Réunie en assemblée générale les 25 et 26 mars 2025, la FSPF s’oppose fermement à toute financiarisation du secteur.
Nul et non avenu. C’est en substance la signification du vote de l’ensemble des syndicats départementaux FSPF mardi dernier. Le président, Philippe Besset, a en effet demandé en assemblée générale s’il était autorisé à parapher le rapport « Quels leviers actionner pour préserver l’indépendance des pharmacies en France face à la financiarisation ? ».
Ce document d’une quarantaine de pages a été travaillé ces derniers mois avec la section A du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop A), la Caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP), l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf) et surtout l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (Uspo) qui est à l’initiative de ce projet tiré de la thèse d’exercice de l’un de ses membres.
À la lecture du rapport, les syndicats départementaux ont choisi de manière quasiment unanime de ne pas le valider.« C’est un signal fort : l’assemblée générale dit non à la financiarisation, explique Philippe Besset. Elle a repoussé ce rapport car elle ne veut pas réguler le phénomène mais l’éliminer, et elle demande à la FSPF de plancher sur un plan pour que les officines puissent continuer à être exclusivement détenues par des pharmaciens qui, s’ils ont besoin de financement, peuvent se tourner vers le système bancaire. Le message est très clair : la FSPF refuse toute immixtion de non-pharmaciens dans la gestion d’une officine. »
Le syndicat a notifié à ses partenaires son refus de signer le document et attend désormais le rapport Igas-IGF sur la financiarisation du système de santé, espéré pour le 11 avril prochain, qui doit non seulement établir un « diagnostic », mais aussi proposer des mesures « d’encadrement des pratiques et de contrôle ». En parallèle, l’Ordre travaille de concert avec la Direction générale des entreprises (DGE) et la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) pour justement renforcer son pouvoir de contrôle de l’indépendance des pharmaciens, une collaboration qui devrait aboutir au premier semestre 2025.
Par Mélanie Mazière – Le Pharmacien de France – 28 Mars 2025
Le président réélu Philippe Besset s’est fixé trois objectifs pour 2028 : protéger, développer et innover. Pour les atteindre, il sera secondé par un bureau renouvelé.
Lors de l’assemblée générale élective de la FSPF qui s’est tenue le 25 mars dernier, les présidents des syndicats départementaux adhérents ont reconduit à une forte majorité Philippe Besset à la présidence pour un nouveau mandat de trois ans. Il s’est fixé, pour 2028, trois objectifs au service des pharmaciens d’officine : protéger, développer et innover. Protéger l’indépendance des pharmaciens, maintenir le réseau d’officines de proximité et le monopole de la dispensation du médicament, améliorer la sécurité physique des équipes et revoir les méthodes actuelles de l’Assurance maladie en matière de récupération d’indus ; développer l’économie et les missions de l’officine, notamment à travers la substitution des biosimilaires et hybrides, le suivi des rémunérations conventionnelles, le déploiement des actions d’accompagnement des patients et la formation des confrères ; et enfin innover en continuant de défendre la prise en charge des dépistages des pathologies hivernales, la reconnaissance des interventions pharmaceutiques et l’élargissement du droit de vacciner aux vaccins du voyageur, sans oublier l’appel au déploiement rapide de l’ordonnance numérique. Dans l’accomplissement de ces missions, Philippe Besset sera accompagné par un bureau renouvelé qui a été ratifié lors de l’assemblée générale.
En voici la composition, avec l’ancrage territorial de chaque membre et ses attributions précises :
Président : Philippe Besset (Aude).
Vice-président : Fabrice Camaioni (Ardennes). Il seconde Philippe Besset dans tous les aspects de la vie du syndicat et représente la FSPF au bureau de l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS).
Vice-président : Philippe Denry (Meurthe-et-Moselle). Il s’implique dans la négociation collective de branche et la formation initiale des pharmaciens et préparateurs. Il est aussi président du fonds d’assistance formation FIF-PL.
Secrétaire général et président de la commission Vie syndicale : Frank Basque (Var). Il veillera en tant que secrétaire général au bon fonctionnement de l’équipe et à la prise en compte des spécificités des outre-mer. Et comme président de la commission Vie syndicale, il fera le lien entre les présidents des syndicats départementaux.
Trésorière : Christelle Quermel (Hérault). Elle a la responsabilité de la bonne santé financière de la FSPF et fait le lien avec le directeur général.
Président de la commission Études et Stratégie économiques : Julien Chauvin (Indre-et-Loire). Il mettra en place un tableau de bord économique pour les adhérents et élaborera la feuille de route de la rémunération des pharmaciens. Il est en lien avec la Direction de la Sécurité sociale (DSS), la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam) et le Comité économique des produits de santé (CEPS).
