Assurance Maladie : Informations sur les modalités de facturation des préparations magistrales

Docteur, chère Consœur, cher Confrère,

L’Assurance Maladie souhaite vous rappeler les modalités de facturation des préparations magistrales :

  • 1er  cas : le médecin prescripteur n’a pas inscrit sur l’ordonnance la mention « prescription à but thérapeutique en l’absence de spécialités équivalentes » :
    • Vous ne pouvez pas facturer la préparation à l’Assurance Maladie.
  • 2ème cas : la mention du prescripteur est présente et la préparation fait partie des préparations remboursables :
    • Elle peut être facturée sous les codes adaptés :
      • PMR = préparation magistrale remboursable à 65%,
      • PM4 = préparation magistrale remboursable à 30%.

Ces taux correspondent aux niveaux de prise en charge définis par la réglementation, selon la nature et l’usage des substances utilisées dans la préparation ou selon si la préparation est une adaptation posologique d’une spécialité pharmaceutique existante ou une préparation réalisée en situation de ruptures. Dans ces cas le code de remboursement suit celui de la spécialité pharmaceutique.

  • 3ème  cas : la mention du prescripteur est présente, mais la préparation n’appartient pas aux préparations remboursables :
    • Vous pouvez facturer sous le code PHN (pharmacie non remboursable) et choisir d’établir ou pas une feuille de soins. Cette édition a pour vocation d’être destinée aux organismes complémentaires.

Rappel concernant les tarifs :

L’analyse des bases de données de l’Assurance Maladie a mis en évidence des préparations tarifiées à des prix abusifs déconnectés de toute réalité. Ainsi l’Assurance Maladie vous engage à tarifier les préparations avec tact et mesure conformément au Code de la Santé Publique.

Vous pouvez pour cela vous référer aux prix indicatifs donnés par les préparatoires auxquels vous confiez la sous-traitance de vos préparations.

Si les codes PHN, PMR et/ou PM4 n’apparaissent pas dans votre logiciel d’aide à la dispensation, l’Assurance Maladie vous invite à contacter votre éditeur pour effectuer les mises à jour nécessaires.

Sachant compter sur votre implication, veuillez agréer, Docteur, chère Consœur, cher Confrère, l’expression de mes sincères salutations.

Votre correspondant de l’Assurance Maladie

Affiche utile à distribuer aux patients sous AGLP-1

Consciente des énormes difficultés rencontrées par les pharmaciens devant l’oubli (ou la mauvaise volonté) des médecins de produire le fameux justificatif d’accompagnement en raison de la législation appliquée à la famille des AGLP-1, la CNAM a édité un prospectus à l’attention des patients.

Le fait que nous sommes « au front » face à des mesures législatives mal perçues par les prescripteurs, y compris hospitaliers, qui n’ont pas conscience des énormes dérives de prescriptions concernant les AGLP-1 par certains médecins irresponsables devrait vous inciter à éditer le prospectus au cas par cas afin d’informer les patients.

P.L

Le dispositif d’accompagnement à la prescription

À compter du 1er février 2025, un dispositif de sécurisation du circuit des médicaments adoptés dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 (1) se met en place. Ce dispositif (accompagnement à la prescription) a été également prévue par la convention médicale comme un outil pour améliorer la pertinence des produits de santé et des prescriptions. Ce nouvel outil est mis en place pour aider le prescripteur à évaluer si le médicament prescrit sera remboursé pour son patient lorsque certaines molécules présentent un risque élevé de mésusage, suscitent une forte demande de la population, et sont en conséquence à risque de rupture pour les patients auxquels elles sont scientifiquement destinées. 

Aussi, si le médecin est libre de sa prescription, le remboursement des molécules prescrites est conditionné, non seulement à l’autorisation de mise sur le marché de la molécule concernée (AMM), mais également à ses indications thérapeutiques remboursables (ITR) (2). Ces dernières sont établies par la Haute Autorité de santé (HAS). Cette absence de remboursement par l’Assurance Maladie doit le cas échéant être communiquée au patient, comme au pharmacien (pour ce dernier, par les mentions « hors-AMM » / « NR » sur l’ordonnance). 

