSanté avec un patient, un autre professionnel ou un établissement de santé sera rémunéré 240 € par an.

Pour consulter la circulaire 2023-36, cliquez ICI.

Inscription des vaccins sur la liste I : plus de dispensation sans prescription


Par une décision du 7 septembre 2023, entrée en vigueur le 14 septembre, l’ANSM a classé sur la liste I des substances vénéneuses l’ensemble des vaccins, à l’exception des vaccins antigrippaux et contre la Covid-19.

L’ANSM a précisé que ce changement intervient afin « de régulariser et d’harmoniser les conditions de prescription et de délivrance des vaccins, en lien avec les nouvelles compétences des pharmaciens, infirmiers et sages-femmes en matière de prescription de certains vaccins ».

Il s’agit des vaccins contenants les bactéries ou virus suivants :

  • Bordetella pertussis
  • Haemophilus influenzae ;
  • Leptospira icterohaemorrhagiae ;
  • Neisseria meningitidis ;
  • Salmonella typhi ;
  • Streptococcus pneumoniae ;
  • Virus de l’encéphalite japonaise ;
  • Virus de la fièvre jaune ;
  • Virus de l’hépatite B ;
  • Virus des oreillons ;
  • Virus de la poliomyélite ;
  • Virus de la rougeole ;
  • Virus de la rubéole ;
  • Virus de la vaccine.

Exemple : depuis le 14 septembre 2023, vous ne pouvez donc plus dispenser le vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP), en l’absence de prescription.

Pour rappel, depuis le 10 août dernier vous avez la possibilité de prescrire ces vaccins aux personnes de 11 ans et plus, à l’exception des vaccins vivants atténués pour les patients immunodéprimés. Pour en savoir plus sur la prescription des vaccins en officine, consultez notre circulaire 2023-32 (accès réservé aux adhérents), en cliquant ICI.

L’ANSM a précisé que l’étiquetage des conditionnements des vaccins concernés serait progressivement actualisé dans les prochains mois.

Les conditionnements précédemment fabriqués ne seront pas rappelés afin de ne pas créer de tensions d’approvisionnement sur le marché français.

Les vaccins antigrippaux et les vaccins contre la Covid-19 restent accessibles sans changement dans le cadre particulier des campagnes de vaccination à venir.

A visionner: 15 septembre 2023 – 13h45 Live Replay

Les représentants de vos syndicats FSPF13 et FSPF84 vous recommandent de visionner la vidéo Youtube® du 13h45 de Philippe BESSET en date du 15 septembre 2023. Des éléments ESSENTIELS de l’activité professionnelle des équipes officinale vous seront indispensables.

La vidéo:

Les Pharmaciens du Sud

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