Présidente de la commission Métier pharmacien : Lucie Bourdy-Dubois (Nièvre). Elle gère les dossiers d’exercice professionnel et interagit avec la Cnam, le ministère de la Santé et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Elle constituera un comité d’action Pharmacie rurale afin d’appuyer les officines structurantes.
Présidente de la commission Entreprise : Élise Palfray (Seine-Maritime). Elle négocie avec les partenaires sociaux les accords de branche. Elle participera aux travaux de l’Union nationale des professions libérales (UNAPL) et du FIF-PL aux côtés de Philippe Besset et de Philippe Denry. Elle est aussi présidente de la Commission paritaire nationale emploi et formation professionnelle (CPNEFP).
Président de la commission Convention et Systèmes d’information : Valérian Ponsinet (Ardennes). Il est l’interlocuteur dévolu au numérique en santé et le référent pour la négociation conventionnelle avec l’Assurance maladie et les organismes complémentaires.
Président de la commission Exercice coordonné et Pharmacie clinique : Christophe Wilcke (Meuse). Il fait le lien avec les URPS, participe aux négociations et au suivi des maisons de santé et CPTS, ainsi que des expérimentations métier.
Responsable du dossier « formation continue » des pharmaciens et préparateurs : Alexandra Gaertner (Bas-Rhin). Elle s’occupe du financement FIF, OPCO, DPC et est la correspondante de la FSPF au conseil national professionnel auprès de la Haute Autorité de santé (HAS). Elle appuiera Lucie Bourdy-Dubois et Christophe Wilcke dans les dossiers d’exercice professionnel.
Porte-parole de la FSPF et responsable des relations avec la chaîne du médicament et l’Anepf : Yorick Berger (Paris). En tant que porte-parole, il gère la communication externe de la Fédération avec Philippe Besset et Fabrice Camaioni. Il est aussi en charge des relations avec l’Association nationale des étudiants en pharmacie (Anepf) et de celles avec les partenaires de la chaîne du médicament : industriels, grossistes, groupements.
Responsable des relations internationales : Olivier Rozaire (Loire). Il représente la FSPF au sein du Groupement pharmaceutique de l’Union européenne (GPUE) et à la Fédération internationale pharmaceutique (FIP). Il est en charge des relations avec l’Ordre des pharmaciens et les associations de patients. Il appuiera Julien Chauvin pour la commission Économie et mettra en place un cycle de conférences dans la lignée des Amphis de l’officine.
Responsable de FSPF Services et du lien FSPF-VOX Pharma : François-Xavier Hemery (Finistère). Il s’impliquera dans la commission Économie avec Julien Chauvin pour créer un pôle énonomique puissant au cours de ce mandat.
Responsable de l’organisation du Congrès national des pharmaciens de Lyon : Cécile Michelet (Rhône).
Par Hélène Bry – le Pharmacien de France – 28 Mars 2025
Dans une communication diffusée le 14 mars 2025, l’ANSM a annoncé que le médicament antiarythmique Rythmodan® 250 mg LP, comprimé enrobé (disopyramide) faisait l’objet de fortes tensions d’approvisionnement qui devraient persister jusqu’au mois d’avril 2025.
Afin de garantir la couverture des besoins des patients, l’ANSM vous demande d’observer les consignes suivantes :
En cas d’indisponibilité du Rythmodan® 250 mg LP, vous pouvez le substituer par le médicament équivalent Ritmoforine® Retard 250 mg.
Le médicament étant initialement destiné au marché néerlandais (Pays-Bas), il est essentiel de remettre au patient la lettre d’information ainsi que la notice en français fournies lors de la livraison.
En cas d’indisponibilité du Rythmodan® 250 mg LP et du Ritmoforine® Retard 250 mg, vous pouvez dispenser en remplacement du Rythmodan® 100 mg, gélule.
Il convient de noter que le Rythmodan® 100 mg est une forme à libération immédiate et présente un dosage différent. Par conséquent, la répartition des doses administrées n’est pas la même pendant la journée qu’avec une forme LP dosée à 250 mg. Voici la répartition à indiquer au patient :
Vous pouvez effectuer ces remplacements sans que le patient ait à fournir une nouvelle ordonnance. Il vous est demandé de mentionner sur l’ordonnance le nom du médicament délivré ainsi que la posologie, et d’informer le prescripteur de ce remplacement.
Le 21 mars 2025, le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) a prononcé de lourdes peines de prison à l’encontre de onze personnes reconnues coupables d’un trafic de médicaments. Tous ont été condamnés à des peines allant de un à sept ans de réclusion pour avoir utilisé de fausses ordonnances et des cartes Vitale volées.