(1) Loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2024 et décret du 30/10/2024.

(2) En effet, un médicament est remboursé que s’il est prescrit dans le respect de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) et de ses indications thérapeutiques remboursables (ITR). Les ITR sont définies dans l’arrêté d’inscription au remboursement du médicament et peuvent être restreintes par rapport aux indications de l’AMM notamment dans les cas où des alternatives remboursées seraient à privilégier.

En pratique : comment fonctionne la facturation des antidiabétiques analogues du GLP-1 (AGLP-1)

Le pharmacien est tenu de s’assurer que le médicament prescrit l’est bien dans son ITR/AMM pour le facturer à l’Assurance Maladie. Pour l’y aider, un justificatif renseigné par le prescripteur et présenté par le patient accompagnera la prescription de certains médicaments à chaque dispensation.

Inscrire le justificatif d’accompagnement dans le DMP du patient

Pour éviter au patient de devoir conserver durablement la version papier du justificatif d’accompagnement à la prescription, le pharmacien est invité à l’enregistrer dans son dossier pharmaceutique et surtout dans le Dossier Médical Partagé (DMP) du patient (où à demander au patient d’enregistrer lui-même ce document dans Mon Espace Santé).

Les médicaments concernés (pour l’instant!)

À ce jour, le dispositif est conçu pour les antidiabétiques analogues du GLP-1 (AGLP-1). En effet le mésusage, notamment encouragé par des influenceurs sur les réseaux sociaux comme « amaigrissant », est très largement confirmé par l’Assurance Maladie, à la suite de nombreux signalements faits par des pharmaciens.

Aussi, l’accompagnement à la prescription s’applique à compter du 1er février 2025 pour tous les AGLP-1 (1) :

  • le sémaglutide (Ozempic®) ;
  • le dulaglutide (Trulicity®) ;
  • le liraglutide (Victoza®) ;
  • l’exenatide (Byetta®). (arrêt de commercialisation au 29/11/2024)

(1) Arrêtés du 10 janvier 2025 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés 

Une infographie détaillant notamment les conditions de prise en charge, les patients traités par ces médicaments, réalisée avec les associations de patients, est consultable et téléchargeable (PDF)

Le conseil du syndicat: Après sa scannérisation, n’hésitez pas à agrafer le « justificatif d’accompagnement » à la prescription tout en indiquant au patient de ne JAMAIS le dégrafer afin de le présenter systématiquement à chaque renouvellement. Si le patient enregistre le document sur « Mon Espace Santé », c’est tout aussi valable.

L’en­ca­dre­ment de la confor­mité de la pres­crip­tion concerne à la fois les nou­veaux pa­tients mais aussi ceux qui sont déjà sous aGLP-1!!!

Élargissement des domaines de compétences des infirmières en pratique avancée

C’était un décret très attendu par la profession. Né de la loi de modernisation de notre système de santé et lancé en 2018, le métier d’infirmier en pratique avancée nécessite deux années d’études supplémentaires par rapport aux autres infirmiers.

Une IPA vise à soutenir les médecins dans la prise en charge de patients atteints de pathologies ciblées comme « un accident vasculaire cérébral, une artériopathie chronique, une cardiopathie… », liste Ameli. Ces infirmiers et infirmières en pratique avancée exercent dans cinq domaines : pathologies chroniques stabiliséesurgences, psychiatrie, oncologie, néphrologie.

Ce décret applique la loi Rist de 2023 sur l’amélioration de l’accès aux soins, adoptée par le Parlement. Il ouvre l’accès direct et le droit à la primo-prescription aux IPA exerçant dans les hôpitaux, les établissements médico-sociaux (Ehpad), les centres de santé ou les maisons de santé. Toutefois, le décret précise que les IPA exerçant en libéral sont exclues du dispositif.

