Ordonnance numérique : point d’étape sur la résolution de l’incident technique relatif à l’envoi des pièces justificatives

Faisant suite à notre communication du 9 avril dernier relative à l’incident technique affectant la télétransmission des pièces justificatives des ordonnances numériques via l’outil SCOR, la FSPF vous apporte des précisions complémentaires quant à l’origine du dysfonctionnement et au calendrier de sa résolution.

  • Origine de l’incident

La Caisse nationale d’Assurance maladie (CNAM) nous a confirmé que l’anomalie provenait d’un défaut de remplissage, par le logiciel d’aide à la prescription (LAP) du médecin concerné, de l’un des champs de l’ordonnance numérique. Les informations renseignées dans ce champ n’étaient pas conformes au format attendu, ce qui empêchait la conversion correcte de l’ordonnance en document PDF et bloquait, en conséquence, le cheminement normal du lot de pièces justificatives vers SCOR.

L’éditeur concerné (Weda), a identifié et informé les médecins utilisateurs dont les prescriptions étaient à l’origine du blocage. Ceux-ci étaient peu nombreux. Une mise à jour du logiciel est en cours de déploiement afin d’empêcher définitivement ce type de saisie non-conforme.

  • Mesures correctives mises en œuvre par la CNAM

Parallèlement, la CNAM a sécurisé son propre système de génération des pièces justificatives par l’application d’un correctif mis en production le jeudi 9 avril 2026. Ce correctif garantit que, même en cas de saisie non conforme par un logiciel prescripteur, le traitement des lots d’ordonnances ne sera plus interrompu.

  • Calendrier de rattrapage des lots

Les équipes techniques de la CNAM ont procédé au rattrapage progressif des ordonnances numériques impactées, dans la limite du volume quotidien compatible avec le bon fonctionnement du système. Initialement estimée au 23 avril, la finalisation de ce rattrapage est désormais prévue pour le 30 avril 2026.

À cette date, l’ensemble des pièces justificatives manquantes liées à cet incident devraient avoir été correctement transmises aux caisses.

  • Rappel sur les procédures de restitution d’indus

La CNAM et la MSA ont confirmé avoir communiqué auprès de leur réseau pour rappeler que les éventuelles actions en restitution initiées à l’encontre de pharmaciens d’officine dans ce contexte devaient être stoppées.

Toutefois, nous avons conscience que, malgré ces consignes, certaines caisses primaires d’Assurance maladie (CPAM) ou caisses locales de la MSA, peuvent ne pas avoir pleinement intégré ces instructions et continuer à solliciter des pièces justificatives, voire à engager des procédures de restitution d’indus.

Dans ce cas, nous vous invitons à transmettre sans délai toute notification d’indu à votre syndicat départemental, qui nous la fera parvenir afin que la CNAM ou la MSA en soient directement informées. Cette remontée est indispensable pour permettre à la CNAM d’intervenir auprès de la caisse locale concernée et faire cesser la procédure engagée à tort.

La FSPF demeure pleinement mobilisée sur ce dossier et restera vigilante jusqu’à la résolution complète de cet incident.

Réponse à un « bug » informatique sur les télétransmissions

Bonjour Madame Ollier,

Effectivement, début avril, la CNAM a identifié que certaines instances de transmission des ordonnances numériques vers SCOR avaient échoué, entraînant le rejet de l’intégralité des lots traités à compter du 26 février 2026.

Il s’agissait d’un mauvais remplissage d’un champ des ordonnances numériques par un éditeur qui provoquait l’échec de la transformation des données de l’ordonnance numérique en pdf et donc l’échec de l’envoi du lot.
Un correctif a été mis en production jeudi 9 avril afin de de corriger l’anomalie. Un échange a eu lieu également avec l’éditeur à l’origine de l’anomalie.

Je vous confirme que pour la Caisse Primaire des Bouches-du-Rhône, l’anomalie a bien été prise en compte dès sa survenance, ce qui a entraîné l’arrêt de la réclamation des pièces manquantes auprès des pharmaciens, ainsi que l’arrêt des notifications d’indu sur les pièces manquantes concernant les lots transmis à partir du 23 février 2026.

Aucun pharmacien du département n’a donc été impacté par le dysfonctionnement cité supra.

Pour le cas que vous nous soumettez de la pharmacie la martégale, l’indu concerne un lot transmis le 14 février 2026, soumis à réclamation de pièces car antérieur au 23 février.

Pour votre entière information, le rattrapage des lots non intégrés dans SCOR est terminé, nous allons reprendre les réclamations de pièces et les notifications d’indu pour pièce absente dans les prochains jours pour la période postérieure au 23 février 2026.

Je reste à votre disposition pour toute précision,

Bien cordialement

Corinne ALOISIO

Responsable du Pôle PN 302 Produits de Santé

Direction de la production et du Service

Assurance maladie communique: Appli carte Vitale – l’équipement adapté à votre logiciel

Docteur, Madame, Monsieur,

Plus de 2,5 millions d’assurés utilisent déjà l’application carte Vitale. Vos patients vont être de plus en plus nombreux à vous la présenter lors d’une prochaine consultation.

Comment vous équiper pour lire la carte Vitale sur l’appli ?
Pour connaître l’équipement recommandé par votre éditeur, rendez-vous sur le site sesam-vitale.fr et suivez les étapes suivantes :

1. Recherchez dans la liste le nom de votre éditeur ou du logiciel utilisé.
2. Cliquez sur « Voir plus ».
3. Vous serez automatiquement orienté vers le ou les équipements de lecture adaptés à votre situation.

A noter : Vous pouvez aussi vous rapprocher directement de l’éditeur de votre logiciel de facturation pour être conseillé sur le choix de l’équipement nécessaire.