Selon les éléments présentés lors de l’audience, ce réseau reposait sur un système bien rodé. Des « collecteurs » commandaient des médicaments à l’aide d’un compte Snapchat, avant de falsifier des ordonnances pour écumer les officines du département, munis de cartes Vitale dérobées à des personnes vulnérables de Bagneux. Les produits récupérés, parmi lesquels du tramadol, des sirops et comprimés à base de codéine, ainsi que plusieurs anticancéreux (Tagrisso, Cabometyx, Lenvima), étaient ensuite remis à des intermédiaires.
Un réseau international
Ces derniers acheminaient les colis vers diverses destinations, notamment la Belgique, considérée comme un point de transit, puis la Turquie, la Syrie et l’Égypte.
L’ampleur exacte de ce trafic n’a pas été entièrement élucidée par les enquêteurs. Le journal « Le Parisien » souligne toutefois l’existence d’une organisation « bien huilée », dont la découverte ne serait que partielle. Un collecteur a admis au tribunal avoir obtenu des boîtes de Tagrisso dans une quinzaine de pharmacies des Hauts-de-Seine. À près de 5 000 euros chacune, ces boîtes constituent une source de profit considérable.
Un des intermédiaires a été intercepté à Charleroi, en Belgique, transportant un sac contenant pour 200 000 euros de médicaments anticancéreux. Les débats ont également révélé un préjudice chiffré à 302 000 euros pour la caisse primaire d’Assurance maladie des Hauts-de-Seine. Les mis en cause ont tenté de minimiser leurs actes, estimant qu’il ne s’agissait pas d’un « trafic de drogue » au sens strict.
Cette position a été réfutée par la présidente du tribunal qui a fermement rappelé que le détournement de médicaments pouvait engendrer des pénuries. Elle a également mis en avant des estimations d’Interpol, selon lesquelles ce type de trafic serait « 10 à 20 fois plus rémunérateur que celui de drogues illégales ». Au vu de la gravité des faits, les peines de prison ferme prononcées témoignent de la volonté de la justice de réprimer sévèrement de telles pratiques.
La campagne de vaccination automnale contre la grippe et le Covid-19 s’est terminée le 28 février 2025. La Haute autorité de santé (HAS), saisie sur la pertinence de réaliser une campagne de vaccination contre la Covid-19 au printemps 2025, a maintenu l’intérêt d’une telle campagne dans un avis rendu le 27 février 2025[1], pour les personnes les plus à risques de formes graves.
Conformément à cet avis, les personnes dont la protection immunitaire diminue plus rapidement dans le temps pourront bénéficier d’une vaccination supplémentaire contre le Covid-19 au printemps. Il s’agit :
Des personnes âgées de 80 ans ou plus ;
Des patients immunodéprimés, quel que soit leur âge ;
Des résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et des unités de soins de longue durée, quel que soit leur âge.
Ces personnes pourront recevoir une dose de vaccin Covid-19 dans un délai de 3 mois après la dernière injection ou infection au SARS-CoV-2.
Néanmoins toute personne souhaitant se faire vacciner, même si elle ne fait pas partie de la cible, peut recevoir une injection contre le Covid-19.
Les commandes de vaccins via l’outil de commande de Santé publique France par les effecteurs de ville ont été interrompues à la fin de la campagne hivernale et reprennent au début la campagne de printemps selon les modalités décrites ci-après.
I. Modalités de mise en œuvre du renouvellement vaccinal Covid-19 du printemps
Le renouvellement vaccinal des personnes les plus fragiles s’étendra du 14 avril au 14 juin 2025 avec la possibilité de la prolonger d’un mois si la situation épidémiologique le justifiait. Cette durée permettra aux personnes éligibles d’être protégées pendant la période estivale et d’être de nouveau éligibles au début de la campagne automnale tout en répondant à l’objectif d’efficacité des campagnes.
Les commandes se feront via le portail de Santé publique France, qui ouvrira deux semaines avant le début du renouvellement vaccinal, selon le calendrier prévisionnel suivant :
Ouverture du portail de commande : lundi 31 mars et mardi 1er avril 2025
Livraisons des doses commandées aux officines : jeudi 10 et vendredi 11 avril 2025
Début de la vaccination : lundi 14 avril 2025
II. Modalités de conservation et d’administration des vaccins en stock Etat
Comirnaty® Omicron JN.1 30µg/dose dispersion injectable (bouchon gris) – Forme adulte (12 ans et +)
Présentation : ce vaccin, prêt à l’emploi (ne nécessitant pas de dilution), est présenté sous forme de flacons multidoses qui contiennent 6 doses de 0,3 mL.
Conservation : les flacons non ouverts peuvent être conservés après décongélation pendant un maximum de 10 semaines à une température entre +2°C et +8°C et selon la date de péremption affichée sur le flacon entre -90°C et -60°C.