Le décret donne également un peu plus de liberté à toutes les IPA qui n’auront plus à faire signer le protocole d’organisation des soins à un médecin ou une structure médicale. Pour ce qui est de la liste des médicamentsexamens et autres soins qu’elles pourront prescrire, ces précisions seront fixées ultérieurement par un arrêté du ministre de la Santé.

Un lien à consulter: https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/les-infirmiers-en-pratique-avancee-et-leur-droit-de-prescription

Carte Blanche Partenaires (CBP) déploie son propre dispositif de tiers payant au travers de son opérateur SwissLife et n’est plus affilié à Almerys.

Chers confrères,

Depuis le 1er janvier 2025, Carte Blanche Partenaires (CBP) déploie son propre dispositif de tiers payant au travers de son opérateur SwissLife et n’est plus affilié à Almerys.

Pour pratiquer le tiers payant avec CBP, vous devez donc désormais utiliser le code préfectoral 37930151 en lieu et place de celui d’Almerys.

Nous travaillons avec Carte Blanche Partenaires depuis plusieurs mois à la conclusion d’une convention nationale de délégation de paiement permettant d’accompagner et de protéger les pharmaciens dans la pratique du tiers payant. Cette convention sera également complétée de conditions générales de tiers payant (CGTP), qui s’appliqueront à tous les professionnels de santé pratiquant le tiers payant et qui permettront d’enregistrer chaque professionnel de santé dans les bases de CBP.

Grâce à notre partenaire R+/Resopharma, mandataire de nombreux pharmaciens, nous avons pu communiquer les données permettant d’assurer la continuité de service et une totale transparence pour les pharmaciens.

Cependant, tous les pharmaciens ne sont pas forcément référencés. Ces derniers doivent par conséquent s’enregistrer eux-mêmes sur le portail de CBP à cette adresse : https://pec.carteblanchepartenaires.fr, afin de finaliser leur conventionnement.

Si vous êtes concerné par cette demande, vous trouverez, ci-joint, une copie du mail qui peut vous être adressé.

A noter : ce conventionnement concerne tous les professionnels de santé qui pratiquent le tiers payant. Les documents demandés ne correspondent donc pas forcément à notre activité, ou sont parfois superflus. Afin de simplifier vos démarches, la FSPF est convenue avec Carte Blanche, de remplacer si vous le souhaitez :

  • La feuille de soins barrée ou la facture barrée par tout autre document justifiant votre activité (comme une capture de vos informations CPAM, sur votre portail Amelipro),
  • L’attestation d’assurance Responsabilité Civile Professionnelle, par votre KBIS.

Pour réaliser une capture de vos informations CPAM, rendez-vous sur le portail Amelipro, cliquez en haut à droite sur l’icône située à droite de votre adresse, puis sur « Mon Compte ». Enfin, cliquez sur le lien « Mes informations de CPAM » et capturez l’écran (avec l’outil capture d’écran sur PC).

Pour le KBIS, sachez que vous pouvez en obtenir un gratuitement, en vous connectant sur le portail MonIdenum.

Enfin à l’avenir, si vous êtes client R+/Resopharma et que vous recevez cette demande de la part de Carte Blanche Partenaires, n’hésitez pas à prendre contact avec CBP pour être correctement enregistré. Vous pourrez remplir la fiche ci-jointe et la communiquer à l’adresse mail indiquée en bas de la fiche : grc@rplus-sante.fr. Cela permettra de diffuser vos coordonnées (pour de futures démarches comme celles-ci). Ce service est bien entendu gratuit pour les clients R+/Resopharma.

Nous reviendrons vers vous quand les CGTP seront consolidées, et que la convention nationale sera signée. Carte Blanche sera prochainement en mesure de confirmer les droits de vos patients grâce à la norme Visiodroits®, permettant ainsi de sécuriser l’acquisition des droits de vos patients, et de garantir vos paiements.

Confraternellement,

Valérian PONSINET

Président de la Commission convention et systèmes d’information FSPF

Les Pharmaciens du Sud

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