Cordialement,
votre correspondant de l’Assurance Maladie

Ordonnance numérique : incident technique sur l’envoi des pièces justificatives

Saisie par la FSPF à la suite de signalements émanant de plusieurs pharmaciens d’officine, la Caisse nationale d’Assurance maladie (CNAM) a confirmé l’existence d’un incident technique impactant la télétransmission des feuilles de soins électroniques (FSE) pour les ordonnances numériques via l’outil SCOR.

La CNAM précise que ce dysfonctionnement perdure depuis le 26 février dernier et qu’à ce jour, 12 incidents similaires ont été répertoriés représentant un cumul d’environ 600 000 ordonnances non transmises.

Nous appelons votre attention sur le fait que ce dysfonctionnement a pu conduire certaines caisses primaires d’Assurance maladie (CPAM) à solliciter à tort des pièces justificatives manquantes, voire à engager des procédures de récupérations d’indus à l’encontre de pharmaciens d’officine ayant pourtant respecté le processus de traitement des ordonnances numériques.

A la suite de notre alerte, la CNAM a mis en place les mesures d’urgence suivantes :

  • Suspension immédiate de l’ensemble des procédures de réclamation de pièces justificatives adressées aux pharmaciens d’officine ayant récemment utilisé le service de traitement des ordonnances numériques ;
  • Envoi de consignes aux CPAM de ne pas demander aux pharmaciens d’officine de renouveler l’envoi des pièces justificatives via l’outil SCOR ;
  • Mobilisation des équipes techniques de la CNAM pour résoudre cet incident technique et traiter les ordonnances numériques rejetées dès la mise en place du correctif.

Parallèlement à ces mesures, la Mutualité Sociale Agricole (MSA) a également demandé aux caisses de son réseau de ne pas réclamer les pièces justificatives sur les ordonnances numériques auprès des pharmaciens d’officine jusqu’à la résolution de ce dysfonctionnement.

La FSPF demeure pleinement mobilisée et des informations complémentaires vous seront adressées dès la mise en œuvre des corrections techniques par les services de la CNAM.

Dans ce contexte, nous vous invitons à transmettre à votre syndicat départemental toute interrogation ou difficulté rencontrée en lien avec la télétransmission des pièces justificatives des ordonnances numériques via l’outil SCOR.

 Assurance Maladie : Substitution des spécialités Bosulif®, Sprycel®, Inlyta®, Sprycel®, Truvada®, Liptruzet®, Firdapse® et Fampyra®

Docteur,

L’Assurance Maladie a mené une étude portant sur la substitution des spécialités Bosulif® et Sprycel® pour les assurés adultes des régions PACA et Corse.
Sur la période du 1er décembre 2024 au 30 novembre 2025, les taux de substitution relevés dans les régions PACA et Corse étaient les suivants

ClasseMoléculeSpécialitéTaux de substitution
ANTINÉOPLASIQUESAxitinibInlyta®38,0 %*
BosutinibBosulif®54,4 %
DasatinibSprycel®83,4 %
ANTIRÉTROVIRAUXEmtricitabine + Tenofovir disoproxilTruvada®92,7 %
ClasseMoléculeSpécialitéTaux de substitution
HYPOLIPIDÉMIANTSÉzétimibe + AtorvastatineLiptruzet®85,9 %
NEUROLOGIEAmifampridineFirdapse®52,6 %
FampridineFampyra®32,5 %**

 * % évalué à partir de la commercialisation effective des premiers génériques d’Inlyta® (03/07/2025)
** % évalué à partir de la commercialisation effective des premiers génériques de Fampyra® (15/06/2025)

Si l’ensemble de ces spécialités avait été substitué, l’économie aurait été de plus de 3 millions d’euros.

Il a été constaté l’utilisation de mentions CIF, MTE et MTE-PH non justifiées, ces molécules ne faisant pas partie de la liste opposable de molécules concernées par les mentions citées dans l’arrêté du 12/11/19et évoquées dans l’article L.5125-23 du Code de la Santé Publique.

Par ailleurs, certaines pharmacies ont délivré des princeps, en faisant bénéficier leurs patients du tiers-payant, alors que les ordonnances jointes ne comportaient pas de mention s’opposant à la substitution ou étaient libellées en DCI, que ces spécialités ne sont pas soumises à TFR et que les prix de leurs génériques sont inférieurs.

Conformément aux articles L.162-16 et L.162-16-7 du Code de la Sécurité Sociale, le pharmacien doit délivrer la spécialité générique.

  • En cas de refus du patient (motif de substitution « N – refus ») :
    • le patient ne peut pas bénéficier du tiers payant,
    • la prise en charge s’effectue sur une base de remboursement minorée, c’est-à-dire limitée à celle du médicament générique le plus cher de son groupe.

Toutefois, la limitation de la base de remboursement ne s’applique qu’à compter de deux ans suivant la publication officielle du prix de la première spécialité générique (ce délai passera à un an au 1er septembre 2026).

  • Si le pharmacien ne dispose pas du médicament générique et qu’il est obligé de délivrer un médicament princeps malgré l’absence d’une mention non-substituable (motif de substitution « U-urgence ») ainsi :
    • le patient pourra bénéficier du tiers payant,
    • il sera remboursé sur la base du prix du médicament princeps.

 Pour votre parfaite information, une communication sur l’usage de mentions excluant la substitution a été adressée aux prescripteurs concernés ainsi qu’aux assurés.

L’économie générée par la substitution est un levier significatif et non négligeable pour assurer la pérennité de notre système de santé.

Vous remerciant de l’attention que vous porterez à cette information,

Votre correspondant de l’Assurance Maladie

Les Pharmaciens du 13

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