Administration : une dose de vaccin (0,3 mL) doit être administrée exclusivement par injection intramusculaire. Une surveillance de 15 minutes est recommandée après la vaccination. La boite de vaccins est dépourvue de notice, mais il est possible d’obtenir le résumé des caractéristiques du produit (RCP) ainsi que des informations complémentaires relatives au bon usage du vaccin en scannant le QR Code présent sur la boîte.
Comirnaty® Omicron JN.1 10µg/dose dispersion (bouchon bleu foncé) – Forme pédiatrique (5 ans – 11 ans)
Présentation : ce vaccin, prêt à l’emploi (ne nécessitant pas de dilution), est présenté sous forme de flacons multidoses qui contiennent 6 doses de 0,3 mL.
Conservation : les flacons non ouverts peuvent être conservés après décongélation pendant un maximum de 10 semaines à une température entre +2°C et +8°C et selon la date de péremption affichée sur le flacon s’il est conservé entre -90°C et -60°C.
Administration : une dose de vaccin (0,3 mL) doit être administrée exclusivement par injection intramusculaire. Une surveillance de 15 minutes est recommandée après la vaccination.
Comirnaty® Omicron JN.1 3µg/dose dispersion (bouchon marron) – Forme pédiatrique (6 mois – 4 ans)
Présentation : ce vaccin est présenté sous forme de flacons multidoses qui, après dilution, contiennent 3 doses de 0,3 mL.
Conservation : les flacons non ouverts peuvent être conservés après décongélation pendant un maximum de 10 semaines à une température entre +2°C +8°C et selon la date de péremption affichée sur le flacon s’il est conservé entre -90°C et -60°C.
Administration : une dose de vaccin (0,3 mL) doit être administrée exclusivement par injection intramusculaire. Une surveillance de 15 minutes est recommandée après la vaccination.
Les flacons peuvent être conservés entre +8°C et +30°C avant la première ponction (incluant le temps de décongélation).
Les boites de vaccins sont dépourvues de notice, mais il est possible d’obtenir le résumé des caractéristiques du produit (RCP) ainsi que des informations complémentaires relatives au bon usage des vaccins en scannant le QR Code présent sur la boîte ou en se rendant sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments : http://www.ema.europa.eu et sur le site du laboratoire https://www.comirnatyeducation.fr/
III. Modalités de commande des vaccins du renouvellement vaccinal Covid-19 du printemps
A compter de la session de commande des lundi 31 mars et mardi 1er avril 2025, les officines pourront commander des flacons du vaccin Comirnaty® de Pfizer-BioNTech pour elles-mêmes et pour les effecteurs autorisés qui leur en font la demande directement sur l’outil de commande de Santé publique France.
Les vaccins et dispositifs médicaux associés vous seront livrés selon les délais habituels, à savoir entre le jeudi et le vendredi de la semaine suivante, soit à J+10 sauf exceptions.
L’officine peut consulter sa confirmation de commande présentant le détail des quantités commandées et la date de livraison prévisionnelle dès le mercredi suivant la session de commande à partir de 18h00, via l’outil de commande de Santé publique France (dans l’onglet suivi de commande) ; l’officine est invitée à prévenir les professionnels de santé pour lesquels elle a commandé. Il est par ailleurs recommandé de planifier les rendez-vous à partir du lendemain de la date de livraison prévisionnelle indiquée dans la confirmation de commande.
IV. Modalités de suivi de la vaccination contre le Covid-19
Les injections réalisées par les professionnels de santé seront suivies via les codes de facturation à l’assurance maladie : code INJ pour les pharmaciens, infirmiers, médecins, sages-femmes et chirurgiens-dentistes, codes INJ ou VAC pour les médecins et sages-femmes.
Les consignes de facturation restent les mêmes, à savoir:
Merci à toutes et à tous pour votre engagement dans le renouvellement vaccinal de notre population des plus fragiles.
Dr. Grégory Emery
Directeur Général de la Santé
Original signé
[1] Avis du 27 février 2025 de la HAS relatif à la pertinence de réaliser une campagne de vaccination Covid-19 au printemps 2025
Dans le cadre d’une alerte ou d’une crise sanitaire, la Direction Générale de Santé (DGS), par l’intermédiaire du Centre Opérationnel de Régulation et de Réponse aux Urgences Sanitaires et Sociales (CORRUSS), diffuse pour information des messages de sécurité sanitaire (avis, recommandations et conduites à tenir), via l’envoi de DGS-Urgent, à l’ensemble des professionnels de santé inscrits au conseil de l’ordre compétent, en conformité avec l’article L. 4001-2 de la LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.